Venezuela

Au nord de l’Amérique du Sud, le Venezuela, pays immense d’une rare beauté, offre au visiteur une multitude de contrastes et d’ambiances insolites. Les glaciers et neiges éternelles de la cordillère des Andes, la jungle de la forêt amazonienne parcourue de fleuves puissants, la savane arborée aux reliefs tabulaires et les immensités bleues de la côte caraïbe se sont donné rendez-vous sur ces terres. Au cœur d’une végétation exubérante peuplée d’une faune et d’une flore très riches, l’aventure n’est jamais loin... Dans cette nature vierge que nous vous emmenons explorer à pied ou en pirogue, loin de la modernité tapageuse des régions urbanisées, vous partagez le mode de vie des tribus indigènes oubliées par le temps, Waraos, Pémons ou Yecuanas, qui ont su conserver intactes leurs traditions. Des sites spectaculaires, des rencontres fortes et chaleureuses... une destination pour tous les amoureux de nature tropicale et d’authenticité !
Trekkings et voyages au Venezuela

Repères

Population

30 millions d’habitants.

Superficie

916 445 km2.

Capitale

Caracas.

Villes principales

Maracaibo, Valencia, Barquisimeto, Maracay, Merida, Ciudad Bolivar.

Point culminant

Pico Bolivar (4 981 m, 5 007 m selon les Vénézueliens).

Langues

espagnol (off.), environ 40 langues autochtones (wayuu, piaroa, pemón, guahibo, etc.).

Religions

catholicisme (96 %), protestantisme (2 %), autres (2 %).

Décalage horaire

par rapport à la France, six heures et demie de moins d’avril à octobre, cinq heures et demie de moins de novembre à mars. UTC/GMT : - 4 h.

Géographie

Le Venezuela est baigné au nord et au nord-est par la mer des Antilles et l’océan Atlantique, bordé à l’est par la Guyana, au sud par le Brésil et à l’ouest par la Colombie. Le Venezuela possède également 72 îles, dont la plus étendue est Margarita (2 211 km2), dispersées dans la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique.
On peut distinguer trois grandes régions : la côte et les Andes au nord et à l’ouest, les plaines au centre et le massif guyanais au sud-est.
- Les Andes forment deux cordillères encadrant le golfe de Maracaibo, dites de Perijá à l’ouest et de Mérida à l’est (5007 m au pic Bolívar), entaillées de vallées qui abritent des villes anciennes et s’ouvrent vers le lac de Maracaibo ou les Llanos : dépression du Táchira avec San Cristóbal, vallée du Chama avec Mérida, du Santo Domingo vers Barinas, du Motatán avec Valera. La cordillère Caraïbe, de direction ouest-est, formée d’une chaîne côtière atteignant 2 765 mètres et donnant un littoral rectiligne, abrupt et d’une chaîne intérieure, abrite les dépressions du lac de Valencia – vallée du Tuy, au centre, des golfes de Cariaco et Paria, à l’est.
- Au centre du pays, le bassin sédimentaire des Llanos est formé d’une plaine inondée annuellement par les rivières descendant des Andes et chargées des matériaux alluviaux qui se répandent au moment des grandes crues. L’Orénoque draine 70 % du pays et se termine par le vaste delta Amacuro.
- Les moyennes montagnes du socle guyanais forment l’ensemble de la partie sud-est du Venezuela, avec quelques monts plus élevés, dont le Roraima, qui atteint 2 800 mètres.

Climat

Climat chaud et tropical sur la majorité du pays, les hautes terres et les régions montagneuses sont plus fraîches. Les températures varient peu selon les saisons. Dans ce pays de l’eau par excellence, la pluie joue un rôle fondamental en alimentant les principaux cours d’eau du pays et leurs cascades grandioses.
Deux saisons se distinguent :
- la saison sèche (été), de novembre à avril ;
- la saison des pluies (hiver), le reste de l’année.
 La meilleure période pour se rendre au Venezuela :
- pendant la saison sèche, bien sûr,
- pendant la saison des pluies, le climat est évidemment plus chaud et humide. Pour autant, les régions traversées permettent de voyager dans de très bonnes conditions tout au long de l’année ;
- aux mois d’octobre et novembre, la floraison des orchidées est à son apogée, même si celles-ci sont visibles toute l’année en fonction des régions et de l’altitude.  

