Chine

Quel voyageur pris du désir de découvrir d’autres horizons et de rencontrer d’autres cultures ne s’est penché sur la carte de l’Empire du milieu ? La vaste Chine, qui a fait une arrivée fracassante dans le XXIe siècle, abrite encore 55 minorités ethniques. Pour être le témoin de ces traditions avant une évolution irréversible, suivez-nous au cœur de la Chine traditionnelle et de ses paysages exceptionnels...
Des montagnes aux déserts, des glaciers à la jungle tropicale, la Chine ouverte au tourisme offre de nouvelles perspectives de treks à défricher…
La région autonome du Tibet (TAR, Tibetan Autonomous Region) ou Tibet central, constitue le cœur historique du Tibet, pays des Neiges aux plateaux d’altitude ponctués de lacs et de montagnes sacrés.
Les amateurs de grande nature et d’expériences fortes seront comblés par le Tibet oriental, dans l’ancienne province du Kham : grandes vallées forestières, hauts pâturages et cols d’altitude, renouveau monastique et traditions nomades…
Aux portes de l’Asie centrale, dans le Xinjiang, ancien Turkestan oriental, plus vaste province de Chine, les nomades ouïgours, kazakhs et kirghizes vivent au pied de géants comme le Kongur  ou le K2.
Enfin, au sud-ouest, dans les provinces du Yunnan, du Guangxi et du Guizhou, vivent des ethnies minoritaires qui ont su conserver leur culture bien vivante. Une diversité de paysages, d’ethnies et de cultures unique au monde !

Trekkings et randonnées en Chine

Repères

Population

1,35 milliard d’habitants.

Superficie

9 561 000 km2.

Capitale

Pékin

Villes principales

Shanghai, Canton, Tianjin, Chongqing, Wuhan, Chengdu, Shenyang.

Quelques sommets remarquables

Everest (Tibet, 8 848 m) ; K2 (Xinjiang, 8 614 m) ; Kongkoerh (ou Kongur Shan, Xinjiang, 7 649 m) ; Gongga Shan (ou Minya Konka, Sichuan, 7 556 m) ; Kawagebo (ou Moirigkawagarbo, ou Kawa Karpo, Yunnan, 6 740 m).

Langues

chinois mandarin (off.), chinois cantonais, nombreuses langues minoritaires.

Religions

bouddhisme, taoïsme, islam, catholicisme, protestantisme.

Décalage horaire

par rapport à la France, six heures de plus d’avril à octobre, sept heures de plus de novembre à mars.UTC/GMT : + 8.

Géographie

Troisième pays du monde par la superficie après la Russie et le Canada, et située en Extrême-Orient, entre la Sibérie et l’Asie du Sud-Est, la Chine constitue une masse continentale qui s’étend d’ouest en est sur 5 000 kilomètres (du 74e au 135e méridien) et du nord au sud sur 5 500 kilomètres (du 54e au 18e parallèle).
Avec 20 000 kilomètres de frontières terrestres (et 18 000 km de façade maritime), elle est bordée au nord-est par la Corée du Nord, au nord par la Russie et la Mongolie, à l’ouest par le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Afghanistan, le Pakistan, au sud par l’Inde, le Népal, le Bhoutan, la Birmanie, le Laos et le Vietnam.
Les deux tiers du pays sont situés à plus de 1 000 mètres d’altitude.
La moitié ouest du pays est constituée de plateaux (Xinjiang, Tibet) et de montagnes qui sont les plus hautes du monde (4000 à plus de 8000 m) ; les principaux fleuves du pays y prennent leur source. L’Himalaya sépare le monde chinois (au nord) du monde indien (au sud). En remontant vers le nord, on trouve le plateau tibétain, encadré par le Karakoram et les monts Kunlun. Les branches septentrionales, Altyn tagh et Qilian shan, forment le bord du plateau tibétain et contournent le bassin de Qaidam, tout en formant une région sablonneuse et marécageuse contenant plusieurs lacs salés. Le Nord-Ouest de la Chine est occupé par deux bassins désertiques, les bassins du Tarim et de Djoungarie.
Le centre de la Chine est en moyenne moins élevé que les régions occidentales du pays. Le relief se compose de moyennes montagnes, de plateaux, de collines et de bassins. On peut distinguer plusieurs sous-ensembles. Au nord de la Grande Muraille, se trouve le plateau de Mongolie à une altitude moyenne de 1 000 mètres. Au sud des Qin Ling se trouvent les régions densément peuplées et fortement industrialisées des plaines du Chang jiang (Yang-tsé-Kiang) ainsi que, en amont, le bassin du Sichuan. Le sud de cet ensemble est davantage marqué par l’altitude. Le Yunnan se distingue par son relief karstique et ses vallées encaissées.
A l’est, mis à part les moyennes montagnes du Sud-Est (Fujian), les régions littorales sont constituées de plaines et de collines de faible altitude propices à l’agriculture et aux fortes densités humaines.
La côte méridionale est davantage découpée que celle du nord.
La Chine compte environ 5 000 fleuves et rivières. Les deux fleuves principaux sont le Huang He (fleuve Jaune, 5464 km) et le Chang Jiang ou Yangzi Jiang (fleuve Bleu, 6300 km).

