Népal

Au Népal, le mot trekking prend toute sa signification. Imaginez un petit royaume montagneux, où la population se déplace presque exclusivement à pied... Des paysages étagés d’une grande diversité s’ouvrent sous vos yeux : rizières, gorges, villages, belles forêts, solitudes glaciaires et sommets prestigieux. Vous êtes au cœur des grands paysages himalayens ! 
Au fil des chemins, rythmés par de nombreuses manifestations de la vie religieuse (moulins, murs, drapeaux à prières, monastères...), vous rencontrez la population népalaise. Depuis des siècles, paysans, écoliers, moines, empruntent ces itinéraires très fréquentés jusqu’aux derniers villages habités. Que vous soyez passionné de culture, ou que vous souhaitiez gravir des sommets mythiques, le sanctuaire du trekking vous réserve bien des surprises ! !
Voyages au Népal : treks, randos et circuits

Repères

  Population

29,3 millions d’habitants.

  Superficie

147 181 km2.

Capitale

Kathmandu.

Villes principales

  Biratnagar, Patan, Pokhara, Birgunj, Dharan.

Points culminants

Everest (8850 m), Annapurna I (8091 m).

Langues

népali (off.), hindi, anglais, dialectes.

Religions

hindouisme (81 %), bouddhisme (11 %), islam (4 %), autres (4 %).

Décalage horaire

par rapport à la France, 4 heures et 45 minutes de plus d’avril à octobre, 5 heures et 45 minutes de novembre à mars. UTC/GMT : + 5 h 45.

Géographie

Petit pays long de 800 kilomètres pour environ 200 kilomètres de large, le Népal, en forme de trapèze, est enclavé entre l’Inde et la Chine avec lesquelles il partage 2 810 kilomètres de frontières. Le Népal peut être divisé en trois zones grossièrement orientées d’est en ouest :
- la zone montagneuse où se trouvent quelques-uns des plus hauts sommets du monde (Everest, Makalu, Dhaulagiri, Annapurna) ; près de 250 sommets de plus de 7 000 mètres ont été recensés ;
- la zone des collines ;
- et les plaines du Teraï.
L’altitude varie de 60 mètres dans le Teraï à 8 850 mètres (Everest).

Climat

Le Népal est soumis à un régime de mousson qui conditionne le choix des zones de trekking en fonction des saisons : 
— le printemps, de mars à fin mai, est idéal pour assister à l’explosion de la végétation, notamment des rhododendrons, autour des Annapurnas et vers le camp de base de l’Everest. Le ciel est généralement dégagé en matinée, la nébulosité marquée dans l’après-midi. Plus on avance vers le mois de mai (mousson), plus les nuages s’élèvent tôt ;
— l’été, de juin à fin septembre, permet de découvrir les régions du Mustang et du Dolpo, seules parties du Népal à l’abri de la mousson ;
— l’automne, de mi-octobre à mi-décembre, offre des conditions optimales dans tous les massifs. Beau temps en général, plus froid en altitude à l’approche de l’hiver (possibilité de neige). Depuis plusieurs années, nous constatons un net décalage de la mousson, avec des précipitations encore abondantes en octobre. La période idéale va de novembre à la mi-décembre, les chances de beau temps sont plus grandes, et les prix, plus attractifs ;
— l’hiver, de mi-décembre à fin février, le froid est sec, le ciel dégagé, l’ensoleillement important... De nombreux avantages, sans l’affluence touristique. A titre d’exemple, températures relevées lors du franchissement du col du Thorong La sur le tour des Annapurnas à Noël 2008 : – 15 °C au petit jour et – 12 °C au col proprement dit. Pas de neige sur le sentier. 

— Les treks en moyenne altitude (entre 2000 et 3700 m) sont parfaits pour une découverte hivernale : temps doux, végétation luxuriante, villages animés. 

