Un safari, mon rêve d’enfance…

“Du doudou lion de ma tendre enfance à mon héros Babar un peu plus tard, les animaux de la savane m’ont toujours fasciné… Girafe, éléphant, lion, zèbre… un rêve presque inaccessible !” Et pourtant, de retour de son premier safari, en Afrique du Sud, Nicolas, responsable des relations presse chez Allibert Trekking, a vu son rêve devenir réalité. Morceaux choisis…
Safari

L’excitation est déjà palpable quelques jours avant de m’envoler vers l’Afrique du Sud et le safari dont je rêve. Cerise sur le gâteau de l’aventure, la possibilité de découvrir les animaux à pied ! A peine arrivé à l’aéroport de Durban, je suis tout de suite dans l’ambiance sud-africaine. La statue de Mandela trône dans le hall principal et une musique d’ambiance locale anime les espaces.

Un avant-goût : Saint-Lucie et les hippopotames

Me voilà sur la route, direction Saint-Lucie, notre première étape et premier contact avec la faune sauvage. La ville semble paisible, principalement résidentielle. Assez difficile de se projeter. Seuls des panneaux à toutes les intersections : “Caution hippopotamus” ! Prenez garde aux hippopotames… Sainte-Lucie se situe dans une zone humide, le long d’un estuaire qui porte le même nom. Le lieu est idéal pour observer les hippopotames, les crocodiles, les aigles royaux… La petite embarcation sur laquelle nous naviguons, pilotée par un spécialiste de la faune, serpente de rive en rive à la recherche d’animaux. Au bout de quelques minutes, le bateau se plante devant une colonie d’hippopotames en pleine sieste collective. Non loin, le parc d’Isimangaliso longe l’océan Indien, qui déploie ses magnifiques plages sur des kilomètres. Une route permet de rejoindre le cap Vidal. Les zèbres, antilopes… se promènent dans ce paysage magnifique entre mer et savane. Quelle expérience inouïe ! Les bras croisés sur le rebord de la fenêtre, j’observe ces animaux comme un enfant…

Un pas dans la savane

Après ces deux journées passées le long de l’estuaire de Sainte-Lucie, quelques heures de route nous séparent de la réserve de Hluhluwe-Umfolozi, plus de 96 000 hectares d’espaces dédiés à la faune sauvage. Il est possible de voir les big five, et, surtout, le parc abrite la plus grande population de rhinocéros blancs.

Cette fois, on y est ! Je découvre le camp où nous allons passer trois jours. Des tentes sur pilotis au milieu des herbes hautes avec vue sur le fleuve Umfolozi qui traverse le parc. Nous rencontrons notre guide, Rick — ce ranger a plus de 50 ans d’expérience ! —, qui nous informe des règles à respecter dans le camp et pendant les randonnées dans le bush. Il nous donne aussi toutes les consignes avant de s’enfoncer dans les collines et les herbes hautes.  Car ce safari à pied n’est pas seulement une randonnée pour aller observer les animaux. Le guide est très présent, il explique, éclaire nos découvertes : les indices donnés par les traces au sol, les odeurs qui indiquent la direction à prendre pour aller à la rencontre des animaux… Il n’y a pas d’objectif. La seule règle est de rester à l’écoute et investiguer le terrain pour trouver “nos” big five tant attendus. Nous découvrons des tas d’astuces pour mieux comprendre la savane : les empreintes de pattes fraîches ou non, les traces de griffes sur les troncs, comment reconnaître les excréments…

Me voilà à quelques mètres d’un rhinocéros au repos. Rick fait signe de se taire, de s’accroupir pour observer. On sent une tension au sein du groupe, face à l’animal. Le temps est suspendu, le souffle s’accélère tant le moment est incroyable. Le lendemain, ce sera un éléphant qui nous émerveillera… A pied, cela permet de mieux comprendre, de découvrir l’environnement à un rythme lent et de sentir la tension.

Ranger, une passion, une vie

Rick est notre guide pour ces quelques jours dans le parc de Hluhluwe-Umfolozi. C’est un homme incroyable, élevé dans la brousse par son père, qui était déjà ranger. Il a vécu toute son enfance dans la savane, et, naturellement, en a fait son métier. Des histoires, il en a des milliers, qu’il raconte avec plaisir et émotion le soir, quand la nuit tombe, au coin du feu… avec une bière fraîche : ses aventures, mais aussi la vie dans les parcs, l’importance de la protection de la faune grâce aux réserves…
Il est très impliqué dans la protection des rhinocéros noirs et blancs, ces animaux si convoités par les braconniers. Des histoires sombres sur le braconnage, il en a aussi à raconter…
Ces randonnées aux côtés d’un tel personnage, ces moments intimes d’histoires vécues font de ces quelques jours un souvenir unique. Les rêves de savane et de big five de mon enfance ont été exaucés au-delà de ce que je pouvais imaginer.

Afrique du Sud plurielle

L’Afrique du Sud est marquée par une grande diversité de paysages. Certes, je suis d’abord venu pour faire un safari, mais le pays réserve bien d’autres  belles surprises.
Les plages immenses de l’Ooéan Indien, par exemple, sont idéales pour la détente.

La montagne, bien sûr. J’ai pu passer quelques jours dans le massif du Drakensberg, cette célèbre montagne au nord de Durban faisant frontière avec le Lesotho et la province du Kwazulu-Natal.
Le plateau du Lesotho culmine à plus de 3400 mètres d’altitude. Le départ s’effectue depuis le parc national du Royal Natal direction Sentinel Peak et les chutes de la Tugela. Les paysages sont verdoyants, et les falaises tombent à pic, offrant des paysages d’amphithéâtres uniques. Ces plateaux sont habités par de nombreux éleveurs, les bergers basotho, qui animent par leur présence ces plateaux vides et pelés.

Enfin, la population est très accueillante dans les villages ou les villes où nous effectuons les approvisionnements. On y découvre l’art local, le mélange de cultures, les marchés luxuriants… L’Afrique du Sud est bel et bien plurielle !