République Tchèque

Des villes gorgées d'histoire aux petits villages de Bohême, c'est un pays encore largement méconnu et préservé. Une fois oubliée l'agitation de la capitale, ses campagnes nous permettent d'aller à la rencontre de ses chaleureux habitants .
Voyages en République Tchèque

Repères

  Population

 10,7 millions d’habitants.

Superficie

79 000 km2.

Capitale

Prague.

Villes principales

Ostrava, Brno, Plzen.

Point culminant

Sniejka (1602m), dans les monts des Géants.

Langue

chèque.

Religions

sans religion (40 %), catholiques (40 %).

Décalage horaire

aucun décalage avec la France tout au long de l’anné. UTC/GMT : + 1 h.

Géographie

La géographie
La République tchèque a des frontières communes avec l'Allemagne (810 km), la Pologne (762 km), l'Autriche (466 km) et la Slovaquie (265 km). Le pays est dépourvu d'accès à la mer.
La partie occidentale, la Bohême, consiste en un plateau vallonné, parcouru par l'Elbe et la Vltava, entouré de basses montagnes. La Moravie, à l'est, plutôt montagneuse est arrosée par la Morava, et abrite la source de l'Oder. Le sud-ouest est borné par le plateau de la forêt de Bohême (entre 1 000 et 1 400 m), le nord-ouest par les monts Métallifères et le Nord par les Sudètes, que prolongent les Monts des Géants. Au sud-est des monts Métallifères, de part et d'autre de l'Elbe, se dressent les monts de Bohême.

Climat

Le climat
Le climat est tempéré, avec des étés chauds et des hivers froids et neigeux. Le mois de juillet est le plus chaud et les températures les plus rigoureuses sont atteintes en janvier. De décembre à février, les températures descendent au-dessous de 0°C jusque dans les plaines. Il est courant de subir de violents orages au plus fort de l'été. 

 

Économie

L'économie
La betterave à sucre, les céréales, les fruits, le fourrage et l'élevage sont les principales productions agricoles. Pauvre en hydrocarbures (le pays importe de Russie près de 80 % de sa consommation de gaz), la République tchèque dispose de lignite, de houille et d'uranium. Aux branches traditionnelles (verrerie, cristallerie, porcelaine, brasserie, textile) se sont ajoutées la sidérurgie, la métallurgie de transformation, l'industrie automobile, les industries mécaniques et la chimie. Les industries de transformation sont localisées dans les principales villes (Prague, Ostrava, Brno, Plze). Le pays profite aussi du développement du tourisme et globalement des activités de service.

Société

La société
Depuis 1994, la population présente une tendance démographique légèrement décroissante, malgré un solde migratoire légèrement positif. Les trois quarts de la population vivent dans les villes. La République tchèque est un pays en apparence ethniquement homogène, 95 % des citoyens tchèques ayant pour langue maternelle le tchèque. Cependant une partie des Tchèques se différencient par leur identité ; certains citoyens tchèques se considèrent ainsi Slovaques (3 %), Roms ou Moraves.