- Températures moyennes à l’année, en °C :

 

jour

nuit

Caracas (1000 m), près des chaînes côtières

24 °C

20 °C

Gran Sabana (1000 m), arrière-pays

22 °C

18 °C

 Roraima (2700 m)

20 °C

6 °C


- Températures moyennes maximales et minimales, en °C :

 

janv.

fév.

mars

avr.

mai

juin

juil.

août

sept.

oct.

nov.

déc.

Caracas

24/31

25/13

26/14

26/16

21/17

26/17

26/16

26/16

27/16

26/16

25/16

26/14

Merida
(sierra, 1500 m)

23/13

23/14

23/15

24/16

24/16

24/16

24/15

24/15

24/15

24/16

23/15

23/14

Économie

Grâce à ses gisements d’hydrocarbures (deuxième plus grande réserve de pétrole du monde), le Venezuela rural des années 1930-1940 devient, en l’espace de deux générations, le pays le plus industrialisé du monde andin. Pays fondateur de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), il encourage la hausse des prix du pétrole et des taxes puis, en 1975, nationalise l’exploitation de ses ressources pétrolières, longtemps aux mains des compagnies étrangères. Le pétrole assure la quasi-totalité des recettes en devises. La mise en place de divers fonds de crédits lui permet de mieux gérer les bénéfices générés par l’or noir et de développer une politique sociale : hausse des salaires, surtout pour les plus défavorisés, protection de l’emploi, subventions aux denrées de base.
Le Venezuela doit à l’hégémonie de sa capitale d’être un pays plus caraïbe qu’andin. L’essor pétrolier ne fait que confirmer Caracas, les villes du littoral et du centre-nord (Maracay, Valencia, Barquisimeto) dans leur rôle de centre économique. Les ressources pétrolières ont permis à l’Etat de mener un plan de développement régional. Hors de ce centre-nord caraïbe, les villes ont bénéficié de l’implantation de services et d’activités économiques, tandis que les campagnes ont connu une réforme agraire associée à des travaux d’infrastructures : centres de stockage, industries agroalimentaires, routes, équipements ruraux, villages agricoles, travaux hydrauliques dans les Andes et dans les plaines intérieures (les Llanos).
L’agriculture n’occupe qu’un cinquième des terres disponibles. L’élevage extensif bovin fournit la moitié des revenus agricoles, les céréales, les fruits et les légumes, 40 %, les 10 % restants provenant de la pêche et de l’exploitation forestière. Les principales cultures commerciales sont la canne à sucre, la banane, le café et le maïs. En dépit de la réforme agraire, la structure foncière demeure très déséquilibrée. A côté de moyennes et de grandes propriétés capitalistes subsiste, avec peine, une masse de petits paysans (84 % des agriculteurs cultivent au total 8 % des terres).
Les activités industrielles non pétrolières concernent, pour l'essentiel, la production de biens de consommation et la construction navale. Le fer est la deuxième ressource après le pétrole.

Société

La croissance de la population est de l’ordre de 1,5 % par an. Cette croissance, restée longtemps plus élevée, explique notamment la jeunesse de la population (29 % des habitants ont moins de quinze ans). Le taux d’accroissement naturel est renforcé, depuis le début du XXe siècle, par un important flux migratoire qui s’est en effet instauré dans les années 1920 avec l’arrivée de Portugais, Espagnols et Italiens. Il s’intensifie et devient essentiellement latino-américain – colombien surtout – après le boom pétrolier de 1974. La faible densité moyenne ne rend pas compte de l’inégale répartition d’un peuplement qui se concentre dans les cordillères et sur la côte septentrionale, dans la région de Caracas et autour du lac de Maracaibo, tandis que l’intérieur – les zones guyanaises et les Llanos – demeure quasiment vide d’hommes. Plus de 90 % des habitants vivent dans des villes.
La population est très mélangée, avec des Africains noirs (37,7 %), des métis ou mulâtres (42,4 %), des Blanc (16,9 %) et des peuples indigènes (3 % seulement). Parmi les peuples amérindiens, figurent les Goajiros, les Arawaks, les Pémóns, les Yanomamis, les Galibis.

