Corse

Présentation

Surnommée Kallisté (la plus belle) par les Grecs, la Corse offre une diversité incroyable de paysages aux contrastes étonnants : montagnes aux sommets acérés, plages de sable blanc et criques isolées. Un lieu unique, propice à la randonnée et à la découverte d’un terroir exceptionnel où ses habitants continuent à entretenir les traditions. Des villes côtières aux villages de montagne, chaque lieu est chargé d’histoire et raconte la vie d’un peuple aux racines profondément ancrées. Pêcheurs et bergers ont su, à travers les âges, vivre en harmonie avec la nature et conserver une relation respectueuse avec l’environnement.

Géographie

Située à 170 km au sud de Nice, à l’ouest de la Toscane et au nord de la Sardaigne – dont elle est séparée par moins de 20 km –, véritable montagne émergeant des profondeurs de la mer (– 1 000 m près de Porto), la Corse mesure 182 km sur 82 km dans ses plus grandes dimensions. Constituée pour sa plus grande partie d’un massif cristallin, son altitude moyenne de 568 m en fait la plus élevée des îles de Méditerranée occidentale. La morphologie générale, faite de crêtes et de gorges, s’explique en partie par la géologie, mais aussi par des processus d’érosion intenses, dus à la fois aux pentes très fortes et au climat agressif. On peut schématiquement diviser l’île en trois parties : la Corse occidentale, cristalline, de l’Ile-Rousse à Solenzara, où se trouvent les plus hauts sommets dont beaucoup dépassent les 2 000 m ; la Corse orientale, schisteuse, moins accidentée, comprenant le cap Corse, la Castagniccia et la plaine orientale ; enfin, le sillon central, situé entre les deux, d’une altitude n’excédant pas 600 m, qui court de l’embouchure du Reginu (nord-ouest) jusqu’à Solenzara (sud-est). L’île est recouverte pour 50 % de sa superficie par le maquis et pour 30 % par la forêt, les 20 % restant étant constitués de plaines où se trouvent la plupart des villes et des villages. 

Climat
De par la situation géographique au cœur du golfe de Gênes et l’importance du relief, le climat corse intègre naturellement une double influence marine et montagnarde. Les variations très rapides des dénivelées entre le littoral et les sommets des crêtes rocheuses induisent des contrastes marqués qui se traduisent tant au niveau des températures que des précipitations.
Les conditions du climat méditerranéen maritime qui règne sur le littoral et l’intérieur des basses vallées, caractérisées par l’extrême douceur des températures, une sécheresse estivale prononcée et des précipitations modérées (600 à 800 mm/an), changent assez rapidement avec l’altitude. Les conditions orographiques favorisent une transition vers un climat montagnard aux influences alpines, avec des écarts thermiques plus importants et d’abondantes précipitations (800 à 2 000 mm/an) sous forme de pluie et de neige. Dans ces zones de montagne, le temps change vite. Au cours d’une même journée, et selon l’altitude, nous pouvons bénéficier d’un splendide soleil et d’une température estivale, mais aussi subir une tempête de neige et des températures glaciales. Soyez prévoyant, vous devez impérativement emporter dans votre sac à dos un minimum d’affaires pour vous protéger du froid ou du soleil !
Le libeccio (de secteur sud-ouest, doux en été) et le maestrale (de secteur nord-ouest) sont des vents violents et secs en été ; la tramuntana est un vent froid de secteur nord à nord-est, qui, lorsqu’il sévit en hiver, apporte des pluies soutenues et parfois de la neige ; le grécale est un vent de secteur est et sud-est, typiquement tyrrhénien ; le siroccu, tiède et humide, vient du sud.
Les températures sont maximales en juillet et août et minimales de décembre à mars. Sur le littoral, la moyenne annuelle est de 15 °C avec une forte amplitude sur la côte occidentale, amplitude qui augmente avec l’altitude.  

Economie

L’agriculture reste le secteur productif le plus important malgré sa faible part dans le PIB. Le secteur industriel est presque entièrement concentré dans le BTP qui dépend pour ses carnets de commande des offres publiques, pour les plus grosses entreprises, et de la demande locale ou touristique, pour les plus petites. Le tertiaire privé marchand est marqué par une très forte saisonnalité liée à la quasi-monoactivité touristique. Un grand nombre d’emplois offerts sont peu qualifiés et saisonniers. Avec le commerce, c’est pourtant le secteur qui est le plus dynamique.
Composée de deux départements, la Corse-du-Sud et la Haute-Corse, la région Corse jouit d’un statut particulier qui lui confère davantage de pouvoir que les régions du continent.

