Thaïlande

La Thaïlande offre des trésors aussi nombreux que différents : Bangkok, le Nord et ses nombreux temples et vestiges d’une civilisation millénaire, sa cuisine raffinée, ses parcs véritables jardins d’éden, ses plages paradisiaques du Sud... C’est aussi le pays dans lequel la politesse et l’accueil ont une place particulièrement importante. Découvrez un concentré de vie dans ce pays aux contrastes saisissants, qui ne fut jamais colonisé. Des villages authentiques à la mégalopole de Bangkok, croisez le chemin d’une population au sourire aussi lumineux que le soleil qui baigne son pays.
Voyages d'aventure en Thaïlande : treks et randonnées

Repères

Population

67 millions d’habitants.

 Superficie

513 120 km2.

 Capitale

Bangkok.

 Villes principales

Nakhon Ratchasima (Khorat), Chiang Mai, Udon Thani, Hat Yai.

 Point culminant

Doi Inthanon (2 565 m).

 Langues

thaï (off.), chinois, anglais, malais.

 Religions

bouddhisme (plus de 90 %), islam (5 %), christianisme, chamanisme, hindouisme.

 Décalage horaire

par rapport à la France, cinq heures de plus d’avril à octobre, six heures de plus de novembre à mars. UTC/GMT : + 7 h.

Géographie

Sa situation centrale en Asie du Sud-Est, qui lui assure le contrôle de la seule route terrestre vers la Malaisie et Singapour, a largement influencé le développement et l’histoire de la Thaïlande.
Le pays, voisin du Laos (est et nord-est), du Cambodge (sud-est), de la Malaisie (sud), de la Birmanie (nord-ouest et ouest), est bordé par la mer d’Andaman et le golfe de Thaïlande ; il s’étend sur près de 1 770 km de long. Sa plus grande largeur d’est en ouest est de 805 km, mais se réduit à 50 km à la hauteur de l’isthme de Kra (entre le golfe du Siam et la mer d’Andaman).
On distingue cinq régions principales :
— la région centrale, vaste plaine alluviale du Menam Chao Phraya, le plus grand fleuve thaïlandais. Cette plaine bien arrosée et irriguée, constituée de riches sédiments, est à la fois le grenier à riz du pays et son centre industriel et financier (avec la ville de Bangkok). C’est la région la plus peuplée ;
— la région montagneuse du nord et de l’ouest, qui longe la frontière birmane et culmine au mont Doi Inthanon, peu peuplée, est recouverte de forêts ;
— l’Est, où s’étend un plateau gréseux aride, le plateau du Korat, bordant la vallée du Mékong, qui sépare la Thaïlande du Laos, est essentiellement rural ;
— la région du Sud-Est comprend les massifs de Dongrek et de Khao Khieu, qui délimitent la frontière avec le Cambodge ;
— le Sud, qui s’étend sur la péninsule malaise, dispose de ressources minières (zinc) ; on y pratique la culture du riz, de l’hévéa et la pêche.

Climat

La Thaïlande possède un climat tropical humide. On distingue trois saisons :
— une saison sèche très chaude (de mars à juin) ;
— une saison des pluies (de juillet à octobre) ;
— une saison plus tempérée (de novembre à février).
Les températures sont globalement plutôt homogènes tout au long de l’année (entre 31 et 35 °C à Bangkok), l’amplitude thermique est faible. Le degré d’hygrométrie est situé entre 45 et 85 %.

Économie

L’agriculture emploie environ 42 % de la population active et compte pour 11 % dans le PIB. Le pays est le premier exportateur de caoutchouc naturel et grand producteur de riz, d’ananas, de manioc, d’huile de palme, de canne à sucre et de mangues, sans oublier le maïs, le coton, le café, le jute et la soie. L’agriculture, faite de petites et moyennes exploitations, est extensive. Ce développement agricole a eu pour revers une diminution excessive de la forêt ainsi qu’une érosion et un appauvrissement croissant des sols. La pêche est très développée, poissons, mollusques et crustacés sont la principale source de protéines des Thaïlandais. L’aquaculture alimente une industrie de transformation exportatrice (conserves et surgelés). Les ressources minières sont essentiellement l’étain, le gypse, la potasse, le zinc, le tungstène et les pierres précieuses (industrie de la taille). Pauvre en énergie, la Thaïlande utilise ses réserves de lignite, mais la découverte de pétrole et, surtout, de gaz naturel dans le golfe de Thaïlande, exploité depuis les années 1980, lui a permis de réduire sa dépendance énergétique. L’industrie représente 44 % du PIB et emploie 20 % de la population active, grâce aux industries manufacturières d’exportation (textile, agroalimentaire, assemblage électronique et automobile). Le tourisme est une ressource de première importance ; il a cependant souffert du tsunami de décembre 2004, et plus récemment des troubles politiques.
La Thaïlande est une monarchie constitutionnelle depuis 1932, le système politique thaïlandais se distingue toutefois de son modèle britannique par une kyrielle de différences, toutes de subtilités !