L'histoire du pays

Le pays, peuplé par des Indiens, résiste aux conquistadores jusqu’à la fin du XVIe siècle. Découverte par Christophe Colomb (1498), la côte est appelée “Petite Venise en raison de ses cases sur pilotis. Les premiers explorateurs y recueillent des perles. La colonisation ne commence vraiment qu’en 1556. Divisé entre les gouvernements de Caracas et de Cumaná, le Venezuela est sans cesse attaqué par les corsaires anglais et français, ainsi que par les Néerlandais. Enrichi par le commerce et par de nouvelles cultures (café, coton), le Venezuela, unifié en une capitainerie générale (1777) et pourvu d’une audiencia (1786), possède à la fin du XVIIIe siècle une aristocratie de créoles éclairés, les Mantouans. La majorité, bien qu’aspirant à plus d’autonomie, ne désire pas se séparer de l’Empire espagnol.
Le Congrès proclame, en juillet 1811, l’indépendance des Provinces-Unies du Venezuela. Une guerre civile éclate entre loyalistes et patriotes. En 1816, les armées de Simon Bolívar débarquent. Si Bolívar contrôle une grande partie du pays, Caracas lui échappe. Il fixe sa capitale à Angostura, et crée la République de Grande-Colombie (Venezuela et Colombie) en 1819, dont il devient le premier président. En 1821, Caracas tombe. La Grande-Colombie, à laquelle vient s’ajouter la Nouvelle-Grenade, se désintègre en 1830 après la démission de Bolívar. Le Venezuela redevient un Etat souverain, prenant pour président José Antonio Páez, artisan de son indépendance complète. Jusqu’en 1850, Páez conserve, soit directement en tant que président, soit indirectement en tant que chef de l’armée, la réalité du pouvoir. L’esclavage est aboli en 1854. Après le renversement par un soulèvement militaire de la famille Monagas restée au pouvoir pendant 15 ans, le pays sombre dans une guerre civile opposant centralistes et fédéralistes.
La dictature de Antonio Guzmán Blanco (1870-1887), imprégnée des idées positivistes d’Auguste Comte, en vogue dans le continent latino-américain, laïcise l’Etat, crée l’enseignement primaire gratuit et obligatoire, construit des voies ferrées, développe l’économie et draine les investissements étrangers. Celle du général Juan Vicente Gómez, qui conserve le pouvoir de 1908 à sa mort en 1935, est marquée par l’essor pétrolier à partir de 1920. A la fin de sa dictature, le Venezuela demeure une société rurale, affaiblie par la sous-alimentation et le paludisme.
A la disparition du général Gómez, le pays connaît une ouverture du régime. Les exilés rentrent, les prisonniers politiques sont relâchés, la liberté de la presse s’affirme. En 1936, le Congrès approuve une nouvelle Constitution. Les militaires détiennent le pouvoir jusqu’en 1958, date à laquelle est instauré un régime civil. Rómulo Betancourt, élu président, se heurte à l’opposition des militaires conservateurs et à celle d’une guérilla castriste. Malgré ces écueils, il poursuit sa politique réformiste, procédant par étapes à la récupération par le pays de ses sources de richesse (dont le pétrole) et à la réforme agraire.
Au cours des années 1970, le Venezuela apparaît comme un modèle de stabilité politique et de pratique démocratique dans une Amérique latine où progressent les dictatures militaires. Les deux forces politiques majeures alternent au pouvoir jusqu’en 1984, les revenus pétroliers permettent le développement économique. La nationalisation du pétrole prend effet en 1975. Le Venezuela détient les niveaux de revenu, de santé et d’éducation les plus élevés des pays en voie de développement. Mais le pays, malgré ses efforts, ne parvient pas à éviter au sein de l’OPEP la hausse incontrôlée des prix du pétrole (1979), qui se traduit, les années suivantes par une diminution de la demande et donc par la baisse de ses revenus pétroliers. Le gouvernement est alors confronté à une crise économique et financière qui entraîne une dégradation du niveau de vie. Le pouvoir met en place une politique de privatisation et d’ouverture des exploitations pétrolières aux compagnies étrangères. Les mesures d’ajustement draconiennes, portant sur des produits de base, déclenchent de violentes émeutes. La situation économique est encore fragilisée par la chute des cours du pétrole en 1998.