Économie

L’agriculture, si elle emploie encore 80 % des Népalais, ne représente que 39 % du PIB. Elle varie selon les ethnies et l’altitude. La vallée de Katmandou combine trois cultures par an ; le Sud, où croissent le riz et le blé, offre un fort potentiel de développement, les cycles agricoles savamment organisés mêlent culture et élevage pastoral ; dans le moyen Himalaya, les exploitations en terrasses restent petites (moins d’un demi-hectare). Le monde urbain et le développement industriel du royaume restent embryonnaires : 15 % seulement de la population vivent dans les villes, et l’industrie constitue le cinquième du PIB. Elle se limite aux biens manufacturés (pour la demande intérieure) et, plus récemment, à la confection et au textile pour l’exportation. Les services représentent près de la moitié du PIB, le tourisme étant devenu une ressource notable.
Le Népal essaie de se dégager de l'emprise de l’Inde avec laquelle il réalisait 80 % de son commerce extérieur : les Etats-Unis et l’Union européenne (surtout l’Allemagne) représentent maintenant ses plus gros clients. Mais le grand voisin indien contrôle le transit terrestre de ses marchandises, et reste le fournisseur exclusif du pays en carburant. Privé de ressources minières (quelques gisements artisanaux de fer, de zinc et de cuivre), le Népal dispose d’un potentiel hydroélectrique important, mais qui implique d’importants déplacements de population pour la construction des barrages. La modernisation du pays nécessite l’amélioration des infrastructures. 

Société

La population est majoritairement rurale (87 %) ; elle se concentre pour 50 % dans la ceinture méridionale du Teraï (le Madhesh), pour 43 % dans les zones centrales de moyenne montagne, et pour 7 % dans le haut Himalaya. Le Népal, pays très diversifié dans ses paysages comme dans sa population, a subi au cours des siècles l’influence de ses voisins. Une première distinction se fait entre Indo-Népalais, d’origine indienne et de religion hindouiste, et Tibéto-Népalais, d’origine sino-tibétaine et de religion bouddhiste. Ces deux populations principales sont elles-mêmes divisées en différentes ethnies ; on compte 125 groupes basés sur la caste (Chhetri, 16,6 %, “Brahman-Hill” ou Khas Bahun, 12,2 %) ou l’ethnie. Ainsi, au sud, dans le Teraï et ses zones marécageuses, vivent environ 1,7 million de Tharus autochtones (6,4 % de la population totale) ; les Newars (1 300 000 personnes, 5 % environ) forment l’essentiel des habitants de la vallée de Katmandou. Tout comme les Newars, de nombreuses populations tribales, descendantes de peuples mongols, vivent sur le flanc sud de la chaîne himalayenne (Magars (7 %), Gurungs ( 3 %), Tamangs (6 %). Le nord du pays est peuplé de Sherpas et de Bhotias. Le système de castes transmis il y a des siècles par les immigrants indiens, officiellement aboli en 1963, demeure très présent dans la société traditionnelle et reste très influent dans les faits. On dénombre 123 langues parlées comme langue maternelle, mais c’est le népalais, langue indo-européenne officielle, qui sert de moyen de communication entre les diverses ethnies (bien qu’il ne soit la langue principale que de 45 % de la population), suivi du maithili (environ 12 % de locuteurs), du bhojpuri (6,6 %)…
La population est jeune (36 % de moins de 15 ans). L’analphabétisme touche environ 42 % des femmes et 25 % des hommes. De nombreux travailleurs népalais quittent leur pays pour le Qatar, l’Arabie saoudite, le Koweït, la Malaisie ou la Corée du Sud. Les transferts des émigrés atteignent près du quart du PIBt, plus de la moitié de la population vit de ces envois. Cependant, le départ des hommes vide les zones rurales de leurs forces vives et cet exode ne crée pas d’emplois dans le pays.
La religion principale est l’hindouisme, malgré la présence d’une  forte minorité bouddhiste (2 400 000 personnes).

