Monténégro

Ancienne région du royaume de Yougoslavie, le Monténégro, en monténégrin Crna Gora “montagne noire”, a vu se succéder différentes occupations, romaine, ottomane, vénitienne et austro-hongroise, et de ce passé mouvementé tire la richesse de son héritage culturel.
Plus petit état de l’Europe géographique, il est, depuis 1992, celui qui mentionne la protection de l’écologie dans sa constitution. Le territoire possède en effet un patrimoine d’une étonnante diversité :
- les bouches de Kotor, le plus profond des fjords de la mer Adriatique, qui abrite la cité médiévale du même nom, classée au patrimoine mondial de l’Unesco ;
- le parc du mont Lovćen et l’imposant mausolée de Petar II Petrović-Njegoš, qui domine le fjord ;
- le lac de Shkodër (ou Skadar), 370 km², le plus grand des Balkans, où nichent des pélicans ;
- le parc national de Durmitor, paradis pour la randonnée, abritant le canyon de la Tara, le deuxième plus profond au monde après celui du Colorado ;
- le parc national de Biogradska Gora et sa forêt centenaire, dernière forêt vierge d’Europe ;
- le littoral, avec 293 km de côtes déchiquetées ;
- le patrimoine culinaire et les délicieuses spécialités locales dont les fromages de montagne, les jambons fumés mais également de bons vins...
Trekking au Monténégro

Repères

Population

620 000 habitants.

Superficie

13 812 km2.

Capitale

Podgorica.

Villes principales

Nikšic, Bar, Budva.

Points culminants

Bobotov Kuk (2523 m).

Langue officielle

monténégrin.

Religions

orthodoxe (70 %), catholique (Croates et Albanais), musulmane (Bosniaques et Albanais).

Décalage horaire

aucun décalage horaire avec la France. UTC/GMT : + 1 h.

Géographie

Situé au bord de la mer Adriatique, dans la péninsule des Balkans, le Monténégro est bordé à l’ouest et au nord par la Bosnie-Herzégovine, à l’est par la Serbie, au sud par l’Albanie et au sud-ouest par la Croatie. La frontière avec la Croatie ne s’étend que sur quelques kilomètres, le long de l’étroite bande croate menant vers Dubrovnik.
En arrière du littoral voué au tourisme balnéaire, des massifs isolent des dépressions comme celle du lac Shkodër et la vallée de la Zeta. Ces régions basses ont des cultures méditerranéennes (oliviers, agrumes, vignes). Tout le reste du territoire constitue un ensemble de montagnes dépassant les 2 500 m dans le Durmitor et les Prokletije, de hauts plateaux pastoraux et de gorges profondes.

Climat

Il y en a pour tous les goûts ! Si l’hiver est doux sur le littoral de l’Adriatique, il est glacial dans les montagnes du Nord, où tombe un épais manteau de neige. L’été, il fait chaud partout (32-33 °C de moyenne haute à Podgorica), un peu moins sur les côtes où soufflent les vents marins. La température de l’eau atteint 21 °C dès le mois de juin et 25 °C en août. L’automne est très pluvieux, surtout à l’ouest ; les sommets dans l’arrière-pays de Kotor peuvent recevoir jusqu’à 5 m de pluie par an, un record pour le Vieux Continent !

Économie

L'agriculture est encore traditionnelle et de subsistance. Les régions de plaines sont dominées par des cultures de type méditerranéen, les céréales et le tabac. L’élevage, pastoral, se pratique dans les zones de montagne.
Le pays possède quelques ressources minières (bauxite, zinc, plomb, lignite, fer). L’industrie forestière, le traitement du sel et du tabac, le traitement de l’aluminium et la construction navale constituent les principales activités industrielles.
L'économie possède un atout considérable du côté du tourisme : bouches de Kotor, ports typiques, plages ensoleillées une grande partie de l'année, climat.
L'économie souterraine, importante, a permis à une bonne partie de la population de supporter les difficultés récentes. Le trafic porte principalement sur les cigarettes et les voitures volées.