Société

Les Thaïlandais appartiennent à 80 % à l’ethnie thaïe. Les Thaïs sont arrivés du sud de la Chine vers le XIIIe et se sont mêlés aux populations locales môns-khmères ; on distingue ainsi, selon leurs dialectes, les Siamois (Centre), les Laos (Nord-Est), les Khongs Muang (Nord), les Thaïs Pak Tai, les Chans (Ouest), les Phu Thaïs, les Thaïs Lu, les Laos Song, les Phuans, les Thaïs Isan (Nord-Est). Les Chinois, arrivés à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, constituent la minorité la plus importante (10 % de la population). Au nord et à l’ouest, des populations montagnardes proto-indochinoises et mongoloïdes (550 000 personnes) comprennent plusieurs groupes ; les principaux sont les Karens (300 000), venus de Birmanie, les Hmongs (ou Miaos) (87 000), originaires de Chine du Sud, les Lahu (59 000), venus de Chine du Sud-Ouest, les Yaos (38 000), originaires de Chine centrale, les Akhas (38 000) et les Lisu (25 000), venus du Tibet. Une minorité malaise musulmane, environ 2 millions d’individus, habite les quatre provinces du sud. Une communauté khmère, bien intégrée, vit dans le nord-est.
Les moins de 15 ans comptent encore pour 23 % de la population totale. La population est en majorité rurale (67 %), pourtant, avec Bangkok, elle possède l’une des très grandes métropoles asiatiques. Les pouvoirs publics s’efforcent de promouvoir quatre pôles de croissance en province : au nord, Chiangmai, au nord-est, Nakhon Ratchasima et Khon, et au sud, Songkhla.
La culture thaïlandaise est profondément imprégnée par le bouddhisme theravâda, religion officielle et pratiquée par presque toute la population. On observe aussi une grande pérennité des croyances animistes, qui se manifestent dans le recours aux amulettes magiques et dans le culte domestique rendu aux “esprits du lieu” (chao thi), auxquels sont consacrées les maisons des esprits, petits édicules présents devant les habitations ou les magasins et que les Thaïs prient tous les jours, s’ils le peuvent, ou remercient avec des offrandes (colliers de fleurs et nourriture).

