Honduras

Un petit pays, trois mondes différents.
C'est ainsi que les brochures touristiques présentent cette terre sauvage et historique. Le slogan est conforme à la réalité. Le Honduras est bien composé de plusieurs univers : le monde maya et lenca des montagnes de l'Ouest, l'univers tropical de l'intérieur et de la Mosquitie, la magie caribéenne des îles et de la côte Nord.
Voyage au Honduras

Repères

Population

8 millions d’habitants.

Superficie

112 000 km2.

Capitale

Tegucigalpa.

Ville principale

San pedro Sula.

Point culminant

Cerro Las minas (2 870 m).

Langues

espagnol (off.).

Religion

catholicisme (80%), quelques protestants.

Décalage horaire

par rapport à la France, six heures  de moins d’avril à octobre, cinq heures de moins de novembre à mars. UTC/GMT : - 6 h.

Géographie

Le Honduras est bordé au sud par le Nicaragua et le Salvador et à l’ouest par le Guatemala. Il possède 644 kilomètres de côtes sur sa façade atlantique et un littoral de 124 kilomètres ouvert sur le Pacifique. Les îles de la Bahía situées dans le golfe du Honduras et l’île du Cygne, plus loin au nord-est dans la mer des Antilles, font partie du territoire hondurien. Les trois quarts du pays se caractérisent par un relief montagneux dont l’altitude varie de 300 à près de 2 850 mètres. Les rares plaines occupent le littoral et quelques vallées intérieures.
- L’ouest est montagneux, El Cerra de las Minas (2 849 m), Santa Bárbara (2 744 m), Montaña de Comayagua (2 405 m) et Cerro Azul (2 047 m).
- Le nord comprend une longue côte qui borde la mer des Caraïbes. Ici, une douzaine de zones sont protégées. Autour des îles de la Bahía, se trouve la deuxième plus grande barrière de corail du monde.
- Le sud est plat.
- A l’est, se trouve la plus vaste forêt tropicale d’Amérique centrale, qui abrite une flore et une faune abondantes.

Climat

Le climat est tropical. L’année se divise en deux saisons : la saison sèche ou l’été sec (el verano), qui s’étend de mi-novembre à fin avril, et l’hiver pluvieux (el invierno), de mai à octobre. Les températures moyennes sont beaucoup plus fraîches dans les terres que sur le littoral. A Tegucigalpa, les températures maximales varient entre 25 et 30 °C. Les mois les plus humides sur cette côte sont septembre/octobre et janvier/février.

Économie

Les bassins intérieurs, avec leur climat chaud et sec, et leur végétation de forêts claires et de savanes, se prêtent bien à l’élevage bovin extensif, qui occupe les meilleures terres. Mais cette activité participe au défrichement sauvage de la région, facteur de dégradation du milieu forestier, qui constitue pourtant une ressource économique majeure. C’est également dans cette région que sont exploitées les mines d’argent et de zinc. Le Honduras caraïbe est économiquement plus actif ; il représente à lui seul entre 30 et 40 % des exportations, grâce à la culture de la banane développée par des compagnies nord-américaines. Outre la banane, le pays produit du café (20 % des surfaces cultivées), des fruits tropicaux (ananas), du coton, du maïs et du sucre. L’agriculture, avec 39 % des emplois, et l’industrie du bois assurent l’essentiel des ventes à l’étranger. L’exportation des crustacés (crevettes, homards, etc.) se développe depuis quelques années. Les latifundia et les plantations assurent la production des cultures commerciales, les petites exploitations, celle des cultures vivrières. Dans tous les départements montagneux, surtout dans le sud, subsiste une agriculture paysanne qui vise à l’auto-subsistance.
L’un des handicaps majeurs du pays est la médiocrité de ses voies de communication, liée à la fois au système économique et au cloisonnement du relief. Les centres de peuplement se retrouvent ainsi très souvent isolés les uns des autres, la capitale est quasi isolée du reste du pays.