Climat

Du fait de ses dimensions, la Chine bénéficie d’une grande diversité de climats. En règle générale, le temps est extrêmement changeant. Mieux vaut ne pas choisir cette destination pour le climat, mais plutôt pour les magnifiques paysages et les populations !
Alors que la Chine occidentale est aride (excepté l’extrême sud de l’Himalaya), la Chine orientale reçoit d’abondantes pluies d’été dues à la mousson qui apporte jusqu’à l’Amour des masses d’air équatoriales chaudes et humides. Ces pluies diminuent considérablement au nord-ouest, dans la région des plateaux de loess, déjà touchée par l’aridité de la Chine occidentale ; la quantité des pluies diminue également du sud vers le nord, les Qinling et les Huaiyangshan sont une limite séparant une Chine méridionale humide d’une Chine septentrionale plus sèche. Les mois d’été sont aussi des mois chauds.
L’hiver est presque partout froid ou très froid, sauf au sud et à l’est des Nanling et des Wuyishan, où l’hiver est doux, et aussi au sud des Qinling, où le Sichuan bénéficie d’un hiver clément.
Les meilleures saisons pour découvrir la Chine sont l’automne (septembre et octobre) et le printemps (mai et juin). En juillet et août, la mousson n’empêche nullement de belles découvertes. 

- Températures moyennes en °C :

 

janv.

fév.

mars

avril

mai

juin

juil.

août

sept.

oct.

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déc.

Pékin

- 4

- 2

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24

26

25

20

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4

- 2

Chengdu

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25

25

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Guilin

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28

28

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Kunming

8

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19

20

20

19

17

15

11

8

Lhassa

- 2

1

5

8

12

16

15

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8

2

- 1

Shanghai

5

8

13

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28

24

19

13

7

5

Économie

La Chine connaît un développement économique rapide depuis trois décennies. Elle est devenue la seconde économie mondiale et la première puissance commerciale (premier exportateur mondial des produits de haute technologie). Cette transition économique est le résultat des nombreuses réformes menées par une élite dirigeante modérée et pragmatique qui a commencé par la restructuration du secteur agricole, avant de se concentrer sur le monde industriel et urbain : décollectivisation, décentralisation des pouvoirs de décisions économiques au niveau local, réorganisation des entreprises et du secteur bancaire d’Etat. Parallèlement, les autorités ont ouvert le territoire au commerce international et aux investissements étrangers. Mais ces réformes ont approfondi les inégalités spatiales et sociales, entre provinces côtières et intérieures, entre régions urbaines et rurales. Le développement industriel et agricole, aussi énergivore que prédateur pour l’environnement, est désormais confronté à la question du développement durable.  
La Chine se range parmi les premiers producteurs du monde de grains (blé, riz, maïs), de coton, d’oléagineux, de fruits, de viandes, d’œufs et de légumes. Elle domine également le secteur de la pêche. S’opposent une agriculture périurbaine connectée au monde urbain, aux flux commerciaux internationaux, et une agriculture vivrière de montagnes ne dépassant pas le village. L’agriculture chinoise emploie près de 40 % de la population active.
La Chine est devenue leader mondial dans la production d’acier, de charbon, de ciment, d’engrais chimiques, de télévisions, de véhicules, d’électronique et du textile-habillement. On assiste également à un fort développement de l’industrie aéronautique civile. Le pays a fondé sa réussite sur une production à bas coût, reposant sur des exonérations fiscales et la présence d’une main d’œuvre nombreuse et bon marché. L’objectif, à terme, n’est plus de fonctionner comme un assembleur pour le marché mondial, mais comme une véritable puissance industrielle, dotée de grands groupes capables d’innover et d’investir à l’étranger.
Bien dotée en ressources naturelles, la Chine se range parmi les principaux producteurs mondiaux de matières premières énergétiques et minières,  comme le charbon, le fer, l’or ou encore l’électricité hydraulique.