Société

Le Monténégro se compose de plusieurs groupes ethniques et religieux. Les Monténégrins représentent la majorité avec 43 % de la population suivis par les Serbes, 32 %, les Bosniaques, 8 %, les Albanais, 5 %, les Croates, 1 %, les Roms et les Italiens.
La répartition ethnique géographique n’est pas homogène ; les Albanais habitent en majorité à l’est et au sud-ouest du pays ; les musulmans et les Bosniaques vivent en majorité dans la zone nord dénommée Sand¸ak. La répartition entre Serbes et Monténégrins a été très fluctuante dans le temps non pas par suite de mouvements de population, mais parce que les habitants se déclarent monténégrins ou serbes selon leurs options politiques. Les Serbes restent cependant plus nombreux dans la région du Sand¸ak et la région côtière. La petite minorité croate est localisée pour sa presque totalité dans la baie de Kotor.

L'histoire du pays

L'histoire
Les Slaves s’installent aux VIe et VIIe siècles. Dès le IXe siècle, s’affirme la principauté de Dioclée (Duklja), près de l’actuelle Podgorica, puis au Xe siècle, celle de la Zeta ; elles paient tribut à l’Empire byzantin, tout en entretenant aussi des relations avec Rome. Dès le Moyen Age, la côte monténégrine est contrôlée par Venise, qui conserve de solides points d’ancrage dans les bouches de Kotor jusqu’à la chute de la Sérénissime, en 1799. A l’époque ottomane, la petite principauté retranchée dans ses montagnes, quoique payant parfois tribut au sultan, est le seul territoire des Balkans à échapper à une administration turque directe ; lui échappent la côte et toutes les régions septentrionales.
Dès le XVIe siècle, la principauté est dirigée par un prince-évêque (vladika), élu par l’assemblée des hommes libres, en réalité les chefs de clan. A partir de l’élection du prince Danilo Ier, en 1696, le seigneur du Monténégro est toujours choisi dans la famille des Petrovi, l’élection devenant purement formelle, puisque la charge se transmet d’oncle à neveu, dans ce qui deviendra la dynastie des Petrovi Njegoš.
A partir de 1784, le vladika Pierre Ier, qui règne 40 ans, transforme en Etat la confédération tribale et guerrière du Monténégro. Sous son long règne (1860-1918), le prince Nicolas Ier Petrovi Njegoš poursuit la modernisation du pays. Grâce à quelques victoires retentissantes, Nicolas Ier, qui prend le titre de roi en 1910, triple la superficie du pays, et participe aux deux guerres balkaniques de 1912 et 1913, qui permettent au Monténégro de partager avec la Serbie le sandjak de Novi Pazar et d’annexer la Metohija au Kosovo. A cette époque, Cetinje, minuscule capitale de 5 000 habitants, est le rendez-vous des diplomates et de tous les espions qui sillonnent les Balkans. Le royaume monténégrin s’effondre sous la poussée autrichienne en 1915. Le roi Nicolas s’exile, mais n’a jamais renoncé à faire valoir ses droits sur la couronne de Serbie, et semble avoir toujours hésité entre le projet de construction d’un Etat monténégrin et le rêve d’une unification avec la Serbie – qui aurait dû se faire à son profit. L’annexion du Monténégro au nouveau royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, proclamé en 1918 par le roi serbe Karadjordjevi, suscite l’affirmation d’une identité monténégrine spécifique. Dans le “Vieux Monténégro”, aux alentours de Cetinje, commence une véritable guerre civile entre “Blancs” (partisans du rattachement) et “Verts” (défenseurs de l’indépendance monténégrine et de la dynastie des Petrovi Njegoš), également appelés fédéralistes. Lors des élections de 1920, les fédéralistes votent massivement communiste pour s’opposer à la dynastie des Karadjordjevi et au nouveau centralisme serbe. Pendant l’entre-deux-guerres, la résistance devient une guerre civile. Mussolini propose au prince Michel de remonter sur le trône sous protection italienne. Celui-ci refuse, mais le Monténégro est rattaché à la couronne d’Italie, car la reine Hélène, épouse de Victor-Emmanuel III, est la fille du roi Nicolas de Monténégro !
