Allemagne

Berlin, capitale chargée d'histoire, ville trépidante et tolérante ou Munich, riche ville économique, cosmpolite et agréable au pied des Alpes bavaroises, ..., sommets arrondis, pâturages verdoyants et gasthaus de la Forêt Noire, vignobles et forteresses de la route du Rhin ou châteaux féériques, églises baroques, lacs cristallins et parcs nationaux de Bavière, petites cités médiévales, en Allemagne, tradition et modernité sont à l’unisson.
Voyages et randonnées en Allemagne

Repères

Population

80 millions d’habitants.

 Superficie

356 959 km2.

 Capitale

Berlin.

 Villes principales

Hambourg, Munich, Cologne, Francfort/Main, Essen, Dortmund, Stuttgart, Düsseldorf, Hanovre, Nuremberg, Dresde, Leipzig.

 Point culminant

Zugspitze (massif du Wetterstein, 2 962 m).

 Langue officielle

allemand.

 Religions

catholicisme (32,9 %), protestantisme (32,5 %), islam (3 %).

 Décalage horaire

aucun décalage horaire par rapport à la France. UTC/GMT : + 1 h.

Géographie

La géographie
Occupant une position centrale en Europe, l’Allemagne possède deux façades maritimes au nord (mer du Nord et mer Baltique) et neuf voisins : le Danemark au nord, la Pologne et la République tchèque à l’est, l’Autriche et la Suisse au sud, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France à l’ouest.
Le territoire présente globalement trois types de paysages : la grande plaine du nord, puis une zone de montagnes moyennes au centre et au sud-ouest, et le massif alpin, au sud, précédé par le plateau bavarois. Les Alpes allemandes, minime partie des hautes montagnes européennes, s’étirent du lac de Constance (sud-ouest) jusqu’à Berchtesgaden.
Les quatre fleuves principaux - le Rhin, la Weser, l'Elbe et le Danube - représentent d'importantes voies de communication aménagées et reliées par des canaux.

Climat

Le climat
Sub-océanique au nord-ouest, le pays voit le caractère continental s’accentuer vers l’est et le sud-est et, à mesure que l’on s’éloigne de la mer, l’amplitude thermique tend à augmenter. Le relief influe de manière déterminante sur les climats locaux. Les massifs ont un climat rude, marqué par une pluviométrie abondante de régime océanique alors que les vallées et les plaines jouissent d’étés chauds, reçoivent des pluies peu abondantes et connaissent un régime continental.

Économie

L'économie
L'agriculture n'occupe plus que 4 % des actifs, mais satisfait l'essentiel des besoins nationaux. Alors que les grandes exploitations agricoles continuent de dominer à l'Est, dans la tradition des grands domaines des hobereaux prussiens puis des coopératives agricoles socialistes, l'évolution vers des exploitations plus grandes est plus récente à l'Ouest, mais elle se confirme. La production de viande, notamment de porc et de volaille, a fortement augmenté, notamment en Basse-Saxe, et l'Allemagne est désormais un exportateur net de viande.
Environ 1/3 de la population active travaille dans le secteur industriel, base de la puissance allemande, avec en tête les constructions mécaniques (dont l'automobile), électriques et la chimie. La houille et le lignite constituent encore la première source d'énergie intérieure.
Les services emploient donc la majeure partie de la population active.
D'importantes différences existent entre les Länder. A l'Ouest, les Länder anciennement industrialisés comme la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la Sarre et la Basse-Saxe ont été confrontés à une difficile reconversion, fondée sur l'implantation d'industries automobiles et la pétrochimie ; à l'inverse, les Länder de Bavière et Bade-Wurtemberg ont connu un développement spectaculaire. Outre ces oppositions nord-sud, l'unification a entrainé des contrastes est-ouest ; ainsi, le produit intérieur brut par habitant est, dans les cinq nouveaux Länder, de 50 % inférieur à la moyenne fédérale. La Saxe semble la mieux lotie  et le Brandebourg tire avantage de sa proximité de Berlin.

Société

La société
Avec 80 millions d'habitants, l'Allemagne est le pays le plus peuplé de l'Union européenne. Seule la Russie compte en Europe une population plus élevée. Sa densité - 230 habitants au km2 - , est plus du double de la densité française. Plus de 85 % des Allemands vivent d'ailleurs en ville. L'unité allemande (seconde moitié du XIXe) est aussi responsable, malgré le poids acquis par Berlin, de la présence de grandes villes - Hambourg, Munich, Francfort-sur-le-Main, Cologne, Stuttgart, Brême, Hanovre, Leipzig, Dresde - jouant toutes un rôle important dans la vie économique, sociale et culturelle du pays. La population a diminué récemment, en raison d'un taux de natalité très bas, devenu inférieur à un taux de mortalité influencé par un vieillissement déjà sensible.
La société est métissée : 19 % de la population est étrangère ou issue de l'immigration, le tiers des moins de 15 ans est d'origine ou de nationalité étrangère.

