Lesotho

Le Lesotho, the kingdom in the sky (le royaume suspendu dans le ciel), est un petit royaume africain qui occupe le rebord du Drakensberg, entièrement enclavé dans l’Afrique du Sud. En arrivant dans ce tout petit pays, vous serez chaleureusement accueilli par la population avant de circuler parmi les poneys à la fière allure, d’admirer des paysages à couper le souffle et de découvrir un art rupestre séculaire. Vous l’avez compris, le Lesotho est une destination qui fait rêver !
Le Lesotho, dont la taille excède à peine 30 000 km2, est le pays le plus haut perché au monde, certes à cause de ses sommets vertigineux, mais aussi parce que pas un seul de ses mètres carrés ne se trouve au-dessous de 1 500 m d’altitude.
Voyages, trekkings et randonnées au Lesotho

Repères

Population

2, 1 millions d’habitants.

Superficie

30 335 km2.

Capitale

Maseru.

Autres localités

Leribe, Mafeteng, Matsieng, Quthing, Teyateyaneng.

Point culminant

le Thabana Ntlenyana (3 482 m).

Langues officielles

sesotho et anglais.  

Religions

protestants (40 %), catholiques (35 %), traditionnelles (20 %).

Décalage horaire

par rapport à la France, une heure de plus de novembre à mars, même heure d’avril à octobre. UTC/GMT : + 2 h.

Géographie

Le Lesotho, ancien Basutoland, est enclavé au sein de l’Afrique du Sud. Pays de montagne à relief volcanique, dont l'altitude moyenne dépasse les 1 300 m d'altitude, il justifie amplement son surnom de "royaume dans le ciel". Les collines de l'ouest et du sud sont peu arrosées, alors que les massifs des Hautes Terres et du Drakensberg sont plus humides.
Le pays est surnommé le "château d'eau" de la région, grâce à la présence des falaises basaltiques du Drakensberg et de la chaîne des Maluti, dont plusieurs sommets dépassent 3 000 m d'altitude et où l'Orange prend sa source.

Climat

Le climat est de type continental tempéré. Cependant sa situation sur un plateau à l'extrémité du sous-continent sud-africain l'expose aux influences à la fois du courant chaud en provenance de l'océan Indien et du courant de Benguela, froid, venu de l'océan Atlantique. Il en résulte de grandes variations en matière de précipitations et de températures.
L’hiver va de juin à août, avec des températures avoisinant 0 °C. On peut alors voir de la neige sur les montagnes. La saison des pluies commence en octobre et finit en avril.

 

Saison des pluies
janvier-avril

Saison sèche
mai-septembre

Saison des pluies
octobre-décembre

Maseru

18 °C

10 °C

15 °C

Économie

L'agriculture emploie 70 % de la population active ; les principales ressources agricoles proviennent de l’élevage, le cheptel compte 700 000 bovins, un million d'ovins et 700 000 caprins - la laine des chèvres mohair constitue l'une des richesses du pays. L’industrie textile est le premier employeur du pays. Le secteur minier, avec le diamant,  connaît une embellie. Le tourisme connaît un certain essor, notamment grâce aux visiteurs Sud-Africains.
La seule route carrossable en toutes saisons longe la frontière occidentale de Butha-Buthe à Mohale's Hoek, en passant par la capitale, Maseru. Le pays possède une richesse que lui envient ses voisins : l’eau.

Société

La population, homogène, ne compte que trois ethnies autochtones : les Sothos du Sud largement majoritaires, les Zoulous et les Xhosas. Plus de 75 % des habitants sont christianisés ; l'université du pays, Roma, est catholique. Le taux d'urbanisation est faible, celui de scolarisation est l'un des plus élevés du continent (90 %).