Rapidement, trois camps s’affrontent : les résistants communistes lancent leurs actions armées dès 1941, ainsi que les Tchetniks, partisans de la monarchie yougoslave et de l’identité serbe du Monténégro ; le troisième groupe, les Verts, partisans radicaux de la monarchie monténégrine, sont fortement tentés par la collaboration avec l’occupant italien. La suprématie des partisans communistes s’impose après la capitulation italienne, en 1943, et l’arrivée de troupes d’occupation allemandes. Le Monténégrin Milovan Djilas, proche collaborateur de Tito, est chargé de définir les frontières des républiques fédérées de la nouvelle Yougoslavie, le Monténégro devient l’une de ces six républiques. Durant toute la période socialiste, le Monténégro reste une république pauvre, relativement arriérée et sous-développée. En 1989, le nouveau maître de la Ligue des communistes de Yougoslavie, Slobodan Miloševic, déclenche une “révolution antibureaucratique” à Podgorica, dont le but réel est de faire accéder au pouvoir au Monténégro des fidèles du nouveau maître de Belgrade. Apparaissent alors des jeunes gens ambitieux : Momir Bulatovi, Milo Djukanovi, Filip Vujanovi, Svetozar Marovi, qui éliminent les anciens cadres politiques et transforment la Ligue des communistes en parti démocratique des Socialistes (DPS). En 1991, M. Bulatovi devient président de la République du Monténégro, tandis que M. Djukanovi accède à la fonction de Premier ministre. Les nouveaux dirigeants monténégrins sont totalement alignés sur la politique de Belgrade, et le Monténégro participe à la guerre de Croatie en 1991. Durant la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1995), la police traque les réfugiés bosniaques pour les remettre aux autorités serbes de Bosnie. Les Slaves musulmans du nord du Monténégro sont aussi victimes de cas sporadiques de nettoyage ethnique.
Un courant d’opinion hostile à la guerre et favorable à la restauration de la souveraineté monténégrine se développe, à l’initiative de l’Alliance libérale du Monténégro (LSCG) de Zlatko Perovi, surtout implanté à Cetinje. C’est aussi à Cetinje qu’est refondée en 1994 une Eglise orthodoxe monténégrine, fort marqueur d’une identité nationale monténégrine, concurrente de l’Eglise orthodoxe serbe. En 1992, après l’indépendance de la Slovénie, de la Croatie, de la Bosnie-Herzégovine et de la Macédoine, un référendum est organisé au Monténégro. Les électeurs acceptent à une écrasante majorité de former une nouvelle fédération avec la seule République de Serbie, mais les indépendantistes de l’Alliance libérale ont appelé au boycott de la consultation. La nouvelle République fédérale de Yougoslavie (RFY, en serbe Savezna Republika Jugoslavije, SRJ) est proclamée à Zabljak, au Monténégro, en 1992. Cette fédération pèche par l’énorme disproportion entre ses deux membres : la Serbie est quinze fois plus peuplée que le Monténégro.
Milo Djukanovi, en 1996, évoque la spécificité nationale des Monténégrins et la souveraineté de la petite république, tout en se rapprochant de l’Occident. Ce nouveau positionnement entraîne une rupture au sein du DPS, dont les amis de M. Djukanovi parviennent à garder le contrôle, leurs adversaires, désormais conduits par le président Bulatovi, formant un nouveau parti socialiste populaire (SNP). M. Djukanovi bat M. Bulatovi au second tour de l’élection présidentielle, en 1997. Dès lors, M. Djukanovi se pose en protecteur des minorités nationales du pays – les 15 % de Slaves musulmans, les 7 % d’Albanais et la petite communauté croate – face à la “menace” de Belgrade.  Lors de la crise et la guerre du Kosovo (1998-1999), le Monténégro accueille quelque 20 000 déplacés albanais du Kosovo, leur nombre dépasse les 100 000 durant les bombardements de l’OTAN en 1999. Sans jamais rompre avec ses nouveaux alliés occidentaux, M. Djukanovi dénonce les frappes aériennes et réclame leur arrêt. Une véritable guerre larvée oppose la police monténégrine, fidèle à M. Djukanovi, et l’armée yougoslave. Pratiquement toutes les relations politiques sont coupées entre Podgorica et Belgrade. Durant cette période, le Monténégro bénéficie d’importantes donations européennes et américaines. En 1999, il abandonne le dinar fédéral yougoslave, et introduit le mark allemand comme seule monnaie légale du pays (en 