Portugal

Territoires sauvages et tout en contrastes, le Portugal enchante le visiteur par sa diversité : paysages rudes du continent, riche flore de Madère ou volcanisme et lacs des Açores. Sur ces terres peu fréquentées, la vie rurale, tranquille, aux coutumes paysannes séculaires et aux traditions religieuses vivantes, invite au repos et à la sérénité.


Randonnées au Portugal

Repères

Population

10,7 millions d’habitants.

Superficie

92 090 km2.

Capitale

Lisbonne.

Villes principales

Porto, Coimbra.

Point culminant

la Torre (serra da Estrela, 1 993 m).

Langue

portugais.

Religion

la majorité de la population est catholique, mais le Portugal est un Etat séculier d’après la Constitution de 1976.

Décalage horaire

par rapport à la France, une heure de moins toute l’année. UTC/GMT : + 0 h.

Géographie

La géographie
A l’extrémité ouest de la péninsule Ibérique, bordé par l’océan Atlantique sur 832 km de côtes (660 km à l’ouest et 172 km au sud), le Portugal se présente comme une enclave dans le territoire espagnol avec lequel il possède une frontière commune de 1 215 km.
Le Portugal est essentiellement un pays de moyenne montagne. Le pays se divise en deux régions très distinctes, séparées par le cours du Tage.
Au nord du Tage, l’altitude dépasse fréquemment 1 000 m et le paysage se compose de reliefs montagneux – massif granitique de la serra de Estrela – et de hauts plateaux au nord-est – Tras-os-Montes, Alto Douro – percés de profondes vallées. Les plateaux de la Beira Baixa, à l’est du pays, sont moins élevés. Une plaine littorale, la plaine de Coimbra, s’évase le long de ces plateaux.
Sur la côte occidentale, l’Estrémadure, avec ses collines et ses petits massifs, assure la transition avec les paysages du sud aux reliefs plus bas. Ici se succèdent chaînes peu élevées et plateaux (haut et bas Alentejo). A l’extrême sud du territoire se trouve l’Algarve, ensemble de plateaux calcaires, de plaines et de lagunes.

Climat

Le climat
La sécheresse et la chaleur de l’été ont permis aux géographes de classer le Portugal dans les pays méditerranéens. L’océan Atlantique tempère cependant beaucoup le climat, abrège la période de sécheresse, apporte des pluies abondantes à l’ouest du pays (700 mm par an en moyenne) et adoucit les températures hivernales. Le nord du pays est tempéré et humide, le sud plus sec et plus chaud. La proximité de la mer et des estuaires confère à Lisbonne et plus encore à Porto un climat plus doux et humide. Un climat de type méditerranéen règne sur l’Algarve où les températures sont élevées même en hiver. Le climat atlantique offre des températures agréables toute l’année. En hiver, les températures restent douces, mais il peut pleuvoir, surtout au nord du pays.

- Moyenne des températures minimales et maximales à Lisbonne, en °C :

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- Moyenne des températures minimales et maximales à Porto, en °C :

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Économie

L’économie
Entre le XVe et le XVIe siècle, le Portugal fut l’une des plus grandes puissances économiques et sociales du monde, avec un empire colonial qui s’étendait de l’Afrique à l’Asie en passant par le continent sud-américain. De 1926 à 1975, sous la dictature de Salazar, le pays perd la plupart de ses colonies. Nombre de Portugais ont à cette époque été contraints de quitter le pays pour travailler et subvenir aux besoins des leurs.
La modernisation de l'économie a largement bénéficié de l'adhésion à l'Europe communautaire. Grâce aux aides et aux fonds structurels européens, le Portugal a pu développer et transformer ses infrastructures (voies de communication, transports, logements). Les privatisations menées à partir de 1989 dans l'industrie, le secteur des banques et des assurances, puis dans les télécommunications et l'énergie ont favorisé l'émergence d'un marché financier dynamique, encouragé également par la déréglementation financière, la suppression du contrôle des changes et de l'encadrement du crédit. Les investissements étrangers ont fortement progressé, notamment en provenance de l'Espagne, de la Grande-Bretagne et de la France.
L'agriculture occupe 12 % des actifs. Les petites exploitations de polyculture (maïs, pomme de terre, vin) du Nord s'opposent à celles du Sud, très étendues (céréales, élevage ovin et bovin). La pêche reste active.  Le pays exporte du vin, des légumes et des fruits.
Le secteur industriel emploie 31 % des actifs. Le textile (confection) vient en tête ; des secteurs à forte valeur ajoutée sont en plein essor (machines-outils, électronique, plastique). La métallurgie, le montage automobile, le travail du cuir et du bois et l'agroalimentaire figurent parmi les autres activités industrielles.
Les services (57 % des actifs) accordent une place importante au tourisme.
Le Portugal demeure totalement dépendant de ses importations pour ses matières premières minérales et énergétiques, notamment pour les hydrocarbures.

