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L’ouest de la Crète, au cœur des montagnes Blanches

Embarquez sur les sentiers de l'ouest de la Crète, la plus grande île de Grèce, où sa découverte s’est déroulée dans la douceur et la tranquillité de l’arrière-saison pour Magali. "Une première et un vrai coup de cœur !” Morceaux choisis de ce voyage sur "l’île des dieux”…
Gorges de Samaria, Crète, Grèce.

Découverte des Lefka Ori 

De ce côté-là de l’île, territoire des Lefka Ori, les montagnes Blanches, le Crétois est discret, et les voyageurs moins nombreux à cette période de l’année. Nous sommes fin octobre, l’automne sévit déjà chez nous, et ici, on sent un brin de fraîcheur s’installer, juste de quoi profiter de douces journées, quand la lumière est encore belle, l’eau encore chaude, et les ruelles quasi désertes….
Nous sommes peu nombreux, et les locaux ne s’en plaignent pas. Ils ont travaillé tout au long de la belle saison, et accueillent cette accalmie avec plaisir.
Chania (La Canée) nous ouvre ses rues vivantes. Son joli estuaire de centre-ville, et les échancrures de ses plages nous offrent de beaux moments de farniente, dégustations, déambulations, contemplations et baignades. Nous y reviendrons sur le chemin du retour avec autant de plaisir.
 

"On marche, on nage, on découvre ce site merveilleux où le temps semble s’être arrêté…"

C’est le moment d’entamer cette côte jusqu’au point le plus à l’ouest et les plages à peine immergées de Balos. Un site unique en son genre, desservi par une petite route de montagne : on arrive en surplomb et on redescend vers l’eau à pied au milieu de cet amas rocheux qui s’impose entre ce grand bleu ciel et les mille nuances de l’eau, selon l’affleurement du sable. On marche, on nage, on découvre ce site merveilleux où le temps semble s’être arrêté…
Un autre site magnifique nous attend plus au sud : les plages roses d’Elafonissi et les myriades de voiles de kite qui agitent ses eaux. Là aussi, une jolie surprise, avec une belle randonnée entre sable et rochers.

Plages de Balos Crète

Cap au sud : ses villages authentiques, ses gorges et ses belles plages 

Nous longeons maintenant ce côté sud en revenant vers l’est pour arriver au village isolé de Paléochora : un petit village avec juste ce qu’il faut de commerces, une artère principale donnant sur une belle plage, avec cette mer encore chaude toute la journée, une profondeur idéale pour nager, nager loin dans cette eau calme et douce.

Nous restons ici plusieurs jours, découvrons la gorge d’Anidri et cette école transformée avec goût et simplicité en restaurant. Les chèvres viennent nous saluer lors de notre passage dans les gorges. Et l’arrivée à la plage mérite évidemment un petit plongeon dans l’eau, un peu plus agitée de ce côté-ci, sauvage, désert. Il n’y a que nous !

Des randonnées jalonnées de petites “pépites” blanches 

Nous poursuivons l’immersion dans cette Crète du Sud-Ouest, vers le village de Chora Sfakion. Ici, peu de voyageurs, ils sont seulement de passage. Pendant ces trois jours, nous sommes les seuls à y séjourner. Les sentiers autour du village sont arides, et mènent à de petites “pépites” blanches perdues dans les montagnes : des chapelles, des fermes abandonnées… Chora Sfakion est un petit port de pêche, où nous prenons le bateau pour Loutro, un village encore plus reculé et désert. On nous conseille de prendre des vivres pour y passer la journée, impossible de trouver de quoi se sustenter… Nous traversons ce bout de terre accroché à la Crète et découvrons de merveilleuses criques, un troupeau de chèvres. Nous marchons, prenons le pique-nique pour un arrêt baignade dans une belle anse aux eaux translucides, regardons passer les bancs de poissons… Une journée en mode Robinson Crusoé, la pression survie en moins.

Le bateau nous ramène vers un semblant de civilisation au coucher du soleil, nous retournons nous baigner au pied du village de Chora Sfakion, dans cette petite crique au bout de la route du village, au bas de l’hôtel, avant que les quelques lumières des restaurants ne s’éclairent pour nous appâter de leurs plats, simples, riches et frais. Une soirée qui se termine encore dans cette douceur et cette tranquillité propres à la Crète.

Une immersion dans la vie crétoise

Homme assis taverne Crète

Nous poursuivons vers le nord, à la découverte de la ville de Rethymnon, point le plus à l’est de ce voyage. La côte nord est plus fraîche, l’eau est plus agitée, et la ville se prête moins à la baignade. Nous découvrons plutôt le côté ville moyenne de la Crète, un goût de vacances en moins, mais une découverte de la vie au quotidien en plus. L’accueil chaleureux des villes moins touristiques, les habitudes des habitants que nous rencontrons le matin à la boulangerie, le soir dans les rues, aux terrasses, c’est une immersion dans la vie crétoise.

Nous pensions continuer notre voyage sur la côte nord, mais le vent nous repousse. Alors retour à l’abri de la baie de Paléochora, si accueillante, avant de finir notre voyage entre les bras protecteurs et chaleureux de Chania.

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La petite info en + 

Pourquoi les appelle-t-on les Montagnes Blanches ?

Cette appellation provient directement de la composition géologique du massif des montagnes blanches. Le calcaire, la dolomie et le granite qui forment ces sommets leur confèrent une teinte particulièrement claire, surtout visible lorsque la végétation se raréfie en altitude.

L'été, le soleil se reflète intensément sur ces roches calcaires, créant un effet de blancheur saisissant depuis la côte. Les plus hauts sommets restent enneigés jusqu'au printemps, ajoutant une dimension immaculée au paysage montagneux. Cette double origine - géologique et climatique - explique pourquoi les Crétois les nomment "Lefka Ori", littéralement "montagnes blanches" en grec.
 

Mont Gingilos, gorges de Samaria : que faire dans les Montagnes Blanches en Crète ?

Ce massif montagneux offre des expériences uniques aux amoureux de la nature. La randonnée vers le mont Gingilos (2080 mètres) constitue l'une des aventures les plus prisées, avec ses panoramas spectaculaires sur l'ensemble du massif. Le plateau d'Omalos sert de porte d'entrée idéale pour explorer cette région sauvage. Depuis ce plateau perché à 1250 mètres, plusieurs sentiers permettent de découvrir des paysages lunaires uniques en Europe. Les gorges de Samaria, classées par l'UNESCO, offrent une descente inoubliable de 16 kilomètres à travers des parois vertigineuses.