Islande, voyage au centre de la Terre
Des paysages d’aube des temps
“Descends dans le cratère du Yocul de Sneffels (…) et tu parviendras au centre de la Terre.”

... C’est en Islande que se trouve le centre de la Terre de Jules Verne, inspiré par ce petit bout de terre émergé d’à peine 100 000 km² surgi des eaux de l’Atlantique Nord à l’ère de la dérive des continents. Fumant, grondant, bouillonnant, une activité géologique intense a façonné, sculpté et composé des paysages d’une incroyable diversité : toundra, prairies, geysers, glaciers, cascades, volcans en activité, montagnes, déserts… qui, sous l’influence des lumières et des saisons, revêtent des couleurs à l’infini.
Ici, des montagnes jaune, vert et bleu, paysages de rhyolite, d’obsidienne ou de scories qui se teintent de rouge, pastel ou brun à l’automne. Là, des bassins bouillonnants aux eaux turquoise ou blanches percent les déserts de lave noire tachés de vert, là encore des glaciers bleus surplombent les magmas volcaniques orange. Et lorsque les aurores boréales illuminent le ciel, le spectacle est alors magique !
L'histoire de l'Islande
les premiers Vikings débarquent au IXe siècle

C’est sur ces terres sauvages — obscurité quasi permanente en hiver, silence des hauts plateaux, brouillard nimbant le paysage, violence des éléments — que débarquent les premiers Vikings au IXe siècle, protégées jusque-là de la colonisation grâce à son isolement. Pour autant, l’île est alors peuplée par quelques moines irlandais qui y mènent une existence érémitique depuis le VIIIe siècle. Ce sont ses premiers habitants attestés, bien que le territoire ait été abordé dès le IVe siècle av. J.-C. par le navigateur grec Phytéas.
L'histoire islandaise débute donc réellement au IXe siècle, quand les Vikings norvégiens et suédois bâtissent les premiers lieux de vie, comme c'est le cas d'Húsavík. L"âge de la colonisation" dure jusqu'en 930. L'île compte alors près de 6 000 résidants, répartis en de nombreux dominions avec leurs propres lois et règles. Ce constat pousse les chefs de clans à s'unifier sous un État libre islandais. Dès l'an 1000, la plupart des habitants deviennent chrétiens, sous condition qu'ils puissent continuer à pratiquer leurs rites païens dans l'intimité de leur foyer.
En pleine époque médiévale, une guerre civile explose sous la pression d'une potentielle domination norvégienne, se poursuivant jusqu'en 1262. Fragilisé par divers conflits, l'Islande tombe aux mains norvégiennes jusqu'en 1380, puis à celles des Danois jusqu'au milieu du XXe siècle, appauvrissant nettement le territoire.
Un développement important au XVIIIe siècle
Le XVIIIe siècle marque une phase de développement majeur pour l'Islande et surtout autour de Reykjavik, où l'artisanat et l'exploitation de richesses naturelles prennent de l'importance. C'est sans compter les multiples catastrophes — éruptions volcaniques, gaz toxiques, tremblements de terre — qui surgissent jusqu'au début du XIXe siècle, plongeant à nouveau la région dans un état inquiétant. Les guerres napoléoniennes bloquant la plupart des échanges maritimes dont vivait l'ensemble n'améliorent en rien la situation.
C'est dans cette atmosphère qu'apparaissent les premiers mouvements nationalistes. Le territoire obtient une certaine autonomie à partir de 1874, puis l'indépendance totale en 1944. L'histoire de l'Islande fut également touchée par la crise économique et financière de 2008, menant à d'importantes manifestations et à un rapprochement vers l'Union européenne.
La mythologie islandaise, entre créatures fantastiques et monstres nordiques
Fascinés par les forces naturelles en mouvement permanent, les Vikings ont peuplé cette terre de contes et de légendes.

