Pérou

La cordillère Blanche, la cordillère de Vilcanota, le lac Titicaca, lAltiplano, le site du Machu Picchu… autant de noms mythiques évoquant des images fascinantes dans l’esprit des voyageurs !
Avec une bande côtière désertique, une formidable muraille de montagnes enneigées, des lacs turquoise, une chaîne de hauts volcans et une épaisse forêt tropicale, le Pérou possède bien des atouts pour enthousiasmer le trekkeur. Au-delà des paysages extraordinaires, un trek au Pérou est aussi l’occasion de partir à la rencontre de la civilisation andine : les surprenants vestiges de l’Empire inca, civilisation florissante jusqu’au XVIe siècle, les témoignages des nombreuses civilisations qui l’ont précédé et la richesse culturelle des nombreuses communautés de lAltiplano ont aussi de quoi vous surprendre.
Alors, suivez-nous sur les chemins incas, fréquentés par les Péruviens et leurs troupeaux depuis la nuit des temps. Imprégnez-vous des légendes de la terre des fils du Soleil, de ses marchés colorés, ses fêtes exubérantes, sa musique andine… pour que le mythe devienne réalité.
Treks et randonnées au Pérou

Repères

Population

30 millions d’habitants.

Superficie

1 285 220 km2.

Capitale

Lima.

Villes principales

Arequipa, Trujillo, Cusco, Huaraz, Iquitos.

Points culminants

Huascarán (6 746 m), Ausangate (6 372 m).

Lac

Lac Titicaca.

Langues

Sspagnol (off.), quechua, aymara et langues amazoniennes.

Religions

Catholicisme (plus de 90 % de la population) métissé de pratiques anciennes, surtout dans les régions de montagne.

Décalage horaire

Par rapport à la France, sept heures de moins d’avril à octobre, six heures de moins de novembre à mars. UTC/GMT : – 5 h.

Géographie

Situé à l’ouest de l’Amérique du Sud, le Pérou a des frontières avec l’Equateur et la Colombie, au nord, le Brésil, à l’est, la Bolivie et le Chili, au sud ; l’océan Pacifique borde toute sa partie ouest avec 2 414 kilomètres de côtes.
Le pays est divisé en trois grandes zones :
- la zone côtière le long du Pacifique, qui regroupe la plupart des habitants dans de grandes villes comme Lima. Le paysage est désertique, entrecoupé de vallées fertiles autour de rivières qui descendent de la Sierra ; 
- la Sierra, zone montagneuse au milieu du pays d’une altitude moyenne de 3 500 mètres, principalement composée de la cordillère des Andes et des hauts plateaux vers la frontière avec la Bolivie (lac Titicaca). Le Nevado Huascarán, dans la cordillère Blanche, est le point culminant du pays ; 
- l’Amazonie, à l’est, occupe une surface de près de 60 % du pays (13 % de la superficie totale de la forêt amazonienne se trouve au Pérou).
En fonction de l’altitude, on distingue plusieurs étages écologiques : yunga, jusqu’à 2 500 mètres, désertique, avec des épineux, des acacias ; quechua, entre 2 500 et 3 400 mètres, étage tempéré, où poussent le maïs, divers arbustes et aujourd’hui l’eucalyptus ; suni, jusqu’à 3 900 mètres, avec la pomme de terre, divers tubercules et la quinoa ; au-dessus, c’est la puna, steppe d’économie surtout pastorale, puis, après les éboulis, la janca, au-dessus de 5 000-5 300 mètres.