Société

Pays le plus peuplé de la planète (un cinquième de la population mondiale), la Chine est un Etat pluriethnique. Les Han constituent l’immense majorité (92 %), les 8 % restant sont divisés en 55 minorités ethnolinguistiques. Les principales minorités sont les Zhuang (15,5 millions), les Hui (8,6 millions), les Ouïgours (7,2 millions), les Yi (6,5 millions), les Miao (7,3 millions), les Mandchous (9,8 millions), les Tibétains (4,6 millions), les Mongols (4,8 millions), les Dujia, les Puyi, les Coréens, les Dong, les Yao, les Bai, les Hani, les Kazakhs, les Dai, les Li, les Lisu, les Russes...
Le terme Zhonghua minzu (nation chinoise) est une notion transcendant les divisions ethniques au sein du pays.
L’Ouest est peu peuplé, surtout habité par les minorités ethniques ; les Chinois  se concentrent dans la Chine orientale,  où sur 15 % seulement du territoire vivent 90 % de la population. Plus de 60 % des Chinois sont des ruraux, mais l’urbanisation a beaucoup progressé ; une centaine de villes dépassent le million d’habitants, Shanghai, Pékin, Hong Kong, Tianjin et Wuhan comptent parmi les grandes métropoles mondiales. La baisse rapide de la mortalité et le retard du contrôle des naissances sous Mao Zedong, encourageant au contraire un temps les Chinois à procréer une armée de “petits soldats”, ont contribué à une forte croissance démographique. A la fin des années 1970, la politique de l’enfant unique, appliquée dans les villes, a été la réponse à cette explosion, freinant le développement démographique. Mais ce sévère objectif a déclenché un déséquilibre du ratio des naissances entre filles et garçons, ces derniers étant “préférés”, entraînant des avortements sélectifs. Ainsi la population se répartit-elle entre 51,5 % d’hommes et 48,5 % de femmes.

