Indonésie

Au pays des volcans, vous avez rendez-vous avec les entrailles de la terre, les rizières en terrasses, la luxuriance des forêts tropicales, une mer de jade et une mosaïque d’identités culturelles préservées. Quant au sourire des Indonésiens...
Prodigieuse terre de contrastes et de diversité, l’archipel indonésien invite à chaque instant le randonneur à de nouvelles découvertes.
Voyages et randonnées en Indonésie

Repères

Population

257 millions d’habitants.

Superficie

1 905 000 km2 (plus de 13 000 îles et 500 volcans).

Capitale

Jakarta (île de Java).

Villes principales

Medan et Palembang (Sumatra), Bandung, Semarang, et Surabaya (Java), Denpasar (Bali), Mataram (Lombok), Ujungpandang (Célèbes).

Points culminants

Jaya (Nouvelle-Guinée, 4 884 m), Kerinci (Sumatra, 3 805 m), Rinjani (Lombok, 3 726 m), Semeru (Java, 3 676 m), Rantekombola (Sulawesi, 3 478 m).

Langues

indonésien (off.) et plus de 530 langues locales dont le javanais.

Religions

musulmans 88 %, protestants 5 %, catholiques 3 %, hindous 2 %, bouddhistes 1 %, autres 1 %.

Décalage horaire

par rapport  à la France et selon la région
- Java, Sumatra : cinq heures de plus d’avril à octobre, six heures de plus de novembre à mars ;
- Bali, Sulawesi, Bornéo, Timor : six heures de plus d’avril à octobre, sept heures de plus de novembre à mars ;
- Moluques : sept heures de plus d’avril à octobre, huit heures de plus de novembre à mars.
UTC/GMT : + 7 h.

Géographie

Entre océan Indien et océan Pacifique, le plus grand archipel du monde traverse trois fuseaux horaires et s’étend sur plus de 5 000 kilomètres d’est en ouest et 2 000 kilomètres du nord au sud. Des 13 000 îles qui le composent, 6 000 sont inhabitées. Les îles de la Sonde (Sumatra – la plus vaste –, Java, Bali, Lombok, Sumbawa, Sumba, Florès, la moitié ouest de Timor), la plus grande partie de l’île de Bornéo (Kalimantan), l’île de Célèbes (Sulawesi), l’archipel des Moluques et la partie ouest de l’île de Papouasie-Nouvelle-Guinée représentent l’essentiel de sa superficie. La plupart des îles sont montagneuses. La forêt tropicale, qui recouvre près des deux tiers du territoire, est la deuxième du monde après celle du Brésil.
L’Indonésie a des frontières terrestres communes avec la Malaisie sur les îles de Bornéo et Sebatik, la Papouasie-Nouvelle-Guinée en Nouvelle-Guinée, et avec le Timor oriental sur l’île de Timor. L’Indonésie a des frontières maritimes avec Singapour, la Malaisie, les Philippines et l’Australie.
Chevauchant la ligne de l’équateur, l’Indonésie est également une vaste zone de volcans, qui fait partie de la ceinture de feu du Pacifique. Il en résulte une très forte activité volcanique et de fréquents tremblements de terre. Le pays compte au moins 150 volcans actifs, dont le Krakatoa (détroit de la Sonde) et le Tambora (Sumbawa, petites îles de la Sonde).
L’omniprésence de la mer a valu au pays le surnom de Tanah Air Kita, “notre Terre et notre Eau”.

Climat

D’une manière générale, le climat est équatorial, c’est-à-dire chaud et humide, avec de fortes influences maritimes. Selon la saison, la température moyenne varie entre 22 °C et 34 °C. Les nuits restent souvent chaudes, mais en altitude les températures peuvent baisser considérablement.
Il existe deux saisons : la saison “sèche”, de mai à octobre, et la saison humide, de novembre à avril.
La meilleure période pour découvrir l’Indonésie va d’avril à novembre, pour éviter les mois les plus pluvieux. Certains de nos voyages sont aussi programmés pendant la saison humide. Ne vous inquiétez pas : il ne pleut pas toute la journée ni tous les jours ! La pluie tombe généralement en fin de journée, sous forme d’averses orageuses (durée maximale : 2 h). De plus, les couleurs après la pluie sont magnifiques : végétation scintillante, vapeur d’eau qui se dégage, etc.