L'histoire du pays

L'histoire
Pendant l'Antiquité, des peuples barbares d'origine nordique, les Germains, s'installent de part et d'autre du Rhin. A la fin du Ier siècle avant J.-C., l'empereur Auguste annexe en partie la Germanie qui sera divisé en deux provinces : la Germanie inférieure avec pour siège Cologne et la Germanie supérieure avec pour siège Mayence. A la fin du IVe siècle, l'Empire romain s'effondre, et les dernières invasions provoquent la conquête de la Gaule par les Francs de Clovis. Charlemagne, qui hérite d'une partie du royaume franc en 768, réunit sous son autorité la majeure partie de l'Europe occidentale, en 43 années de règne et de campagnes militaires. Couronné par le pape à Rome, en 800, il fonde l'empire d'Occident, avec pour capitale Aix-la-Chapelle. Mais l'unité impériale ne résiste pas à la tradition germanique des partages : naissent la Francia occidentalis (futur royaume de France) et la Francia orientalis (futur royaume de Germanie). Fin du IXe et début du Xe siècles, la faiblesse des derniers Carolingiens et les invasions accélèrent l'implantation d'un régime féodal avec les duchés de Bavière, Souabe, Franconie, Lorraine, Saxe. Otton Ier, sacré roi à Aix-la-Chapelle, s'empare de la "couronne de fer" d'Italie en 951, puis fonde, en 962, le Saint Empire romain germanique qui durera jusqu'au début du XIXe siècle. Ses successeurs s'efforcent d'affaiblir les grands seigneurs féodaux en s'appuyant sur le clergé et la petite noblesse. Une rivalité s'installe entre les Staufen et les Welfs (Guelfes). Les Hohenstaufen laissent aux Welfs la mission de germaniser et d'évangéliser les Slaves des régions de l'Est, tandis qu'eux-mêmes s'orientent vers l'Italie, dont ils sont rois. Dans l'anarchie générale, la Hanse, fait la richesse des villes marchandes de la mer du Nord, de la Baltique et de celles du Rhin, et les maisons de Luxembourg, de Brandebourg et de Habsbourg promise à un grand avenir se constituent. Lors du mariage de Maximilien de Habsbourg avec Marie de Bourgogne, en 1477, les Pays-Bas et la Franche-Comté sont rattachés à la maison d'Autriche, ce qui assure sa grandeur face aux fiefs des princes allemands. En 1521, Charles Quint, petit-fils de Maximilien Ier, signe le décret mettant le réformateur protestant au ban de l'Empire. Mais en 1555, la paix d'Augsbourg consacre le triomphe de la Réforme dans les Etats de l'Allemagne du Nord et légalise le principe selon lequel les sujets d'un prince doivent embrasser la religion de celui-ci. Roi de Bohême et de Hongrie depuis 1526, roi des Romains depuis 1531, Ferdinand Ier de Habsbourg, adversaire des protestants, élève et ami des jésuites, qui succède à son frère Charles Quint comme empereur en 1558, travaille à la Réforme catholique (ou Contre-Réforme).
Le Ier Reich (mot allemand qui signifie empire) - c'est-à-dire le Saint Empire romain germanique, qui a connu son apogée dans la première moitié du XVIe siècle, sous Maximilien Ier et Charles Quint, n'est plus, au XVIIIe siècle, qu'une institution prestigieuse dénuée de pouvoir réel. Son unité, brisée sous l'impact de la Réforme et de la Contre-Réforme, a éclaté en une multitude d'Etats princiers. La guerre de Trente Ans (1618-1648) et les épidémies ont ruiné le pays ; le grand commerce hanséatique régresse, tandis que les princes, devenus en fait indépendants, s'intéressent à l'économie. La société allemande est une société d'ordres, où le clergé et la noblesse doivent compter avec l'importance des villes libres de l'Empire et avec une bourgeoisie urbaine active. Cependant, les paysans constituent 80 % de la population, si bien que la société est encore, à la fin du XVIIIe, paysanne et artisanale.
Archiduchesse d'Autriche, reine de Bohême et de Hongrie, l'impératrice Marie-Thérèse, qui exerce la réalité du pouvoir aux côtés de son époux François Ier (1745-1765), puis de son fils Joseph II (1765-1790), avec qui elle gouverne en co-régence, renforce la centralisation et modernise l'Etat, défendant l'héritage des Habsbourg, mais elle ne pourra empêcher l'ascension du royaume de Prusse ; face aux Habsbourg catholiques se dresse l'ambition grandissante d'une dynastie protestante, les Hohenzollern. L'année 1701 est décisive : Frédéric Ier de Hohenzollern obtient le titre de roi de Prusse. Sous le règne de son petit-fils Frédéric II le Grand (1740-1786), despote éclairé, la Prusse devient, au détriment des Habsbourg, la principale puissance allemande. François II délie les Allemands du serment de fidélité à l'empereur. Le Saint Empire romain germanique a vécu.
En 1815, le congrès de Vienne donne une structure nouvelle à l'Allemagne : la Confédération germanique formée de 39 Etats autonomes, dont l'Autriche et la Prusse, placée sous la présidence honorifique de l'empereur d'Autriche. En fait, la Prusse pousse à l'unification de l'Allemagne à son profit. Une assemblée nationale, élue au suffrage universel, chargée d'élaborer une Constitution unitaire, voit son action gênée par sa division en deux blocs hostiles : les partisans de la grande Allemagne avec l'Autriche et ceux de la petite Allemagne sans l'Autriche. Cette dernière solution ayant été adoptée en 1849, la couronne impériale est offerte au roi de Prusse, Frédéric Guillaume IV. La Prusse possède plusieurs atouts : sa puissance économique, l'action diplomatique et militaire du roi Guillaume Ier (successeur de Guillaume IV), ainsi que celle de Bismarck, Premier ministre à partir de 1862. L'Autriche, vaincue à Sadowa en 1866, doit accepter de se retirer des affaires d'Allemagne. Bismarck organise une Confédération de l'Allemagne du Nord, comprenant tous les Etats situés au nord du Main, qui a comme président héréditaire le roi de Prusse, chef de la diplomatie et des armées. Celui-ci nomme un chancelier fédéral - Bismarck -, réel détenteur du pouvoir. Bismarck signe avec les quatre Etats de l'Allemagne du Sud - Hesse-Darmstadt, Bade, Wurtemberg, Bavière - qui restent en dehors de la Confédération, des conventions militaires et les englobe dans l'union douanière (Zollverein).