L'histoire du pays

Les Newars occupent le Népal sans doute dès l’époque préhistorique, mais la véritable histoire du pays commence au VIIIe siècle avec l’ouverture des grands cols himalayens et le début de l’influence indienne. Le Népal devient, à partir du XIIe siècle, au début des grandes invasions musulmanes, le refuge des moines bouddhistes et de certains souverains hindous chassés de leur royaume (XIVe siècle) ; ce sont eux qui, au début du XVe siècle, introduisent le système des castes et une codification des lois inspirée des principes hindous. Au XVIIIe siècle, la caste militaire des Gurkhas, installée à l’ouest de la vallée de Katmandou, se rend maître du Népal, divisé et affaibli. A la mort du raja gurkha Prithvi Narayan (1775), le Népal, déchiré par de longues querelles de succession, est envahi par la Chine, qui lui impose sa suzeraineté. Pour y échapper, le Népal signe des traités de commerce avec la Grande-Bretagne (1791 - 1792) et accepte la présence d’un résident britannique ; ce n’est qu’en 1923 que la Grande-Bretagne reconnaît la pleine indépendance du pays.
En 1950, le souverain se réfugie à New Delhi, d’où il organise le coup d’Etat qui lui permet de proclamer la monarchie constitutionnelle (1951). Son fils Mahendra Bir Bikram, qui lui succède à sa mort en 1955, promulgue en 1959 une Constitution de type parlementaire. Cependant, devant la difficulté d’appliquer un véritable régime parlementaire, le souverain procède à un nouveau coup d’Etat (1960) et promulgue en 1962 une Constitution renforçant son autorité. En 1980, Birendra Bir Bikram, au pouvoir depuis la mort de son père en 1972, s’engage dans un processus de démocratisation, il amnistie les prisonniers politiques et organise un référendum appelant les Népalais à choisir entre le système en place ou le multipartisme – il s’en dégage une majorité en faveur du régime en vigueur –, il promulgue une réforme constitutionnelle qui institue une prudente démocratisation, bien que les partis restent interdits. Mais, devant l’immobilisme du régime, l’opposition se durcit, le roi accepte, en novembre 1990, la nouvelle Constitution qui fait du Népal une monarchie constitutionnelle.
Aux élections de 1991, le parti du Congrès est majoritaire et le parti marxiste-léniniste uni (UML) s’impose comme la deuxième force politique. Mais le nouveau gouvernement ne parvient pas à réaliser son programme de réformes libérales. De nouvelles élections, provoquées par sa démission en juillet 1994, permettent aux communistes de diriger le pays. A partir de 1995, le Népal s’enfonce dans un chaos politique. Plusieurs gouvernements de coalition se succèdent. Une faction maoïste du parti communiste népalais (CPN-M), cherchant à renverser la monarchie constitutionnelle, s’engage, à partir de 1996, dans une guérilla qui s’appuie sur les frustrations et les revendications de tous ceux qui se sentent opprimés par les élites et trahis par Katmandou.
Le 1er juin 2001, dans un geste de folie, le jeune prince héritier Dipendra abat dix membres de la famille royale, dont le roi et son épouse, avant de se suicider. Le régent Gyanendra, frère puîné de Birendra et seul survivant de la lignée, est proclamé roi du Népal. Une majorité de Népalais, très attachés au roi défunt, soupçonnent Gyanendra d’être impliqué dans le massacre, soupçons alimentés par la guérilla maoïste. les rebelles maoïstes ne cessent d’accroître leurs exigences face à un souverain qui s’isole progressivement de son peuple. En février 2005, Gyanendra décrète l’état d’urgence, s’arroge les pleins pouvoirs, limoge le gouvernement et suspend l’activité des partis politiques pour leur incapacité à lutter contre la rébellion maoïste.
Alors que les violences redoublent, les élections municipales de février 2006 – les premières depuis sept ans – sont largement boycottées par les Népalais qui suivent les consignes lancées par l’opposition et la rébellion maoïste. Sous la pression d’une grève générale illimitée et de manifestations quotidiennes, le roi Gyanendra se résout à convoquer le Parlement. En mai, à la suite du vote unanime d’une résolution par le Parlement, le roi Gyanendra perd l’essentiel de ses pouvoirs : son contrôle sur l’armée, son immunité juridique, son droit de veto législatif, ce qui le confine dans un rôle purement protocolaire. En novembre 2006, le gouvernement et les rebelles maoïstes signent un accord qui prévoit la participation de ces derniers à un gouvernement intérimaire en contrepartie du passage des quelque 35 000 guérilleros de l’Armée de libération du peuple (ALP), et de leurs armes sous le contrôle de l’ONU. L’accord de paix signé en novembre officialise la fin de la guerre civile qui aura duré 10 ans.
Les maoïstes intègrent le Parlement intérimaire. En avril 2007, un gouvernement intérimaire est formé, incluant cinq ministres maoïstes. Les élections de l’Assemblée constituante de 2008 consacrent la victoire des ex-rebelles maoïstes qui deviennent la première force politique, devant le parti népalais du Congrès et le parti communiste du Népal-marxiste léniniste unifié. Lors de la séance inaugurale de l’Assemblée constituante du 29 mai, la monarchie est abolie, le Népal, dernière monarchie hindouiste depuis 239 ans, devient une république laïque.
Le président de la République n’a toutefois que des prérogatives limitées, l’exercice du pouvoir étant confié au chef du gouvernement et dépendant des alliances entre les nombreux partis. Aux élections parlementaires de novembre 2013, les maoïstes sont laminés, loin derrière le CPN (UML - parti communiste) et le parti du Congrès qui vient en tête du scrutin. Les travaux sur le projet constitutionnel reprennent et, le 20 septembre 2015, alors que le pays a surmonté ses divisions pour se relever difficilement du tremblement de terre d’avril-mai, la nouvelle constitution est promulguée après avoir été adoptée par une majorité des deux tiers des représentants. Le Népal devient ainsi une république fédérale laïque divisée en sept provinces.