Économie

Bien que la part du secteur agricole dans le produit intérieur brut ait beaucoup diminué, l’agriculture occupe encore 44 % des actifs et reste un secteur prioritaire. Java, aux riches terres volcaniques, dont la moitié est occupée par les rizières, fournit 61 % de la production nationale de riz. Les deux tiers des propriétaires y possèdent moins d’un demi-hectare et 31 % des paysans sont sans terre. Les autres cultures vivrières sont le manioc, les patates douces et les arachides. Les principales cultures commerciales sont l’hévéa, le palmier à huile, le café, le coprah, la canne à sucre, le thé, le cacao et les épices. L’élevage reste peu développé, ce qui oblige le pays à importer, malgré une faible consommation de viande. La pêche permet des exportations.
Le pétrole et le gaz naturel sont l’une des principales richesses. Les gisements pétroliers (off shore pour 30 %) sont situés sur la côte orientale de Sumatra, au nord de Java, à l’est de Kalimantan et à l’ouest de la Papouasie occidentale. D’abondantes réserves de gaz naturel existent au nord de Sumatra (Arun), à l’est de Kalimantan (Bontang) et surtout dans les îles Natuna. Les principales autres ressources minérales sont l’étain, la bauxite, le nickel, le cuivre et l’or. On trouve également du manganèse, des sables ferrugineux, de l’asphalte, des phosphates, de l’argent et des diamants.
C’est l’industrie qui assure aujourd’hui la majeure partie du PIB. L’industrie de transformation est consacrée à la valorisation des produits du sous-sol (raffinage du pétrole, mais aussi traitement d’un peu d’étain, de nickel, de cuivre et de bauxite) et du sol (agroalimentaire, travail du bois). Les industries manufacturières d’exportation (textiles, vêtements, chaussures, matériels électriques) connaissent un essor rapide, mais restent concentrées à Java.
Les transports ont progressé, mais restent insuffisants et trop centralisés à Jakarta. Le développement des transports est motivé par le tourisme, qui connaît une forte croissance.
L’économie dans son ensemble est caractérisée par la disparité entre l’ouest de l’archipel, plus riche et plus développé, et le Grand Est (Célèbes, Sulawesi, petites îles de la Sonde), beaucoup plus pauvre.

Société

La population indonésienne occupe le quatrième rang mondial (après la Chine, l’Inde et les Etats-Unis) ; elle est inégalement répartie : 61 % des Indonésiens résident sur Java, Madura et Bali.  Son taux de croissance élevé a pu être réduit grâce à un programme efficace de contrôle des naissances lancé en 1968. L’Indonésie connaît une grande diversité ethnoculturelle et religieuse, d’ailleurs inscrite dans la devise nationale : Bhinneka tunggal ika (“l’unité dans la diversité”). La plupart des Indonésiens descendent des populations de langues austronésiennes originaires de Taiwan. L’autre origine majeure de la population est la Mélanésie, à l’est de l’Indonésie. Il y a en tout plus de 500 groupes ethniques parlant majoritairement des langues malayo-polynésiennes. La population la plus représentée en Indonésie est l’ethnie javanaise, un tiers de la population, qui est politiquement et culturellement dominante. Viennent ensuite les Sundanais, les Malais et les Madurais qui sont les plus nombreux, suivis par les Bugis, les Balinais, les Banjars, les Sasak, les Makassar, les Acehais, les Bataks, les Minangkabaus, les Papous et les Chinois. Ces derniers représentent une minorité (1 %) très influente. Le sentiment national indonésien cohabite avec des identités régionales maintenues farouchement. Il existe une langue nationale, l’indonésien, proche du malais, utilisé depuis longtemps comme lingua franca dans la région. Elle est la deuxième langue pour presque tous les Indonésiens, qui utilisent d’abord la langue de leur communauté ethnique, et constitue, en cela, un facteur d’unité nationale.
Avec 88 % d’Indonésiens se déclarant de culte musulman, l’Indonésie est le pays comptant le plus grand nombre de musulmans dans le monde. Toutefois, si l’athéisme est interdit et l’enseignement religieux obligatoire, la Constitution ne fait aucune référence à l’islam, et cette religion n’a donc pas de place privilégiée dans les institutions indonésiennes.
Les Balinais sont détenteurs d’une culture originale, qui est un des attraits touristiques de l’île. Hindouistes, les Balinais procèdent à la crémation de leurs morts. C’est l’occasion d’une fête, avec défilé dans la ville, musique de gamelan, offrandes de toutes natures déposées sur le catafalque du défunt avant la crémation dans une ambiance décontractée et joyeuse. Sur cette île où les temples sont plus nombreux que les habitations, les offrandes sont partout : sur les trottoirs, devant un arbre, une boutique... et sur la tête des femmes à l’élégance raffinée !