2002, le mark sera remplacé par l’euro). Le retour de la démocratie en Serbie après l’insurrection citoyenne de 2000 met les dirigeants monténégrins dans une position inconfortable : ils perdent leur position d’alliés privilégiés de l’Occident, et les importantes donations financières dont ils bénéficiaient se tarissent peu à peu, tandis que se multiplient les critiques sur leur dérive mafieuse. Malgré les pressions occidentales, le gouvernement de Podgorica refuse tout rapprochement avec Belgrade, durcissant ses positions en faveur de l’indépendance. En 2003, Javier Solana, le responsable de la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne, parvient à négocier un compromis provisoire entre Belgrade et Podgorica : la formation d’une Union de Serbie-et-Monténégro, remplaçant la RFY. La possibilité subsiste pour les deux républiques d’organiser un référendum d’autodétermination au terme d’une période de trois ans. La Constitution de cette Union est adoptée en 2003, mais elle se révèle totalement non fonctionnelle, les deux républiques disposant de monnaies distinctes (le dinar en Serbie, l’euro au Monténégro), de systèmes bancaires, douaniers et fiscaux différents, de leur propre diplomatie, etc.
Le Monténégro organise son référendum en 2006. Au terme d’une âpre campagne, 55,5 % des électeurs choisissent la séparation. L’indépendance est officiellement proclamée par le Parlement monténégrin le 3 juin. Les premiers mois sont dominés par les débats sur la nouvelle Constitution : Etat “national” ou “citoyen” ? statut des minorités nationales ? langue nationale et Eglise ? Jusqu’à l’éclatement de l’ancienne Yougoslavie, la langue parlée au Monténégro est appelée “serbo-croate” puis “serbe” à partir de 1992, même si certains indépendantistes monténégrins préfèrent l’appeler “monténégrin” ; la question devient brûlante lorsque le Monténégro envisage son indépendance, un compromis provisoire est trouvé avec l’appellation de “langue maternelle” (materni jezik), qui convient également aux Bosniaques du nord du pays, dont certains déclarent parler le “bosnien” plutôt que le “monténégrin”. Après l’indépendance, le gouvernement choisit de graver dans le marbre de la Constitution l’appellation de langue monténégrine, définie comme langue officielle du pays. Il faut souligner que le débat porte presque exclusivement sur l’appellation de la langue, car aucun linguiste ne remet en cause l’extrême proximité de cette langue avec le “serbe”, le “croate” ou le “bosnien”. La querelle ecclésiastique est du même ordre. Jusqu’en 1920, le Monténégro, terre orthodoxe, dispose d’une Eglise autonome de fait. En 1920, l’Eglise orthodoxe au Monténégro est réunie à l’Eglise orthodoxe serbe reconstituée sous une forme patriarcale. Aujourd’hui, cette Eglise orthodoxe du Monténégro ne compte qu’un nombre réduit de prêtres et une audience limitée, et n’est pas reconnue par la communion des Eglises orthodoxes du monde. Depuis l’indépendance, le gouvernement monténégrin cherche à placer sur un pied d’égalité les deux Eglises, au grand dam de l’Eglise serbe, qui aurait voulu que sa prééminence soit entérinée par la Constitution.
La domination politique du DPS se confirme à l’occasion de l’élection présidentielle de 2008 : F. Vujanovi, proche compagnon de M. Djukanovi, est réélu président dès le premier tour, face à une opposition divisée. Lors des élections législatives anticipées de 2009, la coalition du DPS et du SDP dispose toujours d’une confortable majorité absolue en voix et en sièges à l’Assemblée. A partir de 2008, le Monténégro s’enfonce dans une forte récession et l’Etat doit directement intervenir pour sauver de la faillite la première banque privée du pays. En 2010, M. Djukanovi, dont l’image est ternie par les suspicions pesant sur l’origine d’une partie de son importante fortune personnelle, démissionne de ses fonctions de Premier ministre. M. Djukanovi prend la tête de la coalition “Monténégro européen” aux élections législatives de 2012, il est réélu au poste de Premier ministre. En 2013, le scrutin présidentiel, très disputé, donne  la victoire à son allié, le président sortant Filip Vujanovi.