Bon à savoir

Informations pratiques

Namaste !
Namaste est une expression que l’on utilise pour se saluer partout et en toute occasion, qui veut dire aussi bien bonjour, bienvenue, heureux de vous rencontrer, au revoir, bonne route, à bientôt, etc. Mais la signification exacte de cette formule est, très précisément : “Que l’ensemble de vos qualités soient bénies et protégées des dieux.” Mains jointes et en s’inclinant, c’est ainsi que vous serez accueilli à travers tout le Népal.
Lorsqu’on veut honorer tout particulièrement la personne à qui l’on s’adresse, namaste devient namaskar, qui marque une plus grande déférence.

Les vaches sacrées

Vous en verrez quelques-unes errer dans les rues de Katmandou. Nourries par tout le monde, elles appartiennent à des paysans qui viennent les chercher tous les soirs. Quand elles sont vieilles, leurs propriétaires les laissent vagabonder en toute liberté. Si les Népalais ne les mangent pas, ils consomment en revanche la viande de buffalo (buffle d’eau). Les gens de haute caste se contentent, eux, de poulet ou de chèvre, quand ils ne sont pas simplement végétariens.
Attention, si vous pilotez vous-même une moto, heurter une vache peut vous conduire en prison. Et cela, même si la vache dort au beau milieu de la route ; donc, prudence !
 
Le festival de Dasain

A la fin du mois de septembre ou au début du mois d’octobre selon le calendrier lunaire, Dasain, la plus grande fête du Népal, donne lieu à des festivités très populaires, un peu comme Noël chez nous. La fête dure une dizaine de jours. Les enfants confectionnent à cette occasion de magnifiques cerfs-volants. Le dernier jour ont lieu de nombreux sacrifices d’animaux : béliers, boucs, buffles, coqs et canards. Ces manifestations et le joyeux tohu-bohu qu’elles provoquent occasionnent parfois quelques retards : soyez indulgents à cette période de l’année.