L'histoire du pays

Morcelée en petits royaumes, les différents rois se disputent la suprématie de l’Indonésie jusqu’à une expédition mongole qui échoue au XIIIe siècle. L’Empire maritime de Majapahit domine alors l’archipel jusqu’au début du XVIe siècle. L’islam, introduit par des marchands venus d’Inde ou du Moyen-Orient, apparaît à Sumatra dès le XIIIe siècle et à Java au XVe siècle. Les croyances musulmanes s’ajoutent au fonds animiste, et le droit coranique ne supplante pas l’adat (droit indonésien). Les adeptes des religions hindoues se réfugient à Bali.
Les marchands indiens et arabes leur ayant fait connaître les épices d’Indonésie, les Occidentaux préfèrent aller les chercher eux-mêmes. Les Portugais fondent des comptoirs qui leur assurent un certain monopole, ils se heurtent aux Espagnols et doivent les laisser s’installer aux Philippines. Les Hollandais concentrent les plantations d’épices dans les petites Moluques, puis partent à la conquête de Java ; mais la Compagnie se ruine et disparaît en 1798. Pour mieux surveiller la route de la Chine, les Anglais vont se saisir de Bornéo. A la fin du XIXe siècle, un sentiment humanitaire apporte une législation qui protège les autochtones en leur assurant la terre indispensable aux cultures vivrières. L’essor économique, qui s’effectue au profit d’un Etat étranger et ne s’accompagne pas de réformes suffisantes, le contact avec les idées européennes, la révolution d’octobre 1917 développent le nationalisme. Des partis se forment. Des modérés apparaissent, mais n’obtiennent aucune concession. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les Japonais conquièrent la colonie néerlandaise et exploitent brutalement les ressources du pays, mais ils libèrent les chefs nationalistes, qui en profitent pour réclamer l’autonomie. La République indonésienne, avec Sukarno pour président, est proclamée en août 1945.
Six gouvernements de coalition se succèdent en sept ans. Les trois premiers, conservateurs, s’efforcent de rétablir la sécurité, de restaurer l’économie, dominée par les intérêts hollandais et chinois, et de réduire les effectifs de l’armée. Les nationalistes succèdent aux conservateurs. Fin 1956, des rébellions ayant éclaté dans les îles – hors Java – contre la politique centralisatrice de Jakarta, l’état d’urgence proclamé renforce le pouvoir de l’armée. En 1959, l’armée brise la rébellion et s’accorde avec le président Sukarno pour restaurer le régime présidentiel.  Alors que la situation économique se détériore toujours davantage, l’armée est de plus en plus inquiète de la radicalisation de la politique menée par Sukarno, vieillissant et malade. Les rumeurs de coup d’Etat circulent. Le 30 septembre 1965, le chef de la garde présidentielle prend le contrôle des points stratégiques de la capitale et met en place un Conseil révolutionnaire. Dès le lendemain, le général Suharto rétablit l’ordre à Jakarta et impose progressivement son autorité. En mars 1966, il reçoit les pleins pouvoirs. L’Ordre nouveau fixe deux objectifs : la stabilité politique et le développement économique. Le boom pétrolier va permettre de lancer de grands projets d’infrastructure, tout en poursuivant le développement agricole. L’armée, réorganisée et épurée, domine le nouveau régime. Elle se veut “gardienne de la République” contre les “extrémismes de gauche” (communisme) et de droite (islamisme). La sécurité militaire et les services secrets font régner un climat de peur. Les militaires ont promis la démocratie. Des élections ont