Israël

La diversité des paysages en Israël est frappante : la côte méditerranéenne, les plages et l’arrière-pays aux plaines fertiles, les paysages arides et désertiques du Sud, la fraîcheur des rives du lac de Tibériade (véritable mer intérieure), les cascades et les paysages verdoyants de Galilée, l’étonnante mer Morte, etc.
La bordure orientale du Sinaï recèle un petit désert méconnu, le Néguev (60 % du territoire), dont le nord fait partie intégrante de la route de l’encens nabatéenne. Déclaré zone protégée depuis près de soixante ans, il a vu sa flore se reconstituer et ses espaces se repeupler d’espèces animales. Ses richesses naturelles sont rehaussées par une abondance de sites archéologiques très bien restaurés, et souvent situés dans des sites grandioses et difficilement accessibles.
Le désert de Judée, en bordure de la mer Morte, regorge de profonds canyons. Dans ses oasis, il fait bon se rafraîchir auprès des sources avant d’entamer la montée vers Jérusalem, ville trois fois sainte, et sa lumière magique... Israël invite à un voyage dans l’espace et dans le temps.
Israël avec Allibert

Repères

Population

8 millions d’habitants.

Superficie

20 406 km2.

Capitale

l’Etat d’Israël a fixé sa capitale à Jérusalem en dépit de l’absence d’accord international sur le statut de cette ville.

Villes principales

Tel-Aviv, Haïfa, Beer-Sheva.

Point culminant

Har Meron (1 208 m).

Langues officielles

hébreu et arabe.

Religions

judaïsme (75 %), islam (17 %), christianisme (2 %), religion druze (2 %).

Décalage horaire

par rapport à la France, une heure de plus toute l’année. UTC/GMT : + 2 h.

Géographie

A l’ouest, Israël est bordé par la mer Méditerranée. Au sud, il dispose d’un étroit débouché sur la mer Rouge. Il a des frontières communes avec le Liban au nord, la Syrie au nord-est, la Jordanie à l’est, et l’Egypte au sud-est. On distingue quatre régions naturelles :
- une chaîne de montagnes calcaires – chaînes de Galilée, de Samarie et de Judée – qui s’étend du nord au sud et culmine au mont Meron ;
- à l’est de cette chaîne, un fossé d’effondrement, le Ghor, où coule le Jourdain et au fond duquel on trouve la mer Morte, à 400 m au-dessous du niveau de la mer ;
- à l’ouest, une zone de plaines côtières ;
- au sud, le désert du Néguev, qui occupe plus de la moitié du pays.
Seul fleuve important de la région, le Jourdain, qui termine son cours dans la mer Morte, a fait l’objet d’important travaux d’aménagement en vue de permettre l’irrigation des régions traversées.

Climat

Les conditions climatiques varient du nord, où le climat est méditerranéen, au sud qui connaît un climat subtropical aride. Au nord, le climat est tempéré, très ensoleillé, avec deux saisons bien marquées, la période des pluies allant d’octobre à avril, le reste de l’année étant exempt de précipitations. Les précipitations annuelles sont de 539 mm à Tel-Aviv, 508 mm à Haïfa, 25 mm à Eilat, 572 mm à Jérusalem.
Nous voyageons en Israël d’octobre à mai, période idéale pour éviter les fortes chaleurs. De fortes variations existent entre le jour et la nuit où les températures sont fraîches.

- Températures moyennes maximales et minimales :

 

printemps

été

automne

hiver

Tel-Aviv

16 °C

26 °C

20 °C

13 °C

Haïfa

18 °C

25 °C

20 °C

12 °C

Jérusalem

18 °C

25 °C

16 °C

9 °C


- Températures moyennes maximales et minimales dans le Néguev, en °C :

octobre

novembre

décembre

janvier

février

mars

avril

mai

29 - 14

25 - 10

22 - 5

20 - 4

22 - 6

25 - 9

28 - 12

30 - 12


Économie

L’agriculture représente 2,5 % du PIB avec une population agricole ne représentant que 3,7 % de la population active. Israël est un important exportateur de produits frais et un leader des technologies agricoles, et ce malgré un climat peu propice à l'agriculture ; auto-suffisant à 95 % pour ses propres besoins alimentaires, le pays importe des céréales et oléagineux, de la viande, du café, du cacao et du sucre. L'agriculture est caractérisée par la présence de deux types de communautés agricoles, le kibboutz et le moshav.
Les principaux secteurs de l'industrie sont la métallurgie, les équipements électroniques et bio-médicaux, les produits alimentaires, les produits chimiques, les équipements de transport ; Israël est l'un des plus importants centres du monde dans la taille de diamants et un exportateur important d'équipements militaires (10 % du marché mondial).
Israël est pauvre en ressources naturelles et importe une bonne partie de sa consommation énergétique.
Le secteur des services est bien représenté.
L'économie israélienne est basée sur un système capitaliste moderne d'un pays jeune qui se caractérise par un secteur de la high-tech en croissance rapide. Les entreprises israéliennes, principalement dans ce domaine, sont très appréciées sur les marchés financiers mondiaux.