Société

La société
La population présente une grande homogénéité ; c’est le premier pays d’Europe à avoir constitué une nation sur un territoire aux frontières quasiment inchangées depuis 800 ans. Le pays est marqué par de profondes disparités régionales entre un Nord et des zones littorales fortement peuplés et un Sud et un arrière-pays en voie de dépeuplement et de vieillissement, notamment en Alentejo. Depuis une vingtaine d’années, on constate un exode rural massif et un afflux de l’intérieur du pays vers le littoral où vivent désormais 70 % de la population. Les agglomérations de plus de 10 000 habitants concentrent la moitié de la population, Lisbonne et Porto à elles seules, près de 40 % de la population. Les plus de 60 ans représentent 23 % de la population totale, les moins de 15 ans ne représentent plus que 15 %.
Quant aux régions autonomes des Açores et de Madère, elles continuent d'afficher des taux de natalité et une proportion de jeunes supérieurs à la moyenne nationale.

L'histoire du pays

L’histoire
Les Romains doivent mener de longues campagnes pour venir à bout de la résistance des tribus installées dans le pays qui ne sera conquis qu'entre le IIe siècle avant J.-C. et le IIIe siècle après J.-C. Il est envahi au Ve siècle par les Alains, puis les Suèves, dont le royaume est annexé par les Wisigoths en 585. La domination musulmane, commencée en 711, est ébranlée au IXe siècle par les campagnes d'Alphonse III, roi des Asturies, puis, au Xe siècle, par Ferdinand Ier, roi de Castille. Après une période de troubles, Alphonse Ier Henriques rompt tout lien avec la Castille et consacre l'indépendance du Portugal au XIIe siècle. La monarchie, héréditaire dès le XIe siècle, ne trouve, jusqu'au XIIIe siècle, que quelques limites dans les privilèges d'un très riche clergé et d'une noblesse qui s'est arrogé le droit d'exercer la justice ou de lever les redevances. A la fin du XIIIe siècle, le renforcement de l'autorité royale se poursuit avec l'appui de la bourgeoisie urbaine. Au XIVe siècle, ses successeurs orientent le pays vers l'expansion outre-mer, l'expansion pacifique, chère aux bourgeois, se développe – des champs de blé, puis des plantations de canne couvrent Madère et les Açores, le commerce en Guinée est très fructueux (or, esclaves, ivoire, malaguette, gomme). Les îles du Cap-Vert, découvertes en 1460, et les Açores servent de base à des voyages qui mènent les Portugais aux abords de Terre-Neuve avant Colomb. En Afrique, le voyage de 1471 est marqué par la découverte de Saõ Tomé et d'Annobón, et le franchissement de l'équateur. Au XVe siècle, Diogo Cão plante des padrões (colonnes marquant la prise de possession) portugais dans l'actuelle république démocratique du Congo et au cap Santa Maria en Angola. Tandis que Pêro da Covilhã va reconnaître l'Inde et visite l'Ethiopie, Bartolomeu Dias franchit le cap des Tempêtes (cap de Bonne-Espérance) et découvre l'océan Indien. C'est sous Manuel Ier le Fortuné (1495-1521) que Vasco de Gama réalise le premier voyage maritime aux Indes. Des forts sont construits sur la côte africaine,  la flotte égyptienne est détruite ; Socotora, Mascate, Goa, Malacca, Ormuz sont prises, un comptoir est fondé aux Moluques ; les Portugais, au XVIe siècle, achèvent la découverte des marchés asiatiques en débarquant au Siam, au Cambodge, en Chine, dans la région de Canton, où ils obtiennent la concession de Macao, et au Japon. Les entreprises missionnaires des jésuites vont essaimer de petites chrétientés dans tout l'Extrême-Orient, préparer l'évangélisation du Japon et de la Chine.
La longueur des voyages, qui retarde la réalisation des profits, les frais et, surtout, l'impossibilité de maintenir le monopole sur le commerce des épices rendent bien mince le bénéfice du roi du Portugal. La cour de Lisbonne va ralentir son effort en Extrême-Orient et se retourner vers son domaine atlantique. Le Brésil est colonisé au XVIe siècle. Presque seuls à vendre des esclaves, les Portugais en fournissent leurs colonies et aussi l'Amérique espagnole.
