Spitzberg

A mi-chemin entre le cap Nord et le pôle Nord, découvrez le mythique Spitzberg, l’une des terres les plus septentrionales du monde. Nous vous proposons d’explorer ces régions polaires fascinantes, aux baies encombrées d’icebergs, pendant les quatre mois d’été où la vie bouillonne sous un jour permanent. Ce monde, certes très maritime, offre en effet de superbes explorations à pied dans de grands espaces vierges, entre immenses glaciers, fjords sauvages et toundra. Partez à la rencontre de la faune arctique sur ce formidable terrain de jeu pour randonneurs : phoques, rennes et colonies d’oiseaux peuplent cet univers étonnant. En kayak ou en bateau à moteur, évoluez sur la mer, près des icebergs ou des phoques. Rejoignez ensuite les plus beaux belvédères offrant de saisissants panoramas sur ce pays où les montagnes, figées par la glace, plongent dans l’Océan !
Partir au Spitzberg, c’est la promesse d’une expérience inoubliable au rythme de l’Arctique... Un autre monde.
Voyages au Spitzberg : treks et randos

Repères

Population

2 921 habitants.

Superficie

39 044 km2.

Ville principale

Longyearbyen (1 600 habitants), capitale administrative du Svalbard.

Point culminant

Newtontoppen (1 713 m), Perriertoppen (1 712m).

Langues

norvégien (off.), russe, polonais.

Décalage horaire

aucun décalage avec la France tout au long de l’année.UTC/GMT : + 1 h.

Géographie

Le Svalbard est un archipel appartenant à la Norvège, situé au-delà du cercle polaire arctique, à la limite de l'océan Arctique et de l'océan Atlantique, entre le Groenland à l'ouest, l'archipel François-Joseph à l'est et l'Europe continentale au sud. Les îles s'étendent sur 62 050 km2. Les trois îles principales sont Spitsbergen (ou Spitzberg) (39 000 km2), Nordaustlandet (14 600 km2) et Edgeøya (5 000 km2). Des pans entiers des îles sont recouverts de glaciers, en particulier l’Austfonna sur Nordaustlandet.
L'archipel est montagneux, avec deux points culminants situés à 22 kilomètres l'un de l'autre : le Perriertoppen et le Newtontoppen, respectivement de 1712 et 1713 mètres d'altitude selon les mesures les plus récentes. Les côtes  sont très découpées car il a été entièrement recouvert de glaciers pendant les glaciations. Les plus grands fjord du Svalbard mesurent une centaine de kilomètres de long, comme le Storfjord au sud, et le Wijdefjord au nord.

 


Climat

- Les températures
En été, la température moyenne est d’environ 6 à 8 °C avec des variations qui peuvent aller de 1 à 10 °C. La température minimale enregistrée à l’aéroport du Svalbard (mars 1986) est de - 46,3 °C, tandis que le record de chaleur, relevé en juillet 1979, est de 21,3 °C. La température moyenne de l’année est de - 5,4 °C.
En été, la température de la mer est de 2 °C sur la côte ouest et de - 2 °C sur la côte est. La température est toujours plus basse près des glaciers.
Au printemps, la température est en moyenne de –6°C à –13°C en Avril et de –1°C à –4°C au mois de Mai, avec des variations pouvant aller de –30°C à des températures positives. Les écarts de températures sont plus net au printemps et le vent est généralement plus violent.
- Les vents
Au Spitzberg, une journée ensoleillée peut être synonyme de vent fort. Quand le soleil brille, l’air chaud au niveau de la mer monte, l’air froid, stocké au niveau des glaciers “coule” par gravité vers la mer : on appelle cela des vents catabatiques. Leur violence dépend de la taille du glacier, atteignant au maximum 80 km/h. Mais le climat du Spitzberg est souvent nuageux avec un plafond très bas qui recouvre les montagnes.
Le temps est en principe calme en juin et juillet. En été, le vent est modéré et généralement très local. Un cap peut être très exposé aux vents tandis qu’un peu plus loin une baie sera calme. La direction des vents varie avec celle des fjords et il peut y avoir du brouillard en été. Le climat étant très changeant, le beau temps, tout comme le mauvais temps, ne persiste pas plus de deux jours. Dès la fin août, le vent du nord commence à souffler. Septembre, c’est déjà l’hiver.
- Les précipitations
La pluviosité annuelle moyenne à Longyearbyen n’est que de 200 mm et le record de pluviosité pour un mois est seulement de 56 mm. Le Spitzberg est un désert froid.
Les averses sont très rares en été, seul un petit crachin tombe parfois durant quelques heures.
- Les courants
La hauteur des marées est généralement de 0,5 à 1,5 m. Un courant d’un nœud (1,8 km/h) tourne autour de l’île dans le sens des aiguilles d’une montre. Il peut devenir plus fort au niveau des caps et entre les îles.
- Clarté et obscurité
Pendant quatre mois, le soleil brille haut dans le ciel sans interruption (19 avril - 23 août). En septembre, les jours raccourcissent d’une demi-heure par jour. Le soleil se couchera définitivement le 21 octobre avant le long hiver. La nuit polaire de 2 mois et demi (14 novembre - 29 janvier) est aussi aimée que détestée, son unique rivale étant la pleine lune, fidèle et magnifique, dont la lumière intense sait donner une nouvelle dimension au paysage hivernal étincelant.