Société

La population israélienne se compose d’une majorité de Juifs originaires de la diaspora ou nés sur place – 76,4 % d’Israélites (67,1 % nés en Israël, 22,6 % en Europe, aux Amériques ou en Océanie, 5,9 % en Afrique et 4,2 % en Asie) – et d’une minorité d’Arabes (environ 1,6 million, soit 20 % de la population).
L’immigration a connu trois vagues successives :
- dans les années 1930-1950, Juifs d’Europe centrale et orientale (Ashkénazes), dans les années 60, Juifs d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (Séfarades), et depuis les années 90, Juifs en provenance de l’ex-URSS et d’Ethiopie. Cette dernière vague d’immigration a amené en Israël plus d’un million de personnes depuis 1989.
A titre de comparaison, les Territoires palestiniens comptent près de 3,9 millions d’habitants, répartis en 2,3 millions de Palestiniens en Cisjordanie (59 %), 210 000 à Jérusalem-Est (5 %) et 1,4 million à Gaza (36 %).

L'histoire du pays

L'histoire
Vers 1800 avant J.-C., à la tête d'un groupe de nomades, Abraham quitte la Mésopotamie pour la terre de Canaan. En 1023 avant J.-C., les Israélites établissent un royaume, dirigé par Saul, puis par David, qui s'empare de Jérusalem pour en faire sa capitale. Vers 950 avant J.-C., le fils de David, Salomon, fait ériger le premier temple de Jérusalem, haut lieu du judaïsme. En 63 avant J.-C., les Romains s'emparent d'Israël, placé sous le contrôle de consuls, dont Hérode le Grand et Ponce Pilate. Au IIe siècle, après avoir écrasé deux soulèvements juifs, les Romains rasent Jérusalem et construisent sur ses ruines Aelia Capitolina, capitale de la nouvelle province romaine de Palestine. Cette défaite marque la fin de l'Etat juif et le début de la Diaspora.
Au IVe siècle, l'empereur Constantin se convertit au christianisme. La Terre sainte se couvre d'églises, dont celles du Saint-Sépulcre. Au VIIe siècle, le calife Omar s'empare de Jérusalem, qu'il déclare ville sainte de l'islam. En 1099, les croisés chrétiens reconquièrent Jérusalem. En 1291, la a ville sainte passe sous le contrôle des Mamelouks. Au XVIe siècle, Soliman le Magnifique, alors à la tête de l'Empire ottoman, fait reconstruire les murs de Jérusalem.
Dès la fin du XIXe siècle, alors que les Etats européens connaissent la montée du nationalisme et de l'antisémitisme, le mouvement sioniste apparaît dans les communautés juives d'Europe : il s'agit de créer un Etat des Juifs. C'est en 1905, que la Palestine est définitivement choisie. En 1947, le gouvernement britannique remet aux Nations Unis le mandat qu'il détenait sur la Palestine, et la Palestine est partagée entre un état juif et un état arabe, l'Etat d'Israël est créé. La guerre civile éclate aussitôt entre les communautés juive et arabe ; les forces israéliennes sont vainqueurs : Jérusalem est partagée, laissant la vieille ville du côté arabe, Israël conquiert 26 % de territoires supplémentaires et prend le contrôle de 81 % de la Palestine de 1947, 720 000 Arabes de Palestine fuient ou sont expulsés.
La première priorité pour le nouvel état est de se doter d'institutions. Israël est une république démocratique et parlementaire et un état laïque, la souveraineté appartient au suffrage universel et non à la Torah ; l'influence religieuse y est cependant très importante. Les premières élections législatives de 1949 donnent la majorité relative au Mapai (gauche) qui forme un gouvernement dirigé par Ben Gourion. La gauche gouvernera pendant près de 30 ans jusqu'en 1977. La deuxième priorité est d'absorber les centaines de milliers d'immigrants venus d'Europe, puis des pays arabes. L'aide de la diaspora, particulièrement américaine, les réparations allemandes et l'essor démographique permettent un taux de croissance à deux chiffres. Toutefois, le jeune état ne réussit pas à s'insérer dans la région. Une des caractéristiques de la jeune société israélienne est l'existence de communautés de vie et de travail, le plus souvent agricoles, appelées Kibboutzim. Les kibboutzim contribuent à 33 % de la production agricole et à 6,3 % de la production industrielle. Après un déclin dans les années 1990, les kibboutzim connaissent un renouveau qui se caractérise par une économie profitable, mais un abandon partiel des idéaux originels : de 1990 à 2000, le pourcentage de salariés dans les kibboutzim est passé de 30 à 67 % et deux tiers des kibboutzim ont à leur tête des professionnels et non des membres du kibboutz.
