Madagascar

Curieux de nature ou amateur de culture et d’artisanat, randonneur au long cours ou promeneur hédoniste, au cœur de chacun de ses mystères et trésors, Madagascar répond à toutes vos attentes.
Une chaîne de hauts sommets sépare l’île en deux parties : la bande littorale, à l’est, sous l’influence des alizés, où la forêt tropicale est omniprésente, et le versant ouest qui possède deux grands bassins sédimentaires et de vastes plateaux calcaires ou gréseux. De part et d’autre de cette ligne de partage, les hautes terres sont un enchevêtrement de reliefs souvent meurtris par l’érosion. La faune endémique et l’absence de grands fauves permettent des observations remarquables. Des lémuriens emblématiques au fosa, petit fauve prédateur, chaque massif révèle ses spécificités, que l’on retrouve aussi dans la flore incroyable, du baobab, symbole de cette île, aux plantes tropicales des milieux humides ou arides, en passant par les incroyables “pieds d’éléphant”, les Pachypodium. Nos voyages offrent une découverte de tous les milieux spécifiques.
Au centre de l’île, les Hautes Terres, à la douceur tempérée, abritent la capitale, Antananarivo. Les rizières en terrasses, les collines, les vieux volcans composent des paysages verdoyants. La région du Nord-Est et de l’Est, où se trouve Toamasina (Tamatave), est plus chaude et humide. Elle s’épanouit entre forêt et mer, et embaume la vanille et la girofle une grande partie de l’année. A côté, Nosy Boraha (île Sainte-Marie) constitue, avec ses îlots, un véritable sanctuaire de la nature et accueille une colonie de baleines à bosse qui viennent y mettre bas. Le Nord-Ouest rayonne autour de Antseranana (Diégo-Suarez) et des sites touristiques de Nosy Be et Mahajanga (Majunga), qui possèdent les plus belles plages. Le Sud-Ouest et l’Ouest forment une bande s’étirant de Belo à la ville de Toliara (Tuléar) en passant par Morondava. C’est là que l’on peut admirer les tombeaux mahafalys les boutres et les goélettes naviguant de lagons en baies lointaines, et surtout les tsingys de Bemaraha et leur impressionnante “forêt” bleue de pics karstiques. Le Sud-Est propose une plongée dans l’histoire et la culture profonde malgaches, avec le passage par Taolagnaro (Fort-Dauphin) où, au détour de la route, le paysage se métamorphose comme par enchantement.
Madagascar offre au marcheur une terre peu connue et pourtant si riche en paysages et espèces endémiques, mais aussi en rencontres avec une population chaleureuse, attachante et avide d’échanges. A la recherche d’exotisme ou en quête de sensations fortes, venez découvrir cette destination incroyable et magique !
Treks, randonnées et voyages  à Madagascar

Repères

Population

23 millions d’habitants.

Superficie

590 000 km2.

Capitale

Antananarivo (Tana).

Villes principales

Toamasina, Mahajanga, Antseranana, Toliara, Fianarantsoa.

Points culminants

le Maromokotro (2 876 m), le pic Boby (2 658 m).

Parcs et réserves naturelles

parc national de l’Isalo, réserve de Périnet, parc national de Ranomafana, parc national d’Ankarafantsika, parc national de la Montagne-d’Ambre, réserve de l’Ankarana, parc national de l’Andringitra, parc national de Marojejy, etc.

Langues officielles

malgache, français et anglais.

Religions

fond commun traditionnel, christianisme (50 %), islam (8 %).

Décalage horaire

par rapport à la France, deux heures de plus de novembre à mars, une heure de plus d’avril à octobre. UTC/GMT : + 3 h.

Géographie

Au sud de l’Equateur, dans l’océan Indien, Madagascar, cinquième île du monde après l’Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo, est séparée du continent africain par le canal de Mozambique. La Grande Ile, parfois appelée l’île Rouge, s’étire sur 1 580 km du nord au sud et 500 km dans le sens est-ouest. Elle a pour voisins l’archipel des Comores, La Réunion, l’île Maurice et les Seychelles.
Du nord au sud, le pays est traversé par une longue épine dorsale centrale appelée les Hautes Terres, qui oscille entre 800 et 1 500 mètres et couvre 60 % du territoire. Plus proche de l’océan Indien que du canal de Mozambique, elle tombe brutalement en falaise sur une mince bande de plaines côtières, la côte Est. De l’autre côté, elle descend plus doucement vers les vastes plaines de la côte Ouest bordant le canal de Mozambique.