Économie

L’activité économique tourne autour de l’extraction de charbon, complétée par la pêche et la chasse. Pendant la dernière décennie du XXe siècle, le tourisme, la recherche scientifique et quelques entreprises de haute technologie se sont développés, particulièrement les stations relais de satellite.
Depuis avril 2010, la Norvège et la Russie sont arrivées à un accord sur la délimitation des espaces marins en mer de Barents et dans l’océan Arctique.
Un important dépôt de semences, le Svalbard Global Seed Vault, est opérationnel depuis février 2008. Capable de résister aux cataclysmes naturels et humains, il sert à conserver des semences de toutes les cultures vivrières de la planète, et permettre ainsi à l’agriculture de s’adapter aux défis imposés par les changements climatiques et les catastrophes d’origines naturelle ou humaine. Creusé à 120 mètres sous la surface, il totalise un volume de stockage de 1 500 m3, ce qui correspond à une quantité de graines estimée à 4,5 millions. Il est financé par la Fondation Rockefeller, la Fondation Syngenta et le gouvernement de Norvège, ainsi que divers organismes privés.

Société

On dénombre quatre communautés, trois norvégiennes et une russe.
- Longyearbyen (1 600 habitants), capitale administrative, est l’une des communautés norvégiennes de l’archipel. Cette ville dispose de 40 km de routes. Longyearbyen est située à mi-chemin entre le cercle polaire arctique et le pôle Nord (à environ 1 300 km l’un comme l’autre).
- Ny-Ålesund (40 personnes en permanence), la localité la plus au nord du monde, est un centre scientifique international situé au nord-ouest, dans la baie du Roi.
- Sveagruva, à 50 km au sud-est, est la dernière mine norvégienne où une cinquantaine de personnes vont travailler quelques jours avant de revenir à Longyearbyen.
- Barentsburg, communauté russe d’environ 400 habitants, située à 45 km au sud-ouest.
Il existe également des “villes fantômes”, communautés abandonnées plus ou moins récemment : Grumantbyen, Advent City, Colesbukta, Pyramiden. Cette dernière est gardée pendant la saison estivale.
Les moyens de transport sont l’hélicoptère, l’avion, le bateau ou le scooter des neiges en hiver.