Philippe II, roi d'Espagne, fils et petit-fils de princesses portugaises, est proclamé roi du Portugal. Peu à peu, les souverains asiatiques, les Anglais et surtout les Néerlandais rognent la longue ligne des comptoirs portugais. Lorsque les Hollandais s'installent au Brésil, au début du XVIIe, les Portugais rendent la monarchie espagnole responsable de leur défaite, se soulèvent en 1640, et proclament roi le duc de Bragance, sous le nom de Jean IV, rétablissant la dynastie nationale de Bragance qui règnera jusqu'à l'instauration de la République en 1910. Si, au milieu du XVIIe siècle, les Portugais réussissent à chasser les Néerlandais des comptoirs africains, puis du Brésil, ils doivent se résigner à l'effondrement de leurs positions en Asie. L'Espagne reconnaît l'indépendance du Portugal. L'or et les diamants dépassent en importance le sucre, le tabac et le cacao.
Le Portugal, qui a participé à la guerre contre la France révolutionnaire aux côtés de l'Espagne, est attaqué par celle-ci, qui a changé de camp. Refusant de rompre avec l'Angleterre, le Portugal est envahi par les Français au début du XIXe siècle ; la famille royale s'exile au Brésil, les Portugais s'insurgent contre l'occupant français. Jean VI (1816-1826), préférant rester au Brésil, dont il a fait un royaume, laisse le gouvernement du Portugal à la régence et au général Beresford, chef de l'armée. Un soulèvement militaire renverse le régime absolutiste. Jean VI, rentré à Lisbonne, accepte la Constitution libérale votée par les Cortes. Pierre, fils de Jean VI, se proclame empereur du Brésil, dont l'indépendance est reconnue par le Portugal en 1825. Le suffrage direct est instauré. Le régime parlementaire reste cependant une façade : les élections sont préparées par le gouvernement, qui s'appuie sur la Couronne et doit satisfaire les classes dirigeantes. Sous Charles Ier (1889-1908), la monarchie devient de plus en plus impopulaire par son gaspillage, qui accroît les difficultés budgétaires et facilite la propagande républicaine. Le roi est assassiné en pleine rue, ainsi que son fils aîné. Son second fils, Manuel II, renonce au régime autoritaire et est chassé par un coup de force militaire. La république est proclamée en 1910.
La Constitution de 1911, franchement démocratique, ne fonctionne pas bien : les insurrections royalistes, les coups de force militaires, s'ajoutant à l'instabilité gouvernementale, expliquent la vingtaine de révolutions, la quarantaine de gouvernements qui se succèdent entre 1911 et 1926. Au cours de la Première Guerre mondiale, l'Allemagne, qui a attaqué les colonies portugaises dès 1914, déclare la guerre au Portugal. En 1926, le régime parlementaire est renversé ; le général Oscar Carmona, élu président en 1928, sera réélu tous les sept ans jusqu'à sa mort, en 1951. En 1928, Carmona confie le portefeuille des Finances au professeur António de Oliveira Salazar, qui devient président du Conseil en 1932.
Salazar est le personnage clé d'un régime fortement centralisé et hiérarchisé autour du président du Conseil. La Constitution de 1933 établit une véritable dictature du chef du gouvernement. Le Statut national du travail (1933) oblige les ouvriers à s'inscrire à des syndicats nationaux ; des grémios (corporations) groupent les patrons ; les partis politiques sont supprimés à l'exception de l'Union nationale républicaine dirigée par Salazar ; la grève est interdite en 1934. Réactionnaire, le salazarisme relève moins du fascisme que d'une forme d'autoritarisme bureaucratique, qui, derrière une façade parlementaire – une assemblée élue tous les quatre ans au suffrage universel, mais sans véritable pouvoir –, s'appuie sur une police politique toute puissante (PVDE devenue PIDE en 1945).
Le Portugal, favorable au général Franco durant la guerre d'Espagne, maintient sa neutralité au début de la Seconde Guerre mondiale, puis permet à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis d'utiliser l'archipel des Açores pour la surveillance de l'Atlantique.
En 1951, le général Francisco Higino Craveiro Lopes remplace Carmona, décédé ; en 1958, le candidat officiel, l'amiral Américo Tomás, est élu, mais le candidat d'opposition, le général Humberto Delgado, enlève 25 % des voix. En 1962, un soulèvement est vite écrasé, mais de nouvelles émeutes éclatent. Le Portugal connaît aussi de sérieuses difficultés dans ses possessions coloniales.
