Ethiopie

La grande vallée du Rift, les hauts plateaux d’Abyssinie, le Nil bleu, les montagnes du Simien et de Balé offrent une diversité de paysages extraordinaires ! Addis-Abeba, Lalibela, Aksoum, les églises rupestres du Tigré témoignent d’un héritage chrétien orthodoxe d’une grande richesse. L’Ethiopie permet aussi la découverte de sites archéologiques fameux et la possibilité d’observer une faune et une flore riches et variées, protégées dans les parcs nationaux. Les rencontres avec des tribus qui ont conservé leur mode de vie traditionnel, comme dans la vallée de l’Omo, sont des moments intenses.
Un pays mythique et fascinant, berceau de l’Humanité, encore très peu fréquenté.

Voyages et trekkings en Ethiopie

Repères

Population

95 millions d’habitants, regroupant plus de 80 peuples.

Superficie

1 104 000 km2.

Capitale

Addis-Abeba.

Villes principales

Diré Daoua, Adama (Nazreth), Gondar, Mekelé.

Point culminant

le Ras Dashan (4 620 m).

Langues

amharique (off.), tigréen, somali et plusieurs dizaines de langues vernaculaires.

Religions

chrétiens orthodoxes (40,5 %), musulmans (35,4 %), protestants (19,6 %), religions traditionnelles animistes (3,1 %), catholiques (0,8 %), autres (0,7 %).

Décalage horaire

par rapport à la France, deux heures de plus de novembre à mars, une heure de plus d’avril à octobre. UTC/GMT : + 3 h.


Géographie

Située au cœur de la corne de l’Afrique, l’Ethiopie, qui ne possède pas de façade maritime, est bordée au nord par l’Erythrée et le Soudan, à l’est par Djibouti et la Somalie, et au sud par la Somalie et le Kenya.
Un immense plateau volcanique, avec une altitude comprise entre 1 800 et 3 000 mètres, composé du Tigré et du massif éthiopien (ou abyssin), couvre les deux tiers du pays. Il est entaillé par la grande vallée du Rift, qui fend le pays en trois régions distinctes : les hauts plateaux occidentaux, les hauts plateaux orientaux et les plaines de la vallée du Rift. Au centre du pays, les hauts plateaux atteignent des altitudes de 4 000 mètres avec le Ras Dashan, dans le massif du Simien. La dépression du Danakil, dans le sillon du Grand Rift, dont l’altitude varie de – 150 à – 100 mètres, abrite l’un des déserts les plus chauds au monde. Le pays abrite plusieurs lacs – les lacs de la vallée du Rift, le lac Tana, au cœur des plateaux – et est parcouru par plusieurs fleuves – le Nil Bleu à l’ouest qui prend sa source dans le lac Tana, l’Omo au sud-ouest qui se jette dans le lac Turkana, l’Awash à l’est.
L’Ethiopie est une terre de contrastes. Cette diversité est en grande partie due à l’activité volcanique qui a modelé cette région il y a environ quarante millions d’années.

Climat

L’Ethiopie est proche de l’équateur, son climat est typique des pays tropicaux, chaud et humide tout au long de l’année, mais très fortement nuancé par l’altitude et la latitude. Les plateaux se caractérisent par un climat tempéré. Seules les régions du Danakil connaissent véritablement la canicule. La principale saison des pluies, ou kremt, se déroule de mi-juin à mi-septembre. De fines pluies arrosent également le pays en mars et en avril.
Nos voyages se déroulent durant la période la plus favorable, avec un ensoleillement prévisionnel optimal et des températures agréables.

 

oct

nov

déc

jan

fév

mars

avr

mai

juin

juil

août

sept

 