L'histoire du pays

L'histoire
- Du XIIe au XVIe siècle
Peut-être au XIIe siècle des Vikings islandais ont-ils découvert le Svalbard, pourtant trop éloigné des côtes islandaises On est certain en revanche de sa découverte en 1596 par le hollandais Willem Barents. Le premier hivernage connu est celui de huit Anglais en 1630. Bien que la région soit inhabitable à cause de sa situation dans la Zona frigida, ils notent que “le climat est ici si dur que les animaux sont tous blancs”.
- XVIIe et XVIIIe siècles
L’activité principale est la chasse à la baleine et au morse ; d’abord pour la production de bijoux, d’objets décoratifs et de “jupons baleines” et ensuite pour la fabrication du savon. On imagine difficilement que la ville de Smeerenburg, dans le nord de l’île, abritait, dans les années 1750, plus de mille âmes d’après les récits (deux cent cinquante d’après les scientifiques). De ce port baleinier, il ne reste aujourd’hui que des centaines de tombes dont de temps à autre l’alternance du gel et du dégel ramène les squelettes à la surface...
Aux chasseurs de baleines s’ajoutèrent des trappeurs venus de Russie et de Norvège.
- XIXe et XXe siècles
1899 marque un tournant dans le développement du Spitzberg : le capitaine Sooren Zachariassen revient à Tromsø avec un chargement de charbon trouvé dans l’archipel. Cette découverte déclenche une véritable ruée. Dans le Nord de l’Europe, on organise des expéditions.
Au grand désespoir de beaucoup, l’exploitation des mines n’est pas si facilement rentable. John M. Longyear, originaire du Michigan, aux Etats-Unis, met le pied au Svalbard en 1901. Il achète une mine et établit quatre ans plus tard la société Arctic Coal Co qui devient rapidement le premier producteur de charbon à Longyearbyen.
La localité de Ny-Ålesund et sa compagnie minière ont été créées selon les principes de l’autogestion au début des années 50.
En 1920, le traité du Spitzberg reconnaît la souveraineté de la Norvège sur l’archipel, et, en 1925, son administration. L’accord, signé par 42 pays, déclare la zone démilitarisée et accorde à tous les pays signataires le droit d’exploiter les ressources naturelles “sur un pied d’égalité absolu”.

Bon à savoir

Informations pratiques

Les vestiges culturels
L’histoire du Svalbard est riche d’aventures polaires qui ont laissé des vestiges remontant du XVIIe siècle (la chasse à la baleine et l’arrivée des trappeurs) jusqu’au début des activités minières et la conquête du pôle Nord. Ces vestiges sont protégés s’ils sont antérieurs à 1946, comme les tombes des chasseurs de baleines du XVIIe siècle. Il est donc interdit d’endommager ou de soustraire les vestiges historiques ou les os de cétacés des plages. Si de nouvelles découvertes sont faites, elles doivent être déclarées auprès des autorités. Il est interdit de camper à moins de 100 m de tout vestige datant d’avant la Seconde Guerre mondiale.

Electricité
Tension électrique : 220/230 V, 50 Hz. Les prises sont en principe de type français.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’y a de l’électricité qu’à Longyearbyen.

Quelques mots utiles
Le norvégien est parlé dans la capitale Longyearbyen et dans les deux autres localités de population norvégienne de l’archipel. Le russe est également compris à certains endroits. Apprendre quelques mots clés en norvégien vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de rendre plus agréables vos échanges avec les habitants rencontrés. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour : god dag (goudag), plus familier hei !
S’il vous plaît : vennligst.
Comment ça va ? : hvordan går det ? (vodanegordè).
Merci : takk (tac).
Au revoir : ha det (hadè, avec h aspiré dans ha).
Oui : ja (ya). Non : nei (naille).
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche ! Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Sites Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Spitzberg.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard.
 
Guides
Spitsbergen, guide Bradt (en anglais).
The Arctic, Lonely Planet (en anglais).