L'histoire du pays

Les Xia auraient fondé, vers la fin du IIIe millénaire avant J.-C., un premier royaume qui aurait duré plus de 500 ans. La dynastie Shang puis les Zhou succèdent aux Xia. Du VIIIe au Ve siècle avant J.-C., les Zhou de l’Est sont au pouvoir, c’est la naissance du confucianisme. A partir du Ve siècle, s’ouvre la période des Royaumes combattants au cours de laquelle la Chine, à travers guerres et alliances, évolue vers un Etat centralisé. En 221 avant J.-C., le prince Zheng de Qin se fait proclamer Premier Empereur, il ordonne la construction de la Grande Muraille, l’écriture est unifiée. En 206 avant J.-C., après avoir écrasé les Qin, l’un des chefs insurgés fonde la dynastie des Han. Les lettrés confucéens se rallient à l’empereur, obtiennent des charges, ainsi prend naissance le mandarinat. Toutefois, les invasions barbares et les rébellions intérieures affaiblissent le pouvoir central, entraînant une division du pays entre le Nord et le Sud : du IVe siècle au VIe siècle, six dynasties se succèdent.
Avec le rayonnement de l’empire Tang (618-907), la Chine connaît puissance et prospérité, la population atteint 50 millions, le luxe et le raffinement des mœurs sont à leur apogée, le commerce, surtout celui du thé, est florissant. L’invention de l'imprimerie date de la fin des Tang.
Mais le Xe siècle voit le pays à nouveau se diviser et se succéder cinq dynasties. Au XIe siècle, les Song mettent fin au régime des coups d’Etat militaires et restaurent l’empire civil en perfectionnant l’Etat mandarinal. A cette période de stabilité politique correspond une période d’inventions techniques et scientifiques : poudre à canon, premiers caractères mobiles d’imprimerie, boussole... La Chine connaît dès lors huit siècles d’essor quasi continu.
L’un des petits-fils de Gengis Khan fonde la dynastie des Yuan et se fait proclamer empereur. Dans cette époque de libre-échange commercial grandiose, la dynastie mongole se préoccupe d’améliorer la situation des esclaves, des ouvriers agricoles et des fermiers, mais elle ne sait pas éviter une paupérisation continue de la population et la famine, qui favoriseront les révoltes. Après l’effondrement de la dynastie des Yuan, au XVe siècle, sous les premiers Ming, la Chine connaît à nouveau un grand essor à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur du pays avec les grandes expéditions maritimes en Asie du Sud-Est et dans l’océan Indien, pour atteindre son apogée au milieu du XVIIIe siècle, sous le régime sino-mandchou des Qing.
Au début du XIXe siècle, convoité par les puissances européennes, le pays commence à décliner. En proie à de graves troubles sociaux, à la guerre sino-japonaise, il doit aussi résister aux ambitions occidentales. Le nationalisme se développe, un mouvement populaire éclate, l’empereur est emprisonné. Dans les milieux intellectuels, les idées républicaines font leur chemin, les jeunes Chinois rêvent d’une Chine unifiée et modernisée. En octobre 1911, des troubles éclatent. En décembre, les représentants des provinces choisissent Sun Yat-sen comme président de la République. Le régime impérial s’effondre.
Les communistes arrivent au pouvoir en 1949 sous la direction de Mao Zedong, la République populaire de Chine est proclamée. La tâche prioritaire est de reconstruire le pays ravagé par douze ans de guerre avec le Japon et de guerre civile. Ils y parviennent grâce à la progression des soldats de l’armée populaire de libération (APL), nouveau nom de l’armée rouge. Les soldats entrent à Lhassa en octobre 1950 et mettent fin à l’indépendance du Tibet.
Les communistes choisissent le modèle soviétique, cherchant à surmonter leurs contradictions entre le féodalisme de la société traditionnelle qu’ils pourfendent et l’Occident impérialiste auquel ils s’opposent : l’URSS paraît à la fois moderne et anti-impérialiste. Planification, collectivisation de la terre, nationalisation des grands moyens de production et d’échanges, industrialisation à marche forcée et rôle hégémonique du parti unique, le PCC, sont à l’ordre du jour. Diverses lois et décrets construisent l’ossature de cette Chine nouvelle : divorce autorisé, égalité juridique homme/femme, loi agraire qui distribue la terre aux 300 millions de paysans durant un processus d’expropriation qui coûte la vie à 3 millions de personnes avant la collectivisation complète par Mao, collectivisation des banques et de l’industrie. Le parti communiste place sous son contrôle la société urbaine qu’il quadrille de ses divers comités. La Terreur rouge aboutit à l’exécution de plus d’un million d’ennemis du régime, vrais ou supposés, et à l’envoi dans des camps de concentration de deux millions d’autres. La Chine applique d’autant plus le modèle soviétique qu’elle a choisi d'appartenir au camp socialiste, dans le contexte de la guerre froide, développée depuis 1947 entre l’URSS et les Etats-Unis.