En 1956, la France, le Royaume-Uni et Israël prennent le contrôle du canal de Suez, le Sinaï est envahi par Israël. L'ONU impose un cessez-le-feu et, Britanniques, Français et Israéliens laissent le canal aux Casques bleus en 1957. A la fin des années 1950, début des années 1960, avec la décolonisation de l'Afrique du Nord, les Juifs du Maroc, de Tunisie et d'Algérie émigrent en masse vers Israël.
1964 voit la fondation de  l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) qui décide l'intensification de la lutte des Palestiniens contre Israël.
En 1967, l'Egypte obtient le retrait des troupes de l'ONU du Sinaï et envahit le Sinaï. Arguant de l'imminence d'une attaque arabe, Israël lance une offensive contre l'Egypte, menée par les généraux Moshe Dayan et Yitzhak Rabin et appelle la Transjordanie à rester neutre. La Jordanie refuse et attaque Israël. Mais l'armée jordanienne est vaincue. Au terme de la guerre-éclair des Six-jours, Israël conquiert la Cisjordanie dont Jérusalem-Est, la bande de Gaza, le Golan et la péninsule du Sinaï. Les Israéliens et leur gouvernement sont alors persuadés de leur supériorité face aux armées arabes. Le gouvernement israélien lance le plan Allon qui préconise l'implantation de colonies dans les territoires occupés, particulièrement dans le Golan et la vallée du Jourdain, afin d'assurer la sécurité d'Israël. Avec la montée en puissance du Gush Emunim à partir de 1974, puis l'arrivée au pouvoir de la droite avec le Likoud, en 1977, les colonies se multiplient.
En 1969, madame Golda Meir devient premier ministre.
A partir des années 1970, les passagers juifs et israéliens des lignes aériennes deviennent la cible du terrorisme de l'air palestinien. En 1976, 103 otages juifs et israéliens, capturés par un commando terroriste germano-palestinien à bord d'un avion d'Air France et retenus à l'aéroport d'Entebbe en Ouganda, sont délivrés par un raid de l'armée de l'air israélienne.
En 1973, le jour de la fête du Kippour, la plus importante du calendrier juif, l'Egypte et la Syrie lancent par surprise une attaque coordonnée contre Israël. L'armée israélienne, d'abord mise en difficulté, repousse les assaillants grâce à un ravitaillement en munitions fourni par un pont aérien américain. L'ONU appelle Egypte, Syrie, Israël et Jordanie à un cessez-le-feu immédiat et à des négociations en vue "d'instaurer une paix juste et durable" au Moyen-Orient. La crise qui s'ensuit amène la démission de Golda Meir et son remplacement par Yitzhak Rabin et la chute, en 1977, du parti travailliste. Après la guerre du Kippour, l'économie sombre ; en 1975, le fardeau militaire représente 35 % du produit intérieur brut. Malgré la première réforme monétaire de 1978 qui voit l'introduction du shekel, Israël entre également dans une période d'hyperinflation, celle-ci atteignant jusqu'à 600 % en 1984. Les banques commerciales sont nationalisées. En 1985, le gouvernement de Shimon Peres lance un programme de stabilisation économique. Salaire et prix sont gelés, les Etats-Unis apportent une aide conséquente. 
A partir de 1968, Israël subit une transformation démographique capitale, avec l'arrivée de plus de 1 200 000 immigrants russes, soit plus d'un tiers de toute l'immigration vers Israël. Si les Juifs ashkénazes d'Europe centrale étaient imprégnés de culture juive, si les Juifs sépharades du monde arabe étaient souvent très religieux, les Juifs soviétiques n'ont souvent aucune culture juive. Dans les années 1990, les autorités israéliennes, prenant conscience de la très haute valeur de cette immigration de main d'œuvre qualifiée, favorisent la création de start-ups technologiques, Israël devenant l'un des pays au monde avec la plus forte concentration de telles sociétés.