Autres
Spitzberg, visions d’un baladin des glaces, Emmanuel Hussenet, Transboréal. Poète aventurier, Emmanuel Hussenet vit tous les étés au milieu des glaces, abandonnant confort et sécurité citadine. Il nous fait partager ce pourquoi il vit sans militantisme mais avec douceur.
Un été au Spitzberg, Catherine et Rémy Marion, Pôles d’images. Le Grand Nord aux portes de l’Europe. Les plus beaux sites de l’archipel du Svalbard vous sont présentés dans ce livre. A la rencontre des ours polaires, des oiseaux de mer, des morses et des fronts glaciaires de toute beauté.
Arctique, un monde à protéger, Pierre Vernay, éditions Artémis. L’Arctique n’est pas qu’une contrée désolée de glaces et de roches balayée par des vents. La “terre des ours” est au contraire riche de mille et un paysages envoûtants, à la flore et à la faune fascinantes, que magnifie une lumière unique, ce que prouve Pierre Vernay dans cette sélection de ses plus beaux clichés polaires.
Bref Eté au Spitzberg, Aurélie Corbineau, Gaïa. Le Svalbard, c’est loin. C’est froid aussi, très froid, même au cœur de son bref été au cours duquel jamais le soleil ne se couche. Quand on vit au bord de la Garonne, on se demande parfois comment il est possible de survivre aux rigueurs climatiques du nord de la Loire. Alors le Svalbard...
Nomade du Grand Nord - En kayak de mer avec un chien esquimau, Kim Hafez, Transboréal. L’histoire d’un homme qui a quitté les siens pour mener une vie de voyageur. Pendant quatre ans, avec Unghalak, son chien esquimau, il endure les tempêtes, le dénuement, la solitude, le froid, mais connaît la joie quotidienne de pêcher son repas, de se désaltérer dans les torrents et de coucher sous les étoiles.
Le Monde des pôles, Richard Beugné, éditions Milan. L’un est un océan, l’autre un continent : l’Arctique et l’Antarctique sont les derniers endroits sauvages de la planète. Ce livre les met en parallèle tout en décrivant les particularités de chacun d’eux.
En voyage au Spitzberg, terre polaire, Christian Kampf, éditions L’Escargot savant. Le Spitzberg est une terre polaire fragile, Christian Kampf dans son livre nous donne toutes sortes d’informations sur cette destination aussi bien géographique que biologique. Une autre partie du livre est aussi un guide pratique qui fait de ce livre un bon compagnon de terrain.
Prières polaires, Jean-François Lurol, Jacques-André/CEI. Images et textes vous emmèneront jusqu’au paradis blanc. La banquise, le vent, le froid, les animaux du Grand Nord...

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes

La densité de population est très faible. Vous aurez donc peu d’occasions de rencontrer les habitants, qui vivent du tourisme, de la pêche et de l’activité minière. Ne soyez cependant pas surpris par l’accueil froid de ceux que vous rencontrerez : ils ne recherchent pas vraiment le contact. Inutile de les brusquer !

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.

Ces précautions favorisent les échanges.

La préservation de l'environnement

Vous rêvez de découvrir cette nature unique et absolue !
Plusieurs siècles de chasse à la baleine et à l’ours ont laissé des traces telles que la nature ne parviendra sans doute jamais à les effacer. Le climat arctique rend la nature particulièrement vulnérable aux influences externes et le moindre impact humain peut avoir des conséquences catastrophiques. C’est pourquoi il est important, et les autorités l’exigent, que tous ceux qui séjournent au Spitzberg respectent les lieux en s’informant des règles de l’archipel et les appliquent.
L’archipel comprend trois parcs nationaux, trois réserves naturelles, quinze réserves ornithologiques et trois zones de réserve botanique. Dans les parcs nationaux et les réserves, toute circulation d’engins motorisés est interdite ainsi que l’atterrissage d’hélicoptère, sans autorisation du service du gouverneur. Les réserves ornithologiques sont interdites durant les nidifications. Sur tout le territoire, la présence humaine doit se faire discrète en ne laissant aucune trace après son passage et en restant à distance des lieux de nidifications...
On peut décrire cet ensemble d’îles situées entre 74° et 81° de latitude nord, qui s’étend bien au-delà du pôle magnétique et couvert aux deux tiers de glaciers, comme un désert arctique. Et pourtant, ici, où la surface de la terre ne fond que d’un mètre à peine durant l’été, on trouve malgré tout 170 espèces d’oiseaux migrateurs, dont environ une trentaine vient nicher durant le court été, ainsi que des animaux arctiques comme l’ours blanc, le renne, le phoque, le renard blanc, le morse...

