Albanie

Les Illyriens, qui s’installèrent dans les Balkans vers  1000 av. J.-C., les Grecs, les Romains, les Ottomans, tous se sont succédé sur ce territoire qui forme aujourd’hui l’un des plus petits pays d’Europe (plus petit que la Belgique), avec pour conséquence que l’Albanie regorge aujourd’hui de richesses archéologiques.
Ce pays, qui a longtemps souffert de sa mauvaise image, reste largement méconnu, et pourtant… Au bord de l’Adriatique et de la mer Ionienne, les plages du sud n’ont rien à envier à celles de la Grèce voisine, et dans les montagnes encore peu touchées par le tourisme, et où il est possible de randonner sans rencontrer âme qui vive, rivières, lacs et forêts abritent une faune d’une grande diversité.
Quant aux Albanais, réputés pour leur hospitalité, ils vous accueillent avec générosité et le sourire aux lèvres ; le tourisme est peu développé, le voyageur étranger est encore considéré comme une fenêtre ouverte sur le monde.



Voyages en Albanie

Repères

 Population

3,2 millions d’habitants.

 Superficie

28 748 km2.

 Capitale

Tirana.

 Villes principales

Durrës, Shkodër, Korçë, Vlorë.

 Point culminant

Korab (2 764 m).

 Langue officielle

albanais, divisé en dialectes guègues au nord et tosques au sud, de part et d’autre du fleuve Shkumbin.

 Religions

musulmans (65 %), orthodoxes (20 %), catholiques (13 %).

 Décalage horaire

aucun décalage horaire par rapport à la France. UTC/GMT : +1.




Géographie

L’Albanie (Republika e Shqipëria, “pays des aigles”) située en Europe du Sud, à l’ouest de la péninsule des Balkans, est un petit pays  avec ses 345 klm du nord au sud et ses 145 klm d'ouest en est. Ses frontières sont communes avec le Monténégro au nord, le Kosovo au nord-est, la République de Macédoine à l’est et la Grèce au sud. Pays au relief accidenté, ses chaînons de montagnes (70 % de la superficie) prolongeant le système dinarique et dépassant couramment les 2 500 m sont entaillés de nombreuses vallées. Son littoral, 360 klm, s'ouvre sur la mer Adriatique et sur la mer Ionienne. Au sud, la chaîne côtière d’Himara domine la Riviera albanaise. Plus au nord, le littoral est bordé de plaines dont la Myzeqe, qui atteint 50 km de large. Les terres les plus fertiles sont situées dans le district des lacs (lacs d’Ohrid, et de Prespa) et sur certains plateaux intermédiaires entre la plaine et la montagne. Un fleuve au débit stable, le Drin, parcourt le pays sur 160 klm. La seule île notable est celle de Sazan, qui, bien qu’inhabitée, fut tour à tour occupée par diverses grandes puissances européennes.

Climat

Le climat est méditerranéen dans les régions littorales avec des hivers doux et pluvieux et des étés chauds et secs ; il devient plus continental sur les reliefs avec des hivers rigoureux et des étés secs et ensoleillés.

- Températures minimales et maximales à Tirana, en °C :

janvier

mars

mai

juillet et août

septembre

décembre

2 à 12

3 à 14

12 à 23

17 à 31

14 à 23

3 à 13


Économie

L’agriculture, organisée autour de petites exploitations, emploie plus de 50% de la population active et représente 21,5 % du PIB ; l'industrie souffre des problèmes d'infrastructure (coupures d'eau et d'électricité) et l’économie parallèle a toujours un poids très important. Bien que le pays dispose d’une situation géographique favorable à son développement et d’une ouverture sur la mer, d’un large éventail de ressources naturelles et d’un potentiel touristique, les structures économiques restent fragiles et sont encore très dépendantes de l’aide extérieure et des transferts de revenus de l’émigration. L'Albanie espère profiter de son rapprochement avec l’Union européenne pour attirer les investissements étrangers et développer ses échanges commerciaux. 