L'histoire du pays

La région est déjà mentionnée chez les auteurs grecs et latins. Au IIIe siècle apparaissent dans les textes chinois des allusions au commerce transitant par le nord de la presqu’île malaise. Au VIIe siècle, un royaume Môn de culture bouddhique a une grande influence. Dès le début du XIe, et pendant deux siècles, le territoire de l’actuelle Thaïlande est sous domination khmère. Vers le milieu du XIIIe siècle se développent les premiers royaumes thaïs, qui introduisent le bouddhisme. Le XVIIe siècle est marqué par le développement des rapports avec l’Occident — Portugal, Espagne, Hollande, Angleterre, France —, qui déclinent ensuite. Les règnes de Rama Ier (1782-1809) et de Rama II (1809-1824) sont consacrés à la restauration du royaume de Siam — qui atteint son apogée au milieu du XIXe —, tandis que se renouent les relations commerciales avec l’Occident. La tendance se confirme sous Rama III (1824-1851). Son fils, Rama V, abolit l’esclavage (1905), réforme la justice, construit des chemins de fer, organise les postes et télégraphes, etc. Pendant la Première Guerre mondiale, le royaume de Siam se range aux côtés des alliés. Rama VII (1925-1935), frère de Rama V, sera le dernier souverain absolu du Siam.
La Constitution promulguée en décembre 1932 instaure une monarchie constitutionnelle et parlementaire. En décembre 1938, le major Pibul Songgram devient Premier ministre et entraîne son pays, initialement neutre, dans la guerre aux côtés du Japon. Le Siam prend le nom de Thaïlande en 1939. Le pays est marqué par les difficultés économiques, la mort mystérieuse du jeune roi Rama VIII (1946), à qui succède son frère sous le nom de Rama IX. Les coups d’Etat se succèdent, la vie politique s’assimile à une  lutte de clans militaro-bureaucratiques. Autoritaire et anticommuniste, Pibul Songgram cherche à donner une apparence démocratique au régime en autorisant les partis politiques. En 1957, le maréchal Sarit Thanarat, dictateur paternaliste, écarte Pibul Songgram et restaure l’autorité de la monarchie comme source de la légitimité gouvernementale. Il encourage les fonctions représentatives du roi Rama IX dans le pays et à l’étranger, modernise la vie économique et sociale et favorise l’émergence d’entrepreneurs thaïlandais. Ses successeurs, des généraux, poursuivent sa politique anticommuniste et pro-américaine. Les infrastructures sont développées (irrigation, électrification, routes), l’accès à l’éducation renforcé, les investissements étrangers encouragés. Le taux de la croissance économique dépasse 8 %. Mais la Thaïlande doit affronter des mouvements de guérilla communistes et séparatistes au nord, au nord-est et au sud.
Les étudiants lancent à Bangkok en 1972 des manifestations contre la domination économique japonaise ; leur mouvement parvient à renverser la dictature, au prix de nombreux morts. En 1977, l’armée reprend le pouvoir par un coup d’Etat et instaure une politique plus libérale. La sécurité intérieure est rétablie en fin 1982, quand le parti communiste thaïlandais, abandonné par la Chine, accepte une amnistie et abandonne la lutte armée. La Thaïlande connaît alors un régime stable qui favorise la reprise économique.
Après les élections législatives de 1988, le général Chatichai Choonhavan, chef du parti Chart Thai, qui représente les milieux d’affaires, forme le nouveau gouvernement de coalition ; l’essor économique est stimulé, le conflit frontalier avec le Laos réglé, la Thaïlande se rapproche de la Birmanie, renoue avec le Cambodge et le Viêtnam. La junte consolide sa position grâce à une nouvelle constitution, et, après des élections législatives (mars 1992), le général Suchinda Kraprayoon prend la tête du gouvernement sans avoir été élu. A Bangkok, de violentes manifestations populaires se développent pour défendre la démocratie, malgré une répression sanglante. Après intervention du roi, Suchinda Kraprayoon démissionne.
En octobre 1997, une nouvelle réforme constitutionnelle introduit davantage de démocratie directe dans les institutions. Aux élections de janvier 2001, le Thai rak Thai (“les Thaïs aiment les Thaïs”, TRT), parti créé en 1998 par le milliardaire des télécommunications, Thaksin Shiwanatra, l’emporte avec une large majorité. Nommé Premier ministre en février, Thaksin, prétendant diriger le pays comme une entreprise, soulève l’espoir de classes moyennes et de paysans frappés par la paupérisation. Peu à peu, il se voit reprocher son autoritarisme ; le roi se fait l’interprète mesuré du mécontentement. Surtout, le Premier ministre ne parvient pas à maîtriser la rébellion armée qui éclate, à partir de janvier 2004, dans trois provinces du sud à majorité musulmane et restées pauvres. En septembre 2006, l’armée renverse le gouvernement de Thaksin, sans effusion de sang et avec l’assentiment explicite du roi. Le TRT est dissous, la Constitution abrogée, la loi martiale décrétée. La junte annonce l’ouverture de discussions avec la rébellion islamique dans l’extrême sud du pays (mai 2007) et invite les électeurs à adopter par référendum une nouvelle constitution. Après avoir rappelé la place du roi et de son conseil privé, la nouvelle loi fondamentale encadre davantage le gouvernement et le parlement. Toutefois, son approbation mitigée apparaît comme une victoire en demi-teinte pour la junte. Samak Sundaravej (72 ans) est élu Premier ministre par le parlement en janvier 2008,  la junte rend le pouvoir aux civils.
Le gouvernement de Samak Sundaravej, composé en grande partie de proches de Thaksin, est aussitôt critiqué par l’opposition. A l’appel de l’Alliance du peuple pour la démocratie (PAD, un regroupement de nationalistes et de monarchistes, vêtus symboliquement de jaune, la couleur royale), 100 000 “chemises jaunes” manifestent en juin 2008 dans les rues de Bangkok en réclamant la démission de Samak. Le vice-Premier ministre, Somchai Wongsawat (PPP), beau-frère de Thaksin, se fait élire Premier ministre en septembre 2008. Mais dès décembre, Abhisit Vejjaviva (44 ans), leader du parti démocrate, est élu au poste de Premier ministre. Les “chemises rouges”, mobilisés par le Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD), descendent aussitôt par milliers dans la rue, bloquent à leur tour la capitale ; ils investissent à nouveau la capitale en 2010.
La victoire du Pheu Thaï Party (PTP, “parti pour les Thaïs”, ultime avatar du TRP dissous) avec une majorité absolue permet à Yingluck Shinawatra, la plus jeune sœur de l’ex-Premier ministre Thaksin, de devenir la première femme Premier ministre en Thaïlande. Elle est d’emblée suspectée de n’être que la marionnette de son frère.
En mai 2014, après plusieurs mois de crise politique, Prayuth Chan-ocha déclare la loi martiale, avant de revendiquer un coup d’Etat contre le gouvernement en place. Soutenu par le roi Rama IX, il est élu Premier ministre par l’Assemblée nationale législative en août 2014. Prayuth Chan-ocha est considéré comme un royaliste convaincu et adversaire de l’ancien Premier ministre Thaksin.