désert Danakil

saison sèche saison des pluies

jour : 20 à 45 °C
nuit : 15 à 30°C

jour : 25 à 45 °C
nuit : 20 à 30 °C

jour : +45 °C

nc
200 mm d’eau par an
 

région de l’Omo

saison des pluies
saison sèche soleil et pluies saison des pluies

jour : 29 à 31°C
nuit : 15 à 18°C

jour : 30 à 32 °C
nuit : 17 à 20 °C
nc
nc
800 mm d’eau par an
 

Simien, Tigré

saison sèche soleil et pluies saison des pluies

jour : 15 à 30 °C
nuit : 5 à 20 °C

jour : 10 à 25°C
nuit : 0 à 15 °C

nc

nc
2 000 mm d’eau par an

Économie

L’Ethiopie enregistre une certaine croissance, s’efforçant de développer son secteur agricole et son potentiel énergétique. Mais son économie reste fragile car essentiellement fondée sur l’agriculture. Or le pays a souvent été touché par la sécheresse, des pénuries alimentaires, ainsi que par des conflits politiques qui ont contribué à ralentir son développement économique.
L’économie éthiopienne se répartit ainsi :
— L’agriculture est la ressource principale, fournissant 85 % des emplois. Le secteur contribue à environ 45 % du PIB. Les cultures s’étagent en fonction de l’altitude : céréales (maïs, sorgho, blé) autour de 2 000 mètres, plantations à vocation commerciale (canne à sucre, coton et surtout café, réputé pour être le meilleur arabica au monde) au-dessous de 1 500 mmètres L’élevage, surtout ovin, souvent nomade, est présent dans les régions arides.
— L’industrie, en première phase de développement, représente environ 15 % du PIB. Ce sont principalement des transformations de produits alimentaires, des industries textiles, teintures et vêtements en cuir, concentrées dans la province d’Addis-Abeba et le long du chemin de fer qui conduit à Djibouti. Le pays est pauvre en matières premières, excepté une petite production d’or.
— Le secteur des services est très peu développé. Le tourisme, qui pourrait représenter une ressource très importante pour un pays qui rassemble ainsi nature et culture, est très peu développé.

Société

L’Ethiopie est habitée par plus de 80 ethnies parlant 290 langues ou dialectes différents appartenant à deux grandes familles : les langues afro-asiatiques, parlées par plus de 55 millions d’habitants, et les langues nilo-sahariennes, parlées avant tout dans le sud-ouest du pays. L’amharique, le tigrinya et l’oromo sont les langues véhiculaires, le guèze est la langue liturgique de l’Eglise éthiopienne orthodoxe. Le tigrinya et l’amharique utilisent le syllabaire guèze, spécifique à l’Ethiopie et l’Erythrée. De façon stratégique, l’Ethiopie a décidé d’une politique multilinguiste égalitaire, mais l’amharique est la langue de “travail”.
Les peuples d’Ethiopie peuvent donc être répartis en grands ensembles avec comme élément caractéristique essentiel, leur langue :
— Les peuples habesha comprennent les Amhara qui habitent les hauts plateaux et sont agriculteurs et chrétiens orthodoxes, les Tigrés également chrétiens orthodoxes installés dans le nord. Les autres populations habesha sont les Agew et les Béte Esraél.
— Les Oromos (Borenas, Arsi, Gujis…) habitent la région allant de la frontière avec le Soudan à l’ouest, à l’Ogaden, à l’est et à la frontière avec le Kenya au sud. Ils possèdent une partie importante du cheptel national. Certains pratiquent le christianisme orthodoxe éthiopien, d’autres sont musulmans ou protestants.
— Les Afars habitent le nord-est et les Somalis l’Ogaden ; ce sont deux peuples de pasteurs nomades organisés en clans et majoritairement musulmans.
— Les Gurages, les Kaffas, les Sidamas, les Welaytas… vivent dans le sud-ouest.

Le peuple mursi vit dans une région reculée du sud du pays. C’est l’un des derniers peuples d’Afrique où les femmes portent encore des ornements labiaux et auriculaires en forme de disques plats, d’où leur nom de “femmes à plateau”. Ils vivent en parfaite symbiose avec l’environnement. Formant un groupe régi par des dogmes séculaires et des rituels ancestraux, ils ont peu d’interactions avec les autres peuples de la région et combattent farouchement, à coup de lances et de kalachnikov (!) le vol de bétail et les razzias de femmes perpétrées sur leur territoire.  
Les Hamers sont des éleveurs de bovins, le bétail occupe donc une place très importante dans leur culture. Semi-nomades, ils vivent dans des huttes précaires et suivent un itinéraire, tracé par leurs ancêtres, avec de nombreux points d’arrêt. Durant leurs longues pauses, si la saison s’y prête, ils se prêtent à l’agriculture, plus particulièrement la culture du sorgo.

Le calendrier et le décomptage des heures sont différents de nos références occidentales. Les Ethiopiens utilisent 12 mois de 30 jours et un treizième de cinq ou six jours suivant les années bissextiles. A 1 heure éthiopienne, il est 7 heures du matin ou du soir… Le changement de millénaire s’est effectué le 11 septembre 2008 à 6 heures ! Rassurez-vous, nos équipes sont à l’heure internationale.