Climat

Les saisons sont inversées par rapport à la France. N’oubliez pas que lorsque vous parte de France en plein été (juillet-août), vous arrivez en hiver au Pérou !
- Dans la Sierra (zone montagneuse), la saison sèche d’avril à octobre (hiver local) est la meilleure période pour le trekking d’altitude. La vue est dégagée et les sommets sont ensoleillés, mais si les températures diurnes varient peu, le froid règne la nuit (températures nocturnes peuvent être largement négatives en altitude, surtout aux mois de juin et juillet). Même si les mois d’avril et mai peuvent connaître encore quelques précipitations significatives en montagne, le temps est généralement beau le matin, avec une superbe lumière et des montagnes étincelantes. D’avril à juillet, les paysages sont verts et les alpages fleuris. 
- Le désert côtier peut être visité toute l’année. Néanmoins, la meilleure période se situe entre novembre et mars, l’été local, car durant l’hiver Lima et les régions côtières sont noyées dans un épais brouillard.

- Températures moyennes maximales et minimales en °C :

 

janv.

févr.

mars

avril

mai

juin

juil.

août

sept.

oct.

nov.

déc.

Lima (côte)

min./max.

26/19

26/19

26/19

24/17

22/16

19/15

18/14

18/14

19/14

20/15

22/16

24/17

Cusco
(3 300 m)

min./max.

19/7

19/7

19/6

19/5

19/3

19/1

19/1

20/2

20/5

21/6

21/6

20/7

Économie

Le secteur tertiaire réalise 56 % du PIB, l’industrie 37 % et l’agriculture 7 %.
- L’agriculture, qui emploie plus d’un quart de la population active, demeure peu productive et axée sur les cultures vivrières. Toutefois, si les agriculteurs tirent l’essentiel de leurs revenus de la culture du maïs, ils ont de plus en plus recours à l’exportation des asperges, du cacao, des cochons de lait et des fruits. L’agriculture péruvienne présente de forts contrastes entre la plaine côtière, où les oasis irriguées produisent coton, canne à sucre, riz, café, agrumes et céréales, et la montagne andine, où les zones d’élevage extensif (ovins, bovins, alpagas) sont entrecoupées de cultures vivrières (pommes de terre, céréales). La pêche est la ressource essentielle de l’étroite plaine littorale.
- Le Pérou possède d’importantes ressources minières : cuivre, argent, étain, plomb, zinc, fer. Le pétrole est exploité dans le nord et dans la plaine amazonienne. Les entreprises industrielles se concentrent à Lima et vers Arequipa et Trujillo. L’agroalimentaire, le textile, la chimie, la métallurgie, la sidérurgie, la construction mécanique et électrique constituent les principales branches d’activités.
- Le pays mise aussi sur le tourisme pour faire rentrer des devises.

Société

Le Pérou est, avec 22 habitants au kilomètre carré, l’un des pays les moins peuplés d’Amérique. Les oasis de la côte pacifique, certains bassins andins, ainsi que les rives du lac Titicaca contrastent avec les espaces vides de la forêt amazonienne ou de certains déserts de la Sierra. Depuis un demi-siècle, les migrations se sont intensifiées depuis les hauts plateaux des Andes vers le piémont amazonien et, plus particulièrement, vers la côte, qui regroupe près de 60 % de la population. L’urbanisation se poursuit, 72 % des habitants vivent aujourd’hui dans les villes. L’agglomération formée par Lima et son port, El Callao, abrite plus du quart de la population. Viennent ensuite Arequipa, puis les métropoles de la côte septentrionale, Trujillo, Chiclayo, Piura et même la récente Chimbote, dépassent désormais les anciennes grandes cités andines (Cuzco, Huancayo, Puno, Juliaca).
Avec 45 % d’origine amérindienne et 35 à 37 % de métis, 13 à 15 % de Blancs et 3 % de personnes d’autres origines (notamment asiatiques), le Pérou constitue une vaste mosaïque culturelle. Parmi les ethnies indiennes vivant au Pérou, les Quechuas, qui sont les plus nombreux (47 % de la population totale), se concentrent sur les hauts plateaux andins. Viennent ensuite les Aymaras (5 %), qui vivent autour du lac Titicaca. Les autres groupes, principalement des Indiens de la forêt (2 %).
La majorité des Péruviens est catholique, mais certaines traditions religieuses précolombiennes survivent, mêlées aux rites chrétiens.
La population est très jeune (33 % des Péruviens ont moins de 15 ans, 4 % seulement plus de 65 ans). Les progrès réalisés dans le domaine de la santé, notamment grâce à un meilleur accès aux soins, ont permis la diminution de la mortalité.

