Urirasera, 15 ans, Himba du désert namibien

Vous avez certainement déjà vu des photos de cette communauté unique, vivant en plein désert, où les femmes s’ocrent le corps et les cheveux et ressemblent ainsi à de vraies. reines du désert !? Nous voulions nous faire notre propre opinion et passer du temps avec ces personnes qui ont plus l’habitude de voir des objectifs photos que des visages de visiteurs.

Julie et Vincent, 28 et 29 ans, ont entrepris un voyage dans le but de filmer un documentaire destiné à promouvoir, auprès des écoliers français, les différences culturelles dans le monde. Allibert Trekking ne pouvait manquer de soutenir leur projet — In the Eyes of —, dont ils nous livrent en exclusivité le feuilleton des moments forts. Voici le quatrième épisode, en direct de la namibie.

Dans le cadre de notre projet « In the Eyes Of », nous sommes allés partager le quotidien d’Urirasera et Wapeta, deux jeunes himba vivant au nord-est du pays, en compagnie de leur mère et leur troupeau.

Une (sur)vie transformée par la sécheresse

Depuis 3 ans, les himbas subissent une sécheresse nationale qui a chamboulée leur quotidien. Historiquement bergers, ils sont contraints de migrer tous les 2 mois afin de trouver des pâturages suffisamment garnis pour leurs bêtes et de quoi boire... Pendant notre séjour avec eux, le premier point d’eau était situé à plus de 6 kilomètres de leur campement !

Une famille gérée par les enfants

Chez les Himbas, ce sont les enfants qui ont la lourde responsabilité de s’occuper de l’unique revenu de la famille : le troupeau. Après un réveil à l’aube à traire les chèvres pour le petit déjeuner, Urirasera part avec sa petite sœur de 9 ans, bidon d’eau à la main, parcourir une dizaine de kilomètres, sous la chaleur et la sécheresse accablante du désert. Une petite faim durant la journée ? Les filles connaissent très bien les plantes comestibles. Une envie de jouer? Quelques tapotements sur le bidon d’eau et hop, une mélodie se créé accompagnée de quelques rires. Ce n’est qu’au coucher du soleil qu’elles reviennent au campement. Mais leur journée ne s’arrête pas là, c’est elles aussi qui repartent traire les chèvres pour le diner. Nous avons été stupéfaits par leur capacité à trouver une solution à tout, en cherchant dans ce que la nature leur procure.

Cette expérience unique nous a permis d’une part d’avoir une vraie image de ce peuple souvent décrié. Ce sont des personnes attachantes, qui n’ont pas l’habitude d’avoir un réel temps d’échange avec des étrangers. Nous sommes sentis privilégiés de pouvoir leur faire découvrir ce qu’il se passe dans notre monde. Ces échanges nous ont aussi permis de comprendre la symbolique de leur rites et coutumes, anciens de plusieurs générations. Ce fût aussi l’occasion de prendre conscience, une nouvelle fois, de la richesse du pays où nous vivons, que cela soit en termes d’infrastructures mais aussi de ressources naturelles... L’eau c’est la vie.