Polynésie française

Depuis leur découverte en 1768 par Bougainville, qui s’exclama “Mais c’est le paradis terrestre !”, les îles de Polynésie françaises n’ont cessé de faire rêver. Cook, Gauguin, Pierre Loti, Stevenson et Jack London sont quelques-uns de ceux qui sont tombés sous le charme. Il faut dire qu’il y a de quoi. De hautes îles, dont les pics s’élèvent au-dessus de lagons translucides ; des îlots aux virginales plages de sable bordées de pandanus et de cocotiers ; des cascades qui éclaboussent la végétation exubérante, des parfums entêtants…
Villages et sanctuaires anciens rappellent que ces îles n’ont pas attendu d’être découvertes par les Européens pour se forger une culture et une identité d’une richesse inouïe.
Et si vous ne revenez pas tatoué de la tête aux pieds, il y a fort à parier que vos souvenirs de ces archipels du bout du monde vous enchanteront longtemps.
 Voyages, trekkings et randonnée en Polynésie française

Repères

Population

270 000 habitants.

Superficie

près de 120 îles, îlots et atoll, 4 167 km2.

Archipels

îles Marquises, îles Gambier, îles de la Société (îles du Vent et îles Sous-le-Vent), îles Australes, atolls des Tuamotu.

Capitale

Papeete.

Points culminants

mont Orohena (Tahiti, 2 241 m).

Langues

français (off.), langues polynésiennes.

Religions

protestants (38 %), catholiques (38 %), mormons (10 %).

Décalage horaire

par rapport à la France et selon les îles :
- Gambier : onze heures de moins de novembre à mars, dix heures de moins d’avril à septembre ;
- Marquises : onze heures et demie de moins de novembre à mars, dix heures et demie de moins d’avril à septembre ;
- Société, Australes et Tuamotu : douze heures de moins de novembre à mars, onze heures de moins d’avril à septembre.
UTC/GMT : + 10 h.

Géographie

La Polynésie française s’étend sur 4 167 km2 émergés dispersés sur 2,5 millions de km2 et possède un total de 4 500 km de côtes, à 17 100 km de Paris.
Cinq archipels composent la Polynésie française (du grec polus et nesos, “îles nombreuses”), répartis sur un territoire maritime aussi étendu que l’Europe occidentale.
L’archipel des îles de la Société, les plus grandes, comprend les îles-du-Vent (Tahiti, Moorea, Maiao, Tetiaroa et Mehetia) et les îles Sous-le-Vent (toutes les autres : Huahine, Raiatea, Tahaa, Bora Bora, Maupiti, etc.).
Au sud, les îles Australes, traversées par le tropique du Capricorne, sont des îles montagneuses, difficiles d’accès. Certaines seulement possèdent un récif.
Au nord, l’archipel des Tuamotu s’étend sur 1 500 km jusqu’aux îles Gambier, formant l’un des plus grands groupes d’atolls au monde. Bas et plats, ces atolls enserrent presque tous de vastes lagons.
Les îles Marquises, à 1 500 km au nord de Tahiti, forment un monde à part. Très isolées, elles se distinguent par des paysages sauvages, où des falaises se jettent dans la mer.
La plupart des îles, à l’exception des Tuamotu, sont hautes, montagneuses et d’origine volcanique. L’intérieur, couvert par la forêt dense et traversé par des rivières, est généralement inhabité.
Nombre d’atolls, à la surface émergée très réduite, sont inhabités, ou seulement utilisés pour la pêche et la culture perlière.

Climat

Le climat est tropical humide. On distingue deux saisons principales :
- l’hiver austral, de mi-avril à mi-octobre, ou saison sèche. Du fait des alizés du sud-est, appelés maraamu, l’humidité est plus supportable. La chaleur est tempérée, les averses, passagères ;
- l’été austral, de novembre à avril, ou saison humide. Les averses sont régulières et fortes, le taux d’humidité est maximal. Il pleut particulièrement en décembre et janvier.

- Températures moyennes et précipitations à Papeete :

 

jan.

fév.

mars

avr.

mai

juin

juil.

août

sept.

oct.

nov.

déc.