L'histoire du pays

Dès le XIIe siècle avant J.C., vivant de la chasse et de la cueillette de fruits, les premiers habitants nomades s’abritent dans les grottes de la région côtière. Au IVe siècle avant J.-C., apparaissent les cultures de coton, courge, haricot, piment rouge. Des civilisations plus évoluées, telles celle de Chavín, introduisent l’agriculture, le tissage et la religion. Les Chavín disparaissent mystérieusement au IIIe siècle av. J.-C. ; leur succèdent des civilisations marquantes, Moche (côte nord), Nazca (côte sud), Lima (côte centrale), Recuay (côte et hautes terres du Nord). Vers les années 600-700 de notre ère, commence l’expansion Tiahuanaco-Huari, dont l’influence va s'étendre sur la plus grande partie de la côte et des hautes terres du Pérou, ainsi qu’au nord du Chili et au nord-ouest de l’Argentine. Vers l’an 1000, l’influence Tiahuanaco-Huari disparaît et, entre 1200 et 1400, s’épanouissent des Etats régionaux, désireux d’expansion, comme le royaume chimú (côte Nord) ou celui de Chincha (côte Sud) ; la culture chancay (côte centrale) date de la même époque.
L’expansion des Incas commence en 1438, avec Pachacutec qui entreprend la conquête de vastes territoires. En 1490, l’Empire s'étend depuis la frontière entre l’Equateur et la Colombie jusqu’au fleuve Maule, au Chili ; les hauts plateaux boliviens et le nord-ouest de l’Argentine lui sont également rattachés. Mais la conquête espagnole va mettre fin au premier grand empire de l’Amérique pré-hispanique. A la mort de Huayana Capac (vers 1527), qui a divisé ses Etats entre ses deux fils, la guerre civile ravage l’Empire inca.
Dès 1531, le conquistador espagnol Francisco Pizarro explore les régions côtières du Pérou, ébloui par les richesses des Incas. De retour d’Espagne, où il se procure de l’argent, il soumet, rançonne puis exécute l’empereur inca Atahualpa en 1533. Il fonde la ville de Lima – la cité des rois – en 1535, avant d’être assassiné six ans plus tard. Une rébellion, menée par le dernier dirigeant inca, Manco Inca II, échoue et est décapité en 1541. En 1542, Charles Quint promulgue les Nouvelles Lois pour protéger les Indiens des excès des conquistadores, nomme un vice-roi pour imposer l’autorité royale. Le système colonial copie l’organisation inca, les Indiens sont groupés en communautés agricoles, la noblesse inca s’intègre, en gardant une certaine spécificité, à l’aristocratie coloniale ; il faudra un long effort des religieux pour rattacher les Indiens à la culture chrétienne. Les colons espagnols introduisent l’olivier, le blé et la vigne, font venir des esclaves pour les plantations de canne à sucre. Mais la grande richesse du Pérou provient de son sous-sol : mine de mercure et gisement d’argent de Potosí. Aus XVIIe et XVIIIe siècles s’instaure une paix durable qui permet à Lima de devenir le centre économique et social des pays andins. Toutefois, l’exploitation par les colonisateurs des Amérindiens conduit ces derniers à la révolte en 1780, sous la conduite de l’empereur autoproclamé Tupac Amaru II. Après une défaite rapide, la plupart des chefs de la rébellion sont exécutés. Jusqu’en 1824, le Pérou accepte de se soumettre à l’Espagne, avant sa libération par des “étrangers” : le Vénézuélien Simón Bolívar et l’Argentin José de San Martín. Les grands propriétaires et les caudillos militaires prennent le pouvoir tandis que l’Etat se désagrège, et que les communautés indiennes perdent leurs terres.
Le désordre politique s’installe ; le pays, battu par le Chili lors de la guerre du Pacifique (fin du XVIIIe siècle), perd les rentables champs de nitrate au nord du désert d’Atacama, et connaît une multitude de pronunciamientos et de Constitutions. Le retour des civils à la tête de l’Etat, avec Nicolas de Piérola, président de 1879 à 1881, puis de 1895 à 1899, s’accompagne d’un formidable essor de l’économie, grâce à l’exploitation du caoutchouc de la forêt amazonienne, et d’une modernisation de l’industrie technique. Sous les deux présidences d’Augusto Bernardo Leguía (1908-1912 et 1919-1930), les militaires revenus au pouvoir poursuivent la politique de modernisation du pays. Après l’ouverture du canal de Panama et la Première Guerre mondiale, les productions de sucre et de coton se développent. La main-d’œuvre manquant, les planteurs font appel à des immigrés japonais ; mais les Indiens restent les laissés-pour-compte. Les deux crises économiques de 1920 et 1925 affaiblissent le régime. De nouvelles forces politiques apparaissent, dont l’Alianza Popular Revolucionaria Americana (APRA), fondée en 1924. Ce mouvement d’inspiration marxiste non communiste et anti-nord-américain se prononce en faveur de la nationalisation des terres et de l’industrie et d’une politique qui prendrait en compte les intérêts des Indiens.