En 1977, le président égyptien Anouar el-Sadate effectue un séjour en Israël. Grâce à l'implication du président américain Jimmy Carter, les négociations sont relancées. Et en 1979, Anouar el-Sadate et Menahem Begin signent les accords de Camp David qui prévoient le retrait israélien du Sinaï et la reconnaissance de l'Etat d'Israël par l'Egypte. Conformément au traité, Israël se retire du Sinaï en 1982. Pour leur implication dans ces négociations, Anouar el-Sadate et Menahem Begin reçoivent le prix Nobel de la paix en 1978.
En 1980, Israël proclame "Jérusalem, entière et unifiée" comme sa capitale.
En 1981, Israël proclame l'annexion du Golan.
Fin 1987, éclate la première intifada ou "guerre des pierres", conflit dont la cause immédiate est un accident de la route où quatre Palestiniens sont morts tués par un camion israélien. C'est surtout la réponse à l'occupation israélienne de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Ce conflit ne prend fin qu'avec les accords d'Oslo en septembre 1993. 1 162 Palestiniens et 160 Israéliens sont morts durant l'intifada qui renforce la position de l'OLP parmi les Palestiniens, mais aussi contribue à la naissance du Hamas.
En 1984 et en 1991, Israël lance les opérations Moïse et Salomon pour sauver les Juifs d'Ethiopie (les Falashas) menacés par la famine et les transférer en Israël. Leur intégration est compliquée. En 1991, lors de la guerre du Golfe, des missiles sont tirés contre Israël, qui ne répond pas  aux attaques.
En 1992, le Parti travailliste revient au pouvoir, Yitzhak Rabin redevient premier ministre et Shimon Peres, ministre des affaires étrangères. Les accords d'Oslo, favorisés par le retour des travaillistes au pouvoir et signés en 1993 par Yitzhak Rabin et Yasser Arafat, reconnaissent une certaine autonomie en matière économique et sociale aux Palestiniens, prévoient la création d'une Autorité palestinienne, une reconnaissance mutuelle de l'OLP et d'Israël, une coopération économique israélo-palestinienne et le retrait israélien de la bande de Gaza et de la région de Jéricho qui sera concrétisé en 1994. Yitzhak Rabin, Shimon Peres et Yasser Arafat reçoivent le prix Nobel de la paix en 1994. En 1995 Yitzhak Rabin est assassiné par un extrémiste juif.
En 1996, le Hezbollah bombarde le nord d'Israël, Benyamin Netanyahou, élu Premier ministre, dispose d'une majorité relative de droite à la Knesset. Opposé aux accords d'Oslo, il favorise la politique d'implantations israéliennes dans les territoires occupés. En 2000, le président Bill Clinton convoque à Camp David un sommet israélo-palestinien. Les négociations échouent sur plusieurs points dont les principaux sont la question des frontières, le statut de Jérusalem et du mont du Temple, le droit au retour pour les Palestiniens.
A l'automne 2000, débute de la seconde Intifada ou Intifada al-Aqsa. Si la plupart des observateurs lient son déclenchement à la visite au Mont du Temple par Ariel Sharon considérée comme une provocation par les Palestiniens et à la répression des manifestations qui ont suivi, d'autres font remarquer que les troubles ont commencé quelques jours auparavant et sont liés à l'absence de perspectives dans le règlement du conflit, après l'échec des négociations de Camp David. Les troubles se prolongent jusqu'en 2005, avec des moments de très grande violence de fin 2000 à fin 2001 (lynchage à Ramallah, campagne d'attentats-suicides par le Hamas). Si la tension ne disparaît pas, la violence s'atténue notablement à partir de 2004 après la répression israélienne et la construction du mur de séparation entre Israéliens et Palestiniens.