En 1958, le Parti adopte la ligne dite du Grand Bond en avant avec le lancement des communes populaires, supposées résoudre toutes les difficultés du socialisme. Autosuffisantes, dirigées par un comité du parti tout puissant et comprenant environ 5 000 familles, elles pratiquent une collectivisation totale, fabriquent la fonte nécessaire aux outils agricoles, et nourrissent leurs membres dans des cantines gratuites, dans la perspective de la victoire prochaine du communisme. Mais c’est un échec. De 1959 à l’hiver 1961, la Chine connaît trois années noires, qui coûtent la vie à au moins 30 millions de paysans ; en ville, un strict rationnement a évité le pire. Sont alors prises diverses mesures pour relancer la production agricole : la terre collective est partagée entre les exploitations familiales, à charge pour les paysans de fournir une partie de leur récolte à l’Etat et de vendre les surplus sur les marchés libres qui sont rouverts. Parallèlement à la crise intérieure, le Tibet se soulève, les désaccords sino-soviétiques aboutissent à une rupture totale. En 1964, la Chine fait exploser sa bombe atomique.
Décidé à détruire les hauts cadres du parti qui avaient osé mettre en place une politique contraire à la sienne et lui avaient résisté entre 1962 et 1965, Mao lance la Grande Révolution culturelle prolétarienne. Mais très vite, le chaos se développe ; commencé dans les campus, le mouvement gagne les usines. A partir de l’été 1968, plus de 16 millions de gardes rouges sont envoyés dans les villages les plus reculés pour s’y rééduquer auprès des paysans pauvres. Il faut reconstruire l’Etat, relancer la production et mettre un terme à une guerre civile rampante.
Mao, conscient du péril, change de cap et la visite officielle de Richard Nixon en 1972 aboutit à la normalisation des relations sino-américaines. Dans ce nouveau contexte, divers dirigeants pragmatistes, comme Deng Xiaoping, substituent l’économie à l’idéologie et privilégient les domaines de l’agriculture, de l’industrie, des sciences et techniques et de la défense nationale. A partir 1978, la décollectivisation commence dans les campagnes, la production y progresse, le contrôle de la société urbaine s’assouplit, le pays s’ouvre au monde. Mais progressivement, la réforme suscite des difficultés et des déceptions. Chômage, inflation, manifestations, crises politiques se succèdent dans le pays.
Durant les années 1990, la croissance est proche de celle des “petits dragons” asiatiques. Mais les scandales financiers et la corruption se généralisent. La tension sociale monte, la répression des dissidents s’accentue. En 2006, le président Hu Jintao, cherchant à se démarquer de son prédécesseur, promet l’“harmonie sociale”,  la société civile chinoise acquiert une autonomie certaine (accès à Internet, liberté de voyager, d’étudier à l'étranger, d’entreprendre et de s’enrichir) ; la protection de la propriété privée est inscrite dans la Constitution amendée en 2004. Pour autant, l’Etat détient toujours le monopole de l’activité politique et exclut toute émergence de contre-pouvoirs indépendants (justice, presse). A peine renouvelée, l’équipe dirigeante est confrontée à des manifestations de moines tibétains marquant le 49e anniversaire du soulèvement de 1959 dans la région autonome du Tibet ; leur répression brutale ouvre une période de tensions diplomatiques avec les démocraties occidentales et de sursaut nationaliste au sein de l’opinion publique chinoise. En août 2008, Pékin accueille les Jeux olympiques. C’est l’occasion pour la Chine de montrer au monde entier son retour au rang des grandes nations, sur les plans économique, politique et sportif. En 2009, le gouvernement répond par la répression aux sanglantes émeutes antichinoises qui ont lieu à Urumqi, chef-lieu du Xinjiang. Affectée par la crise économique internationale de 2008, la Chine craint que la baisse de la croissance entraîne une fragilisation de son ordre social. La hausse du chômage, conjuguée à des scandales comme celui du lait contaminé à la mélamine, l’absence de débouchés pour les jeunes diplômés ou encore le retour des paysans dans les campagnes qui ont migré dans les villes et sont devenus des ouvriers licenciés (les mingong, paysans-ouvriers) sont autant de facteurs susceptibles de mettre à mal la stabilité sociale. Pour y faire face, les autorités mettent en œuvre une réforme du secteur rural qui a pour objectif d’accroître les droits des paysans sur leurs lopins de terres (ils pourront notamment le louer) et élèvent le seuil de pauvreté officiel de manière à ce que plus de 40 millions de personnes (contre moins de 15 millions auparavant) puissent bénéficier des aides de l’Etat.
La diplomatie chinoise se manifeste par un pragmatisme entièrement au service des intérêts nationaux : recherche de partenaires offrant de nouveaux débouchés à ses exportations, dialogue resserré avec les pays riches, diversification de ses sources d’approvisionnements en énergie et en matières premières (rapprochement  avec l’Afrique). Devenant la première économie mondiale, la Chine doit affronter cependant une série de difficultés : tassement relatif de la croissance, importants déséquilibres entre les provinces orientales de la façade maritime et les régions du Centre et de l’Ouest, niveaux de pollution préoccupants et mécontentement croissant face à la corruption rampante de ses élites.