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’opposition se développe et exerce des pressions importantes (grèves, mouvements étudiants et syndicaux) en faveur de la démocratisation, de plus de libertés et d’une participation plus grande à la vie politique. Les syndicats se rangent du côté de l’APRA, qui, bien qu’interdite, conserve une forte influence politique. Le régime est principalement au service des grands producteurs et exportateurs. En 1948, le général Arturo Odría s’empare du pouvoir avec l’appui de l’oligarchie, mettant ainsi fin à la première expérience démocratique du Pérou. Les nouveaux dirigeants mettent en œuvre une politique d’économie libérale, fondée sur la libre circulation des biens et des capitaux, après avoir dévalué la monnaie. A partir des années 60, les militaires au pouvoir étatisent les grandes entreprises étrangères et réforment l’enseignement. La réforme agraire met un terme à l’archaïsme quasi féodal des structures agraires. En 1975, la politique réformiste des militaires est en échec : la dette extérieure a triplé et la première crise pétrolière de 1973 a eu des répercussions dramatiques sur la production et sur les prix. Face au développement de l’agitation sociale, le régime se durcit. La nouvelle Constitution de 1979 instaure un régime présidentiel. L’élection de Fernando Belaúnde à la présidence, en 1980, marque le retour à un régime civil. Parallèlement, le mouvement de guérilla maoïste du Sentier lumineux, apparu en 1980, développe à partir de 1982-1983 des actions d’une violence extrême ; le régime fait appel aux forces armées pour réprimer durement cette guérilla. A la fin des années 1980, la situation économique, sociale et politique est l’une des pires de tout le continent.
En 1990, c’est Alberto Fujimori, issu de la minorité d’origine japonaise, qui est élu président. Alors que son programme reposait essentiellement sur la protection des droits des minorités ethniques, il applique un programme ultralibéral (dérégulation du marché, libéralisation des échanges, liberté des prix, élargissement des autorisations de licenciements) qui provoque une forte récession. Cependant, Fujimori sait se rendre populaire, notamment en se déplaçant dans les parties les plus reculées du pays, et trouve ses principales forces d’appui dans l’armée, dont il est le commandant en chef. En 1992, le régime prenant des allures de dictature, les opposants réagissent violemment. Les attentats, qui causent la mort de plusieurs dizaines de civils et l’insécurité qui en résulte ont des répercussions importantes sur l’activité économique. En juin et en septembre, deux membres fondateurs du Sentier lumineux sont arrêtés à Lima. L’action du mouvement terroriste est alors considérablement ralentie. En 1993, la nouvelle Constitution promulguée octroie davantage de prérogatives au président ainsi qu’au pouvoir exécutif et diminue celles du Congrès. Cette politique autoritaire permet au chef de l’Etat de lutter avec succès contre le terrorisme et d’opérer un redressement économique notable, ce qui facilite sa réélection en 1995. En 1998, la signature d’un accord de paix entre le Pérou et l’Equateur règle définitivement le différend frontalier qui les opposait depuis plus d’un demi-siècle. A partir de 1996, une grave récession touche de plein fouet la population (augmentation du chômage), la dérive autoritaire du régime Fujimori devient de plus en plus pesante,  Fujimori s’enfuit et est contraint à la démission.
L’économiste d’origine quechua Alejandro Toledo devient le premier amérindien élu à la tête de l’Etat péruvien. Il annonce l’instauration d’une législation déclarant le Pérou société multiculturelle, poursuit une politique néolibérale d’austérité, qui permet l’assainissement des finances publiques et le retour de la croissance, mais ne réduit guère le sous-emploi et la pauvreté. En mai 2003, confronté à des grèves massives d’enseignants et d’agriculteurs, il déclare temporairement l’état d’urgence et autorise les militaires à rétablir l’ordre – essentiellement dans les provinces encore dominées par le Sentier lumineux reconverti dans le trafic de drogue.
Prônant un nationalisme “anti-impérialiste” et “intégrateur” incluant toutes les classes et ethnies du pays, Ollanta Humala, qui a fait de la lutte contre la pauvreté l’un des axes de sa campagne, mais a également bénéficié du soutien d’une grande partie des classes moyennes, est élu en 2011.