- La faune
• L’ours blanc
Il y a à peu près 2 500 ours blancs au Spitzberg. Ils vivent essentiellement sur la banquise et chassent le phoque. Cependant, pendant les mois de printemps, ils dérivent vers le sud sur des morceaux de glace.
A la fonte des glaces commence pour eux une longue migration vers le nord à la recherche de la banquise et de la nourriture. Cette migration se fait le long de la côte est. Il arrive que certains d’entre eux s’égarent à l’intérieur des terres. Régulièrement, un ours traverse les cités minières du Spitzberg en quête de nourriture. Les côtes est et nord sont les endroits les plus fréquentés par ces animaux. Bien que la côte ouest le soit beaucoup moins, ils peuvent être présents un peu partout.
Un ours affamé est potentiellement dangereux. Il faut être toujours vigilant et emporter une carabine de gros calibre. Il peut être attiré par la présence de nourriture.
Les précautions à prendre sont les suivantes :
- tour de veille durant les heures de sommeil du groupe.
- ne jamais laisser de nourriture dans les tentes ni dans les kayaks. Il est souhaitable de la mettre à 100 m du campement.
Les ours sont totalement protégés depuis 1976. Au cas où l’on serait amené à tuer un de ces grands prédateurs, le gouverneur doit être prévenu et une enquête est menée pour justifier de la légitime défense. La peau et la carcasse sont propriétés d’Etat.
• Le renard polaire
Présent sur la majorité de l’archipel, il profite parfois de la présence humaine pour chiper un peu de nourriture. On le trouve souvent l’été près des colonies d’oiseaux.
• Le renne du Svalbard
C’est une sous-espèce particulière que l’on rencontre uniquement au Spitzberg. Il est plus massif que les autres rennes et vit généralement en solitaire ou en très petits groupes à cause du peu de nourriture. La population, après avoir été chassée, a de nouveau augmenté et il est fréquent de surprendre des rennes sauvages près des habitations.
• Le morse
Il est protégé depuis 1952 car il avait pratiquement disparu. On le trouve aujourd’hui à peu près tout le long des côtes nord et est. La population de morses augmente d’année en année et recommence à coloniser la côte ouest. A bord d’un kayak, il est toujours prudent de garder ses distances avec à cet animal très curieux de nature.
• Les phoques
Il y a au moins trois sortes de phoques que l’on rencontre régulièrement l’été : le phoque annelé, le veau marin et le phoque barbu. Ce dernier est le moins farouche de tous et s’approche très près des kayaks.
• Les oiseaux
Pendant l’été, le Spitzberg fourmille d’oiseaux marins qui ne resteront pour certains que jusqu’à la fin août. Seul le lagopède vit toute l’année sur l’archipel. Parmi les oiseaux que l’on peut fréquemment rencontrer, on peut citer le mergule nain, le guillemot de Brünnich, le guillemot à miroir, la sterne arctique, le macareux moine, la mouette tridactyle, le labbe parasite, le grand labbe, le pétrel fulmar., l’eider, commun et à tête grise, l’oie bernache, nonnette et cravant, l’harelde de Miquelon, le bruant des neiges, le phalarope à bec large, le plongeon catmarin, le goéland bourgmestre, le bécasseau violet... et parmi les oiseaux plus rares qui font parfois l’honneur de se montrer, le goéland sénateur (mouette ivoire) qui se nourrit de la graisse de phoques tués par les ours.
• Baleines et autres mammifères marins.
Longtemps, la baleine du Groenland a été abondante sur les côtes du Spitzberg jusqu’à sa raréfaction au XVIIIe siècle. Elle devrait s’appeler la baleine du Spitzberg, mais les chasseurs de l’époque pensaient, à tort, que le Spitzberg faisait partie du Groenland.
Il existe également d’autres cétacés et l’on peut assez souvent naviguer au milieu d’un banc de bélougas longeant la côte. Ces cétacés grégaires, de taille moyenne, sont beaucoup plus fréquents que leurs homologues les narvals qui se trouvent généralement sur la côte est de l’île. Les bélougas sont très sociables, en été ils se rassemblent par centaines.
Il n’est pas rare de voir quelques petits rorquals (baleines longues de 7 à 10 m) venir s’alimenter à quelques miles de la côte, dans les fjords.