La puja
La puja est une cérémonie rituelle réalisée pour vénérer une divinité représentée par une image, une statue ou un symbole. On appelle la divinité par le tintement d’une clochette et on lui rend hommage en lui offrant des fleurs, de la nourriture, de l’encens et de l’eau, tout en récitant des mantras. Si la divinité est représentée sous la forme d’une statue, on l’oint d’huile ou de pâte de santal ou on l’orne d’une guirlande de fleurs. Dans la société hindoue, la puja est un acte essentiel à accomplir chaque jour. Elle se déroule le plus souvent au temple. 

Vous rencontrerez sur votre chemin de nombreux édifices religieux.
Voici la signification des principaux :
- le chorten symbolise l’image de Bouddha. Il contient souvent des reliques sacrées ;
- les murs de mani portent le mantra (prière) Om Mani Padme Um, gravé en sanscrit ;
- enfin, sonam, également un prénom courant, signifie le mérite religieux qui s’obtient en contournant les édifices religieux par la gauche et en offrant de nouvelles pierres de mani.

Les coupures d’électricité et Internet
L’approvisionnement en électricité dans la vallée de Katmandou s’avère minimal, entraînant de 4 à 16 heures de coupure de courant quotidiennes suivant la saison et le niveau d’eau dans les rivières. Le manque d’infrastructures énergétiques et la surpopulation due à l’exode rural expliquent cette situation. L’utilisation intensive de groupes électrogènes permet de pallier en partie cette carence. Mais une capitale d’un million d’habitants ne peut vivre normalement dans ces conditions.
 
Peut-on rapporter tous types de souvenirs ?
Faire l’acquisition d’objets religieux authentiques et/ou d’objets d’art antiques est strictement réglementé. Mais vous trouverez dans toutes les boutiques de très belles reproductions à des tarifs raisonnables : thangkas (peintures religieuses), statues de Bouddha et tapis tibétains méritent votre intérêt. Les commerçants tibétains marchandent peu (10 % au maximum). Les Népalais ou Cachemiris (ils sont nombreux) pratiquent des prix plus élevés, mais on peut aller jusqu’à 30 % de remise.
 
Electricité
Tension électrique 220 V, 50 Hz. Prévoir un adaptateur pour les prises électriques.  

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.
 
Quelques mots utiles
A l’exception des porteurs, notre équipe locale parle l’anglais. En toute situation, votre guide francophone sera là pour vous aider à communiquer.
Apprendre quelques mots clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, et de rendre plus agréables vos échanges avec les Népalais. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour et au revoir : namaste (mains jointes et inclinaison de la tête plutôt que poignée de mains).
Oui : ho. Non : hoïna.
Dhanyabaad, qui pourrait se traduire par “merci”, n’est pas un mot adapté pour remercier dans la vie courante. Il s’utilise dans une situation exceptionnelle, comme une marque de politesse très appuyée.
On utilise peu de formules de politesse au Népal. Il s’agit plutôt de gestes de respect, par exemple lorsque vous rencontrez un Népalais avec lequel vous souhaitez engager la conversation : mains jointes, mouvement de tête...
Vous pouvez demander à votre guide de vous apprendre quelques mots usuels, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie


Site Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9pal
Photo exceptionnelle de l'Everest et de son camp de base :
https://s3.amazonaws.com/Gigapixel_Trees/Pumori_Spring2012_EBC_Full/EBC_Pumori_050112_8bit_FLAT.html

Guides
Népal, Grands treks au Népal, Elodie Jamen, Ed. de la Boussole, 2005.
Népal, Susanne von der Heid, Nelles 2008.
Népal, Joe Binloss, Editorial Lonely Planet 2009.