Comme spécifié dans la déclaration d'indépendance, les habitants arabes d'Israël disposent de la même citoyenneté que les Juifs dans l'Etat d'Israël, ils ont les mêmes droits politiques et sociaux, mais ils sont dispensés du service militaire obligatoire en raison de leur proximité familiale et culturelle avec les Palestiniens et le reste du monde arabe. Les Arabes disposent de leur réseau scolaire. Si la condition des Arabes israéliens est généralement meilleure que celle des Arabes des pays voisins, leur niveau de vie est inférieur à celui de leurs compatriotes juifs.
En 2001, Ariel Sharon élu premier ministre, forme un gouvernement d'union nationale. En 2003, aux élections législatives, le Likoud remportant 29 % des voix, Ariel Sharon conserve son poste de premier ministre.
En 2005, Mahmoud Abbas est élu président de l'Autorité palestinienne. Les Israéliens évacuent la bande de Gaza, malgré l'opposition violente des habitants des implantations juives. Des désaccords majeurs sur la politique à suivre vis-à-vis des Palestiniens aboutissent au départ de deux des principaux hommes politiques de leur parti respectif : Ariel Sharon créé un nouveau parti, Kadima et convaint Shimon Peres de le rejoindre. Le jeu politique israélien est donc complètement modifié avec trois partis : le Likoud de Benyamin Netanyahou, le parti travailliste d'Amir Peretz et Kadima ("en avant") d'Ariel Sharon.
En 2006, le caporal Gilad Shalit est enlevé par 3 groupes terroristes palestiniens (les Comités de résistance populaire, l’Armée de l’Islam et la branche armée de l'organisation terroriste Hamas) lors d'une attaque conjointe contre un poste militaire de Tsahal en territoire israélien. En riposte, le cabinet israélien déclenche l'opération Pluie d'été. La tension avec les Palestiniens reste très vive jusqu'en 2008. Le conflit est marqué par les bombardements aériens par Israël visant l'infrastructure du Hezbollah au Liban, souvent précédés de lancers de tracts prévenant la population mais faisant néanmoins de nombreuses victimes parmi les habitants et par les bombardements par le Hezbollah du nord d'Israël au moyen de katiouchas. L'ONU vote une résolution mettant fin au conflit par un cessez-le-feu observé dans l'été. Le bilan de ce conflit est très lourd en pertes humaines. Même si, comme souhaité par Israël, l'armée libanaise a pu après le conflit reprendre pied dans le sud du Liban, le conflit a révélé la puissance du Hezbollah qui menace désormais les populations israéliennes. 2007 voit  l'élection de Shimon Pérès à la présidence de l'Etat.
En 2008, après 5 mois de trêve partielle, Israël procède à un raid contre un tunnel du Hamas. Les tirs de roquettes vers Israël reprennent. L'aviation israélienne bombarde les infrastructures du Hamas à Gaza : c'est le début de l'opération Plomb durci. Malgré le cessez-le-feu, les Palestiniens de Gaza continuent d'envoyer des roquettes sur Israël dont l'aviation réplique en bombardant les tunnels palestiniens de contrebande avec l'Egypte. En 2010, les pourparlers directs entre Palestiniens et Israéliens reprennent à Washington, avec Benyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas.
L'été 2011 est marqué par de continuelles manifestations de masse contre le coût trop élevé des logements. Ces manifestations illustrent l'existence de fortes inégalités et, en 2015, 22 % des Israéliens vivent toujours en dessous du seuil de pauvreté. Israël jouit de l'un des niveaux de vie les plus élevés de la région, et le salaire moyen est proche des moyennes européennes. Le taux de chômage a connu une hausse avec la crise mondiale, dépassant les 7 %, mais est redescendu aux alentours de 5,9 % en 2014. Le taux de croissance se maintient entre 2,77 % et 3,38 % entre 2013 et 2015, avec une prévision de près de 3,5 % en 2016.
En 2016, le président Mahmoud Abbas demande officiellement à la tribune des Nations unies l'adhésion de l'Etat palestinien à l'ONU, ce que rejette le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

