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Italie : randonnée culturelle aux Grands Lacs

“Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté.” Baudelaire ne s’est pas inspiré des lacs italiens pour ses célèbres vers, mais tant d’artistes ont rêvé, aimé, créé à la douceur de leurs berges, que tous auraient pu les écrire : Goethe, Stendhal, Flaubert, Liszt, Byron, Hemingway… Tous émus par une nature si sensuelle qu’elle invite à un voyage, forcément romantique.
Grands lacs 1

Luxe, pas de neige sur le lac Majeur

… Mais des cygnes… D’un blanc lumineux, ils fendent l’onde qui s’étend entre les rives italiennes et suisses du lac Majeur pour rejoindre Isola Bella, la perle baroque des îles Borromées. Lieu de villégiature de la famille lombarde du même nom, qui les détient depuis le XIIe siècle, ses palais et jardins préfigurent le coup de foudre du gotha européen, qui viendra à son tour goûter la douceur du climat sur les rivages du lac. De cette belle époque reste le charme désuet d’établissements de luxe admirant toujours leurs reflets dans les eaux paisibles du lac. Miroir, mon beau miroir…

Grands lacs

Calme et majesté au pied des Dolomites

Mieux vaut prendre un peu de hauteur pour admirer la splendeur du lac de Garde, merveille des Grands lacs. Tel un fjord, la pointe fichée dans les Alpes, la base morainique assise sur la plaine, le plus vaste des lacs italiens canalise les vents entre ses rives minérales pour recueillir la tiédeur maritime qui remonte de la Sérénissime. A mi-chemin entre Venise et Milan, dominé juste au nord par les crêtes rocheuses du Trentin, le “lac bénéfique” ressource les visiteurs depuis l’Antiquité. Une sérénité qui se double d’humilité quand le randonneur découvre les 500 mètres de parois verticales des Tre Cime di Lavaredo.

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Volupté des passions romanesques

A l’inverse, le lac de Côme étire ses trois longues branches comme se déchire un triangle amoureux, sensuel et passionné. Serties de montagnes aux flancs boisés, ses eaux profondes d’un bleu saphir évoquent les tourments des grands romantiques : face à la rive où résidait sa muse, Bellini composa Norma. Franz Liszt découvrit l’amour fou. Et George Sand essaya d’oublier Musset. Depuis le velours des voix résonnant dans les ruelles de ses villages perchés jusqu’aux allées de la villa Carlotta fleuries de pétales de camélias et de rhododendrons, sans omettre la cuisine gourmande, savoureuse et parfumée de Bellagio, il est impossible de lui résister.