Société
Depuis le début du XIXe siècle, la population de la Corse a connu trois grandes périodes d’évolution : une hausse, suivie d’un déclin démographique dû aux deux guerres, puis une nouvelle phase de croissance amorcée dès le milieu du XXe siècle. Aujourd'hui, seules les migrations, particulièrement celles en provenance du continent, conditionnent l’accroissement démographique. La Corse demeure une région âgée. La part des moins de 20 ans est sensiblement inférieure à la moyenne nationale et les plus de 75 ans représentent 9,9 % de la population contre 8,5 % pour la France.
La population est surtout regroupée autour des communes de Bastia et d’Ajaccio où sont rassemblés sur 2 % du territoire 43 % de la population totale. Les communes du centre sont faiblement peuplées avec des densités moyennes inférieures à 50 habitants au km².
 
La culture corse
La culture corse vivante perpétuée par des siècles de “fibre” insulaire trouve toute son expression dans les voix, la musique ou l’artisanat d’art. Les foires de villages, vitrines de l’art de vivre corse, de sa tradition viticole qui remonte à l’Antiquité et de sa gastronomie aux saveurs du terroir, sont autant de façon de découvrir l’île de Beauté. Et lorsque dans la nuit s’élèvent les paghjelle, chants traditionnels à trois voix, c’est l’âme corse que vous entendez chanter…

Le corse
Le corse est une langue régionale, utilisée notamment dans la signalisation routière sur l’île. Ce n’est toutefois pas une langue officielle. Au même titre que les autres langues régionales françaises, la langue corse est actuellement menacée de disparition.
Quelques mots corses
Bonjour, comment ça va ? : bonghjurnu, cumu hè ?
Bonsoir : bonasera.
Au revoir : abbiucci.
Excusez-moi : scusatemi.
Paix et santé : pace i salute.
Quel temps fait-il ? : chí tempu face ?

Le drapeau corse
Le drapeau corse à la tête de maure adopté par Pascal Paoli en 1755 est d’origine aragonaise. Le maure apparaît pour la première fois vers 1281 : le roi d’Aragon, Pierre III le Grand, utilisait un sceau composé d’une croix et de quatre têtes de Maure, que l’on retrouve sur l’actuel drapeau sarde.
 
Origines du nom
La Corse était Kyrnos (Κρνος) pour les Grecs, mot dont l’origine phénicienne kur ou kyr signifie promontoire. Les Phéniciens pour leur part l’appelaient Korsai, lieu couvert de forêts, qui a donné Corsica en latin. Le nom corse de l’île demeure Corsica (attention à l’accent tonique, qui se place sur la première syllabe !).

La faune et la flore
Du nord au sud, cultures en terrasses, vignobles, châtaigniers, oliviers, citronniers, rythment le paysage. De nombreuses espèces d’arbres sont également présentes : pins parasols, chênes méditerranéens, arbousiers, agaves… Au début du siècle dernier, la Corse avait été surnommée l’île Verte, pour la différencier des autres îles méditerranéennes beaucoup plus arides. En effet, l’île, malgré sa position méridionale et un ensoleillement sans pareil, est verdoyante. Le couvert végétal est essentiellement constitué de maquis et de forêts (pinèdes, hêtraies, châtaigneraies, chênaies et yeuseraies). La flore présente des affinités marquées avec celle de la Sardaigne et de la péninsule italienne, mais aussi avec d’autres îles méditerranéennes éloignées (Baléares, Sicile). La faune présente plusieurs espèces menacées ou en danger de disparition. Cette forte proportion d’endémiques s’explique essentiellement par l’isolement, assez ancien, du microcontinent corso-sarde et la diversité notable des habitats dans cette île montagneuse.
Le parc naturel régional de Corse, créé en 1972, recouvre aujourd’hui plus du tiers de l’île avec une superficie de plus de 350 000 ha.
 
Sites Internet
http://www.parc-naturel-corse.com, informations sur le patrimoine naturel et culturel corse.
http://www.visit-corsica.com/, site de l’office de tourisme en Corse.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Corse.
http://www.routard.com/guide/code_dest/corse.htm.
http://www.corsica.net.
http://www.bienvenue-en-corse.fr.
 
Bibliographie
Guides

Guide de la Corse mystérieuse, Gaston d’Angelis, Don Giorgi et Georges Grelou, Sand & Tchou.
Vins de Corse, Patrick Firamonti, éditions DCL.
Corse, Le Petit Futé.