Par une action diplomatique retorse, Bismarck amène la France à lui déclarer la guerre en 1870, qui se solde par une victoire éclatante des armées allemandes. L'Empire allemand (IIe Reich) est proclamé en 1871. Guillaume Ier en est le premier titulaire, Bismarck le premier chancelier. L'Empire allemand est fédéral : les 25 Etats gardent leurs dynasties et leurs assemblées, mais l'organisation militaire, les postes, la monnaie sont communes à tous. L'Empire s'industrialise grâce au charbon de la Ruhr, aux techniques modernes adoptées dans le textile, la sidérurgie et la chimie, à l'essor du trafic ferroviaire, à la meilleure navigabilité du Rhin et à l'union douanière, le Zollverein, qui assure une politique économique rationnelle. L'urbanisation suit le rythme de l'industrialisation. L'Allemagne voit s'épanouir une puissante classe bourgeoise, privilégiée par rapport aux ruraux et aux ouvriers. Tout naturellement, au sein d'un prolétariat ouvrier de plus en plus nombreux et dont les conditions de vie sont assez misérables, les idées socialistes font rapidement leur chemin avec les théoriciens Marx, Engels, Monseigneur Ketteler, évêque de Mayence, Ferdinand Lassalle.
Bismarck est, durant vingt ans, l'arbitre de l'Europe. Son principal souci est d'isoler la France et d'encourager les rivalités entre les autres puissances pour éviter qu'elles ne s'allient contre l'Allemagne. Guillaume Ier meurt en 1888. Guillaume II, fils de Frédéric III qui n'a régné que quelques semaines, se heurte à Bismarck, qui ayant perdu la majorité au Reichstag, démissionne en 1890. Les chanceliers se succèdent, mais c'est l'empereur qui gouverne. L'Allemagne se retrouve de plus en plus isolée, tandis que la France ne l'est plus depuis l'alliance franco-russe (1892) et l'Entente cordiale avec la Grande-Bretagne (1904). Le Reich est de plus en plus puissant : de 1871 à 1914, sa population passe de 41 millions à 67 millions d'habitants, le taux de la population urbaine de 36 % à 63 %, les voies d'eau sont aménagées, le réseau ferroviaire dense est peu centralisé, les ports sont en plein essor, sa flotte marchande représente, en 1914, 12 % de la puissance mondiale. Malgré une législation sociale avancée, la classe ouvrière vit encore dans des conditions qui expliquent l'ampleur du socialisme marxiste, mais on ne peut pas parler de paupérisation. Dans l'ensemble, l'agriculture est négligée ; l'Allemagne ne peut nourrir sa population et doit importer des produits agricoles, de Russie et des Etats-Unis.
Lors de la Première Guerre mondiale, l'Allemagne, malgré sa victoire contre les Russes, est fixée sur le front français par une guerre interminable et meurtrière. La défaite allemande de 1918, si elle laisse un pays intact sur le plan matériel, trouve une nation profondément démoralisée, et qui a perdu 1 810 000 hommes. En 1918, face au mouvement révolutionnaire, le Kaiser Guillaume II, abdique ; un gouvernement provisoire social-démocrate est mis en place. La nouvelle Constitution est promulguée en 1919. Le nouveau Reich est composé de 17 Etats (Länder), qui conservent leurs assemblées et leurs gouvernements, et sont représentés au Conseil du Reich (Reichsrat) au prorata de leur population, clause qui maintient le rôle prépondérant de l'Etat prusse. Le pouvoir législatif fédéral est partagé entre le Reichsrat et le Reichstag, élu pour quatre ans au suffrage universel. Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République, élu pour sept ans au suffrage universel, qui désigne le chancelier, chef du gouvernement. Le traité de Versailles de 1919 a imposé au Reich, outre la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France, de la Posnanie à la Pologne, du Schleswig du Nord au Danemark, de dures conditions : cession des colonies, réduction de l'armée à 100 000 hommes, lourdes réparations. Le refus de l'Allemagne de payer intégralement ces réparations, qui provoque l'occupation française de la Ruhr de 1923 à 1925, et l'impossibilité d'employer l'énorme capacité de production de l'industrie allemande, provoquent une crise économique qui frappe surtout la classe moyenne. Le ministre des Affaires étrangères Gustav Stresemann se rapproche de la France et signe une série d'accords avec les Alliés ; il obtient une évacuation accélérée des zones occupées et l'admission de l'Allemagne à la Société des Nations. La crise de 1929 marque la fin de cette période d'équilibre. En 1932, l'Allemagne compte 6 millions de chômeurs. Tandis que la social-démocratie décline, le parti communiste se renforce, et les espoirs de beaucoup se tournent vers le national-socialisme. Mêlant antisémitisme, antilibéralisme et nationalisme, le NSDAP (Parti national-socialiste [nazi]) dirigé par Hitler est en pleine ascension et trouve son principal soutien auprès des classes moyennes menacées par la crise mais aussi d'une partie de la classe ouvrière, tandis que certains industriels lui apportent leur appui financier.
