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5 instants de voyage en Namibie

“C’est en novembre 2016 que je me suis rendue en Namibie. En débarquant à Windhoek, la capitale du pays, je foulais pour la première fois les terres africaines.” Isabelle est aujourd’hui responsable de cette destination chez Allibert Trekking… Temps forts de cette rencontre initiatique avec le joyau de l’Afrique australe !

TOP 5 NAMIBIE

Instant randonnée

Deadvlei, surréaliste !

Après une nuit de repos en ville, nous chargions le 4x4 et troquions rapidement les grandes rues asphaltées de la ville pour les pistes cabossées du désert du Namib… Première étape de ce voyage : Deadvlei… Si il y a bien un lieu qui anime tous les rêves de voyage en Namibie, c’est bien celui-ci ! Comme beaucoup de voyageurs, j’étais impatiente de me rendre sur ce site emblématique, un peu énigmatique, et très photogénique. L’accès se fait via une piste cernée par les dunes du désert du Namib. Au bout du chemin, le spectacle nous attendait ! Quand on est arrivés sur place, le contraste de couleurs entre le ciel azuré, les dunes orangées et la blancheur immaculée du sol argileux nous a sauté aux yeux. Et au milieu de ce pan (un pan est un désert de sel formant une gigantesque plaine blanche), des acacias du désert, totalement asséchés, complétaient ce paysage surréaliste.
Le Namib est considéré comme le plus vieux désert du monde, et je ne m’attendais pas à y trouver la moindre forme de vie. Et pourtant, en arpentant les dunes environnantes, j’ai été à deux doigts de pied de marcher sur un petit lézard des sables. Alors qu’il s’échappait pour ne pas finir sous la semelle de ma chaussure, il prenait parfois le temps de s’arrêter, m’observait, dansait sur une patte puis l’autre, et reprenait la fuite. J’ai compris plus tard qu’il ne s’agissait pas véritablement d’une danse, mais plutôt d’une technique développée par le reptile pour refroidir ses membres chauffés par le sable brûlant du Namib. Plutôt malin, non ?

Deadvlei Namibie

picto rencontre

Instant magique

Spitzkoppe, le coup de cœur

En quittant Deadvlei, je pensais avoir vu le joyau du pays. J’ignorais alors que le meilleur était à venir. Nous avons pris la route vers le nord, direction Spitzkoppe, un inselberg au milieu du désert, surnommé le “Cervin de Namibie”. Je ne savais pas quoi attendre de ce site, que j’envisageais plus comme une simple étape sur la route du parc national d’Etosha, où j’allais faire mon tout premier safari. Pourtant, ça a été le coup de cœur de mon voyage.
Cette photo illustre à elle seule la quiétude des lieux. Un petit bar au milieu de nulle part, et deux ou trois tentes de voyageurs dispersées au pied des rochers de granit. Le soir, il y a eu les couleurs chaudes du coucher de soleil sur les pentes roses du massif et, à la nuit tombée, la magie d’un ciel paré de milliers d’étoiles. Spitzkoppe m’a transportée, et je sais que je n’oublierai jamais mon séjour là-bas. Aujourd’hui encore, ce cliché occupe le fond d’écran de mon ordinateur, et je peux m’évader à tout moment de la journée.

Spitzkoppe Namibie

picto rencontre

Instant émotion

Pachyderme À la douche

J’ai pris cette photo lors d’un safari à Etosha. En arrivant dans ce fameux parc national au nord du pays, on n’a pas tout de suite saisi ce qu’on apercevait au loin. Le parc abrite un immense pan. C’est tellement grand qu’il est presque impossible d’en voir la fin, si bien qu’en scrutant l’horizon, on croit apercevoir… la mer ! Un mirage bien sûr, car au moment de notre voyage, en novembre, l’eau ne se trouvait qu’en des points spécialement aménagés pour que les animaux du parc puissent s’y abreuver. C’est près d’un de ces points d’eau que nous avons croisé la route de cet éléphant. J’ai adoré cet instant.
Le gros pachyderme était là, à s’asperger de boue pour protéger sa peau du soleil brûlant, et moi, je n’arrivais pas à croire que je me trouvais tout près de ce géant, que j’étais en train de réaliser un de mes rêves d’enfant. Une fois la “douche” terminée, l’éléphant est reparti d’un pas nonchalant, comme pour m’inviter à sortir de ma rêverie et à poursuivre moi aussi ma route sur les pistes poussiéreuses du parc d’Etosha.

Eléphant Etosha Namibie

picto loupe

Instant insolite

Piscine, crocodiles et hippopotames

Nous avons poursuivi notre périple jusqu’à l’entrée de la bande de Caprivi, une petite langue de terre namibienne filant tout droit jusqu’au fleuve Zambèze. Nous devions faire étape au camp de Ngepi, au programme de plusieurs séjours Allibert en Namibie. Après avoir quitté la route principale et roulé un moment sur une piste sablonneuse, nous sommes finalement arrivés à destination. La surprise était là : nous étions enfin au bord du mythique fleuve Okavango, celui dont les eaux se perdent au milieu du désert ! Nous avons planté notre tente tout près de la rive, l’endroit était superbe, simple, mais incroyablement reposant. C’était comme si on avait débarqué dans une oasis de douceur.
A notre arrivée, on nous a expliqué que le camp disposait d’une piscine. En réalité, il s’agissait d’un grand bac grillagé, immergé au milieu des eaux de l’Okavango, et accessible uniquement par une petite passerelle en bois. Une solution ingénieuse, qui permet aux voyageurs qui le souhaitent de se baigner en toute sécurité, le fleuve étant le secteur privilégié des crocodiles et des hippopotames… généralement peu enclins à partager leur territoire. Ces derniers ne sont jamais venus à notre rencontre, si bien que nous avons pu profiter pendant de longues heures de la quiétude des rivages du fleuve.

Ngepi camp Namibie

picto nature

Instant nature

Chutes Victoria, Le grand spectacle !

Il existe un endroit à la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe où le fleuve Zambèze plonge dans une longue faille d’une profondeur moyenne de 100 mètres. Cette merveille de la nature est connue sous le nom de chutes Victoria. Moi, je lui préfère son nom local, plus poétique, et bien plus éloquent : Mosi-oa-Tunya, traduisez “la fumée qui gronde”. Ici, la nature s’exprime sans retenue : les embruns rincent les visiteurs, et des trombes d’eau déferlent dans un brouhaha constant. C’est juste après la saison des pluies, entre mai et juin, que “la fumée gronde” le plus. Nous, nous découvrions le site au mois de novembre, c’est-à-dire au moment de l’année où, à l’inverse, le niveau d’eau est le plus bas. Mais peu importe ! Car même si le spectacle est différent, il est toujours présent.
J’ai pris cette photo alors que nous étions tout près du précipice. Ce n’est pas la plus impressionnante, mais elle représente bien l’environnement dans lequel nous avons évolué, notre sentiment d’“exclusivité”, et surtout, le gouffre qu’on imagine à nos côtés… Les chutes étant totalement asséchées par endroits, il nous a suffi d’avancer de quelques pas pour observer la gigantesque faille à côté de laquelle nous nous trouvions. Vertigineux !

Chutes Victoria Namibie