lieu, en 1971 puis tous les cinq ans. Très vite, étudiants et militants musulmans, frustrés de ne pas avoir obtenu le rôle espéré, entrent en opposition avec le pouvoir pour dénoncer la corruption galopante du régime. Les graves émeutes de 1974 et 1978, avant la réélection de Suharto, sont réprimées par l’armée. Suharto répond en renforçant son pouvoir et en imposant le Pancasila – croyance en Dieu, nationalisme, humanité, démocratie et justice sociale. Le succès de la libéralisation économique du régime compense son autoritarisme auprès des classes moyennes favorisées. Suharto renforce son contrôle sur l’armée et se rapproche en même temps de l’islam modéré. On commence à parler de succession (Suharto est né en 1921). Le climat politique devient violent : émeutes politiques, religieuses et ethniques se succèdent.
Sur le plan international, si Sukarno, qui s’était fait le champion de la lutte anti-impérialiste et critique de l’Occident, se rapprochait de Pékin, le général Suharto renverse la tendance ; il suspend les relations avec la Chine et se rapproche de Washington, dont il obtient aide et investissements. Enfin, l’Indonésie entretient des liens politiques avec ses partenaires du mouvement de non-alignés. L’Indonésie rétablit ses relations avec la Chine (1990), mais conserve une approche méfiante vis-à-vis de son immense voisine.
Durant l’été 1997, une crise financière sans précédent touche les pays d’Asie du Sud-Est, dont l’Indonésie. En six mois, la rupiah perd 80 % de sa valeur, l’économie est paralysée, le chômage double, les produits de première nécessité manquent. En 1998, Suharto obtient un septième mandat, mais, lâché par tous, alors que les manifestants mettent Jakarta à feu et à sang et qu’éclatent de graves émeutes anti-chinoises, il démissionne, après 32 ans passés au pouvoir. Son successeur est le vice-président Jusuf Habibie, un civil. La période Habibie est l’une des plus dynamiques pour la réforme des institutions. La loi sur la décentralisation vise à apaiser les régions troublées par les mouvements sécessionnistes, le processus électoral permet le multipartisme et libère les partis de leur obligation de prendre l’idéologie nationale, Pancasila, comme seul fondement philosophique, la presse devient libre.
En 1999, lors du référendum, 78,5 % des Est-Timorais se prononcent pour l’indépendance du Timor oriental. Aussitôt les milices anti-indépendantistes massacrent, violent, pillent et détruisent. Menacé d’une suspension de l’aide internationale, le gouvernement indonésien renonce officiellement au Timor oriental. Les tensions inter-communautaires dans les îles extérieures s’aggravent, et le risque d’une désintégration de l’archipel devient bien réel : des émeutes éclatent à Bornéo, puis aux Moluques et à Sulawesi. De graves conflits indépendantistes se poursuivent à Aceh et en Irian Jaya. Les réformes économiques piétinent et le président est accusé de mauvaise gestion. La déception s’installe.
Arrivée à la présidence en 2001, fille de Sukarno, Megawati jouit d’une popularité certaine, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, mais ne dispose que de trois ans pour réaliser trois objectifs : prévenir la désintégration du pays, y rétablir la sécurité interne et relancer l’économie. Plus ferme que son prédécesseur, défendant prioritairement l’intégrité territoriale, la présidente exclut d’accorder l’indépendance aux provinces séparatistes, tant l’Irian Jaya que Aceh. L’Irian Jaya obtient tout de même en 2001 un statut d’autonomie