Botswana

Enclavé entre la Namibie, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud, splendide et pourtant méconnu, le Botswana compte parmi les pays les plus prospères et les plus calmes du continent africain. De l’immense delta de l’Okavango parsemé d’îlots protégeant des milliers d’oiseaux, des parcs nationaux et des réserves naturelles abritant la plupart des espèces d’Afrique australe – grands mammifères et espèces rares comme le cobe de Buffon – au gigantesque désert du Kalahari, le pays des Tswanas, ethnie majoritaire du pays, est spectaculaire !

voyages au Botswana

Repères

Population

1, 8 million d’habitants.

Superficie

600 372 km2.

Capitale

Gaborone.

Villes principales

Maun, Serowe.

Point culminant

Tsodilo Hills (1 489 m).

Désert

le Makgadikgadi (grand désert de sel), le Kalahari.

Lacs ou rivières

l’Okavango et son delta, le fleuve Limpopo.

Langues

anglais (off.), setswana, khoisan.

Religions

chrétiens, musulmans, hindous, animistes (traditions et coutumes africaines).

Décalage horaire

par rapport à la France, plus une heure de novembre à mars, même heure d’avril à octobre. UTC/GMT : + 2.

Géographie

Le Botswana, frontalier de la Namibie à l’ouest et au nord, de l’Afrique du Sud au sud et sud-est, et du Zimbabwe à l’est, est majoritairement un plateau vallonné s’échelonnant de 510 mètres à 1 489 mètres dans les Tsodilo Hills, au nord-ouest. Le désert du Kalahari, dans le Sud-Ouest, couvre pratiquement 70 % de la surface du pays. Il constitue un ensemble de collines rocailleuses, de marais salants asséchés et de buissons épineux. Le bassin du fleuve Limpopo est le principal relief de l’ensemble de l’Afrique australe, et notamment du Botswana. Le delta de l’Okavango, dans le Nord-Ouest du pays, est le second plus grand delta intérieur du monde avec une superficie de 16 835 kilomètres carrés. Le Makgadikgadi Pan, un grand désert de sel, est situé dans le Nord.Quelques zones de savanes et de forêts se rencontrent au Nord-Est dans le très beau parc de Chobe.

Climat

Situé dans l’hémisphère Sud, à cheval sur le tropique du Capricorne, le Botswana jouit d'un climat semi-aride, il est loin de toute influence océanique.

été hiver
novembre à mars avril à octobre
températures chaudes
jusqu’à 40 °C en janvier en journée
température moyenne : 25 °C en journée
nuits très fraîches jusqu’à 0 °C en juillet
saison des pluies saison sèche

Économie

Les minéraux, en particulier les diamants, sont le pivot de l’économie depuis l’indépendance (1966), assurant au pays un taux de croissance économique d’environ 4 à 5 %. Ce secteur représente 70 à 80 % des recettes en devises et environ 40 % des recettes publiques. Cette industrie minière, base de l’économie, offre au Botswana une position de stabilité permettant de planifier à l’avance un avenir économique plus diversifié. Le gouvernement du Botswana accorde aujourd’hui une grande importance au secteur du tourisme et ouvre ses portes aux investisseurs touristiques et hôteliers pour rafraîchir et encourager cette activité qui représente près de 12 % du PIB. L’agriculture (1 % seulement des terres sont cultivées) et l’élevage donnent du travail à 80 % de la population, mais ne représentent que 2 % du PIB.

Société

Depuis 30 000 ans, les San (“cueilleurs”, Bochimans ou Bushmen), petits hommes au teint cuivré et aux yeux bridés, et les Khoi-Khoi (“hommes des hommes”) vivent sur le territoire du Botswana de l’élevage et de l’agriculture. Tout au long de leur histoire, ils ont été les victimes de l’esclavage et du pillage. Aujourd’hui, leur culture est en déclin et ces premiers habitants de la région ne forment plus qu’une petite minorité de la population (moins de 100 000 personnes réparties entre le Botswana, l’Angola, la Namibie et l’Afrique du Sud). Durant les trois derniers siècles, ils ont été exterminés par les Bantous venus d’Afrique de l’Est et, plus tardivement, par les colons blancs ; ils continuent d'être marginalisés.
Aujourd’hui, le Botswana est une société neuve regroupant des langues et des ethnies différentes. La population est d’origine migratoire, en provenance des pays mitoyens ou des pays européens. Les Tswana, ethnie majoritaire du pays, sont appelés Batswana.