En 1968, Salazar, malade, renonce au pouvoir ; Marcelo Caetano, qui lui succède, s'engage à gouverner selon la même méthode tout en donnant un vernis démocratique à son action. Mais la situation ne cesse de se dégrader dans les colonies d'outre-mer. L'Eglise catholique prend ses distances avec le gouvernement. Aux grèves et à l'agitation estudiantine succèdent des remous au sein de l'armée. En 1974, Caetano est renversé par un coup d'Etat militaire. Une “junte de salut national” s'engage à restaurer les droits civiques et démocratiques, à organiser des élections libres au suffrage universel direct, à rétablir la paix dans les colonies. Le parti de l'Action nationale populaire et la police politique sont dissous, les gouverneurs civils destitués, les prisonniers politiques libérés et la censure abolie. C'est la révolution des œillets.
Le général Ribeiro de Spínola devient président de la République. Le pouvoir est réparti entre la junte, la présidence de la République, le gouvernement et le mouvement des forces armées (MFA). Le colonel Vasco Gonçalves devient Premier ministre. La gauche et l'extrême gauche dressent des barricades dans Lisbonne. Spínola démissionne. Le général Costa Gomes le remplace et Vasco Gonçalves demeure Premier ministre. L'une des priorités est de régler la question coloniale, la loi constitutionnelle de 1974 a enclenché le processus en reconnaissant le principe de l'autodétermination et le droit à l'indépendance des anciens territoires d'outre-mer. Pour la première fois depuis la fin du XVe siècle, le Portugal se trouve réduit à sa partie continentale, à ses archipels de Madère et des Açores et à son enclave chinoise de Macao qui sera rétrocédée à la Chine en 1999. En 1975, une tentative de coup d'Etat, dans laquelle se trouve impliqué le général de Spínola, échoue mais provoque une radicalisation de la révolution, marquée notamment par un renforcement des pouvoirs du MFA et une campagne de nationalisations. Les élections à l'Assemblée constituante – les premières au Portugal à se dérouler au suffrage universel – semblent consacrer la victoire des modérés. Refusant le verdict des urnes, les formations d'extrême gauche tentent de donner un tour plus radical à la révolution. Le Portugal se trouve au bord de la guerre civile. Avec la mise au pas des militaires et le rétablissement de l'autorité de l'exécutif s'ouvre une nouvelle période qui consacre le succès de la démocratie pluraliste. Les principales formations politiques – le PS, le PPD, transformé alors en PSD (parti social-démocrate), le CDS (Centre démocratique et social), démocrate-chrétien, ainsi que l'aile modérée du MFA – unissent leurs efforts pour contribuer à ce succès. En 1976, une Constitution – toujours en vigueur actuellement – pose les bases d'un socialisme démocratique, instaure un régime semi-présidentiel et consacre le rôle du Conseil de la révolution. Cet enracinement de la démocratie s'opère dans un contexte de grandes difficultés économiques qui, jusqu'au milieu des années 1980, ne cessent de peser sur la vie politique. Une forte instabilité en résulte avec une succession de gouvernements et de majorités composites.
“Choix d'un avenir moderne, d'un avenir de progrès, choix qui exigera beaucoup de la part des Portugais” (Mario Soares), l'Europe domine la période qui s'ouvre le 1er janvier 1986, date de l'entrée officielle du Portugal dans la Communauté européenne. En l'espace d'une décennie, cette adhésion, permet à l'économie portugaise de rattraper une partie de ses retards, non sans provoquer des tensions sociales dans certains secteurs traditionnels comme l'agriculture ou le textile. L'image vieillie, héritée du salazarisme, d'un Portugal pauvre, rural, archaïque, terre d'émigration, s'efface au profit de celle d'un pays à l'économie dynamique, à forte croissance.