En 1933, Hitler, devenu chancelier, reçoit rapidement les pleins pouvoirs. La même année, les nazis accusent le parti communiste de l'incendie du palais du Reichstag, il est mis hors la loi et persécuté - tout comme les Juifs, les socialistes, les chrétiens. S'ouvrent les camps de concentration nazis. Le IIIe Reich est une dictature avec une police politique redoutable (Gestapo). Voulant conserver l'appui du grand état-major, Hitler sacrifie les extrémistes de son parti et des centaines d'autres lors de la Nuit des longs couteaux, le 30 juin 1934. Une politique de grands travaux réduit le chômage et prépare l'Allemagne à une guerre qui devient imminente à partir de 1938. Hitler réoccupe la Rhénanie (1936), l'axe Rome-Berlin se constitue avec l'Italie de Mussolini, l'accord naval anglo-allemand (1935) permet la renaissance de la flotte allemande ; puis Hitler amorce les annexions qui conduiront à la Seconde Guerre mondiale : en 1938, l'Anschluss (rattachement imposé de l'Autriche à l'Allemagne) est réalisé, les accords de Munich (1938) entre la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Italie cautionnent le démembrement de la Tchécoslovaquie, la Pologne est envahie. L'énorme effort de guerre aboutit à des offensives victorieuses en 1940 et 1941. Mais, à partir de 1943, les bombardements aériens violents des Alliés font peser sur le Reich une menace grave. Quand, le 8 mai 1945, quelques jours après la mort (par suicide probablement) de Hitler, les chefs militaires allemands signent la capitulation, le pays est ravagé et totalement occupé par les Alliés. Pendant quatre ans sans gouvernement, l'autorité de l'Etat est remise, en vertu des accords de Yalta et de Potsdam, au Conseil de contrôle, où siègent les commandants des quatre armées d'occupation (américaine, anglaise, française, soviétique), à chacune desquelles une zone est attribuée. Les Alliés fixent les principes de leur gouvernement : destruction complète de l'armée, dissolution de toutes les organisations hitlériennes et poursuites contre les principaux chefs nazis, contrôle de l'éducation, réorganisation complète du système judiciaire dans un esprit démocratique.
Mais progressivement, une véritable frontière intérieure, qui suit le cours moyen de l'Elbe, traverse l'Allemagne, séparant la zone soviétique des trois autres. Après l'échec des conférences à quatre et alors que l'expression "rideau de fer" est née (discours de Churchil en 1946), la création d'un Etat occidental séparé se profile.
En 1948, la charte de Francfort institue dans la bi-zone anglo-américaine un véritable gouvernement économique commun avec un exécutif et une assemblée législative. Le principe d'un Etat fédéral allemand est adopté. Mais le représentant soviétique quitte le Conseil de contrôle allié ; le plan Marshall, proposé à l'Allemagne toute entière, est rejeté par l'URSS. Dans l'espoir d'empêcher la création d'un Etat occidental, les Soviétiques organisent le blocus de Berlin-Ouest (juin 1948-mai 1949), les secteurs occidentaux sont ravitaillés par un gigantesque pont aérien. En 1949, un gouvernement est établi par les Alliés dans l'Allemagne de l'Ouest. Le Conseil parlementaire adopte la Loi fondamentale de ce qui va devenir la République fédérale d'Allemagne (RFA). A l'est, la République démocratique allemande (RDA) est proclamée quelques mois plus tard. En 1949, Theodor Heussest élu à la présidence de la République et Konrad Adenauer est appelé à la chancellerie. Convaincu que la division de l'Europe sera durable, Adenauer, cherche à intégrer fortement la RFA dans le camp occidental ; il attend en contrepartie que la RFA devienne un Etat souverain ; l'entreprise ne peut, selon lui, aboutir que si l'Allemagne et la France se réconcilient et associent leurs économies dans un cadre européen incluant les Etats du Benelux et la Grande-Bretagne, les Etats-Unis ayant la charge d'assurer la sécurité de l'ensemble. L'ancrage à l'Ouest doit permettre de contenir l'Union soviétique en Europe et de faire barrage au communisme à l'intérieur. Le traité de Paris met un terme au statut d'occupation et déclare la RFA souveraine. Durant les treize années de l'ère Adenauer, la croissance dépasse 7 % par an, le taux d'inflation reste peu élevé, la forte croissance de l'économie permet de résorber le chômage. En 1963, avant de démissionner, Adenauer scelle la réconciliation franco-allemande en signant avec le général de Gaulle un traité d'amitié et de coopération. En 1971, les trois puissances occidentales et l'Union soviétique signent un accord quadripartite sur Berlin, qui confirme le statut de la ville (Berlin-Ouest n'est pas partie intégrante du territoire de la RFA) et réglemente l'accès des citoyens de RFA à Berlin-Ouest ainsi que celui des Berlinois de l'Ouest à Berlin-Est et en RDA. L'accord sert également de cadre à des négociations entre la RFA et la RDA. Les deux Etats échangent, au lieu d'ambassadeurs, de simples "représentants permanents". En 1974, Helmut Schmidt, élu chancelier, poursuit une politique de rapprochement avec la RDA ; avec Valéry Giscard d'Estaing, il développe la coopération avec la France et fait progresser l'intégration européenne ; avec François Mitterrand, il réactive la coopération franco-allemande en matière de sécurité et d'armements.
En 1989, Kohl et Mikhaïl Gorbatchev signent une déclaration commune garantissant à la fois "le droit des peuples" et celui des "Etats de décider librement de leur destin".
La fondation de la RDA, en 1949, procède de la double volonté de l'Union soviétique de réagir à la création de la RFA et de jeter les bases d'une société socialiste sur une partie du territoire allemand. La Constitution de 1949 qui établit, en apparence, un régime parlementaire et fédéral, restreint en fait l'autonomie des Länder fondée sur la  planification centrale de l'économie. Sur le plan formel, elle confie le pouvoir législatif à la Volkshammer (Chambre du peuple) qui désigne le chef du gouvernement (Otto Grotewohl) et place à la tête de l'Etat un président de la République (Wilhelm Pieck). Dans les faits, la RDA est soumise à la Commission de contrôle soviétique qui intervient directement dans ses affaires intérieures (sécurité, prélèvements sur la production courante, etc.). Un plan de deux ans (1949-1950) favorise le développement de l'industrie lourde et élargit le secteur d'Etat dans la production industrielle. Puis c'est le passage à l'"édification du socialisme" : réorganisation du système territorial dans un sens centralisateur (Länder remplacés par districts), collectivisation des terres, introduction du droit socialiste, création de la police populaire. En 1955, l'URSS estime achevée la division de l'Allemagne ; en réaction contre le réarmement de la RFA, elle crée le pacte de Varsovie, auquel adhère la RDA. En 1956, la police populaire est transformée en armée nationale populaire. A la mort de W.Pieck, en 1960, la fonction de président de la République est remplacée par une présidence collective, le Staatsrat (Conseil d'Etat), organe de la Chambre du peuple aux fonctions exécutives et représentatives. En 1972, la plupart des entreprises privées et semi-privées sont nationalisées.