L'histoire du pays

Il y a environ 30 000 ans, les San (Bochimans, ou Bushmen), suivis des Khoi-Khoi (Hottentots), arrivent dans le Kalahari, ils sont nomades. Aux Ier et IIe siècles, ce sont les agriculteurs et pasteurs bantous qui s’installent, repoussant les San vers le désert du Kalahari ; sédentaires, ils organisent les premières chefferies. C’est seulement au XIVe siècle que la première tribu de langue tswana atteint le Transvaal actuel. Au XVIIIe siècle, les tribus bantoues se fragmentent pacifiquement, elles sont à l’origine des grands groupes tswana modernes.
Vers la moitié du XVIIe siècle, les colons Boers d’origine allemande, hollandaise et française débarqués au sud du continent progressent vers le nord, en évangélisant et soumettant à l’esclavage les populations indigènes. Profitant du chaos qui règne dans la région et de la peur, les Britanniques répondent à l’appel des chefs batswana.
Les Batswana, conscients des inconvénients de la dispersion, se regroupent en une société hautement structurée, s’opposant à l’incorporation de leurs terres ancestrales dans le giron de la colonie du Cap ; le peuple herero, nomade et essentiellement pasteur, fuit la colonisation allemande en Namibie et se fixe au nord-ouest du Botswana.
En 1885, le pays devient protectorat britannique rattaché à la colonie du Cap. En 1889, après la guerre des Boers, les Anglais découvrent les diamants à Kimberley. Peu à peu, le Botswana chemine vers l’autodétermination, et accède en 1966 à l’indépendance, avec Sir Seretse Khama comme premier président.
A son décès en 1980, le vice-président Ketumile Masire prend sa suite ; au pouvoir pendant 18 ans, il est considéré comme l’artisan du pays. Il se retire volontairement en 1998. Conformément à la Constitution, c’est à nouveau le vice-président, Festus Mogae, qui lui succède jusqu’en mars 2008. En 2000, les Nations unies estiment que le pays compte le plus fort taux au monde d’adultes atteints du sida : 36 %, soit un actif sur quatre ; le président lance un programme de prévention du VIH.
Le vice-président et fils du fondateur du pays, Seretse Ian Khama, non pas élu mais nommé après le départ en retraite du président, prête serment comme président le 1er avril 2008. Il a été réélu en octobre 2014.

Bon à savoir

Informations pratiques

Le fleuve Okavango
C'est le seul fleuve au monde à ne jamais rejoindre la mer ! Il se perd en plein cœur du désert du Kalahari. Une faune et une flore exceptionnellement riches se sont développées sur les rives de cette véritable oasis.
 
Le delta de l’Okavango
C'est le second plus grand delta intérieur du monde (18 000 km2) après le delta central du Niger (40 000 km2). Situé au nord du Botswana, la région faisait jadis partie du lac Makgadikgadi, disparu il y a environ 10 000 ans. Aujourd’hui, l’Okavango n’a pas d’embouchure maritime. Il se déverse dans le désert du Kalahari, irriguant 15 000 km2 de celui-ci. Plusieurs millions d’îles se sont formées autour des termitières ou des bouquets de végétaux qui retiennent les alluvions.
 
Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Prévoyez un adaptateur pour les prises électriques.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Prévoir une autonomie suffisante car il n’est pas possible de recharger les batteries.
 
Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de faciliter vos échanges.
Bonjour : dumela (douméla).
S’il vous plaît : tswee tswee.
Comment ça va ? : o kae ?  Ça va : ke teng.
Merci : ke itumetse.
Oui : ee. Non : nya.
Pas de problème : ga gona mathata.
Le Botswana est un beau pays : Botswana o montle.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer… Votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Site Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Botswana.
 
Guides
Botswana, Le Petit Futé.
Zimbabwe, Botswana and Namibia, Lonely Planet, en anglais.
Afrique australe, Lonely Planet.

Ouvrages illustrés
Afrique australe, l’avenir d’un monde sauvage, Peter Godwin et Chris Johns, préface de Nelson Mandela, National Geographic Society.

Récits-Littérature
Rires d’Afrique, voyage au Zimbabwe, Doris Lessing, Albin Michel.
Pieds nus sur la terre rouge, voyage chez les Himbas, Solenn Bardet, Robert Laffont.
Botswana Blues, Lars Bonnevie, Payot Voyageurs.
La Ligne de front, un voyage en Afrique australe, Jean Rolin, La Table Ronde.
Le Monde perdu du Kalahari, Laurens Van der Post, Payot.
Ombres, Chenjerai Hove, Actes Sud.

Carte
Botswana 1/1 500 000, ITM, 2001.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Jonathan s'est pris de passion pour l’Afrique australe. Installé en Zambie, il rayonne entre Botswana et Chutes Victoria, et a créé son agence réceptive. Doté d’un grand sens de l’organisation et d'une excellente connaissance de nos attentes, il peaufine les itinéraires en partenariat avec Allibert, s’occupe de la logistique de chaque voyage dans cette partie du monde et en supervise le bon déroulement, avec l'aide de son équipe locale.

Le respect des us et coutumes

Dès que l'on rencontre quelqu'un ou que l'on rentre dans une boutique: "Good morning, how are you ?", même si l'on ne vous connaît pas. Cette familiarité de langage peut surprendre au premier abord, mais il s'agit de la politesse élémentaire, au Botswana.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

Les conseils de Jonathan, notre partenaire au Botswana
— Evitez d’aborder les domaines de la politique et des relations interraciales.
— Si l’on vous remet un objet modeste que vous avez demandé, prenez-le avec la main droite tout en touchant votre coude droit avec la main gauche, ce qui équivaut à dire merci.
— Les remerciements sont rares (votre cadeau sera accepté en silence), les populations locales tendent à penser que les Occidentaux remercient trop souvent et avec trop de désinvolture...

La préservation de l'environnement

La végétation dans le désert du Kalahari a développé des caractéristiques de type xénophile pour s’adapter au milieu désertique et recueillir toute trace d’humidité ou contenir le sel. Les plantes et les arbres procurent de multiples ressources aux habitants du désert : nourriture, base de la pharmacopée traditionnelle, combustible et matériaux nécessaires à l’habitat et à la fabrication artisanale d’ustensiles. Quand le fleuve Okavango se jette dans les sables du Kalahari, il dessine un nombre incroyable de méandres, de canaux et de lagunes. On peut y observer les roseaux et les papyrus, mais surtout de vastes parcelles de savane jaune paille plantée de palmiers verts d’eau abritant des animaux.
La faune australe - springboks, oryx, autruches, élans, rhinocéros noirs (très rares), une myriades d’oiseaux, phoques et otaries - développe ses propres stratégies pour résister à la chaleur et au manque d’eau.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...