Bon à savoir

Informations pratiques

Y a-t-il des couverts en Chine ?
Dans les restaurants, les repas sont servis uniquement avec des baguettes. Elles sont neuves à chaque fois, il n’y a donc pas de problème d’hygiène. Si vous tenez à manger avec des couverts, nous vous conseillons d’apporter les vôtres.

Quels sont les souvenirs intéressants à rapporter ?
Art, artisanat ou objets identiques à nos sociétés occidentales, vous trouverez toutes sortes de souvenirs et pour tous les budgets, sur les marchés ainsi ou en ville. Soyez tout de même vigilants et n’achetez pas de souvenirs et objets du patrimoine culturel et traditionnel, notamment lorsqu’ils ont plus de 100 ans. Leur sortie du territoire est interdite !

Existe-t-il une tradition de marchandage en Chine ?
En principe, les prix affichés dans les magasins ne se discutent pas. Par contre, sur les marchés libres ou pour des achats très importants, les Chinois acceptent le marchandage qu’ils pratiquent avec le sourire et dans la bonne humeur. En général, divisez la proposition de prix par deux, et laissez au vendeur le dernier mot (afin qu’il ne perde pas la face). Ces négociations peuvent prendre du temps, de quelques minutes à plusieurs heures, voire plusieurs jours.
 
L’eau n’est potable nulle part en Chine
L’eau a toujours été dangereuse en Chine, et reconnue comme telle par la population. Très tôt, bien avant Pasteur, les Chinois avaient pris l’habitude de ne boire d’eau que bouillie, et de la boire encore chaude (comme ils trouvaient cela assez fade, ils prirent l’habitude d’y mettre des feuilles de thé...).
On trouve partout de l’eau bouillante : si, dans un restaurant, vous demandez de l’eau, elle vous arrivera très chaude dans un verre, attention aux brûlures. On peut acheter partout, pour 10 à 20 ¥ (1 à 2 €), de petits cylindres en plastique ou en métal munis au sommet d’un filtre amovible pour mettre du thé et qui permettent de s’approvisionner en eau bouillante, partout, toute la journée.
 
La cuisine chinoise
Deux repas quotidiens étalés sur une année n’épuiseront jamais toute la gamme de plats, de goûts, de saveurs et de consistances qu’offre ce royaume de gourmands. A chaque province ses spécialités. On parle de quatre grandes traditions culinaires (Pékin, Canton, Shanghai et le Sichuan) et l’on distingue la cuisine du Nord, à base de blé, de celle du Sud, où le riz prédomine.
 
Le jade
Longtemps utilisé pendant la haute Antiquité pour boucher les orifices naturels des cadavres, le jade aurait la faculté de rendre immortel. Ce pouvoir magique lui a valu d’être souvent présent dans les tombeaux, sous forme de ceinture ou d’armure protectrice. Pierre noble, on la retrouve aussi sur les insignes de pouvoir. Aujourd’hui, nombre d’ateliers se visitent à travers le pays.
 
Les arts martiaux
La Chine est sans conteste le plus riche foyer d’arts martiaux du monde. Pratiqués pour la santé, pour l’autodéfense, pour le perfectionnement spirituel ou pour les trois à la fois, les arts martiaux chinois (wushu, en Occident kung-fu) sont considérés comme une partie intégrante de la culture chinoise, au même titre que la médecine ou la calligraphie. Martial certes, mais art avant tout, le kung-fu doit conduire à l’amélioration du corps aussi bien que de l’esprit.
 
Le mariage
A l’origine, six rites jalonnaient le mariage : le choix de la mariée, la demande du nom (comparaison des thèmes astraux afin que les destinées des futurs époux soient compatibles), l’envoi de cadeaux par la famille du jeune homme, la proclamation des fiançailles, la détermination de la date du mariage (astres favorables) et, finalement, le grand jour (entrée publique dans la maison du mari) !
Aujourd’hui, les entremetteuses qui présidaient autrefois au choix de l’épouse sont remplacées par les collègues ou Internet. Le rouge, symbole de bonheur et gaieté, couleur d’autrefois, est maintenant taquiné par le blanc, petite coquetterie occidentale qui n’empêchera pas la belle d’afficher un peu plus tard une splendide qipao fendue jusqu’à mi-cuisse.