spéciale, mais la division de la Papouasie en trois provinces séparées affaiblit les efforts collectifs pour l’application de l’autonomie. Deux accords sont négociés pour mettre fin aux affrontements intercommunautaires à Sulawesi (décembre 2001) et aux Moluques (février 2002), mais la situation y reste fragile. La nouvelle présidente se dote d’une équipe économique qui fait renaître l’espoir. Le FMI reprend son aide et la dette étrangère est rééchelonnée. En 2002, le gouvernement  s’attelle à la difficile restructuration des banques. Il stabilise l’économie, l’inflation est bientôt sous contrôle, mais la croissance demeure insuffisante pour réduire le chômage. La lutte contre la corruption s’enlise malgré quelques actions symboliques. Premier chef d’Etat à se rendre aux Etats-Unis juste après les attentats du 11 septembre 2001, Megawati, qui dirige aussi la première communauté musulmane du monde, reçoit un soutien financier et militaire de Georges W. Bush et promet de s’engager dans la lutte contre le terrorisme. D’abord incrédule face aux avertissements américains et australiens sur le danger du terrorisme islamiste asiatique, l’Indonésie est victime d’un grave attentat à Bali le 12 octobre 2002. Arrestations et condamnations à mort témoignent de la nouvelle fermeté de Jakarta. Mais si le gouvernement condamne le terrorisme, il ne veut paraître ni s’attaquer à l’islam ni s’inféoder aux Etats-Unis.
Les élections législatives de 2004 consacrent la désaffection envers Megawati. Susilo Bambang Yudhoyono (SBY) est élu à la présidence de la République. Il promet la fin de la corruption, le retour de la croissance, la réduction du chômage, l’unité nationale et l’ordre. Il condamne le militarisme, mais a des amis dans l’armée, et il est favorablement vu des milieux d'affaires. Le raz de marée qui frappe Sumatra en décembre 2004 fait 169 000 morts. En 2006, le centre de Java (Yogyakarta) est touché par un séisme qui fait près de 6 000 morts et 50 000 blessés, et l’est javanais (Sidoardjo) par un torrent de boue, véritable désastre écologique dû à une erreur de forage. SBY peine à restaurer la confiance malgré une croissance en augmentation. La flambée des cours du pétrole en 2005 frappe l’Indonésie, qui est devenue importatrice en 2004. Malgré les catastrophes naturelles et les accidents qui se succèdent, l’équipe économique parvient à rétablir une croissance de 6,3 % en 2008. Toutefois, l’inflation, qui atteint 11 % ,reste préoccupante. L’autosuffisance en riz est rétablie pour la première fois depuis seize ans. L’une des grandes faiblesses reste l’armée qui a conservé sa structure territoriale, étendant son autorité jusque dans les coins les plus reculés du pays.
La lutte contre la corruption est de nouveau au centre des enjeux électoraux de l’année 2009. Les élections législatives confirment la popularité de la formation du président SBY, qui est réélu au premier tour. L’audience des partis islamiques diminue de moitié. La situation est également tendue en Papouasie occidentale, toujours étroitement contrôlée par l’armée. La corruption est toujours prégnante. Les élections générales de 2014 se soldent par l’accession à la présidence de la république de Joko Widodo, issu d’un milieu modeste, étranger aux élites indonésiennes et réputé intègre. L’Indonésie réorganise sa doctrine de politique étrangère autour de deux principes qu’elle entend promouvoir tout en les affermissant à l’intérieur de ses propres frontières : la démocratie et une vision modérée de l’islam.