Société

Sa population, surtout rurale, est fortement métissée ; 70 % sont des métis de Blancs et d’Amérindiens, ces derniers représentant encore 20 % de la population. Le pays connaît une croissance démographique relativement soutenue. La répartition de la population sur le territoire est inégale. Les plaines du Honduras caraïbe, à l’ouest, concentrent plus de 25 % de la population. Elles s’opposent au Honduras intérieur, peu peuplé, qui accueille seulement 8 % des habitants sur près de la moitié de la superficie du pays. Le Honduras est très majoritairement catholique. La Virgen de Suyapa est la sainte patronne du pays. Les 10 groupes ethniques ont également leurs croyances et leurs traditions propres. Par exemple, la communauté lenca croit en plusieurs divinités et esprits. Les chamans occupent une place centrale, et pratiquent des rituels et des cérémonies sacrés (comme les sacrifices d’animaux).

L'histoire du pays

Peuplé depuis environ 22 000 ans, le territoire du Honduras actuel abrite la deuxième métropole maya après Tikal (Guatemala), Copán, qui s’épanouit pendant la période classique, entre le IIIe et le Xe siècles. Christophe Colomb baptise les côtes du Honduras (hondura, “profondeur”). Le pays est intégré dans la capitainerie générale de Guatemala (1544), dépendante de la vice-royauté de Mexico. L’exploitation des mines d’argent commence vers 1530 et utilise des milliers d’indigènes, rapidement remplacés par les esclaves noirs d’Afrique. Indépendant en 1821, le Honduras fait partie de l’Empire mexicain d’Iturbide (1821-1823), puis devient membre de la Fédération des Provinces-Unies de l’Amérique centrale (1824-1838). En décembre 1825, il promulgue sa propre Constitution, en 1838, il quitte la Fédération et devient réellement indépendant. Toutefois, dans les faits, la côte du Honduras est sous le contrôle des Britanniques.
De la fin du XIXe au milieu du XXe siècle, le pays est agité par les rivalités entre les différentes oligarchies locales, qui entretiennent un climat de guerre civile : plus de 100 changements de gouvernement et près de 160 soulèvements armés entre 1824 et 1933. Dans la seconde moitié du XXe siècle, des structures inter-étatiques se mettent en place : Organisation des Etats centraméricains (ODECA), puis Marché commun centraméricain (MCCA). Ces structures se délitent lors de la guerre entre le Salvador et le Honduras en 1969, dont l’origine est liée à l’émigration de nombreux Salvadoriens, poussés par la forte croissance démographique de leur pays vers les terres du Honduras sous-peuplé. La guerre des cent heures se solde par le retour d’une partie des travailleurs salvadoriens chez eux. La paix régionale se construit à partir de 1987. L’influence des Etats-Unis est manifeste dans le domaine de l’extraction des métaux et dans l’industrie bananière. A partir des années 1950, le Honduras est une pièce majeure du dispositif militaire américain en Amérique centrale et garantit la stabilité régionale ; dans les années 1970 et 1980, il constitue une base arrière pour les Américains dans le cas d’une agression cubaine ou nicaraguayenne et sert aussi de sanctuaire pour la Contra antisandiniste : l’aide militaire passe alors de 4 millions de dollars en 1980 à 65 millions en 1984. Cette militarisation poussée permet également de contenir la guérilla intérieure. Ce n’est que dans les années 1990 que l’emprise américaine se desserre avec la normalisation de la situation au Nicaragua et au Salvador. Les liens avec les Etats-Unis, premier partenaire commercial et créancier, restent cependant étroits. 
Juan Manuel Gálvez (1949-1954) modernise le pays en encourageant l’élevage, la culture du café et du coton, et trouve des capitaux pour construire des routes et des barrages. Il insuffle une relative démocratisation. En 1963, les militaires tentent de mettre sur pied une politique de réforme agraire qui suscite une violente opposition chez les grands propriétaires et les compagnies multinationales qui parviennent à en stopper la mise en œuvre. Dans les années 1980, la redistribution des terres continue, mais elle touche essentiellement celles appartenant à l’Etat. En 1992, une loi de modernisation de l’agriculture permet la vente des terres nationales. Les paysans sans terre continuent à se heurter aux grands propriétaires.
Les dictatures militaires au Honduras ne se sont jamais transformées en Etats terroristes comme dans le reste de la région : les syndicats ouvriers ne sont pas interdits, les organisations paysannes demeurent légales et la répression terroriste est absente.
Après sa prise de fonctions en 1994, le nouveau président, Carlos Roberto Reina Idiáquez organise une commission anti-corruption et réduit considérablement le budget militaire, qui absorbait jusqu’à 20 % du budget. L’ouragan Mitch, qui a dévasté une partie de la Caraïbe et de l’Amérique centrale fin 1998, laisse le pays exsangue. Néanmoins, une étape importante est franchie en direction de la démilitarisation du régime : le poste de commandant en chef des armées est remplacé par un ministre de la Défense placé sous l’autorité politique du chef de l’Etat, puis remplacé par un civil en 1999 ; la longue parenthèse (plus de trente-cinq années) où l’autonomie des militaires était presque complète est fermée.
En novembre 2005, Jose Manuel Zelaya Rosales est élu président de la République. En 2009, il est arrêté par l’armée (soutenue par le Parlement et la Cour suprême) et expulsé vers le Costa Rica. Le coup d’Etat est condamné par la communauté internationale, qui reconnaît toujours Zelaya comme président. En 2010, après des mois d’instabilité politique, les citoyens élisent un nouveau président. Néanmoins, l’issue du scrutin nommant Porfirio Lobo Sosa président de la République n’est pas reconnu de toute la communauté internationale. Finalement, la situation se normalise et la crise prend fin avec l’investiture officielle de Lobo en janvier 2010 après le vote d’une amnistie générale. La situation intérieure reste marquée par une criminalité préoccupante liée au trafic de stupéfiants. A l’insécurité, la corruption et plusieurs scandales s’ajoute l’augmentation du chômage et de la pauvreté. Juan Orlando Hernández, candidat du parti national, remporte l’élection présidentielle de 2013, se présentant comme le continuateur du gouvernement précédent et s’engageant en priorité à poursuivre la lutte contre la violence et l’insécurité.