Présentation

Surnommée Kallisté (la plus belle) par les Grecs, la Corse offre une diversité incroyable de paysages aux contrastes étonnants : montagnes aux sommets acérés, plages de sable blanc et criques isolées. Un lieu unique, propice à la randonnée et à la découverte d’un terroir exceptionnel où ses habitants continuent à entretenir les traditions. Des villes côtières aux villages de montagne, chaque lieu est chargé d’histoire et raconte la vie d’un peuple aux racines profondément ancrées. Pêcheurs et bergers ont su, à travers les âges, vivre en harmonie avec la nature et conserver une relation respectueuse avec l’environnement.

Géographie

Située à 170 km au sud de Nice, à l’ouest de la Toscane et au nord de la Sardaigne – dont elle est séparée par moins de 20 km –, véritable montagne émergeant des profondeurs de la mer (– 1 000 m près de Porto), la Corse mesure 182 km sur 82 km dans ses plus grandes dimensions. Constituée pour sa plus grande partie d’un massif cristallin, son altitude moyenne de 568 m en fait la plus élevée des îles de Méditerranée occidentale. La morphologie générale, faite de crêtes et de gorges, s’explique en partie par la géologie, mais aussi par des processus d’érosion intenses, dus à la fois aux pentes très fortes et au climat agressif. On peut schématiquement diviser l’île en trois parties : la Corse occidentale, cristalline, de l’Ile-Rousse à Solenzara, où se trouvent les plus hauts sommets dont beaucoup dépassent les 2 000 m ; la Corse orientale, schisteuse, moins accidentée, comprenant le cap Corse, la Castagniccia et la plaine orientale ; enfin, le sillon central, situé entre les deux, d’une altitude n’excédant pas 600 m, qui court de l’embouchure du Reginu (nord-ouest) jusqu’à Solenzara (sud-est). L’île est recouverte pour 50 % de sa superficie par le maquis et pour 30 % par la forêt, les 20 % restant étant constitués de plaines où se trouvent la plupart des villes et des villages. 

Climat
De par la situation géographique au cœur du golfe de Gênes et l’importance du relief, le climat corse intègre naturellement une double influence marine et montagnarde. Les variations très rapides des dénivelées entre le littoral et les sommets des crêtes rocheuses induisent des contrastes marqués qui se traduisent tant au niveau des températures que des précipitations.
Les conditions du climat méditerranéen maritime qui règne sur le littoral et l’intérieur des basses vallées, caractérisées par l’extrême douceur des températures, une sécheresse estivale prononcée et des précipitations modérées (600 à 800 mm/an), changent assez rapidement avec l’altitude. Les conditions orographiques favorisent une transition vers un climat montagnard aux influences alpines, avec des écarts thermiques plus importants et d’abondantes précipitations (800 à 2 000 mm/an) sous forme de pluie et de neige. Dans ces zones de montagne, le temps change vite. Au cours d’une même journée, et selon l’altitude, nous pouvons bénéficier d’un splendide soleil et d’une température estivale, mais aussi subir une tempête de neige et des températures glaciales. Soyez prévoyant, vous devez impérativement emporter dans votre sac à dos un minimum d’affaires pour vous protéger du froid ou du soleil !
Le libeccio (de secteur sud-ouest, doux en été) et le maestrale (de secteur nord-ouest) sont des vents violents et secs en été ; la tramuntana est un vent froid de secteur nord à nord-est, qui, lorsqu’il sévit en hiver, apporte des pluies soutenues et parfois de la neige ; le grécale est un vent de secteur est et sud-est, typiquement tyrrhénien ; le siroccu, tiède et humide, vient du sud.
Les températures sont maximales en juillet et août et minimales de décembre à mars. Sur le littoral, la moyenne annuelle est de 15 °C avec une forte amplitude sur la côte occidentale, amplitude qui augmente avec l’altitude.  

Economie

L’agriculture reste le secteur productif le plus important malgré sa faible part dans le PIB. Le secteur industriel est presque entièrement concentré dans le BTP qui dépend pour ses carnets de commande des offres publiques, pour les plus grosses entreprises, et de la demande locale ou touristique, pour les plus petites. Le tertiaire privé marchand est marqué par une très forte saisonnalité liée à la quasi-monoactivité touristique. Un grand nombre d’emplois offerts sont peu qualifiés et saisonniers. Avec le commerce, c’est pourtant le secteur qui est le plus dynamique.
Composée de deux départements, la Corse-du-Sud et la Haute-Corse, la région Corse jouit d’un statut particulier qui lui confère davantage de pouvoir que les régions du continent.