L'histoire du pays

L'histoire
Les Sothos, dispersés par les guerres zoulous, se rassemblent vers 1822 sous la direction de Moshoeshoe dans la région montagneuse de l'Etat d'Orange. L'arrivée de missionnaires français protestants ne porte pas préjudice à leur indépendance. En 1868, Moshoeshoe se place sous la juridiction britannique. Administré directement par la colonie du Cap, le pays, devenu Basutoland, se soulève. A partir de 1884, le pays est administré directement de Londres ; en 1940, il a un Conseil national, qui reçoit des pouvoirs plus étendus en 1960. Le Basutoland accède à l'indépendance en 1966 sous le nom de Lesotho, tout en restant dans le Commonwealth.
Le chef supérieur, Moshoeshoe II, devient roi, assisté d'un Premier ministre, Leabua Jonathan, leader du parti conservateur, le Basutoland National Party, épaulé par la hiérarchie catholique et partisan de relations amicales avec l'Afrique du Sud. Un conflit violent éclate entre le roi et Jonathan dès 1966, et en 1970, devant ses prérogatives de plus en plus rognées par le Premier ministre, le roi se révolte. Il remporte les élections, mais Jonathan les annule, dépose le roi, décrète l'état d'urgence, suspend la Constitution et se fait attribuer des pouvoirs spéciaux. Moshoeshoe se réfugie aux Pays-Bas. Devant la menace d'une guerre civile, Jonathan prend des mesures d'apaisement et rétablit la fonction royale dans un rôle purement honorifique. En 1973, l'état d'urgence est supprimé, mais la tentative de soulèvement populaire de 1974 entraîne une dure répression. Malgré la dépendance économique totale vis-à-vis de l'Afrique du Sud, un certain relâchement des liens se produit, dont la création en 1980 d'une monnaie nationale est le symbole. 
En 1986, Jonathan est renversé par le coup d'Etat militaire du colonel Justin Lekhanya qui autorise le retour du roi Moshoeshoe. En 1990, le roi, après avoir contesté le limogeage de deux membres du Conseil militaire qui lui sont apparentés, s'exile à Londres, d'où il affirme ne vouloir revenir qu'une fois la démocratie restaurée. L'un de ses fils est alors proclamé roi sous le nom de Letsie III. En 1991, le général Lekhanya est renversé par le coup d'Etat militaire du colonel Elias Phitsoane Ramaema. Celui-ci annonce la tenue prochaine d'élections, Moshoeshoe rentre, sans toutefois revendiquer le trône. Le Basutoland Congress Party remporte les élections de 1993, Ntsu Mokhehle est nommé Premier ministre. Après une période de troubles, marquée notamment par la mutinerie d'une partie de l'armée, ainsi que par une crise qui oppose le roi au gouvernement, Letsie III et Ntsu Mokhehle signent, en 1994, un accord pour la restauration de Moshoeshoe. Letsie III abdique, son père remonte sur le trône, mais il meurt en 1996 dans un accident de la route, et son fils lui succède de manière régulière.
En 1997, Ntsu Mokhehle, écarté de la présidence du Basutoland Congress Party, y provoque une scission et crée un nouveau parti, le Lesotho Congress for Democracy (LCD), qui remporte les élections législatives de 1998. Mais Ntsu Mokhehle, gravement malade, ne peut assumer la charge de Premier ministre, qui échoit à Pakalitha Mosisili, le leader du LCD. Les résultats sont aussitôt contestés par l'opposition qui organise d'importantes manifestations qui dégénèrent et plongent le pays dans le chaos et la violence. Les armées d'Afrique du Sud et du Botswana interviennent pour rétablir l'ordre. L'Afrique du Sud crée une Autorité politique intérimaire (IPA) regroupant tous les partis politiques, pour une durée initiale de 18 mois, avant de nouvelles élections. Celles-ci ont lieu en 2002, selon un système électoral réformé, qui laisse plus de place à l'opposition au Parlement.
Les élections de 2012 entraînent la première alternance démocratique et pacifique dans l'histoire du royaume ; s'imposant dans les villes, le All Basotho Convention (ABC) de T. Thabane devance le Democratic Congress (DC, nouveau parti de P. Mosisili issu d'une scission du LCD en 2012). Thabane, Premier ministre, dirige une coalition avec quatre autres formations qu'opposent de vives tensions. En 2014, afin d'éviter une motion de censure, Thabane suspend le Parlement et démet le chef d'état-major Tlali Kamoli avant de s'enfuir en Afrique du Sud où il dénonce un putsch militaire visant à le destituer.
A l'issue des élections anticipées organisées début 2015, la coalition formée par Mosisili avec cinq autres petits partis obtient une très courte majorité de 61 sièges (sur 120) au Parlement. Mosisili redevient Premier ministre.