Climat

Madagascar connaît de grandes variations climatiques et subit l’influence des alizés et de la mousson. Le climat est marqué par deux saisons principales, mais l’île connaît des conditions climatiques variées du fait des écarts d’altitude et de son orientation nord-sud :
— La saison sèche, d’avril à novembre, au sein de laquelle on identifie :
• les intersaisons, au printemps et à l’automne, d’avril à mai-juin et de septembre à novembre, où les conditions sont très bonnes pour découvrir Madagascar. Les températures sont agréables : entre 20 et 25 °C dans les massifs, plus chaud sur les côtes. Les sentiers sont bien praticables,
• l’hiver austral, entre juin et août, est la saison la plus fraîche. Il peut geler certaines nuits sur les Hauts Plateaux et en altitude. On peut facilement se baigner dans les eaux tempérées des lagons. C’est une saison excellente pour voyager ;
— La saison des pluies, de novembre à mars, qui correspond à l’été austral, pendant laquelle il pleut, généralement en fin de journée. Les risques de cyclones sont présents, notamment de décembre à janvier, et se tiennent majoritairement sur la côte Est de l'île.

Au cours d’un voyage, les températures varient d’une région à l’autre, en fonction de l’exposition est-ouest et suivant l’altitude.

janv.

fév.

mars

avril

mai

juin

juil.

août

sept.

oct.

nov.

déc.

Saison des pluies :
climat chaud,
pluies discontinues

Saison des fleurs :
entre 20 °C
et 30 °C
suivant l’altitude

Hiver austral :
saison fraîche,
baignade sur les côtes,
gel possible dans
les massifs

Saison tempérée :
entre 20 °C et 30 °C
suivant l’altitude

Économie

L’économie repose essentiellement sur l’agriculture, secteur qui fait vivre quatre Malgaches sur cinq ; les premières productions sont le riz et les céréales. Les versants exposés au vent, plus humides, permettent la culture de riz, taro, canne à sucre, igname, tandis que les versant sous le vent, semi-arides, sont propices à l’élevage du zébu, des moutons et chèvres. Les Malgaches cultivent aussi sésame, lentilles, haricots, bananiers, orangers, ylang-ylang, vanille, café, poivre… Le potentiel que représente la pêche reste encore insuffisamment exploité.
L’industrialisation du pays est entravée par la faiblesse des ressources énergétiques et l’insuffisance des voies de communication. L’activité industrielle, surtout limitée à la transformation des produits agricoles, est localisée dans les villes d’Antananarivo, de Mahajanga et de Toamasina.
Le tourisme participe de façon importante aux rentrées de devises. Conscientes de ce phénomène, les autorités malgaches ont érigé le secteur touristique au rang de priorité dans le pays, mais les infrastructures manquent encore.