Ce solide ancrage européen n'est pas antinomique avec l'ouverture sur les espaces lusophones de quelque 200 millions de locuteurs qui constituent un axe de développement privilégié. La stabilité politique s'incarne dans les deux mandats successifs de Mario Soares comme président de la République (1986-1996). Le PSD remporte les élections municipales de 2001 et les élections législatives de 2002. José Manuel Durão Barroso (PSD), le nouveau Premier ministre, forme un gouvernement de coalition avec le parti populaire. Confronté à un déficit public excessif (4,1 % du PIB en 2001), le gouvernement doit différer ses promesses faites pendant la campagne électorale et adopter des mesures impopulaires (hausse de la TVA, blocage des salaires, etc.) pour relancer l'économie. Les réformes à plus long terme – durcissement de la politique d'immigration, assouplissement du code du travail, réforme du système éducatif, augmentation des droits de scolarité – provoquent la colère de la gauche, des syndicats et des étudiants. Aussi, les élections européennes de 2004 se transforment en vote sanction pour la majorité gouvernementale. Une nouvelle crise politique éclate en 2004, lors de l'annonce de la démission du Premier ministre, J. M. Durão Barroso, appelé à la présidence de la Commission européenne.
Emmené par José Sócrates, le parti socialiste remporte une victoire historique. Les socialistes subissent toutefois leur premier revers aux élections municipales de 2005, remportées par l'opposition de centre droit (PSD). Cette défaite est confirmée à l'issue de l'élection présidentielle de 2006, remportée par l'unique candidat de droite, Aníbal Cavaco Silva. D'importantes mesures structurelles sont adoptées en vue de consolider les comptes publics, appuyer une relance de l'économie, réduire le chômage et la pauvreté.
En 2009, le bilan provisoire reste toutefois en demi-teinte : alors que le gouvernement sortant veut mettre en avant la meilleure résistance du pays à la crise financière et économique internationale, le mécontentement diffus face à un chômage en hausse et aux restrictions budgétaires se traduit par une certaine désaffection des électeurs à l'égard des deux partis dominants. Après avoir reculé aux élections européennes, derrière le PSD et au profit de la gauche non-socialiste, le PS perd la majorité absolue des sièges aux législatives. La dispersion des voix profite au bloc de gauche et à la droite. J. Sócrates forme un gouvernement minoritaire.
Ayant sous-estimé la vulnérabilité économique du Portugal – avec une persistance de la récession, du chômage, de la dette publique et du déficit budgétaire –, le Premier ministre Sócrates présente un nouveau plan de rigueur qui est rejeté par le Parlement, ce qui l'incite à présenter sa démission en mars 2011 avant de se résoudre à solliciter l'assistance de l'UE et du FMI. Mais les élections législatives anticipées de juin se soldent par une nette défaite des socialistes au profit du PSD. Le PSD forme avec le CDS-PP un gouvernement de coalition majoritaire sous la direction de Pedro Passos Coelho, très libéral. Un premier plan de rigueur  est voté. A ces mesures d'austérité – qui ont pour effet de déprimer la demande intérieure mais sont jugées nécessaires – s'ajoute un important programme de privatisations dans le secteur de l'énergie ainsi que du transport aérien. Si le système bancaire reste fragile et si le secteur public est en voie de restructuration, la reprise des exportations, de la consommation et de l'investissement contribue à un rebond de la croissance en 2015, tandis que le taux de chômage est ramené de plus de 16 % en 2013 à 13 % environ. L'augmentation de la précarité et l'émigration en constituent cependant le revers de la médaille. Mettant en avant ces premiers résultats, controversés lors de la campagne électorale, la coalition au pouvoir vient en tête des élections législatives de 2015.
Surmontant ses divisions, la gauche (parti socialiste, bloc de gauche, parti communiste et Verts) parvient ainsi à faire chuter le gouvernement minoritaire de P. Passos Coelho. S'engageant à respecter les engagements européens de son pays et à mettre en place une alternative “réaliste et prudente” à l'austérité, le socialiste António Costa prend la tête du nouveau gouvernement.