En décembre 1998, Hugo Chávez, ancien colonel, remporte l’élection présidentielle. Sa formation politique, le Pôle patriotique, coalition formée par une dizaine de partis de gauche et nationalistes, a gagné les élections législatives et régionales le mois précédent. Cette double victoire témoigne de la volonté des Vénézuéliens d’un renouvellement d’une classe dirigeante usée par le pouvoir et corrompue. Désireux de fonder une démocratie populaire et participative inspirée du projet bolivarien, Hugo Chávez convoque une assemblée constituante qui adopte la loi fondamentale de la République bolivarienne du Venezuela (nouveau nom du pays), renforce les pouvoirs de l’exécutif, étend les droits de l’homme et des indigènes. Cette réforme constitutionnelle est approuvée, par referendum, par plus de 70 % de la population. Dans les faits, la situation économique et sociale ne cesse de se dégrader, aucun progrès n’est enregistré dans la lutte contre la corruption, la sécurité, l’emploi, la mise en place d’une administration efficace… Dès lors, le mécontentement gagne toutes les couches de la société, l’investissement privé stagne et la fuite des capitaux est importante. Cette défiance des classes aisées et des milieux d'affaires se mue en hostilité déclarée lorsqu’en 2001 le président Chávez promulgue une série de 49 décrets-lois prévoyant une réforme agraire qui menace les propriétaires terriens et les grands éleveurs et assure un renforcement du contrôle de l’Etat sur l’industrie pétrolière. Une grève générale paralyse le pays. Le mécontentement grandit encore lors de l’annonce en février 2002 d’un plan d’austérité et le flottement de la monnaie nationale. Dans ce climat d’insatisfaction et d’agitation sociale, une dizaine d’officiers supérieurs des armées et de la garde nationale entrent en rébellion contre le président, qui est arrêté et mis au secret. Mais, très rapidement, cette tentative de renversement du régime échoue, Chávez fait un retour triomphal et est officiellement rétabli dans ses fonctions. S’appuyant sur la manne pétrolière et un Etat aux pouvoirs renforcés, Chávez poursuit les réformes à l’attention des plus démunis, pourtant la pauvreté, l’insécurité, les trafics de drogue et la corruption restent endémiques, et les difficultés des classes moyennes s’accentuent. Le régime se radicalise, restreignant la liberté d’expression et  muselant l’opposition ; prônant le passage au socialisme, une série de réformes autorisent le gouvernement à prendre le contrôle de la Banque centrale, à exproprier sans procédures judiciaires et à créer une milice populaire placée sous l’autorité du chef de l’Etat. En 2009, Chávez est réélu pour la quatrième fois. Soigné pour un cancer depuis 2011, le président est à nouveau hospitalisé à Cuba. Son état s’étant aggravé, il ne peut prêter serment et meurt en mars 2013 à Caracas après avoir choisi comme dauphin son vice-président Nicolás Maduro.
Sur le plan international, le président Chávez ambitionnait de devenir le nouveau leader des pays du tiers-monde, s’affichant avec les chefs d’Etat libyen et irakien et demandant l’instauration d'un nouvel ordre mondial plus juste et multipolaire en brandissant l’arme du pétrole. Cherchant à adosser sa révolution sur un partenariat idéologique et sur des accords économiques avec des pays comme Cuba ou les Etats latino-américains gagnés par la nouvelle gauche altermondialiste (Bolivie, Nicaragua, Equateur), et à étendre la coopération à l’échelle continentale (livraison de pétrole à bas prix à 13 pays des Caraïbes, à Cuba ; rachat de la dette argentine…), il se rapproche de la Chine, signe avec la Russie d’importants contrats d’armement, et se montre aux côtés du président de l’Iran, formant avec ces différents pays un autre axe anti-Etats-Unis.
Moins charismatique que le Comandante, le nouveau président Nicolás Maduro, élu en 2013, en revendique l’héritage et se donne trois priorités : stabilisation de la situation politique et sociale, lutte contre l’insécurité et renforcement du plan stratégique économique national. Le gouvernement doit affronter une dégradation très préoccupante de la situation économique. La politique monétaire expansionniste, le contrôle des changes – instauré depuis 2003 pour freiner la fuite des capitaux, mais qui coexiste avec un marché parallèle du dollar – et les déséquilibres structurels entre la demande et l’offre des produits de consommation courante créent une inflation constante importante (56 % en 2013). La dévaluation du bolivar de 32 % en février 2013 – la cinquième en dix ans – a renchéri les produits d’importation. Aux difficultés économiques s’ajoute une criminalité en augmentation constante. Nicolás Maduro est contesté. Au mécontentement face aux pénuries se mêlent les revendications politiques contre la corruption, les atteintes à la liberté d’expression, la répression et, de façon plus générale, contre le régime. Outre un assouplissement sur le terrain économique avec l’introduction d’un nouveau système de change destiné à relancer l’économie et à surmonter les pénuries, le gouvernement montre quelques signes d’ouverture et amorce un dialogue avec l’opposition. 