Récits
Au cœur des Himalayas, Alexandra David-Néel, Payot, 2004.
Chroniques himalayennes, Jean-Michel Asselin, Glénat, 2000.
Le Secret sauvage, Stanislas de Haldat (recherches sur le Yéti), 1996, Actes Sud.
Le Léopard des neiges, Peter Matthiessen, L’Imaginaire Gallimard, 1991.
Annapurna, premier 8000, Maurice Herzog, Livre de poche, 2010.
Au sommet de l’Everest, E. Hillary, Hoëbeke, 2003.
Tarap, Corneille Jest, Le Seuil, 1974 (l’un des premiers récits sur le Dolpo).
Les Sherpas du Népal : montagnards bouddhistes, Christoph von Fürer-Haimendorf, Hachette, 1980.
Journal d’un sahib au Népal, H. Sigayret, Glénat, 1998.
Tenzing et les sherpas de l'Everest, Tashi Tenzing et Judy Tenzing, Glénat, 2003.

Littérature
Nouvelles du Népal et d’ailleurs, Cathy Caudart, éditions Transhumances, 2007.
Les Tambours de Katmandou, Gérard Toffin, Poche, 1998.
Ombres etFantômes du Népal, Marie-Christine Cabaud, L’Harmattan, 2003.
Le Regard de la Kumari, Marie-Sophie Boulanger, Presses de la Renaissance, 2001.
Dieu en prison à Kathmandu, Upadhyay, Samr, Mercure de France, 2003.

Ouvrages illustrés
Carnets d’un peintre au Népal, Patrick Jager, Glénat.
Inde-Népal, carnets de voyage Ella Maillart au Népal, Daniel Girardin, Actes Sud.
Sherpa et Sherpani, Henri Sigayret, Glénat, 1997.
Népal, vision d’un art sacré, Suzanne Held et Gilles Béguin, Hermé.
Horizon des dieux, Olivier Föllmi, voyage au Mustang et Dolpo, Editions La Martinière, 1999.
Offrandes, 365 pensées de maîtres bouddhistes, D. et O. Föllmi, Ed. de la Martinière, Loïc Barreau, Géorama.
Mustang, dernier royaume du Népal, P. Montillier, La Boussole, 1995.
Les Plus Beaux trekkings du Népal, R. Uchida, M. Nakamura, Glénat, 1997.

Cartes
Népal, 1/1 500 000 et 1/480 000, Nelles Maps.
Népal, 1/750 000, IGN.
Trekking Maps - 1: 125 000 - Shangri-la Maps.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

La réussite d’Allibert au Népal est intimement liée à notre histoire avec l’agence népalaise Thamserku Trekking, aujourd’hui très renommée, et fondée en 1989 par la famille de Sonam Sherpa. Tout commence en 1985 quand les deux guides fondateurs, Philippe Allibert, puis Jean-Luc Poulat, vont successivement au camp de base de l’Everest. C’est ensuite la rencontre de Jef Tripard, guide de haute montagne et cofondateur de la société Allibert, et de Tendi Sherpa en 1987 à l’aéroport de Lukla, qui est à l’origine de cette belle aventure.
Nés dans une famille modeste d’un village du Khumbu, Tendi et ses deux frères, Tsiring et Sonam Sherpa, ont eu la chance d’être scolarisés. Après avoir travaillé tous trois comme sirdars, ils décident de monter leur propre agence à Kathmandu, Thamserku Trekking.
Avec eux, Allibert innove et, dès 1989, Simone Allibert met en place avec Sonam les premières enquêtes de satisfaction. Dès 1992, compte tenu des compétences locales, ce sont des guides népalais qui conduisent les groupes sur certains treks.
La double première française au Népal (Puntha Hiunchuli, 7246 m, et Kang Tokal, 6250 m) réalisée en 1996 par Philippe Allibert et Jef Tripard n’a fait qu’entretenir notre lien particulier avec ce pays !
Aujourd’hui, c’est Sonam qui s’occupe tout particulièrement d’Allibert et continue à s’investir à nos côtés pour l’amélioration permanente des circuits, la formation des guides et les conditions de travail des équipes locales. De plus, Didier Mille, notre responsable Asie Himalaya, guide de haute montagne, qui connaît Sonam depuis 1986, partage avec Thamserku Trekking la même approche du trek. Cette complicité nous permet de rester réactifs aux événements et innovants. 