Température
de l’air en °C (max./min.)

31/22

31/22

31/22

31/22

30/21

30/20

30/20

30/20

30/20

30/21

31/21

31/22

Température
de la mer en °C

27

28

28

27

27

26

26

25

26

26

26

27

Précipitations
en mm

330

290

160

170

120

80

60

40

50

80

160

300


Économie

Le taro, l’igname, les bananes et une multitude de légumes et de fruits suffisent à nourrir la population, sauf parfois sur les atolls. La pêche en lagon joue un rôle essentiel. L'exploitation du coprah (huile de coco) reste une activité importante traditionnelle. Tahiti exporte aussi de la vanille, des fruits, de l'ylang-ylang, des fleurs, du monoï, des poissons et bénitiers d’aquarium et du noni. Le commerce de détail est assuré pour l’essentiel par une communauté chinoise très intégrée.
L'industrie repose essentiellement sur l'agroalimentaire, la construction navale, les biens intermédiaires pour le bâtiment et quelques activités de transformation (meubles, textile, imprimerie...).
L’installation du centre d’expérimentation du Pacifique aux Tuamotu en 1964 a entraîné l’arrivée de nombreux Européens ; il s’en est suivi de profonds bouleversements économiques et culturels et une prospérité reposant sur la seule politique militaire de la France.
Le tourisme (13 % du PIB) peine à se développer.
Le niveau des prix est très élevé (en moyenne + 40 % par rapport à la métropole), mais tend à baisser. Même si le PIB reste l’un des plus élevés de la zone Pacifique, la Polynésie française est marquée par des fortes inégalités car, contrairement à la métropole, très peu d’aides sont proposées aux personnes sans ressources.  

La perliculture, expérimentée dans les années 1970, n'a vraiment été lancée que dans les années 1990. Elle consiste à placer une bille de nacre blanche généralement importée du Mississippi dans l'huître. Celle-ci la recouvrira de sa propre nacre deux ans plus tard. La perle de Tahiti a des reflets vert-paon ou mauve aubergine, voire argent, or ou bleutés. Certaines sont même d'un gris profond et lustré. La perle de Tahiti jouit sur le marché international d'une excellente réputation de qualité et constitue de fait un étalon auquel sont comparées toutes les productions perlicoles à travers le monde. 

Société

86 % de la population vivent dans l’archipel de la Société. Cette population est répartie en quatre groupes ethniques :
- la communauté maohi (65 %), Polynésiens de souche ;
- la communauté des Demis (16 %), de culture euro-polynésienne (issus de mariages mixtes) ;
- la communauté popa’a (12 %), Européens dont la grande majorité est métropolitaine (98 %), très présente dans l’administration et le milieu médical ;
- la communauté chinoise (5 %), arrivée dans les années 1920 en provenance du Kwantung.
Si le français est la seule langue officielle, le tahitien a retrouvé droit de cité dans les cours de justice et à l’école, où on l’enseigne à nouveau depuis 1982, mais il est considéré comme une langue régionale.
Si le tahitien (reo moahi) est la langue polynésienne la plus parlée en Polynésie française, il n’est pas pour autant la seule. Chaque archipel possède sa langue qui, fruit des migrations et de l’isolement passés, peut varier d’une île à l’autre.
Les églises restent, avec la famille, le principal pilier social du territoire. Missionnaires protestants (évangélistes) et catholiques se sont livrés bataille dès le début du XIXe siècle pour le contrôle des âmes polynésiennes. On estime aujourd’hui le nombre de protestants à environ 38 %, autant pour les catholiques. Le quart restant se répartit entre mormons (officiels et réformés, 10 %), adventistes (5,8 %), témoins de Jéhovah (2 %), pentecôtistes (1,5 %), et autres religions peu importantes en nombre (asiatiques surtout). Les catholiques sont de loin les moins pratiquants, à l’exception de ceux du renouveau charismatique.