Société

D’un point de vue ethnique, l’Albanie est un pays très homogène. 94 % de la population sont des Albanais de souche, répartis en deux groupes : les Guègues (au nord) et les Tosques (au sud), dont le fleuve Shkumbin constitue la ligne de partage. Les Grecs (2 %), les Aroumains (3 %), les Tsiganes, les Serbes et les Macédoniens constituent les groupes minoritaires. L’Albanie est le pays d’Europe qui connaît la plus forte émigration, avec plus d’un tiers de ses ressortissants vivant à l’étranger, principalement dans deux pays : la Grèce et l’Italie. Ce phénomène est dû à un niveau de vie parmi les plus bas du continent européen.
Même si les Albanais sont peu pratiquants, ils se rattachent à une communauté culturelle et religieuse.

L'histoire du pays

Les Illyriens sont considérés comme les ancêtres des Albanais. Au contact des Grecs, dès le VIIIe siècle avant J.-C., leur royaume connait un beau développement culturel avant d’être envahi au IVe siècle par Philippe II de Macédoine, père d’Alexandre le Grand, puis très rapidement conquis par l’Empire romain qui crée la province d’Illyrie. En 395 après J.-C., cette province est rattachée à l’Empire byzantin. Au VIIIe siècle, après une succession d’invasions barbares, elle passe sous contrôle bulgare. Puis ce sont les Serbes qui occupent le nord et l’est de la province vers la fin du XIIe siècle. Au XIVe siècle, l’Empire ottoman tente une invasion bloquée pendant 35 ans par Skanderberg, devenu le héros national albanais. Mais finalement les Ottomans s’imposent et le pays est islamisé. De nombreux Albanais émigrent vers l’Italie, la Grèce et l’Egypte. Si l’Empire ottoman est très influent dans les plaines, les tribus des montagnes conservent leur mode de vie ancestral qui perdure aujourd'hui. Au XVIIIe siècle, les chefs locaux regagnant de la puissance, Istanbul tente de réaffirmer son pouvoir. Mais en 1878, la Ligue de Prizren réclame l’autonomie qui aboutit en 1912 à l’indépendance de l’Albanie. Pendant la Première Guerre mondiale, le pays est occupé par la Grèce, l’Italie, la Serbie, le Monténégro, puis par les Austro-Hongrois et les Bulgares. En 1919, l’Albanie est enfin internationalement reconnue par le traité de Tirana. En 1939, Mussolini envahit le pays et renverse le chef conservateur musulman qui s’était proclamé roi en 1928. Sous l’occupation des forces allemandes et italiennes pendant la Seconde Guerre mondiale, des mouvements communistes de résistance s’organisent, le leader communiste Enver Hoxha prend le pouvoir et devient président de la République populaire proclamée en 1946. En vrai dictateur, il suit Staline avant de s’aligner sur la Chine. A partir de 1978, les dirigeants choisissent l’isolationnisme jusqu’à la mort d’Enver Hoxha, en 1985. C’est alors le communiste Ramiz Alia qui prend la tête du pays, le régime s’ouvre au multipartisme. En 1992, Sali Berisha est le premier président élu démocratiquement. En 1998, la nouvelle Constitution garantit les libertés individuelles.
Après trois échecs, les membres de l’Union européenne accordent en juin 2014 à l’Albanie le statut de candidat officiel à l’UE.

Bon à savoir

Informations pratiques

Le pays des aigles
La légende évoque un héros antique, habile à l’arc qui, dans sa jeunesse, sauva un aiglon de la morsure d’un serpent. En remerciement, l’oiseau lui offrit sa protection, la force de ses ailes et la vigueur de son regard. Réputé pour sa bravoure, invincible en un mot, il en vint à être connu sous le nom de Shqipëtar, l’homme-aigle, et fut porté sur le trône par son peuple. C’est ainsi, dit-on, que l’Albanie prit le nom de “pays des aigles”.

La langue
La langue officielle est l’albanais, l’une des plus vieilles langues d’Europe, parlée en Albanie, en Macédoine, au Monténégro, au Kosovo ainsi que dans certaines poches isolées d’Italie (Arbëresh) et de Grèce. Les deux principaux dialectes ont connu des développements différents au cours du dernier millénaire : le guègue, parlé dans la région nord de l’Albanie délimitée par le fleuve Shkumbin ; le tosque, parlé au sud de ce fleuve ainsi que dans les enclaves italiennes et grecques.
Dans l’ensemble, les deux communautés linguistiques se comprennent entre elles, mais il existe de nombreuses formes dialectales. De 1909 jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la langue officielle de l’Albanie était un dialecte guègue méridional qui a été depuis remplacé par le tosque. Les œuvres littéraires écrites en caractères latins, peu nombreuses, sont, pour la plupart, postérieures au renouveau national du XIXe siècle.
 