L'histoire du pays

Le royaume d’Aksoum, fondé par les Sabéens, dont la puissance s’étend au nord, au centre jusqu’au Nil Bleu, à l’ouest et aux dépressions de l’Est, apparaît vers 500 avant J.-C. L’empereur Ezana, monté sur le trône vers 320 après J.-C. et converti au christianisme, est le plus illustre. Le règne de Caleb au VIe siècle marque l’apogée du royaume, dont la civilisation agricole et urbaine a développé le commerce d’ivoire, or, esclaves, contre armes, métaux, tissus de coton. Avec l’arrivée de l’islam au VIIe siècle, le royaume d’Aksoum se coupe de l’Arabie et de l’Egypte, mais dès le Xe siècle, les Ethiopiens conquièrent le littoral de l’Erythrée. Le royaume d’Aksoum, affaibli par des combats en mer Rouge et au Soudan, les révoltes de ses populations, s’éffondre ; la dynastie Zagoué prend le pouvoir au XIIe siècle avec Roha (aujourd’hui Lalibela) comme capitale.
Pendant deux siècles et demi, le pays prospère, la civilisation, centrée sur la religion, prend sa forme originale, la langue est l’amharique. Dans la première moitié du XVIe siècle les troupes de l’imam d’Harar envahissent le pays, les églises et les monastères sont détruits, les cultures ravagées, le bétail tué et les habitants vendus comme esclaves. Après cette lutte acharnée, l’Ethiopie épuisée doit encore faire face aux invasions païennes au sud-est et à celles des Afars et Somalis à l’ouest. Au XVIIe siècle, la capitale Gondar, symbole de l’autorité centralisatrice, est embellie, mais dès le milieu du XVIIIe siècle les princes des différentes provinces intriguent à la Cour. Kassa, issu d’une famille de chefs du Kouara, met fin à la suprématie des ras (chefs). En 1855, il se proclame “roi des rois” sous le nom de Théodoros II ; il lance des réformes, confie l’administration des provinces à des fonctionnaires qu’il nomme, créé une armée de métier payée ; il brûle Gondar et transfère sa résidence dans le centre. Hostile aux musulmans, Théodoros II, pour moderniser son pays cherche l’appui des Européens qui, avec l’ouverture du canal de Suez, s’installent au débouché de la mer Rouge. Suite à des tensions avec les Anglais, la Grande-Bretagne organise une expédition militaire et écrase les troupes éthiopiennes ; en 1868, Théodoros se suicide ; le ras du Tigré devient empereur sous le nom de Johannès IV (1872-1889).
Il s’appuie sur la Grande-Bretagne établie à Aden et traite avec Ménélik, roi du Choa, le reconnaissant comme héritier. Devenu empereur en 1889, Ménélik II négocie avec l’Italie qui institue un protectorat sur l’Ethiopie. Ménélik modernise son pays et, une fois son autorité établie, impose aux Italiens la souveraineté éthiopienne. Mais, en 1906, l’Italie, la Grande-Bretagne et la France se  partagent l’Ethiopie en trois zones d’influence économique tout en respectant l’intégrité du territoire. Ménélik II, malade, se retire, une régence s’instaure ; son petit-fils et successeur, se montrant incapable de gouverner, est déposé en 1916, et Zaouditou, fille de Ménélik II, est proclamée impératrice.
Apparaît alors le ras Tafari ! Nommé régent et héritier du trône, il devient Négus, puis “roi des rois” en 1930 à la mort de Zaouditou, et prend le nom de Hailé Sélassié. En 1931, il proclame son pouvoir absolu de droit divin. Les Italiens, en 1925 puis en 1928, tentent d’affirmer leur emprise sur l’Ethiopie. Mussolini, prenant prétexte d’un incident, envoie ses troupes ; jusqu’en 1941, l’Ethiopie constitue avec l’Erythrée et la Somalie italienne l’Africa orientale italiana. Libérée en 1941 par les troupes anglo-françaises, l’Ethiopie retrouve son indépendance et proclame ses droits sur l’Erythrée qui, par référendum, confirme son rattachement à l’Empire. Dès 1942, l’empereur réorganise le pays en douze provinces, gouvernées par un ras responsable devant les ministres et dépourvues de forces armées. L’Ethiopie, symbole de l’indépendance africaine et grâce au prestige de l’empereur, voit s’accroître son audience internationale. A partir de 1966, Hailé Sélassié libéralise le régime, mais le mécontentement persiste dans les milieux libéraux et intellectuels. Les difficultés frontalières se règlent avec le Soudan en 1967 et s’apaisent avec le Kenya, mais un conflit armé se développe à partir de 1964 au sud-est dans l’Ogaden (frontière Somalie) ; à partir de 1970, les affrontements se multiplient entre l’armée et le Front de libération de l’Erythrée, situation aggravée par la famine. Manifestations, mutineries de l’armée, grèves des travailleurs et des étudiants, révolte des paysans et revendications entraînent une grave crise ; en 1974, l’empereur est déposé, le parlement dissous et la constitution abrogée par le Conseil militaire provisoire. S’ouvrent une période de luttes intestines et de purges sanglantes au sein du Conseil militaire, le Derg, l’instauration d’un régime socialiste et des guerres épuisantes contre la Somalie et l’Erythrée.
Le général Mengistu Hailé Mariam devient chef de l’Etat et président du Derg en 1977. Le régime nationalise terres et entreprises privées, la “terreur rouge” est menée contre toute opposition, les étudiants sont envoyés dans les campagnes pour alphabétiser et éduquer les masses rurales. Avec le prétexte de la sécheresse qui frappe le pays, plusieurs centaines de milliers de paysans sont déplacés de l’ouest et du sud vers le nord moins peuplé et mieux arrosé. En 1987, l’Ethiopie devient une démocratie populaire de type soviétique. Si Mengistu a gagné la guerre contre la Somalie grâce à l’intervention des forces soviétiques, l’Ethiopie doit continuer à faire face aux deux mouvements de libération de l’Erythrée et à des mouvements d’opposition interne en pays afar, oromo et dans le Tigré. En 1991, Mengistu abandonne le pouvoir et se réfugie au Zimbabwe. Reconnu coupable de génocide, il est condamné à la prison à vie en 2007.
Meles Zenawi, qui a abandonné ses idées marxistes, est élu à la tête de l’Etat. En 1993, L’Erythrée devient indépendante, avec un accord permettant à l’Ethiopie d’accèder aux ports érythréens de Massaoua et d’Assab. Mais le nouveau régime, soutenu par les Etats-Unis, se heurte à différents mouvements d’opposition : Front de libération oromo, Organisation populaire panamhara, qui accusent les Tigréens de monopoliser le pouvoir. En 1995, l’Ethiopie devient une république fédérale, composée de neuf régions à base ethnique, chacune étant pourvue d’une large autonomie et d’un droit théorique à la sécession. La mort de Meles Zenawi en 2012, après vingt et un ans de règne, ouvre une période d’incertitude. Le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères, Hailemariam Desalegn lui succède, s’engageant à renforcer le pluralisme et la démocratie. En 2013, le parlement élit Mulatu Teshome Wirtu à la présidence de la République.