Bon à savoir

Informations pratiques

La romaria
C’est l’une des manifestations les plus typiques du Portugal. Il s’agit de processions religieuses avec fêtes qui célèbrent le saint patron de la ville. Toutes ces manifestations s’accompagnent de rites et de coutumes variant d’une région et d’une ville à l’autre. Le soir, en revanche, on célèbre plutôt Bacchus et tous les dieux de la bonne chère !

Le fado
Le fado est LA musique du Portugal. Il incarne la mélancolie et la force de la destinée contre la volonté humaine. Son origine, incertaine et tourmentée, se rattache au mot latin fatum, qui, justement, signifie destin.
 
Le porto
Le vin de Porto provient de la vallée du Haut-Douro. Sur environ 240 000 ha, dont 10 % seulement sont exploités, près de 25 000 viticulteurs cultivent une vingtaine de cépages, rouges et blancs, sur une terre aride et calcinée l’été par le soleil.
 
Les repas
Les heures des repas sont légèrement plus tardives que les heures françaises : le déjeuner a lieu vers 14 heures et le dîner vers 20 heures. Attention, en dehors de Lisbonne et des stations balnéaires, les restaurants ferment plutôt vers 22 heures.
 
Electricité
Tension électrique : 220/230 V, 50 Hz. Les prises sont de type français.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.

Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, de faciliter et de rendre plus agréables vos échanges avec les Portugais rencontrés. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Oui : sim.
Non : não.
Merci : obrigado (obrigada si vous êtes une femme).
Merci beaucoup : muito obrigado(a).
De rien, je vous en prie : de nada.
S’il vous plaît : por favor.
Pardon, excusez-moi : com licença.
Au revoir, adieu : adeus, tchau.
A bientôt : até já, até logo.
Bonjour : bom dia.
Bon après-midi : boa tarde.
Bonne nuit : boa noite.
Je ne comprends pas : não percebo ou não compreendo.
Parlez-vous français ? : fala francês ?
anglais : inglês.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Sites Internet
http://www.petitfute.com/voyage/220-portugal.
http://membres.multimania.fr/madeira91/quelque.htm.
http://www.routard.com/guide/code_dest/portugal.htm.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Portugal.
 
Bibliographie
Guides

Portugal, guide Voir, Hachette.
Portugal, Le Petit Futé.
Portugal, Bibliothèque du voyageur, Gallimard.
Histoire du Portugal et de son empire colonial, A.H. de Oliveira Marques, Karthala.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Une histoire de passion
Le Portugal continental, les Açores, Madère, un pays, des îles, des terroirs aux caractéristiques si différentes, où chacun de nos partenaires est un spécialiste de sa région !
 