Bon à savoir

Informations pratiques

Le sesotho
ou sotho du Sud est l'une des deux langues officielles. C'est une langue bantoue, l'une des premières langues écrites en Afrique. Elle dispose d'une littérature très riche.

Le drapeau du Lesotho
présente trois bandes tricolores horizontales (bleu, blanc, vert) symbolisant les éléments de la devise nationale qui célèbre la pluie, la paix et la prospérité. Au centre, est représenté en noir, un chapeau conique traditionnel Basotho symbolisant l'unité

Electricité
Tension électrique : 240 V, 50 Hz. Prévoyez un adaptateur pour les prises électriques.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Prévoir une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.

Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots-clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de faciliter vos échanges avec les populations rencontrées. N'hésitez pas à utiliser les expressions ci-dessous.
Bonjour : dumela.
Bonsoir (ou bonne nuit) : fonane.
Salut : helele.
Au revoir : sala hantle.
S'il vous plaît : ako hle.
Merci beaucoup : ke a leboha haholo.
Oui : ee.
Non : tjhee.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer... Votre voyage n'en sera que plus riche ! Et puis souriez, c'est souvent le meilleur moyen d'avoir de bons contacts !

Bibliographie

Sites Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lesotho
http://www.nationsencyclopedia.com/Africa/Lesotho-ENVIRONMENT.html.

Récits
L’Afrique du Sud - Une histoire séparée, une nation à réinventer, Paul Coquerel, Gallimard.
Défi sud-africain : de l’apartheid à la démocratie, un miracle fragile, Corinne Moutout, Revue Autrement.
Un long chemin vers la liberté
, Nelson Mandela, LGF.
Une saison blanche et sèche, André Brink, LGF.

Guides
Afrique du Sud, Lesotho et Swaziland, Lonely Planet.
En Afrique du Sud, Guide Visa, Hachette.
Afrique du Sud, Le Petit Futé, Nouvelles Editions Université.
Afrique du Sud, Arthaud.

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes

La culture traditionnelle est étroitement liée au quotidien des Sothos, tout particulièrement lors d’événements comme la naissance, la puberté, le mariage ou la mort, qui font l’objet de cérémonies rituelles. Ces traditions ont en général pour origine des légendes, coutumes et superstitions. Elles sont souvent associées à des rituels destinés à conjurer le mauvais sort, qui peut s’abattre sur cette région agricole et isolée. Les craintes du paysan sotho sont liées aux intempéries pouvant mettre en péril les récoltes. Les modes d’expression de ces traditions sont la musique et la danse. 

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

La préservation de l'environnement

L’herbe est la végétation naturelle dans ce pays presque sans arbres. Le haut plateau est couvert de prairies montagnardes ou subalpines. L’herbe d’avoine forme un tapis sec dans la majeure partie de la région des contreforts du Drakensberg. La petite taille de ce pays de haute altitude restreint la diversité de la faune. Le gypaète barbu d’Afrique, un oiseau commun dans les montagnes d’Ethiopie, mais nulle part ailleurs en Afrique, et l’ibis chauve, tous deux proches de l’extinction, se trouvent en petit nombre dans la chaîne du Drakensberg.
Une grande partie du pays a été dénudée de son gazon naturel par la pratique du pâturage incontrôlé, ce qui a entraîné une érosion importante des sols, leur épuisement et la désertification.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.
 
Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...