Bon à savoir

Informations pratiques

Les salutations : le Waï
Une coutume thaïe est le Waï, geste de salutation utilisé pour le bonjour, le remerciement et l'adieu. Il suffit de joindre les deux paumes de mains devant la poitrine, doigts tendus et légèrement fléchir son buste ou sa tête. Les plus jeunes doivent être les premiers à l'exprimer s'ils sont en présence de personnes plus âgées. Il existe plusieurs gradations dans la manière de faire le waï, plus l'inflexion est prononcée et plus les mains sont placées au dessus de la poitrine et plus la marque de respect est exprimée.

Le mariage thaï
est une cérémonie religieuse. Les couples demandent la bénédiction des moines au temple local avant de se marier. Généralement, ils demandent aux moines leur horoscope et le jour propice au mariage. Le mariage traditionnel thaï débute par la révérence du couple devant une image de Bouddha. Ils récitent en même temps les prières bouddhistes, avant d'allumer de l'encens et des bougies. Les parents des futurs mariés les unissent alors en plaçant sur la tête de chacun d'eux un cordon en forme de couronne reliée entre elles, pour symboliser le lien qui les unit. Le couple va ensuite offrir de la nourriture, des fleurs et des médicaments aux moines. De l'argent est souvent offert au temple. Les moines commencent la prière en Pâli, avec l'intention de transmettre les aumônes et la bénédiction au couple en utilisant le cordon. Plus tard, le moine dirigeant va connecter celui-ci au récipient d'eau pour le sanctifier.

La monarchie thaïlandaise
Aucune critique n'est tolérée concernant la famille royale et depuis que la junte militaire est installée au pouvoir, le délit de lèse-majesté est très contrôlé (y compris sur les réseaux sociaux) et sévèrement puni (jusqu'à 30 ans de prison)... L'hymne thaïlandais est diffusé tous les jours à 6 heures et 18 heures, tout le monde est alors censé cesser toute activité, être silencieux et se tenir debout les bras le long du corps.

Les fêtes thaïlandaises
Les plus importantes sont célébrées au Nouvel an Thaï ou lors de Songkran, du 13 au 15 avril, c'est le début de la mousson. Un rituel important de la célébration est de jeter de l'eau censée ayant servi au nettoyage des Bouddhas. Une autre fête est Loy Krathong, qui a lieu au 12ème jour du calendrier lunaire thaï, souvent en novembre. Loy signifie flotter, Krathong est un petit radeau traditionnel qui est fait d'un morceau de bananier décoré de feuilles de bananier, de fleurs, de bougies, d'encens, etc... On lance ce petit radeau pour se débarrasser de ses mélancolies, de ses malheurs, de ses soucis, avant de commencer une nouvelle vie.

Electricité
Tension électrique : 230 V, 50 Hz. Prévoir un adaptateur pour les prises électriques.
 
Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.
 
Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, de faciliter et de rendre plus agréables vos échanges avec les Thaïlandais rencontrés. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour : sawatdi kha (à une femme), khap (à un homme).
Merci : kop khoun kha (à une femme); khap (à un homme).
Pas de problème : maï pen raï.
Comment allez-vous ? : sabaïdi maï ?
Bien, merci : sabaïdi.
Je ne parle pas le thaï : pom/chan phut Thaï maidaï.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer. Votre voyage n’en sera que plus riche ! Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Site Internet
http://www.petitfute.com/voyage/230-nature-thailande.


Guides
Thaïlande, China Williams, Mark Beales, Tim Bewer et Catherine Bodry, éditions Lonely Planet , 2010.
L’essentiel de la Thaïlande, China Williams et collectif, éditions Lonely Planet, 2011.
Thaïlande, Dominique Brotot, Anthony Moinet, Valérie Montagnon-Feugeas et Caroline Bon, Guide Voir, Hachette Tourisme, 2010.
Thaïlande (Country Guide), collectif, Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, éditions Petit Futé, 2012.

Romans et littérature
Farang-La Thaïlande à travers les yeux d’un expat, Dr lain Corness, Bamboo Simphonia, 2007.
Bangkok Tattoo, John Burdett et Thierry Piélat, Presses de la Cité, 2006.
Meurtres et méditation, Nick Wilgus et Julie Sibony, éditions Picquier Poches, 2006.
Thaïlande : histoire, société, culture, Arnaud Dubus, éditions La Découverte, 2011.
Histoires des Jawi, un peuple de Thaïlande, Claire Merleau-Ponty, Pierre Le Roux et Peggy Adam, éditions Actes Sud, 2005.
La Thaïlande de A à Z, Jacques Bekaert, éditions André Versaille, 2010.
Le Siam, Michel Jacq-Hergoualc’h, éditions Les Belles lettres, 2004.

Ouvrages illustrés
Thaïlande : un autre regard, Patrick Bernard, Michel Huteau, Quoc Uy Simon Ly et Dech Thumthong, éditions Pages du Monde, 2006.
Thaïlande, Gaspard Walter et Chloé Villaume, éditions La Martinière, 2012.
Dvaravati : aux sources du bouddhisme, Thaïlande, Pierre Baptiste, Thierry Zéphir et collectif, RMN, 2009.

Cartes
Thaïlande, 1/1 370 000e, Michelin, 2012.
Thaïlande, Viêt-nam, Laos, 1/2 000 000e, IGN, 2005.

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes

La culture thaïlandaise, influencée par le bouddhisme et l'hindouisme, est très ancienne. Connus à juste titre pour leur hospitalité et leur tolérance, les Thaïlandais n'admettent pas que l'on porte atteinte à la monarchie, leur pays et leur religion. Ce sont des sujets sacrés.
La Thaïlande est le pays du sourire, alors souriez !
 
Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

Les conseils de Claire, notre responsable pour la Taïlande
— Ne vous mettez jamais en colère, ne montrez jamais que vous perdez patience, gardez votre calme en permanence, exprimez-vous lentement et avec des gestes mesurés. 
—  Ne touchez pas quelqu’un à la tête, car elle est le “siège de l’âme”.
—  Ne pointez pas du doigt ou des pieds (les pieds sont considérées comme la partie la plus sale du corps) les personnes et les représentations de Bouddha.
—  Ne serrez pas la main, n'embrassez pas une femme. Pour saluer, on fait le waï : on tient ses mains au niveau de la poitrine en inclinant légèrement la tête (pour les amis et connaissances), les pouces au niveau du nez pour une plus grande marque de respect (pour les personnes plus âgées) et enfin sur le front pour une personne hiérarchiquement importante (moines, famille Royale). Il n'est pas nécessaire de saluer les enfants par un waï.

La préservation de l'environnement

De nombreuses espèces animales et végétales ont été recensées en Thaïlande : plus de 295 types de mammifères et 900 sortes d’oiseaux, sans compter les insectes et les poissons. Malheureusement, certains animaux sont déjà en danger de disparition, et la création des parcs nationaux est une réponse insuffisante face à l’urbanisation galopante et au braconnage. Léopards, tigres, tapirs malais, rapaces et de nombreuses autres espèces sont directement menacés de disparition en raison de l’irresponsabilité et l’avidité des hommes. Les oiseaux sont chassés pour leurs plumages chatoyants mais aussi pour leur chair. L’éducation en matière d’écologie n’est pas la priorité en Thaïlande, et l’observation de certains spécimens devient difficile, même pour les scientifiques.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...