Les bunkers
Vestiges de la dictature stalinienne, le pays est littéralement parsemé de mini-bunkers. On en voit tout au long des routes, sur les plages, dans les villes mêmes. Il y en avait jadis tous les 100 à 150 mètres ! Beaucoup ont été détruits ces dernières années, mais il y en avait tellement que vous ne pourrez manquer d’en voir.  

Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Prises identiques aux prises françaises. Mais les coupures électriques durant une bonne demi-journée ne sont pas rares.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Prévoir une autonomie suffisante.

Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots clés en albanais vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, et de rendre plus agréables vos échanges avec les Albanais. Alors n’hésitez pas à utiliser les expressions suivantes :
Bonjour : mirëdita.
Au revoir : mirupafshim.
Oui : po. Non : jo.
Merci : faleminderit.
Excusez-moi : më falni.
Combien ça coûte ? : sa kushton ?
Mon nom est… : unë quhem…
Je ne comprends pas : unë nuk kuptoj.
Pouvez-vous répétez s’il vous plaît ? : ju mund të përsëritni ?
A droite : djathtas.
A gauche : majtas.
Tout droit : drejt.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer. Votre voyage n’en sera que plus riche ! Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Sites Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Albanie.
http://www.routard.com/guide/albanie.

Guides et essais
Histoire de l’Albanie et des Albanais, Georges Castellan, Editions Armeline.
Histoire des Albanais, Serge Métais, Fayard.
Albanie, Le Petit Futé.
Histoire des Balkans, Georges Castellan, Fayard.
Balkans-Transit, François Maspero, Points Seuil.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Albanais, Gent Mati est convaincu que son petit pays n’a rien à envier à ses voisins en termes de richesses naturelles et culturelles comme d’activités de plein air.
Evidemment, la côte est très prisée, mais c’est à l’intérieur, là où le tourisme se fait plus rare, dans les splendides chaînes montagneuses, que tout reste à faire. Lorsque, en 1992, Gent choisit d’organiser la découverte à pied de l’Albanie, c’est certes pour permettre aux randonneurs d’accéder à la face cachée et préservée de son pays, loin des foules. Mais son objectif est double puisqu’il travaille aussi à l’essor d’un tourisme durable dans des zones peu développées, assurant ainsi la préservation des traditions et le maintien dans l’arrière-pays d’une population un peu laissée à elle-même.
Un tel projet ne pouvait nous laisser indifférents, et c’est tout naturellement que nous les avons choisis, lui et sa petite équipe de passionnés basée à Tirana, comme partenaires en Albanie.

Le respect des us et coutumes

Les Albanais forment un peuple fier, généreux et respectueux des traditions ancestrales sous le code du kanun (“canon”, en grec). Ce code de l’honneur qui entretient une certaine propension à la vendetta est aussi très attaché aux lois de l’hospitalité et à la protection des voyageurs. L’Albanais n’hésitera pas à vous aider en cas de pépin.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.

Ces précautions favorisent les échanges.

La préservation de l'environnement

Sur la côte albanaise, pousse une végétation typiquement méditerranéenne. Les forêts couvrent près de 40 % du pays, mais il n’y a que dans les régions élevées et peu peuplées qu’elles sont encore intactes. Les espèces d’arbres les plus répandues sont le chêne, l’orme, le pin, le hêtre et le bouleau. Dans les régions montagneuses difficiles d’accès vivent encore quelques animaux sauvages comme l’aigle, le loup, le cerf et le sanglier. Tous les ans, on peut voir d’importants rassemblements d’oiseaux migrateurs dans les régions des lacs.
 
Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. Lire notre conseil de guide "La faune de montagne" > ( https://www.allibert-trekking.com/197-respect-faune-montagne )
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Dans le cadre d'une démarche responsable, évitez l'achat de bouteilles en plastique. Nous vous conseillons de prévoir une gourde personnelle que vous pourrez remplir.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : https://co2solidaire.org/calculateur-co2/
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers l'Albanie : Paris - Tirana, 21 €.