- Nos voyages au Portugal continental sont orchestrés par Sylvie, franco-fortugaise, de retour dans son pays d’origine après avoir passé 18 ans en France. C’est depuis son petit village au cœur du parc national de Peneda-Gerês, en Galice, à la frontière avec l’Espagne, qu’elle organise et assure la logistique de votre voyage autour de son village natal. Véritable ambassadrice de son pays, elle s’est spécialisée dans le voyage à pied, au plus près des villages et de la nature. Bien ancrée dans son terroir, elle est aussi la première guide francophone formée au métier d’accompagnatrice au Portugal et s’implique activement dans le développement de structures d’accueil familiales. Ensemble, nous proposons aussi des voyages au sud du Portugal ; sous sa responsabilité, c’est Ricardo qui vous assistera dans l’organisation de votre voyage au départ de Lisbonne.
 
- Depuis plus de quarante ans, notre partenaire açorien organise la découverte de ces îles ; aujourd’hui, Catarina s’est entourée d’une jeune et dynamique équipe qui met un point d’honneur à satisfaire vos desiderata et à assurer le succès de votre voyage.
Basés à São Miguel, la plus grande des îles et la plus importante d’un point de vue économique, représentés dans tout l’archipel, pionniers du trekking et des randonnées en vélo aux Açores, ils sont tout indiqués pour vous faire découvrir les merveilles de la nature et les richesses de leur patrimoine.
 
- Nubelia, Madérienne, est passionnée par son île. Résidant à Funchal, elle n’a de cesse d’enfiler ses chaussures et de prendre son sac pour des balades en bord de mer ou à l’intérieur des terres. Aussi connaît-elle tous les petits coins secrets, les levadas ou les criques oubliées. Et comme elle aime faire partager ses découvertes, vous êtes assuré avec elle de découvrir cette île enchanteresse dans les meilleures conditions. Car Nubelia n’a qu’un objectif, que vous succombiez aux charmes de Madère !  

Le respect des us et coutumes

Le respect des us et des coutumes
La ferveur religieuse du Portugal (Açores et Madère compris) n’a rien à envier à d’autres pays européens profondément catholiques, comme la Pologne, l’Italie ou encore l’Irlande. Inutile d’évoquer Fátima, le "Lourdes" portugais, et les pèlerinages toujours très suivis de Bom Jésus, des monastères d’Alcobaça ou de Batalha.
 
Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord. 
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Si vous ne connaissez pas la personne à qui vous vous adressez, faites précéder le nom de votre interlocuteur d’un senhor pour un homme ou d’un senhora pour une femme.
— La famille, l’apparence, les signes extérieurs restent importants.

Ces précautions favorisent les échanges. 

La préservation de l'environnement

La préservation de l’environnement
Autrefois connu comme le jardin de l’Europe, le Portugal comprend plus de 2 700 essences. Le célèbre chêne-liège, avec l’écorce duquel se fabriquent les bouchons, est présent dans tout le pays, mais plus particulièrement dans l’Alentejo. Sur l’ensemble du territoire portugais, plusieurs espèces originaires d’Afrique ou d’Amérique du Sud ont été introduites avec succès par l’homme, comme de somptueux eucalyptus. Le pin maritime est également très répandu. En tout, environ un tiers de la superficie du pays est recouvert de forêt.
Le renard et le sanglier ainsi que le loup, le lynx et le chat sauvage constituent la plus grande partie de la faune, surtout dans la région du Nord et dans le parc national de Peneda-Gerês. En zones plus ou moins élevées, chevreuils, lièvres et rapaces sont des habitués tandis qu’en zone lagunaire comme dans la réserve naturelle de la Ria Formosa (près de Faro, Algarve) se posent les oiseaux migrateurs. Le cap Saint-Vincent (cabo de São Vicente), pointe la plus sud-occidentale de l’Europe, constitue, lui aussi, une halte essentielle pour les oiseaux migrateurs au cours de leur périple. Dans la région de l’Alentejo, on peut apercevoir une importante population de cigognes avec des nids spectaculaires.

Pour conserver ce patrimoine naturel d’exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous. 
— Dans le cadre d'une démarche responsable, évitez l'achat de bouteilles en plastique. Nous vous conseillons de prévoir une gourde personnelle que vous pourrez remplir.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur.
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers le Portugal : Paris - Ponta Delgaga, 34 € ; Paris - Lisbonne, 17 € ; Paris - Faro, 21 € ; Paris - Funchal, 32 €.