L'histoire du pays

La Polynésie française a été peuplée progressivement depuis le début de l’ère chrétienne. Ce sont les îles Marquises aux alentours du Ier siècle, puis les îles de la Société vers 300 après J.-C..
Les premiers visiteurs européens sont, au XVIe siècle, les Espagnols. Mendana (1595), qui baptise les îles Marquises du nom de son épouse, puis Quiros (1605), qui traverse l’archipel des Tuamotu. Toutefois, c’est au cours du XVIIIe siècle que se multiplient les découvertes : Wallis débarque à Tahiti en 1767, suivi par Bougainville en 1768, qui lui donne le nom idyllique de Nouvelle Cythère, faisant ainsi fantasmer l’Europe sur ces îles lointaines du Pacifique Sud.
Le capitaine James Cook visite trois fois Tahiti entre 1769 à 1777, ainsi que les Iles-sous-le-Vent, les Marquises et les Australes. L’archipel est alors divisé en plusieurs clans, chefferies et districts, et la religion polynésienne rend un culte à un panthéon de multiples divinités. Peu à peu, les missionnaires protestants et catholiques évangélisent les îles.
Vers 1797, avec l’aide des Européens, un grand chef ou ari’i nui réussit à affirmer sa suprématie, et met en place une “royauté” avec la dynastie des Pmare. Au XIXe siècle, la Polynésie est le théâtre d’une rivalité franco-anglaise, à la fois religieuse, commerciale et politique. En 1842, le protectorat français est finalement signé avec la “reine“ Pomare IV (Tahiti et Mo’orea), puis l’annexion en 1880, lorsque Pmare V, dernier “roi” de Tahitin cède ses Etats à la France. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’île de Bora-Bora esrune importante base de ravitaillement de l’armée américaine.
En 1946, la Polynésie française devient territoire d’outre-mer et est dotée d’une assemblée territoriale. Les années 1960 marquent un tournant pour la Polynésie française qui, rapidement, se retrouve propulsée dans la modernité, avec l’implantation du CEP (Centre d’expérimentation du Pacifique) en 1963 : afflux des habitants des îles vers Tahiti, essor des entreprises locales et du secteur tertiaire, hausse du niveau de vie, découverte et confrontation à une société de consommation jusque-là inconnue.
Le statut actuel d’autonomie de la Polynésie française date de 1996.

Bon à savoir

Informations pratiques

Le tatouage
Essentiel autrefois, puisque, marquant le passage à l’âge adulte et réalisé tout au long de la vie, il résumait les étapes de celle-ci, puis presque abandonné, le tatau fait l’objet d’un renouveau. Très élaborés, les dessins sont les plus souvent géométriques.

Quels sont les souvenirs à rapporter ?
On trouve à Tahiti de nombreux objets, naturels ou issus de l’artisanat :
- perles noires ;
- objets à base de nacre ;
- paréos multicolores ;
- vanille ;
- colliers et bracelets de coquillages ;
- tatouages ;
- tifaifai, sortes de patchworks ;
- monoï…

Electricité
Tension électrique : 220 V, 60 Hz, mais parfois de 110 V. Les prises répondent à l’une ou l’autre norme. Un adaptateur est parfois nécessaire.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Les villages les plus reculés que nous traversons ne possèdent pas tous l’électricité. Prévoir suffisamment d’autonomie pour vos batteries.

Bibliographie


Guides
Tahiti, Polynésie française, Le Petit Futé.
Tahiti et la Polynésie française, Guide Evasion Hachette.
Tahiti et la Polynésie française, Lonely Planet.
Tahiti et les îles de la Société, Encyclopédie du Voyage, Gallimard.

Récits
Journal des îles, Victor Segalen, Fata Morgana.
Mythes tahitiens, Teuira Henry, éditions Gallimard.
 
Ouvrages illustrés
Ori Tahiti, la danse à Tahiti, Marion Fain et Danee Hazama, éditions Au vent des îles.