Bon à savoir

Informations pratiques

Le volcanisme actif
La chaîne de l’Erta Ale, plus de 95 km de long et 42 km de large, est située dans l’axe du Danakil (jusqu’à – 130 m sous le niveau de la mer), près de la mer Rouge. Elle comprend six édifices volcaniques : Erta Ale, Gada Ale, Alu-Dala Filla, Borale Ale, Hayli Gub, Ale Bagu. La dépression de l’Afar (Danakil dans sa partie nord) est une zone importante, à l’intersection de trois limites de plaques lithosphériques.
Volcan actif de 613 m d’altitude, l’Erta Ale se situe au cœur de la chaîne volcanique qui porte son nom. C’est un volcan bouclier, aux pentes très faibles, avec une base de 30 kilomètres de diamètre. Son sommet, dont la morphologie change en fonction de l’activité volcanique, se présente avec une caldeira d’effondrement. De forme elliptique, elle est allongée selon une direction nord-sud. A l’intérieur, le cratère sud (140 m de diamètre) possède un lac de lave dont la profondeur varie.
Selon les autorités locales (ministère des Mines), le volcan Erta Ale ayant une activité peu intense et la distance d’observation étant supérieure à 50 m, les émanations gazeuses ne présentent aucun risque. Parfois, le vent peut apporter une odeur désagréable d’œuf pourri due au H2S (hydrogène sulfuré), et ce n’est pas toxique dans ce contexte. Nous fournissons malgré tout, pour votre confort, des masques à gaz.
 