Bon à savoir

Informations pratiques

L'alphabet
Les Monténégrins utilisent les alphabets cyrillique et latin avec la même facilité. Aujourd'hui, les milieux économiques et les médias utilisent plus largement les caractères latins. De même, la plupart des panneaux routiers et des plaques indiquant le nom des rues sont en lettres latines.

La musique
La musique monténégrine est fortement imprégnée par l’influence de la musique ottomane, mais aussi par les traditions slaves, tziganes, albanaises, austro-hongroises et plus récemment, occidentales. Elle est très proche de la musique serbe, de même qu’avec les autres musiques issues des pays de l’ex-Yougoslavie.

Le carnaval
Le carnaval est incontestablement l’un des événements marquants du calendrier monténégrin. Il est dignement fêté à Kotor par des mascarades et par la crémation, sur la promenade du front de mer, du Bonhomme Carnaval. Avec lui s’envolent tous les soucis de l’an écoulé et se dessinent les espérances du printemps qui reviendra bientôt. Les propriétaires de bateaux en profitent pour décorer leurs embarcations et la fête s’achève par un grand bal masqué au cours duquel sont primés les plus beaux masques.

Le café turc
Cette façon de consommer le café est très répandue, en particulier dans les cafés traditionnels (kafana) et dans les familles. La cuisson du café turc (turska kafa) s'effectue avec du café finement moulu dans une petite casserole de fer blanc ou de cuivre appelée d¸ezva. Hors du feu, on verse le café dans l'eau bouillante avec une quantité à souhait de sucre. On remet ensuite la d¸ezva sur le feu jusqu'à ébullition, on la retire, on mélange, puis on le verse dans de toutes petites tasses.

Polako
Ce mot, qui signifie "doucement", résume assez bien la philosophie des Monténégrins. Peuple de montagnards, sachant ce que coûtent les efforts et inscrivant ceux-ci dans la durée, ils vous répondront souvent par ce mot si vous êtes pressés ou nerveux. Bref, les Monténégrins aiment prendre leur temps et bien réfléchir avant de faire un effort.

Electricité
Tension électrique : 240 V, 50 Hz. Les prises sont de type français.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.
 
Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots clés en "monténégrin" vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, de faciliter et de rendre plus agréables vos échanges avec eux. Alors n’hésitez pas à utiliser les expressions suivantes :
Bonjour : zdravo.
Bonsoir : dobro vee.
Au revoir : zbogom.
S’il vous plaît : molimo.
Merci : hvala.
Pardon : oprostite.
Oui : da.
Non : ne.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts ! 

Bibliographie

Sites Internet
http://www.ambafrance-me.org/spip.php?article329.
http://www.routard.com/guide/code_dest/montenegro.htm.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monténégro.
http://www.montenegro.travel/xxl/en/aboutmontenegro/index.html.
 
Guides
Monténégro, guide Evasion, Hachette.
Monténégro, Le Petit Futé.
Montenegro, Lonely Planet (en  anglais).
Croatie, Monténégro, guide Nelles.
Histoire des Balkans, George Castellan, éditions Fayard.
Balkans-Transit, François Maspero, Points Seuil.

Cartes
Crnogorsko, 1/100 000 (disponible à Budva et Kotor).
Canyon Tara, 1/ 50 000 (disponible à Kolašin).
Durmitor, 1/ 25 000 (disponible à Kolašin).
Parc national de Biogradska Gora, 1/60 000 (disponible dans les massifs du Bjelasica et du Komovi).

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Depuis qu’il est en âge de travailler, Gojko, notre partenaire, se consacre au tourisme et à l’accueil de visiteurs étrangers, avec qui il pratique les langues étrangères, son violon d’Ingres. Après avoir tâté nombre de professions de ce secteur, il saute le pas il y a six ans pour, avec l’aide de son épouse Natascha, créer une agence touristique spécialisée dans la randonnée. Professionnalisme, curiosité toujours en éveil, envie de faire découvrir son beau, mais trop méconnu, petit pays et goût de la marche, Gojko semblait tout désigné pour devenir notre partenaire dans cette aventure monténégrine ! Son équipe dévouée et lui-même n’ont qu’un objectif : votre satisfaction.

Le respect des us et coutumes


Le Monténégro est un pays qui rassemble plusieurs groupes ethniques religieux et linguistiques vivant en harmonie. La population a appris à rejeter les colonisateurs de tout genre et à accueillir les visiteurs avec chaleur et sympathie.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Soyez humbles et acceptez les conditions que les Monténégrins vous offrent lorsque vous logez chez eux.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
 
Ces précautions favorisent les échanges.