Société

Madagascar est relativement peu peuplée par rapport à sa superficie, bien que sa population ait doublé en 30 ans ; la densité moyenne est en effet inférieure à 40 habitants par km2. Les plateaux du centre, sur lesquels est implantée Antananarivo, sont particulièrement peuplés, tout comme le nord, le nord-ouest et la côte orientale. La population est majoritairement rurale, seuls 25 % des habitants vivent en ville.
Les principales communautés des plateaux sont les Merinas (25 % de la population), et leurs cousins les Betsileos (12 %). Les régions côtières sont habitées surtout par des populations métissées de Malais, d’Indonésiens, de Noirs africains et d’Arabes.
La communauté malgache est composée de dix-huit ethnies principales, chacune parlant sa variété linguistique de malgache. Parmi elles :
- Les Merinas (“ceux des hauteurs”) : d’origine asiatique (îles de la Sonde) assez marquée, ils résident au centre de l’île.
- Les Betsileos (“ceux qui sont invincibles”) : excellents riziculteurs et artisans du bois, ils vivent dans la région de Fianarantsoa (centre-est).
- Les Betsimisarakas (“ceux qui ne se séparent pas”) : tribu la plus importante vivant le long de la côte est, ils cultivent le café, le girofle et la canne à sucre.
- Les Sakalavas (“ceux des longues vallées”) : ils occupent un territoire très vaste sur toute la côte ouest, du nord jusqu’à Toliara.
- Les Antandroys (“ceux qui vivent dans les épines”) : ils vivent à l’extrémité sud de l’île.
- Les Mahafalys (“ceux qui font les tabous”) : voisins des Antodroys, ce sont des sculpteurs.
- Les Vezos : ce sont des pêcheurs d’Afrique de l’Est installés au sud de l’île.
- Les Baras : d’origine bantoue, ils sont souvent éleveurs de zébus.
- Les Antaimoros (“ceux du littoral”) : ils sont en grande partie cultivateurs.
- Les Tsimihetys (“ceux qui ne se coupent pas les cheveux”) : vivant dans le nord-ouest, ils sont éleveurs et riziculteurs.
- Les Tanalas (“ceux qui vivent dans la forêt”) : peuple des falaises de la côte est, ils détiennent un grand savoir sur les plantes médicinales.