Le ras Tafarí
Descendant de la reine de Saba, dont il aurait été le 225e successeur, l’empereur d’Ethiopie Hailé Sélassié Ier était à la tête de la plus ancienne dynastie du monde. Son titre complet était Negusa Nagast (“roi des rois”), Lion conquérant de la tribu de Juda, Défenseur de la foi chrétienne, Force de la Trinité, Lumière du monde, Elu de Dieu. Fils du ras Makonnen, il a reçu à la naissance le nom de ras Tafarí Makonnen (Tafarí : “celui qui est redouté”) ; il est en outre le neveu de l’empereur Menelik II, qui, au cours de son règne (1889 - 1913), a accompli les premiers pas vers la création d’un Etat unifié et moderne.

Le mouvement rasta
Empreint de christianisme, le rastafarisme se développe comme une religion et promeut Hailé Sélassié dernière réincarnation de Dieu sur Terre. Les nombreuses livraisons d’esclaves noirs lors du commerce triangulaire entre la Jamaïque et l’Afrique de l’Est ont permis le développement de cette religion, qui a ensuite donné naissance au mouvement rasta (de rastafarisme).
 
L’Ukuli
La principale et la plus populaire cérémonie que les Hamers célèbrent est l’Ukuli. C’est un rite initiatique, qui marque le passage des garçons à l’âge adulte, qui ont ensuite la possibilité de contracter un mariage et de posséder un troupeau.
 
Le Donga
Moment le plus attendu des jeunes célibataires, le Donga est un tournoi parfois très violent qui se déroule à la fin de la saison des pluies. C’est l’occasion pour les hommes qui désirent se marier de prouver leur courage devant toute la tribu. Les règles de ces duels restent extrêmement simples : armé d’un bâton long de deux mètres, il faut donner une correction sévère à son rival en évitant de le tuer. Le vainqueur qui a éliminé tous ses adversaires est porté en triomphe devant un parterre de jeunes filles. L’une d’elles choisira le héros pour époux.
 
Le Timkat
Le Timkat, la plus belle fête du calendrier religieux éthiopien, qui commémore le baptême du Christ, est célébré en janvier. Le 18 janvier au crépuscule, les tabots (répliques de l’arche d’alliance) sont portés en procession à travers toute la ville vers un endroit où est placé un bassin rempli d’eau. Les diacres, vêtus d’étoffes précieuses, et les prêtres, portant des croix de procession dorées et des ombrelles multicolores, sont suivis par la foule, accompagnés du son de trompettes et du cliquetis des sistres.
A Addis Abeba, les 44 tabots sont réunis sur la place Jan Meda. A Lalibela, les 11 tabots sortent des 11 églises rupestre. A Gondar, la procession rejoint le grand bain de Fasilidas, patrimoine mondial, vestige d’un palais ancien.
A deux heures du matin, une messe est célébrée, les foyers et les torches des pèlerins illuminant le ciel. A l’aube, un prêtre baigne une croix d’or et éteint dans l’eau bénite une bougie sacrée, puis l’assemblée est aspergée en commémoration du baptême du Christ.

Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Prévoyez un adaptateur pour les prises électriques.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Prévoir une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries. La présence de 4 x 4 peut vous permettre de recharger vos batteries sur l’allume-cigare. Pensez à emporter un adaptateur pour allume-cigare.

Quelques mots utiles
L’amharique s’écrit avec un alphabet particulier, les traductions sont phonétiques. Apprendre quelques mots clés de cette langue vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de rendre plus agréables vos échanges. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Pour saluer (paix) : salam.
Bonjour : téna isteli.
Merci : améssaguénalo.
OK ou petit merci : échi (très utilisé).
Au revoir : déhna hun (masculin), déna hugni.
Excusez-moi : yiqeurta.
Oui : ao. Non (dans le sens “il n’y en a pas”) : yéllem ;  “il y a” : allé.
Beau : kebe.
Plat national éthiopien : wat.
Crêpe : injera.
Boire : bomoté.
A la tienne ! : antinatchin !
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer... Votre voyage n’en sera que plus riche ! Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Site Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Éthiopie.

Guides
Ethiopie, Guide Olizane.
Ethiopia, Guide Bradt (en anglais).
Ethiopia & Eritrea, Lonely Planet (en anglais).