Au total, de 1945 à 1961, près de 3 millions de personnes fuient l'Allemagne de l'Est, le plus souvent en passant par Berlin-Ouest. Le 13 août 1961, la RDA construit un mur enfermant Berlin-Ouest, pour arrêter l'hémorragie. De 1961 à 1974, 156 000 personnes seulement réussiront à fuir la RDA. Les origines de la "révolution pacifique" de l'automne 1989 sont multiples : crise économique et de ravitaillement, incapacité du régime à se réformer et déception de voir la RDA se fermer à la "nouvelle politique" pratiquée en Union soviétique par Mikhaïl Gorbatchev, mais surtout recherche de la liberté et de la démocratie. Face aux départs massifs de ressortissants est-allemands qui parviennent à s'enfuir (225 000 personnes d'août à novembre), les mouvements d'opposition qui, depuis la fin des années 1970, se sont constitués sous la protection des Eglises protestantes se prononcent pour une transformation démocratique de la RDA. L'ouverture du mur de Berlin dans la nuit du 9 au 10 novembre précipite la dissolution du régime est-allemand. Lors des manifestations du lundi à Leipzig, un nouveau slogan s'impose "Nous sommes un peuple", obligeant le gouvernement à s'adapter à cette exigence d'unification de l'Allemagne : en décembre, la RDA cesse d'être une démocratie populaire, la direction du ministère de la Sécurité d'État (Stasi) démissionne ; des élections générales sont prévues en mai 1990 mais, faute d'une légitimité démocratique, le gouvernement Modrow est contraint de les avancer en mars. Le gouvernement de coalition engage, avec la RFA, un processus de réunification rapide (union économique, monétaire et sociale, juillet 1990). Les Länder de Brandebourg, Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Saxe, Saxe-Anhalt et Thuringe reconstitués adhèrent à la RFA. Berlin, réunifiée, redevient la capitale de l'Allemagne dont l'unification est proclamée le 3 octobre 1990.
Les premières élections générales allemandes (décembre 1990) consacrent l'unité du pays et confirment la coalition chrétienne-libérale au pouvoir, Helmut Kohl étant réélu à la chancellerie. Le chancelier se donne pour objectif de financer par l'emprunt la mise à niveau des nouveaux Länder de l'Est, convaincu qu'il suffit d'assurer la transition vers un régime économique libéral. Quand, fin 1994, l'office fiduciaire chargé de la privatisation du patrimoine est-allemand, la Treuhandanstalt, met un terme à ses activités, il peut s'enorgueillir d'avoir réussi en un temps record ce qui passait pour une mission impossible. Mais la Treuhand a rempli sa mission au prix d'une politique de désindustrialisation qui n'a maintenu en Allemagne de l'Est que quelques noyaux durs compétitifs, trois millions d'emplois sont supprimés dans les secteurs primaire et secondaire ; malgré une politique active de traitement social du chômage, celui-ci reste extrêmement élevé dans les nouveaux Länder ; les salaires augmentent à l'Est proportionnellement plus vite que la productivité du travail ; les transferts financiers massifs d'Ouest en Est obligent le gouvernement Kohl à recourir à l'impôt. Le fossé entre Allemands de l'Ouest pressurés et Allemands de l'Est, mal payés et mal aimés, s'approfondit et l'endettement public s'accroît considérablement. L'économie ouest-allemande connaît en 1993 la récession la plus sévère de son histoire, puis se maintient aux alentours de 2 % de 1996 à 1998.
Gerhard Schröder, élu chancelier en 1998, engage une politique de réduction du déficit budgétaire, de lutte contre le chômage et de modernisation prudente. Dès 1999, la coalition SPD-Verts parvient à faire adopter deux de ses projets de réformes les plus emblématiques : une sortie du nucléaire civil étalée sur vingt ans et l'introduction du droit du sol dans un Code de la nationalité fondé depuis 1913 uniquement sur le droit du sang. En revanche, le gouvernement ne réussit pas non plus à faire décoller l'économie des nouveaux Länder, le fossé entre l'Est et l'Ouest n'est toujours pas comblé.
Angela Merkel est élue, en 2005, chancelière d'Allemagne à la tête d'une "grande coalition" CDU-CSU et SPD sur un programme social-démocrate plutôt que libéral, mais non sans contradictions : des mesures de relance de l'économie peuvent en effet être neutralisées par des mesures d'austérité ; un premier train de réformes du fédéralisme redéfinit les compétences du pouvoir central et des Länder, un deuxième train de réformes, délicates parce que touchant à la répartition des impôts entre fédération, Länder et communes, est à l'étude. La réforme du système de santé prévoit la mise en place d'un fonds alimenté par les cotisations et assurant le financement des caisses d'assurance-maladie. La lutte contre le réchauffement climatique est un de ses principaux chevaux de bataille. Une meilleure insertion de la population immigrée en Allemagne tout en prônant une politique d'immigration choisie est prônée.
En politique étrangère, l'Allemagne poursuit son intégration européenne - avec la ratification des traités de Maastricht (1993) et d'Amsterdam (1997) et la mise en route de la monnaie européenne - et approfondit ses relations avec les pays de l'Est.