Bon à savoir

Informations pratiques

Les Incas, le peuple-empereur
On ne connaît pas l’origine exacte des Incas. Certaines théories les font venir des hautes plaines de l’Amazone, tandis que la mythologie voit dans le lac Titicaca la matrice de ce peuple mystérieux. Les Incas ont fondé Cuzco (“le nombril du monde”, en quechua), vers 1200. Les chroniques rapportent que Manco Cápac fut le premier empereur inca à Cuzco, la légende se confond ici la réalité... Douze empereurs se seraient succédé à Cuzco. Atahualpa, dernier empereur inca, aurait été le treizième. Le premier Inca historique (le neuvième dans la mythologie) est Pachacuti Yupánqui (1438-1471). Son nom signifie “renversement de l’ordre du monde”. Il rebâtit la ville de Cuzco, telle que les Espagnols la découvrirent. Le grand temple du Soleil sert aujourd’hui de fondation au monastère Santo Domingo.

La chicha

Boisson concoctée à partir de maïs que l'on boit pendant les repas, elle peut être alcoolisée (de jora) ou non (morada), et les indigènes de la sierra en font une consommation immodérée.

Le pisco
Alcool de raisin blanc, cette boisson nationale est fabriquée à Ica et non pas à Pisco... Généralement appréciée sous la forme de pisco sour (cocktail avec blanc d'oeuf, jus de citron vert, sucre, glace pilée et bitter).

La coca
Le Pérou est, avec la Bolivie, le principal producteur de la coca, la plante sacrée des Incas. De la feuille de coca est extraite la pâte qui est transformée en cocaïne. Mâchée, la feuille de coca est excellente pour combattre le mal d'altitude.

Le condor
Il n'est pas rare d'apercevoir le plus grand oiseau du monde (jusqu'à 4 m d'envergure) quand on marche le long d'un canyon, à Arequipa notamment. Un condor adulte fait entre 10 et 12 kg et pond un oeuf tous les 2 ans. Noble et fidèle, si le pire arrive à sa moitié, le condor plonge d'une falaise et se suicide sur les rochers.