L'histoire du pays

Arrivés il y a 2000 ans, les premiers habitants étaient indonésiens. Vers l’an 800, les marchands arabes commercent sur la côte nord. En 1500, le navigateur portugais Diogo Dias découvre Madagascar. Au XVIe siècle, Portugais, Hollandais et Anglais, en route vers les Indes, s’arrêtent sur les côtes malgaches. La France annexe l’île en 1665, mais, avec les guerres incessantes et l’absence de mise en valeur véritable, Madagascar est abandonnée en 1674. Seuls les pirates français et anglais fréquentent les côtes, et Madagascar, divisé en petits royaumes, procure des esclaves aux Anglais et Français.
Dès le XVIIe siècle, dans l’intérieur, le Royaume merina se développe avec une caste noble, les Andrianas ; sa capitale est Analamanga, la future Tananarive puis Antananarivo. A la fin du XVIIIe, le grand roi Andrianampoinimerina annexe le pays Betsileo. Son fils, Radama Ier, conquiert les deux tiers de l’île et prend le titre de roi de Madagascar en 1817 lors d’un traité avec la Grande-Bretagne ; seuls les peuples du sud et une partie de l’ouest Sakalava gardent leur indépendance. En contrepartie de son renoncement à la traite des esclaves, Radama Ier ouvre l’île aux instructeurs militaires anglais ainsi qu’aux missionnaires de la London Missionary Society, qui rédigent un vocabulaire et une grammaire de la langue malgache. La reine Ranavalona Ière, qui lui succède à sa mort en 1828, ferme les écoles, persécute les chrétiens et chasse les Européens. En 1861, Ranavalona meurt, son fils, Radama II, rouvre les portes aux Européens, mais Radama est étranglé en 1863. En 1869, la reine Ranavalona III se convertit au protestantisme, suivie par une grande partie du peuple merina. Les missionnaires catholiques français accomplissent néanmoins une importante œuvre scolaire, favorisée par le gouvernement malgache. Le Premier ministre édicte un Code des 305 articles (en 1881) modifiant la coutume malgache dans un sens chrétien et moderniste. En 1883, le gouvernement de Jules Ferry occupe les ports du nord de l’île. En 1895, une expédition française débarque  et atteint Tananarive. Madagascar est annexé en 1896, l’esclavage aboli et la reine exilée.
Le pays est mis en valeur : un réseau de routes, deux lignes de chemin de fer sont créés, les cultures de café, vanille, sucre et les industries agricoles se développent, l’enseignement laïc est mis en place. En 1946, Madagascar devient un territoire d’outre-mer. En 1956, un gouvernement malgache est formé, sous la présidence de l’instituteur Philibert Tsiranana. Le 14 octobre 1958 est créée la République malgache (Repoblika Malagasy). En 1960, Madagascar obtient son indépendance. Le président Tsiranana poursuit une politique de large coopération avec la France. A partir de 1967, ouvriers et étudiants critiquent les inégalités dans le développement des régions, la coopération avec la France, et surtout le rapprochement avec l’Afrique du Sud. En 1972, Tsiranana dissout le gouvernement et accorde les pleins pouvoirs au général Ramanantsoa, chef d’état-major, qui soumet à référendum un projet de constitution provisoire supprimant le poste de président de la République. Le projet est adopté à une large majorité, Tsiranana se retire. Les années qui suivent sont marquées par une “malgachisation” de la société et des moyens de production. Au sein du gouvernement, un conflit se développe entre modérés (Albert Zafy) et radicaux (Didier Ratsiraka). Se considérant dans l’incapacité de gouverner, Ramanantsoa se retire en 1975. Un directoire militaire est institué dont émerge Ratsiraka, qui assied son pouvoir par un référendum doublé d’un plébiscite. La Charte de la révolution socialiste malgache est adoptée à une majorité écrasante, ainsi qu’une nouvelle constitution ; Ratsiraka devient président de la République démocratique de Madagascar.
La politique étrangère de Madagascar s’ouvre sur les pays de l’Est (Corée du Nord et Allemagne de l’Est), sans jamais rompre totalement avec la France. A partir de 1984, la crise économique et sociale mène à une libéralisation progressive de l’économie. Dans un climat troublé, l’opposition structure le Mouvement des forces vives, qui se radicalise contre Ratsiraka, le général Rakotoharison devient président de la république, et Zafy premier ministre. Antananarivo est le siège de manifestations d’une ampleur exceptionnelle. Durant une période transitoire de dix-huit mois, le président et le premier ministre sont “doublés” par une Haute Autorité pour la transition vers la IIIe République, que dirige Zafy. Si le calme revient avec l’adoption de la constitution de 1992 et la tenue d’une élection présidentielle qui consacre la large victoire de Zafy, l’instabilité politique aboutit à l’élection de Ratsiraka en 1996. L’élection présidentielle de 2001, opposant Ratsiraka à Marc Ravalomanana, homme d’affaires influent et maire d’Antananarivo, plonge le pays dans une nouvelle crise politique. Ravalomanana, soutenu par une part importante de la population, s’autoproclame président  en 2002. Ravalomanana, premier président merina, met en place le Madagascar Action Plan, un vaste plan de réformes (développement des infrastructures, réforme foncière, lutte contre le sida). En 2006, le FMI et la Banque mondiale effacent la dette malgache. En dépit d’un bilan économique moyen et des critiques sur son exercice solitaire du pouvoir et son autoritarisme, Ravalomanana est réélu en 2006 ; lâché par ses anciens alliés et par l’église catholique, Ravalomanana, qui a renforcé les prérogatives du pouvoir exécutif, gère seul le pays.
L’année 2009 est marquée par une nouvelle crise institutionnelle. Le jeune maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, utilisant le mécontentement populaire suscité notamment par la décision présidentielle de vendre plusieurs millions d’hectares de terres agricoles à la multinationale Daewoo, se présente comme le porte-parole de l’opposition et mobilise la rue contre le régime. Lâché par l’armée, Ravalomanana démissionne, après avoir transféré ses fonctions et celles du Premier ministre à un “directoire militaire”, qui transmet aussitôt tous ses pouvoirs à Rajoelina. La Haute Cour constitutionnelle légalise l’accession à la présidence de la République de Rajoelina, qui dissout l’Assemblée nationale ; le Sénat, promet de rédiger une nouvelle constitution et d’organiser des élections présidentielle et législatives d’ici deux ans. La communauté internationale dénonce un coup d’Etat. Un accord sur le partage du pouvoir conclu à Addis-Abbeba confirme Rajoelina comme président de la transition, tandis que les deux coprésidences reviennent aux mouvances de Ravalomanana et de Zafy, celle de Ratsiraka conservant le poste de Premier ministre. En 2010, le blocage politique semble sans issue, même si une nouvelle constitution instaurant la IVe République est approuvée par référendum. Sans cesse reportées depuis 2009, des élections générales ont lieu en 2013, les deux principaux adversaires, Rajoelina et Ravalomanana s’étant engagés, sous la pression de la communauté internationale, à ne pas se présenter. Mais ils s’affrontent par candidats interposés. Soutenu par le premier, Rajaonarimampianina remporte le scrutin présidentiel et entre en fonction en janvier 2014.