Bon à savoir

Informations pratiques

Electricité
Tension électrique 110 V, 60 Hz. Prévoir un adaptateur.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger vos batteries.

Quelques mots utiles
L’espagnol est parlé par la majorité de la population. Apprendre quelques mots clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, de faciliter et de rendre plus agréables vos échanges avec les populations rencontrées. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour, comment allez-vous ? : ¿ Buenos días, cómo está ?
Très bien, merci : muy bien, gracias.
Cet endroit est très beau : es un lugar muy lindo.
S’il vous plaît : por favor.
Merci : gracias ; de rien : de nada.
Au revoir : hasta luego.
Adieu : que le vaya bien.
Oui : ; non : no.
Excusez-moi : discúlpeme.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer... Votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts.

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes

Le Honduras accueille différentes minorités ethniques qui continuent à défendre leur culture et leurs traditions : les Mosquitos, les Payas et les Sumos au Nord Ouest, les Lencas et les Chortis dans les montagnes de l'Ouest, mais aussi les Pipols, les Jicaques ou encore les Tawahkas.
Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l’entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Ne distribuez jamais de stylos, bonbons et autres cadeaux aux enfants. Ce comportement les incite à la mendicité. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d’une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.
 
Ces précautions favorisent les échanges. 

La préservation de l'environnement

La préservation de l'environnement
Le Honduras possède une faune sauvage exceptionnelle, notamment dans la réserve du Rio Platano. On y observe singes, lamantins, alligators, jaguars, tatous, cochons sauvages, des oiseaux multicolores comme le Toucan, des hérons et des martins-pêcheurs. Les rivières de la réserve abritent de nombreux caïmans.
L'orchidée est la fleur nationale du Honduras. Le pays est recouvert de forêts de conifères et de forêts tropicales. Mangroves et récifs coralliens sont des lieux préservés.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception : 
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou d'utiliser un filtre.
— L'eau est une ressource précieuse pour les hommes et les animaux comme pour l'agriculture. Utilisez l'eau de manière raisonnée : limitez l'utilisation de l'eau pour la toilette personnelle, ne souillez pas les points d'eau avec les produits d'hygiène. 
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez ps les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...