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes


L'hospitalité polynésienne est légendaire. Couronnes de fleurs de tiare sont remises à chaque visiteur à son arrivée à l'aéroport. Ancrées dans la nuit des temps, la danse et la musique constituent un véritable mode de communication. Transmises par la tradition orale dans le secret des vallées isolées et des atolls perdus, ces traditions préservées s'expriment aujourd'hui avec force et renouveau (haka marquisien, tamure, himene, ori, etc.). Puissance et charme, symbolique gestuelle, beauté des ornements (costumes, couronnes de fleurs) caractérisent ces arts qui s'expriment lors des fêtes et des cérémonies et dont le point culminant est le Heiva i Tahiti en juillet.
A Tahiti et encore plus dans les autres îles, le temps semble souvent suspendu, sans doute à cause des nombreux paysages à vous couper le souffle. Il ne faut pas s’étonner que même les locaux prennent le temps de les admirer à leur juste mesure. Ne soyez pas pressés, laissez votre stress à la maison et prenez le rythme de la culture locale et des Tahitiens qui sont parfois un peu fiu (nonchalants), mais toujours très accueillants et très gentils !

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

La préservation de l'environnement

— La flore
La Polynésie possède une flore assez peu développée (un millier d’espèces différentes), mais extrêmement luxuriante.
Grâce à ses racines peu profondes, le cocotier est présent sur tous les atolls. L’aito, l’arbre de fer, résiste parfaitement à la chaleur et au manque d’eau des bords de littoral. On trouve aussi le purau et le manguier ainsi que le uru (le célèbre arbre à pain) et le frangipanier. Les cocotiers, les pandanus, les takamakas et les badamiers peuplent les étroites plaines littorales des îles hautes. Les sous-bois des premières collines sont le terrain privilégié des goyaviers, des acacias, des maru-maru et des falcatas. Le fameux tiare (Gardenia taitensis), emblème de Tahiti, se cultive un peu partout. Chaque Polynésien possède quelques arbustes de tiare dans son jardin, dont les fleurs sont utilisées en ornement quotidien, portées à l’oreille, ou en couronnes et colliers, à l’occasion de fêtes. Parmi les autres fleurs ornementales, l’hibiscus rouge, orange ou jaune, le moto’i, une espèce endémique de ylang-ylang, et le jasmin aux senteurs épicées, sans oublier les splendides crotons aux couleurs variées.
 
— La faune
La faune polynésienne est essentiellement composée d’oiseaux, de poissons et de quelques animaux terrestres : les anciens Polynésiens ont apporté avec eux, lors de leurs grandes migrations, chiens, cochons et poulets qui se sont parfaitement adaptés aux conditions tropicales. Il y a deux siècles, les Européens ont importé chevaux, chats, ânes, bovins, dindes, chèvres (qui sont devenues sauvages aux Marquises). Il n’existe ni singe, ni perroquet, ni serpent ou autres espèces dangereuses ou venimeuses, à part les “cent-pieds”, à la piqûre douloureuse, et les moustiques. On rencontre beaucoup de petits lézards inoffensifs et autres margouillats, de geckos (très utiles puisqu’ils mangent les moustiques) ainsi que de crabes terrestres qui vivent au bord des lagons. Les oiseaux marins comprennent les sternes, les frégates, les paille-en-queues, les pétrels, les puffins et les fous masqués. La majeure partie de ces oiseaux ne s’éloigne que rarement des rivages et se nourrit de poissons et de crustacés. Les oiseaux terrestres appartiennent pour la plupart à des espèces hivernantes. Le coucou de Nouvelle-Zélande, le pluvier fauve, le courlis d’Alaska, le chevalier ou le bécasseau Sanderling résident dans les îles d’août à mars, avant de repartir nicher dans les contrées froides de l’hémisphère Nord.
Pas moins d’un millier d’espèces de poissons peuplent les lagons (sans oublier mollusques et autres crustacés). Au-delà du récif croisent requins, dauphins, espadons, thons et bonites, sans oublier les carangues, les mahi-mahi, les raies et, dans quelques îles, des tortues, dont la pêche est strictement prohibée. Du côté des Australes, on croise fréquemment des baleines, notamment entre août et novembre. Mais il n’est pas rare d’en croiser autour de Tahiti...
 
Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les en France.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou d'utiliser un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans l’absorption carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking absorbe depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...