Bon à savoir

Informations pratiques

Les fady (interdits ou tabous)
Une grande prudence est à observer dans les lieux et sites sacrés, dont l’accès est régi par un ensemble de fady très différents d’une région à l’autre.

La musique et la danse
A travers les musiques malgaches et les danses qui leur sont liées, on retrouve l’identité culturelle des émigrés asiatiques et africains à l’origine du peuplement. Sur ces racines, la culture malgache a élaboré sa spécificité artistique, constamment régénérée d’emprunts aux cultures de conquête ou de passage. L’influence européenne est ainsi évidente. Chaque ethnie a sa musique. Le vocal (a capella) et les battements de mains sont essentiels. Les grands événements de la vie donnent lieu à un déferlement de rythmes, de chants et de danses.
 
L’artisanat
L’artisanat malgache est très riche. Les palmes, le raphia et les joncs sont autant de matériaux utilisés par la population pour réaliser toutes sortes d’objets. La marqueterie, spécialité de l’ethnie des Zafimanirys venant de la région d’Ambositra, sur les hauts plateaux, est remarquable : sur le même couvercle de boîte ou plateau se retrouve une grande variété d’essences de bois finement ouvragé. Le superbe travail de vannerie (nattes, paniers et chapeaux) est également à noter. Vous pourrez enfin trouver de nombreux objets de maroquinerie réalisés en cuir de zébu de grande qualité : sacs à mains, sacs à dos, etc. Le marché artisanal de Tana vous comblera !
Afin de retrouver toutes les saveurs et les odeurs de Madagascar, nous vous conseillons de rapporter des épices : coriandre, cannelle, poivre, cumin, carry, sans oublier la vanille et les achards. Et pour revivre l’ambiance malgache, vous pouvez acheter quelques CD de musique des hauts plateaux, le hira gasy, chant traditionnel des troubadours, ou le salegy endiablé de la côte.
 
Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Prévoyez un adaptateur pour les prises électriques.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Prévoir une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.

Quelques mots utiles
Le malagasy est la langue officielle, parlée et comprise par la majorité de la population. Apprendre quelques mots clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, de faciliter et de rendre plus agréables vos échanges avec les personnes rencontrées. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour : manao ahoana.
Comment ça va ? : fahasalamana ?
Au revoir : veloma.
Merci : misaotra.
Oui : eny. Non : tsia.
Faites comme chez vous : aza mihafahafa.
Restaurant malgache : hotely.
Bon appétit ! : mazotoa homana !
Zébu : omby.
Riz : vary.
Pain : mofo.
Eau : rano.
Tente : tranolay.
Guide : mpitari-dalana.
Chauffeur : mpamily.
Aller, partir : mandeha.
Route, rue, chemin, sentier : làlana.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts ! 

Bibliographie

Guides
Madagascar, Olizane. Guide documenté, excellente approche.
Madagascar aujourd’hui, Guide Jaguar. Très illustré, assez complet.
Madagascar, Lonely Planet.

Récits
Le Aye-aye et moi, Gérald Durell, Payot, 2004.
Madagascar la grande île secrète, Pierrot Men, Françoise Raison-Jourde, Autrement.
Madagascar, parole d’ancêtre Merina, Didier Mauro, Emeline Raholiarisoa, Anako.

Littérature
Nour, 1947, Raharimanana, Le Serpent à Plumes.
Au cœur de l’île rouge, André Allemand, Rivages Noir, 1999.
Eline ou le passage du cyclone, Chantal Serrière, Orphie.