Nos actions de tourisme responsable

De longue date, nous nous impliquons dans une démarche responsable au Népal. Voici quelques-unes de nos actions dans ce pays.
— 1996 : avec Solidarité Enfants Népal, reconstruction de l’école de Pangboche.
— 2002 à 2004 : équipement de nos équipes de porteurs avec des tenues complètes de montagne et des chaussures de trek (avec les Ecoles du Ski Français et Salomon).
— 2003 : participation au nettoyage du camp de base du Dhaulagiri, organisé par l’association Dhaula guéri.
— 2006, 2009, 2011, 2012 : dans les locaux de la fondation Pasang Lhamu à Kathmandu, formation de nos équipes de porteurs d'altitude, de guides et accompagnateurs, par des guides et accompagnateurs Allibert.
— Depuis 2011, dans le cadre de l’opération “0ne day one tree” menée par l’association Himalyan Trust fondée par Sir Edmund Hillary en 1990, Allibert, via Globetrekkeurs, plante un jeune arbre par jour de trekking et par trekkeur dans la région de l’Everest. A ce jour, Allibert a contribué à la plantation de plus de 30 000 arbres, un jeune arbre coûtant environ 10 centimes d’euro.
— 2014, 2015 et 2016 : soutien, à hauteur de 23 000 €, à la Nepal Green Tara Foundation pour la construction d’un internat à  Thame, petit village sherpa du Khumbu. Les locaux ayant été détruits par le séisme d'avril 2015, les fonds sont redirigés vers la construction d'une école.
— 2015 : après le terrible séisme qui a frappé le pays en avril, un appel aux dons a été lancé à travers notre association Globetrekkeurs ; les 69 800 € recueillis ont permis d'aider 137 familles de nos équipes népalaises et de participer à la remise en état de quelques écoles.
— 2016 : Globetrekkeurs a participé à l'achat d'un véhicule 4X4 afin de permettre à Hari Krishnaun, médecin de l'hôpital de Bharatpur, de se rendre à Laprak, village reculé du Népal, pour soigner les malades.
— 2017 : Globetrekkeurs a participé à la construction du dispensaire anti-sismique de Laprak-Gupsi (2800 m), au nord de Gorka.

Depuis toujours, Allibert est attentif aux conditions de travail des porteurs : distribution de tenues chaudes, gants, lunettes... pour les voyages en altitude, limitation à 30 kilos et contrôle des charges au départ de chaque voyage.

Pour suivre toutes nos actions de tourisme responsable, rendez-vous sur notre site :
www.allibert-trekking.com/84-tourisme-responsable-equitable.htm