L'histoire du pays

L’histoire
Après le refoulement des Celtes par des tribus germaniques au Ier siècle après J.-C., les Slaves s’établissent dans les régions de Bohême et de Moravie au Ve siècle. Résistant aux Avars et aux Francs mérovingiens aux VIIe et VIIIe siècles, les tribus slaves sont réunies au sein de la Grande Moravie au IXe siècle. Alors que l’empereur Frédéric Barberousse fait de la Moravie un margraviat en 1182, la Bohême devient un royaume héréditaire en 1212. Venceslas II, se réconciliant avec les Habsbourg, se fait couronner roi de Pologne en 1300, réunissant les trois royaumes de Bohême, de Pologne et de Hongrie. Avec la mort de Venceslas III, en 1310, la couronne de Bohême passe à la dynastie des Luxembourg qui s’éteint en 1437. Après une période d’anarchie, la Diète élit comme roi, au XVIe siècle, Ferdinand Ier de Habsbourg et se prononce pour l’union avec l’Autriche. La Constitution de 1627 donne, à titre héréditaire, la couronne de Bohême à la maison d’Autriche tandis que la Diète, qui n’a pas été consultée, est réduite à un rôle purement consultatif. La germanisation forcée est déclenchée. Avec le développement de la métallurgie, de la verrerie (cristal de Bohême), de l’industrie textile, la Bohême et la Moravie deviennent, au cours du XVIIIe siècle, le cœur industriel de la monarchie autrichienne. Une bourgeoisie industrielle, à prédominance allemande, se forme.
Au cours de la première moitié du XIXe siècle, dans le sillage des réformes économiques, sociales et scolaires de Joseph Ier, la langue tchèque retrouve sa place à l’université et dans la vie culturelle. Encouragé par l’intelligentsia, ce mouvement de renaissance s’exprime dans diverses associations, cercles littéraires, revues, clubs politiques. En 1848 des démocrates radicaux et des libéraux fondent le Comité Saint Venceslas qui deviendra le Comité national. Ses revendications (égalité des droits pour les Allemands et les Tchèques, réunion des pays tchèques en un seul ensemble, libertés politiques, Constitution) semblent, dans un premier temps, être acceptées par l’empereur Ferdinand Ier. François-Joseph rétablit l’absolutisme en 1851.
Aux “Vieux Tchèques”, exprimant les intérêts de la noblesse et acceptant de transiger avec le gouvernement impérial s’opposent bientôt les “Jeunes Tchèques” issus de la bourgeoisie libérale et de nouveaux mouvements politiques voient le jour. Le mouvement national tchèque tend à se radicaliser à partir de 1898. Après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, les partis politiques restent officiellement loyaux à l’Empire austro-hongrois, mais se préparent à sa dislocation. Les Slovaques ayant rejoint les Tchèques depuis mai 1918, une Tchécoslovaquie indépendante est proclamée en octobre. Pendant les années qui suivent la révolution de velours de 1989, l’inégalité entre les parties tchèque et slovaque du pays se fait de plus en plus sentir. Le chef du gouvernement slovaque, Vladímir Meiar, leader du Mouvement pour la Slovaquie démocratique, se prononce en faveur d’un cadre confédéral, puis, en 1992, avance l’idée de la création de deux républiques indépendantes. Son homologue tchèque, Václav Klaus, leader du parti civique démocrate (ODS), accélère le processus de séparation. Le Parlement fédéral vote la dissolution de la République fédérative tchèque et slovaque, l’indépendance de la République tchèque est proclamée le 1er janvier 1993.
Václav Havel, ancien président de la Fédération tchécoslovaque, est élu à la présidence du nouvel Etat, mais avec des prérogatives limitées. Et c’est le Premier ministre, Klaus, leader de l’ODS, qui engage le pays dans un processus de réformes économiques ultralibérales. Mais, dès 1995-1996, le pays est agité par des mouvements sociaux et des grèves qui profitent au parti social-démocrate tchèque (SSD) ainsi qu’à son leader, Miloš Zeman. L’année 1999 voit la multiplication des signes de lassitude de la population, touchée par une récession brutale, déçue par les maigres résultats du gouvernement et par son alliance avec l’ODS, lassée par la corruption, les malversations financières et la criminalité économique.
Les élections législatives de 2002 voient la victoire du parti social-démocrate (SSD), conduit par Vladimír Špidla, qui forme un nouveau gouvernement avec les chrétiens démocrates (KDU-SL) et les libéraux de l’Union pour la liberté. En 2003, le Parlement élit comme président le candidat de l’ODS, Václav Klaus. La République tchèque intègre l’Union européenne le 1er mai 2004. Les élections législatives de 2006 voient la courte victoire de l’ODS et de son leader Mirek Topolánek. En janvier 2007, Topolánek constitue un gouvernement de centre droit qui met en œuvre un projet de réforme budgétaire, fiscale et sociale, nécessaire pour pouvoir prétendre entrer dans la zone euro en 2012. Réélu pour un second quinquennat en février 2008, le président Klaus affiche résolument son opposition à la Constitution européenne.
A l’issue des élections législatives de 2010, les deux grandes formations traditionnelles SSD et ODS arrivent en tête, mais perdent des sièges. Constitué en 2010, le nouveau gouvernement se définit comme un cabinet de responsabilité budgétaire et de lutte contre la corruption et se fixe pour objectif de ramener le déficit public en-deçà de 3 % du PIB en 2013, grâce à la mise en œuvre de mesures d’austérité (réduction des dépenses courantes des ministères, suppression des subventions et gel des salaires dans la fonction publique). Mais, tiraillé par des dissensions internes, éclaboussé par des affaires de corruption, de mauvaise gestion et de malversations, il connaît une impopularité croissante. Le gouvernement poursuit cependant dans la voie de la rigueur.
En 2013, après l’adoption en 2012 d’un amendement constitutionnel, l’élection présidentielle se déroule pour la première fois au suffrage universel direct. Ce scrutin met ainsi fin à la présidence controversée de Klaus. L’ancien Premier ministre social-démocrate Miloš Zeman l’emporte avec près de 55 % des voix face à son adversaire de droite, le prince Karel Schwarzenberg. Les élections législatives se soldent par la défaite cinglante de l’ODS et par la courte victoire des sociaux-démocrates du SSD. Le vote protestataire – qui se traduit aussi par l’entrée au Parlement d’une autre formation populiste, Usvit (Aube de la démocratie directe), de l’entrepreneur tchéco-japonais Tomio Okamura – progresse ainsi fortement au sein d’une population lassée par les affaires de corruption et l’austérité. Un nouveau cabinet de coalition dirigé par Bohuslav Sobotka, président du SSD, est finalement nommé par Miloš Zeman le 2 janvier 2014. 