Les orchidées
Parmi les 30 000 espèces d'orchidées recensées, presque 3 000 poussent dans les zones tropicales à haute altitude. Ces fleurs peuvent être minuscules, ou mesurer jusqu'à 70 centimètres. Au temps des Incas, les orchidées, tika (en quechua), étaient très appréciées. Une légende prétend que la variété alors connue sous le nom de wakanki serait née des larmes d'une jeune princesse inca à qui l'on aurait ordonné d'oublier son bien-aimé.

La vie est-elle chère au Pérou ?
Le Pérou avait la réputation d'être une destination relativement bon marché. Avec le boum sur les cours des matières premières et le développement du tourisme, ce temps est bien révolu et le coût de la vie augmente rapidement. A noter en particulier que dans les endroits les plus connus (côte pacifique, Arequipa et surtout lac Titicaca, Cusco et Machu Picchu), véritables “vaches à lait” du Pérou, les prestations sont chères à très chères. Le train pour Machu Picchu, seule voie d’accès habituelle, est par exemple l’un des trains les plus chers du monde au kilomètre parcouru ! Les hébergements dans ces lieux fréquentés par le tourisme “conventionnel” sont également d’un rapport qualité/prix moins favorables que dans les zones moins connues (notamment Ollantaytambo et Aguas Calientes, où les hébergements de qualité sont soit inexistants, soit hors de prix). Et la présence de guides locaux en plus du guide principal est obligatoire dans bien des sites. Si l’on rajoute le prix élevé des billets d’avion pour le Pérou et le coût élevé des vols intérieurs (bien plus élevés qu'en Europe), cela rend les voyages comprenant ces sites plutôt chers en comparaison d’autres destinations en Asie ou en Afrique.

Y a t-il du bruit la nuit ?
Il faut le reconnaître, le Pérou est un pays bruyant. Même dans les villes, il arrive que des chiens organisent un concert nocturne à plusieurs voix, que les coqs déréglés chantent en plein cœur de la nuit ou que dans les hôtels certains clients peu respectueux rejoignent leur chambre bruyamment à des heures tardives. Le klaxon est très largement utilisé par tous les conducteurs (surtout les taxis) à toute heure du jour et de la nuit. Et les doubles vitrages sont encore exceptionnels dans les hôtels péruviens ! Si l’on est sensible au bruit, ou si on a le sommeil léger, des bouchons d’oreille peuvent s’avérer utiles, y compris lors de campements aux abords de villages pendant les treks.

Quels souvenirs ramener ?
L’artisanat au Pérou est très riche et abondant : tissage, lainages, instruments de musique, bijoux, minéraux, etc. Achetez les objets qui vous plaisent dès que vous les voyez, car chaque lieu a son artisanat spécifique et vous n’êtes pas assuré de retrouver le même objet plus tard ! En revanche, ne vous précipitez pas sur les achats à Lima, car ce n’est pas le lieu où l’on trouve les plus beaux souvenirs. Nous vous rappelons aussi qu’il est interdit d’acquérir des pièces archéologiques, issues du patrimoine culturel péruvien (comme les artefacts précolombiens).

Electricité
Tension électrique 220 V, 60 Hz. Prévoir un adaptateur.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger vos batteries. 

Quelques mots utiles
Les langues officielles au Pérou sont l’espagnol et le quechua (langue vernaculaire de l’empire inca, parlée par les Amérindiens). Apprendre quelques mots-clés d'espagnol vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de faciliter vos échanges avec les Péruviens rencontrés. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes en espagnol : 
Bonjour, comment allez-vous ? : ¿ Buenos días, cómo está ?
Très bien, merci : muy bien, gracias.
S’il vous plaît : por favor.
Merci : gracias ; de rien : de nada.
Au revoir : hasta luego.
Oui :  ; non : no.
Excusez-moi : perdoneme.
Pas de problèmes : no se preocupe.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts.