Ouvrages illustrés
Madagascar l’île mère, Didier Mauro, Emeline Raholiarisoa, Anako.
Madagascar ma terre oubliée, Franck Giroud Yvon Le Corre, Laurent Vicomte, Glénat.
Madagascar, La  Réunion, l’île Maurice, les Seychelles, Eliane Georges, Christian Vaisse, Le Chêne.
Tableaux de Madagascar, Christiane Ramanantsoa, Henri Ratsimiebo, Jean-Michel Ruiz, Cécile Tréal, Arthaud, 1998.

Cartes
Madagascar, 1/1 640 000, ITM.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Après dix années passées sur les routes d’Afrique, Olivier Toboul, guide-chauffeur-accompagnateur, a un véritable coup de foudre pour Madagascar... et pour une Malgache ! Il pose donc ses valises sur la Grande Ile en 1993, pour vivre aux côtés de son épouse. Touché par la pauvreté de l’île, Olivier s’investit dans le développement de son pays d’adoption par le biais du tourisme. Il construit un lodge et un restaurant, pour permettre à la population locale de bénéficier de revenus supplémentaires. En parallèle, il monte son agence réceptive et forme alors une équipe d'excellents guides malgaches, heureux de vous faire découvrir tous les secrets de leur île. Une belle histoire humaine naît entre ces hommes, et Olivier offre un soutien de tous les instants à son équipe. Depuis 1993, début de nos voyages à Madagascar, nous travaillons avec cette équipe soudée, pour notre plus grand plaisir !
Aujourd’hui, Olivier partage son temps entre le terrain et la gestion de nos voyages. A Madagascar, vous serez accompagnés d’hommes de terrain accomplis et dévoués, mais aussi de professionnels toujours soucieux de la préservation du milieu naturel et du respect des traditions locales.

Nos actions de tourisme responsable

En 2013, avec la fondation Enfants du monde, Allibert a participé financièrement à l'aménagement d'une école dans le village d’Ambohimanjaka.
 
Pour suivre toutes nos actions de tourisme responsable, rendez-vous sur notre site https://www.allibert-trekking.com/634-valeurs-et-engagement.

Le respect des us et coutumes

La Grande Ile a vu débarquer sur son sol des populations diverses, venues d’Afrique mais aussi d’Asie. Un mystère plane encore quant aux origines de ce grand melting-potdu qu'est le peuple malgache.
L’animisme a depuis toujours une grande influence sur la population. Le culte des ancêtres est très présent : les rites funéraires, très pratiqués, peuvent paraître étranges aux voyageurs. C’est le cas par exemple du famadihana (retournement des morts), qui a lieu chaque année dans la région des hauts plateaux et donne lieu à une grande cérémonie. Les mœurs, coutumes et traditions, encore très vivaces, varient énormément d’une région à l’autre.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

Les conseils d'Olivier, notre partenaire à Madagascar
Les porteurs qui vous accompagnent parfois lors de votre voyage habitent les villages environnants. Ils partagent vos soirées autour du feu de bois. Profitez de ces moments de grande convivialité pour apprendre à connaître et apprécier le pays et la culture malgache. C’est un moment privilégié pour rencontrer les locaux.  

La préservation de l'environnement

La faune et la flore de Madagascar, très riches, comptent 80 % d’espèces endémiques. Cette exceptionnelle spécificité résulte du fait que Madagascar s’est séparée du continent africain il y a environ 100 millions d’années. La faune et la flore de Madagascar constituent un patrimoine naturel unique au monde.
On rencontre des crocodiles et des requins, notamment à Tamatave. Sur terre, hormis les quelques espèces de scolopendres, d’araignées ou de scorpions qui peuvent infliger des piqûres douloureuses, aucun animal dangereux n’est à signaler. Les serpents ne sont pas venimeux, le plus gros d’entre eux est le boa malgache aux reflets bleus. Cependant les animaux emblématiques de l’île sont incontestablement les tortues et les lémuriens. Les premières doivent leur préservation aux tabous qui en interdisent la consommation dans le Sud du pays.
La flore de Madagascar est très connue dans le monde, notamment par les grands groupes pharmaceutiques qui exploitent les plantes aromatiques et médicinales de l’île. Les plantes médicinales les plus connues sont le géranium, le girofle, le cyprès, l’ylang-ylang... Madagascar pratique largement la médecine traditionnelle.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.
 
Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...