L'Islande, par son histoire et son lien étroit avec la Scandinavie, a donc hérité de la mythologie nordique, dont les divinités anciennes, comme Odin, Thor, Baldur, Loki, Frigg et tant d'autres, font entièrement partie de l’imaginaire des habitants et du patrimoine culturel du pays de feu et de glace.
Aussi, la nation islandaise, vivant en totale harmonie avec la nature, a développé ses croyances en un monde merveilleux, le “peuple caché” : des esprits qui occupent souvent les montagnes, les rivières et les grottes, tel que les elfes, les géants, les trolls, les nains et même les revenants.
>> Découvrez notre top 10 des activités à faire en Islande <<
La population d'Islande
La société islandaise recense près de 400 000 individus, dont presque la moitié vit à Reykjavik ou aux environs, sur la côte sud, où la population bénéficie d'un climat plus agréable.
Le pays compte 64 communes et s'organise en république parlementaire. La langue islandaise, héritée de la branche germanique, demeure l'idiome officiel depuis 2011, mais l'anglais et le danois font également partie des langages compris et parlés par les Islandais.
La pêche, l'agriculture, les énergies renouvelables et le tourisme constituent les piliers de l'économie locale. La monnaie, elle, est la couronne islandaise, ou la króna.
La religion en Islande
L'Église luthérienne d'Islande possède le statut de religion d'État.

Près de 60 % de la population en est d'ailleurs membre. Les autres communautés sont représentées par l'Église catholique, la confession païenne (ou Ásatrúarfélagið, qui prône la croyance envers les dieux nordiques ancestraux) ou l'athéisme, entre diverses doctrines.
Quelles sont les traditions autour des fêtes islandaises (Noël, jours fériés...) ?
Parmi les célébrations les plus emblématiques du pays, les Islandais acclament l'arrivée de l'été le troisième jeudi du mois d'avril, une coutume héritée de l'ancien calendrier dans lequel il n'y avait que deux saisons.
L'Islande compte aussi plusieurs jours chômés en lien avec la religion : les jeudi et vendredi saints, Pâques, l'Ascension, la Pentecôte et Noël. Les traditions de Noël tournent autour des treize lutins de Noël, appelés yule lads, qui laissent de petits cadeaux à chacun de leur passage, durant les treize jours précédant le 25 décembre.
La fête nationale, elle, est célébrée le 17 juin, date à laquelle la République d'Islande fut officiellement créée après avoir gagné l'indépendance face au Danemark.
Le dimanche des Marins, en juin, la fête des Commerçants, en août, et le rassemblement des moutons, en septembre, sont d'autres rites propres à l'Islande, de même que Öskudagur, le mercredi des Cendres, et le jour de la bière, en mars.
Quelles sont les spécialités gastronomiques islandaises ?
Le poisson, le mouton, les produits laitiers, comme le skyr, et les pommes de terre se trouvent à la base de bien des recettes islandaises.

Parmi les mets traditionnels et emblématiques à découvrir, en voici quelques-uns à ne pas manquer pendant votre voyage en Islande :
- Le Hakarl, le très célèbre requin fermenté, assimilé au plat national.
- Le Plokkfiskur, un ragoût de poisson.
- Le Kjötsupa, une soupe d'agneau.
- Le Hangikjöt, de l'agneau fumé.
- Le Harðfiskur, du poisson séché.
- Le Pylsur, un hot dog avec de la saucisse d'agneau.
Alors, ça vous tente ?
L'art en Islande
La littérature est particulièrement présente dans la culture islandaise.
Beaucoup d'habitants se prêtent d'ailleurs à l'exercice de l'écriture ! Halldór Laxness, qui reçut le prix Nobel de littérature en 1955, est sans aucun doute l'auteur islandais le plus célèbre. Aujourd'hui, de nombreux autres sont révélés dans le monde entier pour leurs polars et thrillers.
La poésie scaldique, comme l'Edda poétique ou les contes épiques, et les Rímur sont différentes formes d'arts dans lesquelles la culture islandaise trouve ses racines.
La musique islandaise est également reconnue à l'international, comme c'est le cas pour la chanteuse Björk ou les musiciens islandais du groupe Sigur Rós.
>> Composez votre voyage sur mesure en Islande avec nos experts Allibert Trekking <<