Le 24 octobre, au terme de trois semaines de négociations, les unions chrétiennes CDU-CSU et le FDP trouvent un compromis sur un programme de gouvernement dont les principales mesures - allègements fiscaux pour un montant total de 24 milliards d'euros d'ici 2013, augmentation des allocations familiales, augmentation du budget de l'Éducation nationale - lui confèrent une forte orientation sociale malgré les pressions exercées par les libéraux. Parmi les quatorze membres du futur gouvernement, Wolfgang Schäuble (CDU) est nommé aux Finances, Rainer Brüderie (FDP) à l'Économie ; le ministère de la Défense revient au jeune conservateur bavarois Karl-Theodor zu Guttenberg, la diplomatie échoue à G. Westerwelle, également vice-chancelier.
Mettant en avant les effets positifs des réformes structurelles entreprises dès les années 2002-2004 sur la compétitivité de l'économie allemande, le gouvernement de A. Merkel poursuit dans la voie de la rigueur et parvient à l'équilibre budgétaire en 2012. Après avoir adopté un plan de relance pour affronter la récession de 2008-2009 et connu une reprise en 2010 grâce à ses exportations, l'Allemagne exige de ses partenaires de la zone euro la discipline budgétaire en échange de sa solidarité financière. En partie grâce à la compétitivité de son industrie sur les marchés extra-européens, l'économie allemande échappe à la récession et le taux de chômage est réduit à 5,5 %. Le revers de la médaille réside dans l'augmentation de la précarité, illustrée notamment par les "mini-jobs" peu qualifiés et mal rémunérés. Ceci conduit la chancelière à envisager l'introduction négociée d'un salaire minimum dans les branches qui en sont dépourvues, contre l'avis de ses alliés libéraux.
Au cours de l'année 2015, l'Allemagne devient la première destination (outre la Suède) des réfugiés qui fuient la guerre en Syrie ou la reprise des combats en Afghanistan et en Irak, empruntant la "route des Balkans" après avoir quitté la Turquie. Face à cette vague migratoire - plus d'un million de demandeurs d'asile dont 39 % de Syriens -, le gouvernement met en place une politique d'accueil et d'intégration soulignant notamment, au-delà de l'impératif humanitaire, les avantages économiques à moyen et long terme de cette immigration. Celle-ci suscite des résistances et des tensions dans la société allemande. Cette politique d'ouverture contestée entraîne une progression des tendances xénophobes et islamophobes, divise le camp conservateur et donne l'occasion au parti AfD (extrême droite) de poursuivre son implantation. En mars 2016, ce dernier réalise ainsi une percée aux élections municipales en Hesse et régionales en Rhénanie-Palatinat, au Bade-Wurtemberg et surtout en Saxe-Anhalt où il obtient plus de 24 % des suffrages.