Bon à savoir

Informations pratiques

Quels souvenirs intéressants rapporter ?
L’artisanat est très riche en Indonésie. Les magasins d’objets, vêtements et meubles “exotiques” français s’approvisionnent d’ailleurs en grande partie dans ce pays. Sur les étals, batiks, vanneries, sculptures, bijoux se bousculent. A Bali, nous vous conseillons d’effectuer vos achats à Ubud, où il y a le plus de choix à des prix intéressants.

Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Prévoir un adaptateur pour les prises électriques.
 
Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.
 
Quelques mots utiles
Le bahasa indonesia est la langue officielle depuis l’indépendance (1945) mais plus de 250 langues et des milliers de dialectes sont encore pratiqués. Apprendre quelques mots clés en indonésien vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, et de rendre plus agréables vos échanges avec les Indonésiens. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour, jusqu’à 11 h : selamat pagi ; de 11 h à 14 h : selamat siang ; de 14 h à 18 h : selamat sore.
Bonne nuit : selamat tidur.
Comment allez-vous ? : apa kabar ?
Ça va : kabar baik.
Pardon : maaf.
Merci (beaucoup) : terima kasih (banyak).
S’il vous plaît : tolong.
Bon appétit : selamat makan.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer... Votre voyage n’en sera que plus riche ! Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !
A noter : les Indonésiens n’aiment pas dire “non” ou “je ne sais pas”. Un sourire équivaut souvent à dire non.

Bibliographie

Site Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Indonésie.

Guides
Le Grand Guide de l’Indonésie, Gallimard.
Indonésie, Lonely Planet.
Indonésie, Voyager pratique Michelin.
Indonésie, Nelles.
Indonésie, Olizane.

Romans et nouvelles d’auteurs indonésiens (traduits en français)
La Vie n’est pas une foire nocturne, Pramoedya-Ananta Toer, Gallimard.
Le Fugitif, Pramoedya-Ananta Toer, 10/18.
Corruption, Pramoedya-Ananta Toer, éditions Philippe Piquier
Javanaises, Umar Kayam, éditions Philippe Piquier.
Télégramme, Putu Wijaya, éditions Philippe Piquier.
 
Ouvrages de référence, essais
Indonésie, un demi-siècle de construction nationale, Françoise Cayrac-Blanchard, Stéphane Dovert et Frédéric Durand, L’Harmattan.
Indonésie, la nouvelle donne, Philippe Raggi, L’Harmattan.
Indonésie éclatée mais libre - De la dictature à la démocratie, Franck Michel, L’Harmattan.
Indonésie, chroniques de l’ordre nouveau, Alexandre Messager, L’Harmattan.
Indonésie, l’orient de l’islam, revue Hérodote n° 88, La Découverte.
L’Indonésie, Jill Gocher, Solar.
Empire d’Orient, Norman Lewis, Olizane.
Indonésie contemporaine, collectif, L’Harmattan.
Mentawai, la forêt des esprits, Olivier Lelièvre, éditions Anako.
Indonésie, l’armée et le pouvoir, Françoise Cayrac-Blanchard, L’Harmattan.
Toraja, sous le regard des ancêtres, Olivier Lelièvre, éditions de l’Adret.
Bali, collectif, éditions Autrement.
 
Cartes
Les éditions Nelles et Periplus proposent différentes cartes routières, générales ou par régions.

Tourisme responsable

Une histoire de passion


Le respect des us et coutumes


Islam, christianisme, bouddhisme, hindouisme et animisme se côtoient. Sumatra, Java et Lombok sont majoritairement musulmanes. Bali est hindouiste et plus permissive.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules et les jambes ( jusqu'aux genoux).
— Sur les plages, bien que le port du bikini ne soit pas interdit, il est préférable pour les femmes de porter un paréo ou des vêtements amples couvrants le corps.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais ni argent, ni sucreries, ni stylos, spécialement aux enfants, afin de ne pas les inciter à la mendicité. Préférez les dons à des associations, écoles, dispensaires ou autres organisations reconnues.

Ces précautions favorisent les échanges.