- La flore
Le sous-sol est gelé en permanence en moyenne jusqu’à 200 mètres (entre 100 et 400 m) de profondeur ; 20 cm à 1 mètre seulement dégèlent en surface durant 6 à 12 semaines. L’alternance gel - dégel forme un processus qui donne au sol un mouvement perpétuel.
La saison de végétation est extrêmement courte. Seules les plantes spécialisées arrivent à pousser dans ces conditions extrêmes. On recense à peu près 170 espèces de plantes dont le saule arctique, un “arbre” rampant qui se distingue difficilement de l’herbe rase.
La toundra la plus variée, la plus herbacée et la plus riche se situe dans la zone centrale du Spitzberg, autour de Longyearbyen, où l’on trouve la majorité des plantes qui poussent sur l’archipel. Au nord et en altitude, les plantes font place à de nombreuses variétés de lichens, à la plus grande satisfaction des rennes qui s’en nourrissent l’hiver.
Mousse et algues se développent généreusement aux emplacements des colonies d’oiseaux marins qui déposent des tonnes de fientes, si bien que l’on peut repérer de loin dans le paysage le lieu des nidifications, souligné d’un tapis vert tendre et de névés de couleur rose (coloration due aux algues).
 
- Les glaciers
Les deux tiers de l’île sont recouverts par des glaciers. La partie la moins englacée se situe au centre de l’île, autour de Longyearbyen, du fait du climat plus continental et plus sec. Les glaciers se sont formés il y a 10 000 ans, au cours la dernière glaciation. Les glaces actuelles ont à peu près 1 000 ans et sont des reliques glaciaires. Depuis les dernières glaciations, les glaces ne cessent de régresser sur l’archipel, car la pluviosité est trop faible pour maintenir la quantité des glaces en place.
L’épaisseur des glaces était si importante qu’elle a pesé sur la croûte terrestre et que celle-ci s’est enfoncée. Aujourd’hui, avec la régression des glaces, la terre de tout l’archipel remonte, laissant apparaître dans les endroits plats des vestiges de plages formant des traits dans le paysage, matérialisés quelques fois par de vieux troncs d’arbres venus de Sibérie depuis la nuit des temps.
Le recul des glaciers s’est accéléré depuis un siècle. Entre les premières cartes datant d’une quarantaine d’années et les cartes actuelles, on voit bien que le front du glacier a reculé. Les contours des glaciers actuels sont généralement quelques kilomètres plus en amont.
En été, les glaciers avancent rapidement déversant des tonnes de glace dans la mer. Les baies peuvent être recouvertes de glaçons qui sont parfois aussi gros qu’une maison. La vitesse du glacier peut être rapide, quelques mètres par heure. Les frictions et les tensions exercées sont immenses. L’avancée se fait généralement par à-coups, créant des détonations se répercutant jusqu’à une dizaine de kilomètres.

- La banquise
Elle est à son maximum au mois d’avril, ceinturant en général complètement l’archipel et arrivant jusqu’à l’île aux Ours, plus au Sud, à mi-distance entre le Spitzberg et le cap Nord.
La débâcle commence en principe fin ma, début juin dégageant la partie nord-ouest de l’île, puis se retire complètement de l’île au milieu du mois d’août (extension minimale).
Cependant, les années ne se ressemblent pas et il n’est pas rare que le Spitzberg reste glacé sur sa partie nord-est toute l’année, rendant impossible le tour en bateau. La banquise est très imprévisible. Elle avance rapidement en fonction des courants marins et des vents forts. Elle peut dériver jusqu’à une centaine de kilomètres en quelques heures.
 
Pour conserver ce patrimoine naturel d’exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez-les avec vous.
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou d'utiliser un filtre.
— L'équilibre écologique des régions que vous allez traverser est menacé. Le froid ralentit la décomposition des déchets organiques, et la sur-fréquentation contribue à la dégradation de l'environnement, même lors de visites en groupe restreint. Pour préserver l'écosystème, limitez le piétinement et ne sortez pas des sentiers, ne roulez pas en dehors des pistes.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur.
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers le Spitzberg : Paris - Longyearbyen, 31 €.