Bon à savoir

Informations pratiques

L'ouverture des commerces
De manière générale, tout est fermé durant le shabbat, du coucher du soleil le vendredi au coucher du soleil le samedi. Certains commerces rouvrent leurs portes le samedi soir. Dans les quartiers et les zones à majorité musulmane (Jérusalem-Est, vieille ville d’Acre, Jaffa, Cisjordanie), les commerces sont fermés le vendredi mais ouverts le samedi. Enfin, les magasins tenus par des chrétiens (à Nazareth, à Bethléem ou à Jérusalem notamment) sont fermés le dimanche.

Quels souvenirs rapporter ?
Artisanat palestinien et druze (vêtements brodés, céramiques, objets en cuivre, en verre soufflé, bijoux, tissus, kilims). A Eilat, qui est une zone franche, vous pouvez acquérir bijoux et pierres précieuses ou semi-précieuses à des prix avantageux.
 
Que faut-il savoir pour marcher dans les meilleures conditions dans le désert ?
Pour la marche, nous vous conseillons de porter des vêtements amples, à la fois agréables, mais aussi signe de respect pour les locaux. Nous vous rappelons que les contacts avec les populations locales sont facilités si votre tenue est en accord avec les coutumes locales. Avoir les bras et les jambes couverts dans le désert permet également de se déshydrater moins vite et réduit les risques d’insolation.
Pour vous protéger du soleil, du vent et de la poussière, vous pouvez acheter un chèche en début de voyage. Il remplace avantageusement foulard, chapeau, etc.

Que faut-il savoir pour marcher dans les meilleures conditions dans le désert ?
Pour la marche, nous vous conseillons de porter des vêtements amples, à la fois agréables, mais aussi signe de respect pour les locaux. Nous vous rappelons que les contacts avec les populations locales sont facilités si votre tenue est en accord avec les coutumes locales. Avoir les bras et les jambes couverts dans le désert permet également de se déshydrater moins vite et réduit les risques d’insolation.
Pour vous protéger du soleil, du vent et de la poussière, vous pouvez acheter un chèche en début de voyage. Il remplace avantageusement foulard, chapeau, etc.

Electricité
Tension électrique : 230 V, 50 Hz. Prévoir un adaptateur.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Prévoir une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.

Quelques mots utiles
Dans ce pays d’émigration, vous entendrez un nombre incroyable de langues parlées dans la rue. Mais vous communiquerez facilement en anglais. Apprendre quelques mots clés en hébreu vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, de faciliter et de rendre plus agréables vos échanges avec les Israéliens rencontrés. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour : chalom (paix).
Bon matin : boker tov.
Bonne nuit : layla tov.
S’il vous plaît : bévakacha.
Comment ça va ? : ma chlomha / ma chlomeh (à l’attention d’une femme).
Merci : toda.
Au revoir : léhitraot.
Oui : ken. Non : lo.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer… Votre voyage n’en sera que plus riche ! Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Guides touristiques
Israël, Le Petit Futé.
Israël, Jérusalem, Cisjordanie, guide Voir, Hachette.
Israël et les Territoires palestiniens, Lonely Planet.
 
Récits, littérature
Ô Jérusalem, Dominique Lapierre et Larry Collins, Pocket.
Israël Palestine : carnets, Jean-Paul Mari et Yann Le Bechec, Jalan Publications.
 
Carte
Israël, 1/450 000, Cartographia.

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes

Israël est un pays dont le mode de vie oscille entre Orient et Occident. Le niveau de vie élevé et les hautes technologies très répandues en font un pays résolument moderne. Les Israéliens gardent cependant un esprit très familial et solidaire inhérent aux civilisations orientales.
Ils sont dotés d’un “esprit pionnier” parfois un peu rude, qui se révèle dans le surnom donnés aux natifs du pays : les Sabras. Le mot dérive de l’hébreu tsabar, qui désigne la figue de barbarie, pleine d’épines à l’extérieur, tendre à l’intérieur....

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais ni argent, ni sucreries, ni stylos, spécialement aux enfants, afin de ne pas les inciter à la mendicité. Préférez les dons à des associations, écoles, dispensaires ou autres organisations reconnues.

Ces précautions favorisent les échanges.

Les conseils d'Alexandre, notre responsable pour Israël
— Ne photographiez pas un Juif pieux, surtout pendant le shabbat
— Evitez certains sujets avec les Israéliens que l’on ne connaît pas bien, notamment la religion et la politique.
— On se découvre dans les églises, on se couvre dans les synagogues et on se déchausse dans les mosquées et maisons musulmanes.

La préservation de l'environnement

Israël compte près de 300 réserves protégées couvrant un cinquième du territoire qui permettent d’observer la faune et la flore, dont une vingtaine sont ouvertes et aménagées pour les visiteurs. Situé sur le plus grand couloir migratoire aérien du monde, le pays est un terrain d’observation idéal des oiseaux au printemps et à l’automne. Durant les grandes migrations, différentes espèces font escale ici, en chemin vers l’Afrique ou l’Asie.
Du nord, humide et montagneux, qui abrite des forêts de lauriers et des rivières, au sud, désertique, royaume des palmiers-dattiers, des tulipes et des iris sauvages, la diversité des écosystèmes permet une grande richesse de la vie sauvage. On peut observer des tigres et des gazelles dans le désert de Judée et des nids d’aigles sur les pics du Golan.
 
Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les en France.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou d'utiliser un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur.
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers Israël : Paris - Tel Aviv, 34 €.