Les conseils de notre partenaire en Indonésie :
— Chez l’habitant, ne vous plongez pas dans le bassin du bain (mandi) comme dans une baignoire, mais puisez l'eau avec un récipient avant de vous arroser, il s’agit en fait d’un réservoir où l’on conserve l’eau.
— Retirez vos chaussures et laissez-les à l’extérieur, avant d’entrer dans une maison.
— Ne refusez pas ce qu'on vous offre, nourriture, boisson, même si vous vous contentez d'y goûter. A table, attendez d'y être invité avant de commencer à manger ou à boire ; vous pouvez manger avec les doigts (habitude généralisée dans le pays), mais avec la main droite seulement ! La politesse locale commande d'éviter de parler en mangeant, ne vous étonnez pas si votre accompagnateur (chauffeur, guide) ne vous fait pas la conversation pendant le repas, ce n'est pas par manque de courtoisie, ici le repas n'est pas un acte convivial, mais simplement une obligation de se nourrir.
— Si vous offrez un cadeau, vous serez remercié, mais il ne sera pas ouvert devant vous ; vous n'êtes donc pas obligé d'ouvrir un cadeau si le cas se présente, un merci suffit.
— Ne désignez jamais quelqu’un du doigt et ne touchez pas la tête des enfants, siège de l’âme.
— Ne vous mettez jamais en colère, ici la modération est de rigueur (pas d'excès de tristesse, d'impatience ou de colère).
— Les Indonésiens n’aiment pas dire “non” ou “non, je ne sais pas”, sourire équivaut à dire non et rire manifeste souvent un embarras.
— La courtoisie - et la curiosité - fait qu'on vous posera souvent beaucoup de questions vous concernant qui pourront paraître importunes à certains. C'est seulement une manière d'être chaleureux et amical, répondez gentiment, même de manière évasive. Moins le lieu est touristique, plus la curiosité à votre égard sera grande.

Les Balinais sont de fervents hindouistes. Bien que très tolérants à l'égard des étrangers qui désirent assister aux nombreuses fêtes et évènements religieux se déroulant dans l'île, veuillez respecter un certain nombre de règles et de tabous :
— le port d'un sarong et d'une écharpe autour de la taille est la tenue vestimentaire minimum pour être autorisé à pénétrer dans les temples ; dans certains cas, seuls sont autorisés à entrer les personnes en costume religieux réglementaire blanc et jaune ;
— les femmes ne doivent pas entrer dans les temples pendant leurs règles, car considérées comme impures ;
— il est irrespectueux de s'asseoir à un niveau plus élevé que les fidèles ou les prêtres, de passer devant les fidèles lors des cérémonies et de monter sur les autels ;
— vous pouvez filmer ou photographier à condition de ne pas entraver le passage, ni le bon déroulement de la cérémonie.

La préservation de l'environnement

Grâce aux volcans, dont les éruptions successives ont enrichi la terre au fil des siècles, et au climat humide, la végétation indonésienne est luxuriante. Les superbes randonnées sur les sentiers permettent de découvrir une profusion d’essences rares (fougères arborescentes, banians, figuiers sauvages, bambous géants, etc.). Les plantations sont également d’une grande richesse. Riz, caoutchouc, tek, bambou, noix de coco, café, thé, cacao, maïs, épices, tabac et de nombreux végétaux et fruits sont les principales cultures. L’Indonésie possède le troisième domaine forestier tropical du monde, après le Brésil et le Zaïre. Cependant, des coupes illégales et des incendies dus à une gestion catastrophique de la forêt contribuent à la déforestation. La flore indonésienne est incroyablement diversifiée. Outre les différentes (et célèbres) variétés d’orchidées, on trouve une multitude de fleurs superbes, dont la fameuse rafflésie, la plus grande fleur du monde, qui atteint jusqu’à un mètre de diamètre.

Cet environnement si riche abrite une faune prodigieuse. Sa particularité est de regrouper à la fois des espèces de type asiatique (l’éléphant, le tigre, le rhinocéros, le léopard et le célèbre orang-outang) et des animaux de type australien (comme le kangourou, les wombatidés et des opossums à queue cannelée). L’orang-outang (“homme de la forêt”, en indonésien) de Sumatra et de Kalimantan, le varan de Komodo, le rhinocéros à une corne de Java et le banteng (buffle sauvage de Java) sont des espèces endémiques. Ils sont d’ailleurs désormais protégés et concentrés dans de très beaux parcs, notamment à Sumatra, dont le plus accessible et intéressant est le Gunung Leuser, qui couvre 10 000 km2. Le principal parc national de Java est celui d’Ujung Kulon.
 
Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. Lire notre conseil de guide "La faune de montagne" https://www.allibert-trekking.com/197-respect-faune-montagne
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou d'utiliser un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...