Bibliographie

Sites Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pérou

http://www.routard.com/guide/perou


Guides
Le Grand Guide du Pérou, Bibliothèque du voyageur Gallimard.
Le Pérou, Jean Catinus, guide Peuples du Monde, éditions de l’Adret.
Pérou, Lonely Planet.
Pérou, Footprint Gallimard.
Pérou, Vincent Geus, éditions de La Boussole.
Pérou, Rob Rachowiecki, Joe Yogerst, Vance Jacobs et Pascal Varejka, National Geographic.

Récits
Voyage à motocyclette, Ernesto Che Guevara, éditions Mille et une Nuits.
Commentaires royaux sur le Pérou des Incas (trois tomes), Garcilaso de la Vega, La Découverte.
Première de cordée, Claude Kogan, femme d’audace et de passion, Charlie Buffet, Robert Laffont.
La Mort suspendue, Joe Simpson, Glénat.
Commentaires royaux sur le Pérou des Incas, tome 3, Marcel Bataillon et François Thibaux, La découverte Poche.
Voyage au Pérou et en Bolivie (1875-1877), Charles Wiener et Pascal Riviale, Gingko editeur, 2010
Les veines ouvertes de l'Amérique latine : Une contre-histoire, Eduardo Galeano, Terre Humaine.

Littérature
Les Incas, peuples du soleil, Carmen Bernand, Gallimard.
Les Fleuves profonds, José-Maria Arguedas, L’Imaginaire Gallimard.
Les romans de Mario Vargas Llosa (prix Nobel de litterature 2010), notamment :
La Maison Verte - Lituma dans les Andes - La ville et les chiens.
Je te vois reine des quatre parties du monde, Alexandra Lapierre, Flammarion.

Ouvrages illustrés
Pérou, du sable, de l’or, des dieux et des hommes, Mireille Vautier et Hughes Demeude, Vilo.
Pérou d’or, d’argent et d’émeraude, Annie et Jean Pichon, éditions Anako.
Cordillères andines, Bernard Francou, Patrick Wagnon, Glénat.
Sommets incas, Fabrice Pawlak et Patrick Wagnon, Glénat.
Pérou Equateur, René Desmaison, éditions Alain Barthélémy.
Voyage au Pérou sur les pas de Flora Tristan, Laure de Guerny, éditions du Garde-Temps.

Carte
Peru Ecuador, 1/2 500 000, Nelles.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Une histoire de passion et une longue histoire d’amitiés
Depuis sa création, Allibert entretient une relation privilégiée avec le Pérou ! Jef Tripard, l’un des membres fondateurs, biologiste et guide de haute montagne, voue une passion de longue date aux sites alors très peu fréquentés du Pérou. Mais c’est en 1984 que la belle aventure va réellement commencer...  Une première expédition française d’alpinisme au Pérou est menée par Philippe Allibert pour gravir l’Ausangate, qui deviendra l’un des sommets fétiches de nos équipes. Natifs du cœur de Vilcanota, Cirilo – alors âgé de 15 ans – et son père Francisco – grand ami d’Herman Buhl, vainqueur du Nanga Parbat, au Pakistan – sont les muletiers qui accompagnent l’expédition. Depuis ce jour, les deux hommes travaillent main dans la main avec l’équipe Allibert et de véritables liens d’amitié se sont noués : Philippe Modéré, alors responsable marketing, a passé de longs mois avec eux dans les montagnes de Vilcanota ou de Carabaya. De nombreux liens d’affection existent également entre les guides Allibert et cette famille péruvienne. Dès le départ, Cirilo et Francisco assurent le service de trekking de nos voyages. Et, à la différence des Péruviens qui marchent en général par utilité, ils aiment passionnément la montagne ! Dotés d’un sens du service exceptionnel, ils montent avec Allibert leur agence réceptive. Aujourd’hui, ils travaillent exclusivement pour nous. Cirilo est sans conteste l’un des plus grands connaisseurs des cordillères du sud du Pérou. Une expérience dont profite également son équipe d’accompagnateurs, pour laquelle le monde inca n’a pas de secret.

