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Maroc : Aït Bougmez, la vallée heureuse

A l’ombre du M’Goun, le seigneur des lieux, l’eau a créé un immense jardin où les nuances de vert des cultures en terrasses se mêlent à la terre rouge et au bleu éclatant du ciel. Au cœur du Haut-Atlas central, se nichent les Aït Bougmez, la “vallée heureuse” dont les Berbères sont les gardiens…

La vallée secrète

Oasis suspendue à 1 800 mètres d’altitude au creux de montagnes majestueuses et sous le regard du M’Goun, les Aït Bougmez recèlent des secrets longtemps gardés. Enclave du Haut-Atlas isolée il y a peu encore, une piste goudronnée permet aujourd’hui de pénétrer dans la vallée s’étirant en un long ruban vert de 35 kilomètres irrigué par les seguias, ces canaux qui répandent l’eau de la rivière pour créer des terrasses en damier, véritable mosaïque aux couleurs éclatantes. Quelque 25 villages d’agriculteurs berbères ponctuent le paysage, réunis autour des greniers fortifiés ou des tighremts (anciennes maison fortes). Des villages de terre ocre étagés sur les versants de la montagne, dominant les champs de blé, d'orge et de maïs. Agriculture, élevage et artisanat rythment la vie des villageois. Dans cette vallée d’altitude, le temps s’écoule lentement.

Bougmez Maroc

Un autre temps…

Au rythme des saisons et des récoltes, la vie des Berbères s’écoule, immuable. A l’automne, avec leurs araires en bois, les hommes labourent les champs. En hiver, les femmes tissent des couvertures en laine, vont chercher l’eau au puits. Au printemps, les hommes creusent et entretiennent les précieux canaux d’irrigation. Qui l’été feront fleurir arbres fruitiers, champs d’orge et de blé : vient alors le temps des moissons pour toute la famille.
C’est la civilisation de l’essentiel, de l’indispensable, de l’économie. Ici, l’individualisme, le superflu, sont inconnus. Sobriété des maisons, humilité des hommes dans leurs gestes, leurs conversations toujours brèves et efficaces. On ne répète pas un message, on ne parle jamais pour parler. Hospitalité, sourires chez les enfants surpris dans leurs jeux, chez les femmes qui reviennent des champs ou du puits, chez les hommes qui préparent le thé pour leurs hôtes. La “vallée heureuse”, un nom qui raisonne comme une invitation au voyage.

Hauts lieux de la vallée des Aït Bougmez

  • Les gravures rupestres de Tizi-n-Tirghist (Aït Boulli), témoins de la préhistoire saharienne.
  • Sidi Moussa, au sommet d’une colline, grenier collectif et lieu de pèlerinage.
  • Le souk de Tabant, où convergent les hommes de la vallée le dimanche.
  • M’Goun, second sommet du Maroc, 4071 mètres d’altitude.
  • Le lac d’Izourar et ses bergeries, lieu de transhumance des pasteurs nomades.

     Femme berbère Bougmez Maroc    Homme Bougmez Maroc

Visages berbères

En langue berbère, ce sont les Imazighen, des “hommes libres” qui vivent en harmonie avec la nature. Perse, mède, cananéenne, indienne…, leur origine se perd dans les méandres de l’Histoire et la mémoire des mythes. Une structure de société millénaire : familles, villages, clans, tribus et confédérations. Une culture ancestrale : un attachement profond à la terre, l’importance de la communauté, le sens du sacré, l’hospitalité. Le peuple berbère perpétue un patrimoine indissociable de l’identité du Maroc.

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