Le respect des us et coutumes

Les populations himalayennes vivent dans un environnement âpre ; la vie quotidienne y est rude. Il n'est donc pas surprenant que leurs croyances et leurs coutumes soient étroitement associées aux cycles de la nature. Leur ferveur religieuse est partout manifeste et le divin omniprésent dans leur environnement. Les monuments religieux, les temples et les monastères témoignent de la vitalité de leurs croyances et de leurs coutumes ancestrales qui rythment la vie. Dans les hautes montagnes, les travaux aux champs et les tâches ménagères occupent toute la journée. Le paysan produit le strict nécessaire pour nourrir sa famille et, avec un peu de chance, un petit excédent qu'il s'empressera de vendre au marché. Le sens de la communauté est très développé et le travail de la terre est souvent accompli collectivement.
Vivre en Himalaya signifie marcher pour se déplacer et porter. Les femmes et les enfants marchent pour aller chercher l'eau et le bois de chauffage. Il faut marcher pour aller aux champs ou au prochain village. Il faut aussi marcher pour aller au dispensaire ou au marché. Il faut porter ou faire porter à dos d'homme ou de yack, les provisions et marchandises diverses dont on a besoin.
Malgré l'extrême rudesse de la vie, les populations ont développé un goût exceptionnel pour la fête, dont la plupart ont une connotation religieuse. Les fêtes sont partout l'occasion de grandes réjouissances auxquelles participent toute la population : Losar célèbre le nouvel an tibétain, Dasain, la plus grande fête au Népal, célèbre la victoire de la déesse Durga sur le démon-buffle, l'Indra Jatra à Katmandou souligne la fin de la mousson, Biskhet Jatra à Bhaktapur célèbre le nouvel an. Au rythme des tambours et des cymbales, moines et lamas, transformés en danseurs personnifiant grands saints bouddhistes et démons, font revivre les mystères et légendes centenaires. Par des chorégraphies minutieuses et hautes en couleurs, ils relatent la lutte des premiers contre les seconds et célèbrent la victoire du bien sur le mal.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Au contact des populations de tradition bouddhiste, respectez les usages :
- contournez les stupas dans le sens des aiguilles d'une montre ;
- le feu est sacré, évitez d'y jeter les déchets ;
- lorsque vous vous asseyez, évitez d'étendre vos jambes et de diriger vos pieds vers quelqu'un (entraînez-vous à vous asseoir en tailleur !) ;
- il est d'usage de faire une offrande de quelques roupies dans les sanctuaires et temples visités.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais ni argent, ni sucreries, ni stylos, spécialement aux enfants, afin de ne pas les inciter à la mendicité. Préférez les dons à des associations, écoles, dispensaires ou autres organisations reconnues.

Ces précautions favorisent les échanges.

Les conseils de Namgyal, notre partenaire au Népal
— Ne pénétrez pas dans une cuisine.  
— Ne mangez pas dans l’assiette, ni ne buvez dans le verre d’autrui, considéré comme rituellement pollué. Dans le cas d’une bouteille commune, buvez “à la régalade” et non directement à la bouteille.
— Si vous décidez de suivre la coutume locale en mangeant le plat national (dal bath) avec la main, utilisez la droite.
— Ne désignez pas quelqu’un ou même une statue du doigt.
— Le merci n’existe pas ! si vous offrez un cadeau, il ne sera jamais ouvert devant vous.
— Evitez certains contacts corporels (ne caressez jamais la tête d’un enfant, ne serrez pas la main d’une femme).
— Les Népalais posent beaucoup de questions, n’en soyez pas offensé.
— N'oubliez pas qu’un hochement de tête de gauche à droite (ou le contraire) signifie “oui, d’accord” !

La préservation de l'environnement

De la plaine du Teraï aux montagnes himalayennes, les paysages s’étagent de 100 mètres à plus de 8 000 mètres d’altitude, offrant ainsi une impressionnante variété. La végétation, adaptée à chaque milieu, est le reflet de cet étagement : des jungles luxuriantes aux milieux d’altitude, en passant par les forêts d’acacias, magnolias ou rhododendrons odorants. Les cultures, notamment les rizières, marquent fortement ces paysages.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. Lire notre conseil de guide "La faune de montagne" https://www.allibert-trekking.com/197-respect-faune-montagne
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.

Les conseils de Namgyal, notre partenaire au Népal
— Lorsque vous dormez en lodge, faites le plein des gourdes dans les points “safe drinking water", cette eau est purifiée. Cela évite d’acheter des bouteilles qui doivent être redescendues, vides, à dos d’homme

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...