La préservation de l'environnement

Le Monténégro a l’avantage de posséder quatre parcs nationaux ayant chacun leurs spécificités.
— Les bouches de Kotor : il s’agit d’une succession de baies par lesquelles la mer pénètre profondément à l’intérieur des montagnes qui “plongent” dans l’eau… Les rives sont bordées de nombreuses petites villes, dont Kotor, entourée de hautes murailles que surplombe la forteresse Saint-Jean. La ville a été endommagée par un tremblement de terre en 1979 et sa restauration a été entreprise avec l’aide de l’Unesco.
Les bouches de Kotor forment le plus profond des fjords de la mer Adriatique. Le golfe s’enfonce sur 29,6 km entre les massifs de l’Orijen (1 895 m) et du Loven (1 749 m). L’Unesco a inscrit la baie de Kotor d’une beauté naturelle exceptionnelle et aux rares valeurs culturelles, sur la liste du patrimoine naturel et culturel mondial.
Au cœur de la baie se trouve une île artificielle de 3 000 m2 issue de l’amoncellement de pierres autour d’un récif et sur laquelle a été érigée en 1630 Notre-Dame-du-Récif, Gospa od Skrpjela, sur les fondations d’un temple datant du XVe siècle où, selon une légende, on aurait découvert une icône de la Vierge.
— Le Durmitor est une montagne et également un parc national inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Cette région est riche en forêts, en pâturages, en paysages idylliques et en lacs glaciaires (18), parmi lesquels se distingue le rno jezero, le lac Noir. Ce lac, situé à 1 418 m, est composé de deux étendues d’eau formant le chiffre 8, dans lesquelles se reflètent les monts et les forêts avoisinants.
La ville de ´abljak, entre le massif du Durmitor et la rivière Tara, est la métropole du tourisme vert, au nord-ouest du Monténégro. Le défilé de la Tara, inscrit depuis 1997 sur la liste mondiale des réserves de biosphère de l’Unesco, talonne, avec ses 1 300 m de profondeur, le canyon du Colorado.
—  Le parc national du lac de Shkodër. Le lac de Shkodër, le plus grand des Balkans, est partagé par une frontière en deux parties dont la plus étendue (222 km²) appartient au Monténégro, les 148 km restants appartenant à l’Albanie. La vie y est riche et variée sous l’eau (22 espèces de poissons), sur l’eau (279 espèces d’oiseaux), mais également à côté de l’eau et dans les agglomérations des rives du lac. Le lac fait partie d’un parc national de 44 000 ha dont les marais, d’une grande rareté, sont inscrits sur la liste Ramsar. Il forme un système d’eau douce extrêmement complexe et une grande ressource aquatique et économique, un potentiel régional, écologique et touristique exceptionnel, un bien naturel d’une importance considérable, et un des centres européens de biodiversités. Ce site est connu dans le monde comme l’un des seuls habitats de pélicans dans le sud de l’Europe.
— Biogradska Gora est une forêt vierge que longe la nationale qui relie le littoral à l’intérieur du pays. Elle est caractérisée par le grand nombre d’espèces végétales et animales qui y vivent. On y recense 26 familles de plantes, 86 espèces d’arbres et plus de deux mille plantes. La région est habitée par les loups, les ours, les renards et autres martres et fouines. C’est une sorte de musée naturel, ce qui lui a d’ailleurs valu d’être classé parc national (5 400 ha). Le régime de protection y est des plus stricts. Le prince Nikole Petrovic, frappé par la beauté des lieux, ordonna dès 1878 “la préservation la plus rigoureuse” du site, d’où le nom de Branik Kralja Nikole (réserve du prince Nicolas) qui était le sien auparavant.
Au milieu de la forêt, dans le bassin terminal du lit d’un ancien glacier, le Biogradsko jezero (lac de Biograd) s’étend à 1 094 m d’altitude. Un sentier de 3 km a été aménagé le long de ses rives. Ce lac se trouve à 16 km de Kolašin, à 12 km de Mojkovac et à 3 km de la Tara.
 
Pour conserver ce patrimoine naturel d’exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. Lire notre conseil de guide "La faune de montagne" https://www.allibert-trekking.com/197-respect-faune-montagne
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Dans le cadre d'une démarche responsable, évitez l'achat de bouteilles en plastique. Nous vous conseillons de prévoir une gourde personnelle que vous pourrez remplir.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...