Bon à savoir

Informations pratiques

L'artisanat
Nombreux sont les villages spécialisés dans la fabrication d'un objet particulier : la céramique précolombienne à Quíbor (vers Barquisimeto), les poupées en toile à Barbacoas (entre Mochima et Cumaná). La diversité des communautés indiennes se reflète dans leur artisanat varié, souvent très authentique et d'excellente qualité : hamac des Waraos, dans le delta de l'Orénoque, splendides masques ou statuettes des Piaroas et des Yanomamis, magnifiques petites crèches dans les Andes, etc.

La musique
est très importante. Avant de savoir marcher, le petit Vénézuélien tape du pied quand il entend du merengue ! La musique est partout. Sur les côtes encore peuplées de Noirs, les tambores nous mettent en transe. Dans les plaines, la musique des Llanos (contrapunteo ou joropó surtout, qui est la danse nationale) rythme la vie des fermiers, au son des maracas, cuatro (petite guitare à quatre cordes), basse et harpe. Ailleurs règnent la salsa et le merengue qui sont les musiques les plus populaires.

Quels sont les souvenirs intéressants à rapporter ?
Vous pouvez rapporter du Venezuela des tissus, des poteries, etc. Si vous aimez les hamacs, ceux du Venezuela, fabriqués à la main, sont magnifiquement colorés et très variés.
  
Electricité
Tension électrique 110 V, 60 Hz. Prévoir un adaptateur.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger vos batteries.

Quelques mots utiles
L’espagnol est parlé par toute la population. Les Indiens parlent généralement leur dialecte. Ils comprennent et parlent l’espagnol, mais il vous faudra, dans certains cas, une oreille tolérante pour pouvoir dialoguer. L’anglais est parlé dans les hôtels et les aéroports. Apprendre quelques mots clés en espagnol vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de rendre plus agréables vos échanges avec les Vénézuéliens rencontrés. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour, comment allez-vous ? : ¿ Buenos días, cómo está ?
Très bien, merci : muy bien, gracias.
S’il vous plaît : por favor.
Merci : gracias ; de rien : de nada.
Au revoir : hasta luego.
Oui : ; non : no.
Excusez-moi : discúlpeme.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer... Votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Sites Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Venezuela.
http://www.routard.com/guide/code_dest/venezuela.htm.
http://www.levenezuela.com.

Guides
Venezuela, Footprint, Gallimard.
Venezuela, Bibliothèque du voyageur Gallimard.
Venezuela, guide Bradt (en anglais).
Venezuela, Lonely Planet.

Récits
En radeau sur l’Orénoque, Jules Crevaux, Payot voyageurs.
Orénoque-Amazone, 1948-1950, Alain Gheerbrant, Folio.
Papillon, Henri Charrière, Pocket.
Légendes indiennes du Venezuela, Raymond Zocchetti, L’Harmattan.
Hugo Chavez et le Venezuela, Frédérique Langue, L’Harmattan.

Littérature
La Fleur de minuit, José Balza, Gallimard.
Les Lances rouges, Arturo Uslar Pietri, Serpent à Plumes.
Le Monde perdu, Arthur Conan Doyle, Gallimard jeunesse.
Contes comiques, Salvator Garmendia, Gallimard.
Histoire du Venezuela de la conquête à nos jours, Frédérique Langue, L’Harmattan.

Ouvrages illustrés

Venezuela une nature millénaire, Frédérique Loew et Gilles Santantonio, éditions Dakota.
Venezuela, André Camp, Claude Demarigny et Gérard Sioen, éditions Hermé.