Société
Depuis le début du XIXe siècle, la population de la Corse a connu trois grandes périodes d’évolution : une hausse, suivie d’un déclin démographique dû aux deux guerres, puis une nouvelle phase de croissance amorcée dès le milieu du XXe siècle. Aujourd'hui, seules les migrations, particulièrement celles en provenance du continent, conditionnent l’accroissement démographique. La Corse demeure une région âgée. La part des moins de 20 ans est sensiblement inférieure à la moyenne nationale et les plus de 75 ans représentent 9,9 % de la population contre 8,5 % pour la France.
La population est surtout regroupée autour des communes de Bastia et d’Ajaccio où sont rassemblés sur 2 % du territoire 43 % de la population totale. Les communes du centre sont faiblement peuplées avec des densités moyennes inférieures à 50 habitants au km².
 
La culture corse
La culture corse vivante perpétuée par des siècles de “fibre” insulaire trouve toute son expression dans les voix, la musique ou l’artisanat d’art. Les foires de villages, vitrines de l’art de vivre corse, de sa tradition viticole qui remonte à l’Antiquité et de sa gastronomie aux saveurs du terroir, sont autant de façon de découvrir l’île de Beauté. Et lorsque dans la nuit s’élèvent les paghjelle, chants traditionnels à trois voix, c’est l’âme corse que vous entendez chanter…

Le corse
Le corse est une langue régionale, utilisée notamment dans la signalisation routière sur l’île. Ce n’est toutefois pas une langue officielle. Au même titre que les autres langues régionales françaises, la langue corse est actuellement menacée de disparition.
Quelques mots corses
Bonjour, comment ça va ? : bonghjurnu, cumu hè ?
Bonsoir : bonasera.
Au revoir : abbiucci.
Excusez-moi : scusatemi.
Paix et santé : pace i salute.
Quel temps fait-il ? : chí tempu face ?

Le drapeau corse
Le drapeau corse à la tête de maure adopté par Pascal Paoli en 1755 est d’origine aragonaise. Le maure apparaît pour la première fois vers 1281 : le roi d’Aragon, Pierre III le Grand, utilisait un sceau composé d’une croix et de quatre têtes de Maure, que l’on retrouve sur l’actuel drapeau sarde.
 
Origines du nom
La Corse était Kyrnos (Κρνος) pour les Grecs, mot dont l’origine phénicienne kur ou kyr signifie promontoire. Les Phéniciens pour leur part l’appelaient Korsai, lieu couvert de forêts, qui a donné Corsica en latin. Le nom corse de l’île demeure Corsica (attention à l’accent tonique, qui se place sur la première syllabe !).

La faune et la flore
Du nord au sud, cultures en terrasses, vignobles, châtaigniers, oliviers, citronniers, rythment le paysage. De nombreuses espèces d’arbres sont également présentes : pins parasols, chênes méditerranéens, arbousiers, agaves… Au début du siècle dernier, la Corse avait été surnommée l’île Verte, pour la différencier des autres îles méditerranéennes beaucoup plus arides. En effet, l’île, malgré sa position méridionale et un ensoleillement sans pareil, est verdoyante. Le couvert végétal est essentiellement constitué de maquis et de forêts (pinèdes, hêtraies, châtaigneraies, chênaies et yeuseraies). La flore présente des affinités marquées avec celle de la Sardaigne et de la péninsule italienne, mais aussi avec d’autres îles méditerranéennes éloignées (Baléares, Sicile). La faune présente plusieurs espèces menacées ou en danger de disparition. Cette forte proportion d’endémiques s’explique essentiellement par l’isolement, assez ancien, du microcontinent corso-sarde et la diversité notable des habitats dans cette île montagneuse.
Le parc naturel régional de Corse, créé en 1972, recouvre aujourd’hui plus du tiers de l’île avec une superficie de plus de 350 000 ha.
 
Sites Internet
http://www.parc-naturel-corse.com, informations sur le patrimoine naturel et culturel corse.
http://www.visit-corsica.com/, site de l’office de tourisme en Corse.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Corse.
http://www.routard.com/guide/code_dest/corse.htm.
http://www.corsica.net.
http://www.bienvenue-en-corse.fr.
 
Bibliographie
Guides

Guide de la Corse mystérieuse, Gaston d’Angelis, Don Giorgi et Georges Grelou, Sand & Tchou.
Vins de Corse, Patrick Firamonti, éditions DCL.
Corse, Le Petit Futé.