Bon à savoir

Informations pratiques

La bière
La bière, c'est sacré. Elle est la fierté nationale ; la qualité des orges lui donne un goût si particulier, si attrayant ! Parmi les plus connues, citons la Budsvar (Budweiser) ou encore la Pilsen Urquell (Pilsener). Le moindre village possède sa pivnice (taverne) et les Tchèques sont tous de grands amateurs de bière.

Le café
Le café se boit soit filtré, soit sous sa forme turque (turecká káva), lorsqu'il est servi dans un verre et avec la poudre de café au fond. Attention de ne pas avaler cette poudre, l'arrière-goût est très désagréable.

Electricité
Tension électrique : 220/230 V, 50 Hz. Les prises sont de type français.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.

Quelques mots utiles
Le tchèque surprend par son mépris des voyelles. Cependant, apprendre quelques mots-clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, de faciliter et de rendre plus agréables vos échanges avec eux. Alors n’hésitez pas à faire l’effort et à utiliser les expressions suivantes.

Dobry den : bonjour
Na shledano : au revoir
Ano/Jo (familier) :
oui
Ne
:
non
S dovolenim : veuillez m'excuser
Prosim : s'il vous plaît
Dekuji :
merci.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes

Le respect des us et des coutume
Les coutumes populaires tchèques sont nées de traditions chrétiennes ou païennes et varient d'une région à l'autre. A présent moins respectées dans les villes, elles restent cependant bien vivantes en province, notamment dans les régions de la Moravie et de la Silésie. Les traditions et les coutumes continuent à susciter l'intérêt de tous les habitants du pays.
 
Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord. 
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.

Ces précautions favorisent les échanges. 

La préservation de l'environnement

La préservation de l'environnement
En dépit de siècles de coupes sauvages, les forêts recouvrent encore le tiers de l'ensemble du territoire. La plus grande partie des forêts intactes se trouve dans des zones montagneuses impropres aux cultures. Au-dessus des arbres (vers 1 400 m d'altitude) subsistent quelques herbes, des arbustes et des lichens. Les spécimens de faune sauvage les plus remarquables sont les ours, les loups, les lynx, les marmottes, les loutres, martres et visons. Les bois et les marais regorgent de faisans, de perdrix, de canards, d'oies sauvages et d'autres gibiers à plume, qui constituent des proies courantes. On trouve aussi, mais en moins grande quantité, l'aigle, le vautour, le balbuzard pêcheur, la cigogne, l'outarde et le tétras.

Pour conserver ce patrimoine naturel d’exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous. 
— Dans le cadre d'une démarche responsable, évitez l'achat de bouteilles en plastique. Nous vous conseillons de prévoir une gourde personnelle que vous pourrez remplir.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur.
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers la Slovénie : Paris - Prague, 11 €.