Nos actions de tourisme responsable

Nous nous impliquons dans une démarche responsable au Pérou sur plusieurs plans.
- Le financement de l’apprentissage du français. En 2005, dans le cadre de notre projet “30 ans, 30 actions”, cinq guides ont débuté les cours à l’Alliance française de Cusco. Nous avons collecté grâce à vos dons, à Arthaud et à Lonely Planet, des ouvrages sur la France pour compléter la bibliothèque de l’Alliance française.
- L'accueil de guides boliviens sur des trekkings pour échanger avec leurs collègues sur les méthodes de travail et leur expérience. En 2005, 2 guides boliviens sont partis sur le Tour de l'Ausangate. Devant leur enthousiasme, l'expérience a été renouvelée en 2006.
- L’amélioration des conditions de travail de notre équipe (guides, porteurs, cuisiniers et muletiers), par 300 kg de dons de matériel de randonnée collectés en 2005 grâce à votre générosité, celle de nos guides, de Millet et de Salomon.
- Le premier nettoyage de la cordillère de Huayhuash. En juillet 2007, un partenariat avec l’agence québécoise Karavaniers nous a amenés à participer à cette opération. Six personnes, accompagnées de seize ânes, y ont participé.
- En 2009, équipement des élèves de l’école de Vilcanota afin que ces enfants disposent de matériel pour suivre leur scolarité dans de meilleures conditions.
- En 2011, nous avons acheté pour 2 500 dollars de matériel et ainsi fourni vestes, tee-shirts et duvets à nos équipes locales. Cirilo, notre partenaire au Pérou, s’est chargé de répartir une cinquantaine de polos, 35 vestes et 15 duvets entre cuisiniers, muletiers et guides.
Pour suivre toutes nos actions de tourisme responsable, rendez-vous sur notre site www.allibert-trekking.com/84-tourisme-responsable-equitable.htm.

Le respect des us et coutumes

Le peuple péruvien, constitué d’Amérindiens, de métis et de créoles, est un peuple aux traditions millénaires. Les règles de comportement sont néanmoins comparables à celles de nos pays européens. Les habitants des montagnes péruviennes sont parfois d’abord plutôt réservé, il convient de respecter une certaine discrétion.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l’espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l’entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l’école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d’une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié. 

Ces précautions favorisent les échanges.

La préservation de l'environnement

- La faune 
Dans les hauteurs, les animaux que vous rencontrerez le plus souvent sont les camélidés : le lama, l’alpaga, la vigogne et le guanaco. Les deux premiers sont domestiques, les deux derniers uniquement sauvages. Vous aurez parfois la chance d’apercevoir furtivement des viscaches, petits rongeurs agiles à longue queue, vivant dans les terrains rocailleux en altitude, ainsi que quelques rapaces, notamment le majestueux condor. En parcourant le désert côtier, le long du Pacifique, peut-être verrez-vous pingouins, phoques, flamants roses, pélicans, sternes et toutes sortes d’oiseaux palmipèdes endémiques.
- La flore 
L’arbre le plus courant dans les vallées andines est l’eucalyptus (introduit en Amérique du Sud bien après l’arrivée des conquistadors). Dans certaines cordillères, vous pourrez voir, jusqu’à plus de 4 500 mètres, des queñuas (polylepis), arbres à écorce en feuillets.

Pour conserver ce patrimoine naturel d’exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N’approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. Lire notre conseil de guide “La faune de montagne”  https://www.allibert-trekking.com/197-respect-faune-montagne
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficiles à recycler (piles, lingettes, sac en plastique...) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez-les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou d'utiliser un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez ps les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.
 
Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...