Carte
Venezuela, 1/1 750 000, ITM.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Nos voyages sont le fruit d’une relation forte avec Dominique, Français né au Venezuela. Très jeune, il a parcouru le pays et ses différentes régions par amour du voyage et des rencontres. En créant son agence, il a souhaité impliquer les populations locales dans son projet afin de faire connaître ce pays aux richesses naturelles insoupçonnées, apportant soutien financier et formation aux différents métiers (hébergeurs, guides, pisteurs…). Dans son projet, il a compris l’importance d’enraciner les gens dans leur milieu pour préserver leur culture et leur identité. Il a créé à cet effet plusieurs campements dans le pays, qui sont devenus au fil du temps des bases d’accueil pour nos voyageurs.

Le respect des us et coutumes

Le Venezuela présente une véritable mosaïque de peuples, en particulier sur la côte nord du pays et les principales villes de l’intérieur. Européens, Asiatiques, anciens esclaves d’Afrique et Indiens cohabitent sur ces terres. Malgré un important processus d’occidentalisation qui a touché les populations urbaines des années 60 à 80, un grand nombre de traditions et de coutumes locales subsistent. La culture traditionnelle reste profondément ancrée dans les campagnes. Au sud du pays, la forêt amazonienne abrite un grand nombre de tribus indiennes (Pémons, Waraos, Piaroa, Yanomamis, etc.) : 15 ethnies appartenant aux familles linguistiques les plus importantes vivent de la pêche, de la chasse, et de la culture de leurs conucos, où poussent, entre autres, de succulents ananas et des yuccas, à partir desquels ils fabriquent divers aliments (alcool, sorte de pain appelé casabe, etc.).
Entrer en contact avec les populations indiennes ou paysannes pour découvrir leurs différentes coutumes et légendes est toujours une expérience fascinante.
 
Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l’entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Ne distribuez jamais de stylos, bonbons et autres cadeaux aux enfants. Ce comportement les incite à la mendicité. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d’une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.
 
Ces précautions favorisent les échanges. 

La préservation de l'environnement

Le Venezuela possède une géographie incroyablement variée. Des plages tropicales de sable blanc bordées de cocotiers s’ouvrent sur plus de 3 700 km de côtes, baignées par les eaux cristallines de la mer des Caraïbes. Couvrant une grande partie du pays, la jungle de la forêt amazonienne, avec sa faune et flore d’une étonnante diversité, ses végétaux démesurés, ses fleuves tumultueux et ses nombreuses chutes d’eau, offre des décors grandioses. Situées au centre du pays, les Llanos, vastes plaines couvertes d’une végétation de type savane entrecoupées d’immenses cours d’eau, sont protégées par une interdiction de chasse et de déforestation, contribuant à faire de cette région du Venezuela l’une des plus grandes réserves naturelles au monde. Une importante faune peuple ces contrées : le poisson-chat, le caïman à lunettes, le fourmilier géant, le tatou, le jaguar, le puma, le tapir, le capybara – chiguïre, le plus gros rongeur du monde qui peut peser jusqu’à 60 kg –, les loutres géantes et bon nombre d’oiseaux : canards siffleurs hérons, aigrettes, ibis écarlates, cigognes, etc.
A la frontière avec le Brésil et la Guyana se trouve la région sauvage du massif du Roraima, caractérisée par des montagnes tabulaires – appelées tepuys par les Indiens pémons – s’élevant au-dessus de l’immense étendue verte formée par la savane. Cette région, communément appelée Gran Sabana, repose à 1 000 m d’altitude sur le bouclier guyanais, dont la formation initiale remonterait à 2 à 3 milliards d’années, et donne naissance à de magnifiques chutes d’eau, comme celles de l’Auyantepuy et du Salto Angel, qui, avec ses 979 m de hauteur, est la plus haute chute d’eau du monde. Une partie importante de cette région est incluse dans le parc national Canaima, quatrième du monde par sa superficie (30 000 km2).
En raison de leur isolement, la surface sommitale des tepuys constitue de véritables îles écologiques, où vivent une faune et une flore uniques au monde, spécifiques à chaque tepuy. De plus, bon nombre des espèces animales et florales présentes à la surface de ces mesetas (plateaux) sont primitives.
 

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception : 
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou d'utiliser un filtre.
— L'eau est une ressource précieuse pour les hommes et les animaux comme pour l'agriculture. Utilisez l'eau de manière raisonnée : limitez l'utilisation de l'eau pour la toilette personnelle, ne souillez pas les points d'eau avec les produits d'hygiène. 
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez ps les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable
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Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...