Récits
Carnets d’Abyssinie, Wilfred Thesiger, Hoëbeke.
Aux sources du monde - A la découverte de l'Afrique des montagnes, Abyssinie, 1769-1772, James Bruce, Phébus.
Retour en Ethiopie, Marc de Gouvenain, Actes Sud.
Les Guerriers nus, Christian Bader, Payot Voyageurs.
Le Train du Négus - Sur les pas de Rimbaud, Patrick Forestier, Grasset.
 
Littérature
Dans le ventre d’une hyène, Nega Mezlekia, Actes Sud.
Histoire de l’Ethiopie, Berhanou Abebe, Maisonneuve et Larose.
A la découverte des Falasha, Bernard Nantet, Edith Ochs, Payot.
Ethiopie-Erythrée, frères ennemis de la corne de l’Afrique, Fabienne Le Houerou, L’Harmattan.

Ouvrages illustrés
Afrique mystérieuse, les peuples oubliés de la vallée de l’Omo, Gianni Giansanti, Solar.
Ethiopie, au pays des hommes libres, Xavier Van der Stappen, Renaissance du Livre.
La Porte des larmes, Jean-Claude Guillebaud, Raymond Depardon, Points Seuil.
Abyssinie, Benoît Lange, Olizane.

Carte
Ethiopia, 1/2 000 000, ITM.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Guides ou employés des différents services Allibert sont de vrais passionnés et souvent des voyageurs hors pair auxquels les revues spécialisées ouvrent parfois leurs colonnes. C’est à l’occasion d’un reportage en Ethiopie que Jean-Christophe Monnier, notre infographiste et auteur de nombreux clichés sur l’Afrique noire, a rencontré Mulugheta. Personnage charismatique et dynamique, patron d’un “restaurant sportif” (près du stade de foot) et d’une agence de voyage, il nous a ouvert les portes de son magnifique pays. Depuis 2004, avec son équipe de guides francophones et de logisticiens, nous construisons et adaptons la gamme de nos voyages, du désert du Danakil et ses volcans incroyables aux hautes montagnes du Simien en passant par les tribus authentiques du sud.

Nos actions de tourisme responsable

— Pendant plusieurs années, au cours de certains circuits, voyageurs et équipes locales ont ramassé, autour du camp sommital de l’Erta Ale, les déchets abandonnés par des visiteurs peu sensibilisés ; ces déchets étaient ensuite transportés à dos de chameau vers le container d’incinération au camp de base de l’Erta Ale pour être brûlés.
— 2017 : Globetrekkeurs a soutenu la Fondation Children in the Cloud pour la construction d'une école à Amara, village d'altitude du massif du Simien.
 
Pour suivre toutes nos actions de tourisme responsable, rendez-vous sur notre site
https://www.allibert-trekking.com/634-valeurs-et-engagement.

Le respect des us et coutumes

Présentant une incroyable diversité ethnique, culturelle, religieuse et linguistique, l’Ethiopie et sa société – rurale à 85 % – sont restées très préservées. La société éthiopienne est généralement très conservatrice et digne. Sur les hauts plateaux, les rencontres se feront avec une distance respectueuse, montrant une grande tolérance et un intérêt certain pour les étrangers. Le contact avec les peuples du Sud, notamment dans la vallée de l’Omo, sera beaucoup plus direct ou timide, selon l’habitude des personnes à croiser des voyageurs étrangers.  
 
Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

La préservation de l'environnement

Dans les régions de très haute altitude, seule subsiste une végétation de type alpin. Dans les régions des hauts plateaux, se concentrent l’exploitation agricole (teff, sorgho, maïs) et les forêts. Le long de la frontière soudanaise, à l’ouest, pousse une végétation luxuriante. Dans les régions de plus basse altitude au sud-ouest, s’est développé un environnement de type savane ainsi que des plantes résistant à des conditions climatiques extrêmes. Enfin dans les régions désertiques périphériques, s’est développée une végétation xérophytique ou à la vie très courte.
On dénombre un nombre important d’espèces endémiques, tout aussi bien chez les mammifères que chez les oiseaux. Neuf parcs nationaux, trois sanctuaires et huit réserves sauvages abritent cette faune riche et sauvage. 
 
Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur.
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers l’Ethiopie : Paris - Addis-Abeba, 57 €.