Bon à savoir

Informations pratiques

L'allemand et le bavarois
L’allemand est la langue officiellement parlée en Bavière, mais le bavarois, dialecte régional, est utilisé quotidiennement par environ 16 % de la population. Le bavarois est également parlé en Autriche où se trouve la moitié de ses locuteurs. Le franconien et le souabe sont les autres dialectes parlés en Bavière qui a donc la particularité d’abriter les trois familles dialectales de l’allemand supérieur.

La cuisine allemande

Il n’y a pas une cuisine allemande, mais de nombreuses spécialités régionales allant des sprats de Kiel à la saucisse blanche de Munich qu’on mange accompagnée de moutarde douce. L’Allemagne enregistre aujourd’hui le plus grand nombre de restaurants trois étoiles derrière la France. Naturellement, les cuisines plantureuses régionales existent toujours, avec le rôti de porc aux quenelles en Bavière ou les côtelettes à la choucroute en Hesse. Mais nombre d’influences nouvelles ont transformé la cuisine allemande. Elle est devenue plus diversifiée, plus saine, légère et imaginative.

La bière
Il y en a presque autant que de villes : chaque région, chaque localité a sa spécialité. Et ses habitants la consomment largement, sans nécessairement d'excès, mais régulièrement. Blonde (Pils), de blé (Weizen), à la levure (Hefe), brune (Dunkel), noire (Schwarz), blanche (Weiss), avec de la limonade (Radler), du Coca-Cola (Diesel), artisanales..., les bières allemandes occupent un éventail très large de saveurs, et la plupart des goûts seront satisfaits.

La route allemande des Alpes
Du lac de Constance aux abords de Salzbourg, suivant la limite sud du pays, cette route touristique parcourt des paysages toujours changeants, découvrant ici un lac de montagne, là des sommets escarpés. Elle traverse les contreforts des Alpes d’Allgäu et des Alpes bavaroises couverts de pâturages, mais garde en vue les massifs élevés comme la Zugspitze et le Watzmann. Son parcours est ponctué de petits villages, de stations de sports d’hiver et de célèbres monuments, au premier rang desquels les châteaux de Louis II de Bavière et l’église de Wies.

Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Les prises peuvent être différentes des prises françaises. Prévoir un adaptateur.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Prévoir une autonomie suffisante.
 
Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots clés en allemand vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, de faciliter et de rendre plus agréables vos échanges avec les Allemands rencontrés. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour, comment allez-vous ? : Guten Tag (ou Hallo, plus familier), wie geht es Ihnen ?
Bonsoir : Guten Abend.
Très bien, merci : Gut, Danke Ihnen.
S’il vous plaît : Bitte.
Merci : Vielen Dank.
Au revoir : Auf Wiedersehen.
Oui : Ja ; non : Nein.
Excusez-moi : Entschuldigung.
Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Bibliographie
Guides

Allemagne, guide Voir, Hachette Tourisme.
Allemagne, guide du Routard, Hachette Tourisme.
Bavière, Le Petit Futé.
La Vie de la montagne, Bernard Fischesser, éditions de la Martinière.
Les Alpes, collectif, sous la direction d’Armand Fayard, Delachaux et Niestlé.
Les Traces d’animaux : 100 vertébrés dans votre poche, Jacques Morel, coll. Guide naturaliste, Delachaux et Niestlé.
S’orienter facilement et efficacement, Jean-Marc Lamory, Glénat.

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes

Le respect des us et coutumes
L’Allemagne est certes un pays très proche du notre, territorialement comme économiquement, mais les us et coutumes n’y sont pas les mêmes.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Ne jamais faire la bise à un Allemand pour le saluer. Une simple poignée de main ira en toute circonstance.
— Dans les restaurants, il n’y a ni eau ni pain sur la table. L’eau doit être achetée (les Allemands ne boivent que de l’eau gazeuse, demandez une Stilles Wasser si vous voulez de l’eau plate). Il est d’usage de laisser un pourboire équivalent à 10 % du montant de la somme.
— Les Allemands sont très civilisés dans certains domaines, notamment la route et l’environnement. Jeter un papier à terre peut coûter très cher. De plus, il faut toujours attendre le feu vert pour traverser, même s’il n’y a aucun véhicule en vue. L’inverse est très mal vu.
— Gardez votre sang-froid en cas de conflit. Les Allemands détestent que l’on hausse le ton quand quelque chose de ne va pas. Soyez ferme, mais ne criez pas.
— En général, les Allemands apprécient beaucoup les Français. Soyez souriants, parlez leur de fromage, de baguette et de vin, vous serez charmés de l’accueil qu’ils vous réservent.
— Evitez les préjugés. Les Allemands connaissent leur passé et le regrettent sincèrement. De plus, parler d’Hitler en pleine rue peut occasionner une amende.
 
Ces précautions favorisent les échanges. 

La préservation de l'environnement

La préservation de l’environnement
L’Allemagne est l’un des pays européens les plus soucieux de préservation de la nature, et ce sont pas moins de 13 parcs nationaux, 14 réserves naturelles et 80 parcs  régionaux que l’on retrouve sur son territoire.
- La flore
La protection de l’environnement (Umweltschutz) est un thème important dans la vie des Allemands, d’où le rôle non négligeable des partis écologistes. Environ 30 % du territoire allemand sont couverts de forêts. Les plus grandes surfaces boisées se situent dans la moitié sud du pays. Les deux tiers de la forêt sont constitués de conifères (pins, sapins, épicéas). Au cours des dernières années, ces forêts ont été gravement affectées par les pluies acides, résultat de la pollution industrielle et automobile. Le Waldstarben (la “mort des forêts”) a provoqué une forte mobilisation écologique dans un pays où la nature en général et la forêt en particulier ont nourri les mythes nationaux. Le hêtre et d’autres espèces de feuillus ont considérablement régressé. Les terres acides du nord sont le domaine des bouleaux et des pins. Une partie de la Prusse est couverte de landes.
La forêt bavaroise dans le sud-est du pays constitue le plus grand espace boisé de montagne en Europe, tandis que la Forêt-Noire couvre une surface suffisante pour avoir gardé un caractère parfois sauvage.
- La faune
L’Allemagne abrite une faune riche en animaux sauvages. On croisera le plus souvent dans les forêts de grands mammifères comme les daims, les cerfs et les chevreuils. Les sangliers sont très nombreux, tout comme les écureuils et les renards qui sont souvent habitués à la présence humaine. On trouve encore quelques chamois dans la région de la Suisse saxonne, et des castors aux alentours des fleuves comme l’Elbe et l’Oder dans la partie est du pays. Dans cette même région vivent encore des chats sauvages ainsi que des loups. A la campagne, les lièvres, les blaireaux, les belettes et les souris ne sont pas rares. Sur les bords des mers du Nord et Baltique, il est courant de voir des mouettes, tandis que les aigles de mer sont en voie d’extinction. L’Est regorge de faucons et de grues, et dans toutes les forêts du pays vous entendrez le chant des oiseaux, comme celui du pic-vert.

Pour conserver ce patrimoine naturel d’exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Dans le cadre d'une démarche responsable, évitez l'achat de bouteilles en plastique. Nous vous conseillons de prévoir une gourde personnelle que vous pourrez remplir.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.

 Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Afin de limiter les émissions de CO2, nous vous invitons à covoiturer pour vous rendre au départ de votre circuit.
Vous pouvez échanger avec les voyageurs de votre groupe dans votre espace MyAllibert, rubrique "Entre voyageurs"> "Mon groupe".