Electricité
Tension électrique : 220- 240 V, 50 Hz. Prévoir un adaptateur pour les prises électriques.
 
Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.

Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots clés vous permet de gagner le respect de vos interlocuteurs, et de rendre plus agréables vos échanges avec les Chinois. Il existe une multitude de dialectes. Néanmoins, le chinois “de Pékin” est compris dans tout le pays. Alors, n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour : ni hao.
Au revoir : zai jian.
Merci : xié xié.  
Combien cela coûte-t-il ? : duo shao qian ?
Je cherche : wo zhao.
Où se trouve ? : zai nali ?
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

CHINE DU NORD (Beijing, Shanxi, Shaanxi, Xi’an, Shanghai)
 
Guides
Chine, Charis Chan et Tom Le Bas, Olizane, 2006.
Chine, Damian Harper et Collectif, Lonely Planet, 2011.
Chine, Bibliothèque du voyageur, Gallimard 2011.
Chine, de Pékin à Hong Kong, Guide Bleu, Hachette (couvre le Sichuan).

Récits
Les Montagnes dans les nuages, Adèle O’Longh, Hoëbeke, 2008.
Ivre de Chine : Voyages au cœur de l’Empire, Constantin de Slizewicz, Perrin, 2010.
La Chine à petite vapeur, Paul Theroux, Grasset Cahiers rouges, 2004.
La Chine des Chinois, Catherine Bourzat, Ed. Liana Levi, 2004.
La Chine m’inquiète, Jean-Luc Domenach, Perrin Tempus Poche, 2009.
Derrière la Grande Muraille, Colin Thubron, Payot Poche, 2001.

Littérature
La Chine en folie, Albert Londres, Motifs, Le Serpent à Plumes, 2001.
Chinoises, Xinran, Philippe Picquier, 2002.
La Montagne de l’âme, Gao Xingjian (prix Nobel de littérature), Points, 2007.
La Joueuse de go, Shan Sa, Editions Grasset, 2008.
Baguettes chinoises, Xinran, Ed. Philippe Picquier, 2011.

Ouvrages illustrés
Chine, Yann Layma, Ed La Martinière, 2003.
Chine dans les monts de la Lune, Catherine Bourzat et Philippe Fatin, éditions du Chêne, 2003.
Voyage dans la Chine des cavernes, Jean-Paul Loubes et Serge Sibert, Arthaud 2003.
Aux marches de la Chine, Wu Jialin et Marc Riboud, Actes Sud, 2006.

Cartes
China Central, 1 / 2 000 000 Map series 2 Ed. Gizi Map.
China : North, 1/750 000 de Nelles, 2009.
China : Central, 1/1 500 00 de Nelles, 2006.
 
CHINE DU SUD (Guanxi, Ghizhou, Yunnan, Fujian, Zhejiang)
 
Guides
Chine du Sud-Ouest : Yunnan, Guizhou, Guangxi, Nathalie Pujo, Catherine Bourzat, Marie-Laure de Saint-Rémy et Monique Chalet, Hachette, 2007.
South-West China, 2nd Edition, Lonely Planet, 2002 (très complet, en anglais).
Chine, de Pékin à Hong Kong, Guide Bleu, Hachette (couvre le Sichuan).
Le Petit Futé Chine du Sud, Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette et Collectif, 2010.
 
Récits
Les Peuples oubliés du Tibet, Constantin de Slizewicz, Perrin, 2007.
Les Grandes Murailles, Lucien Bodard, Livre de Poche, 1989.
Voyage à travers la Chine interdite, Luc Richard, Presses de la Renaissance, 2003.
Au cœur de la Chine : une Française en pays Miao, Françoise Grenot-Wang et Jacques Pimpaneau, 2007.
La Mosaïque des minorités : Chine du Sud, Françoise Grenot-Wang et Pierre Trolliet, 2005.
Missions perdues au Tibet, André Guibaut, André Bonne, 1968.
Une société sans père ni mari, les Na (Mossuos du lac Lugu) Chine de Hua Cai, PUF Ethnologies, 1998.

Littérature

Au royaume des Femmes,
Irène Frain , Livre de Poche, 2008.
Les Enquêtes du juge Ti,
Robert Van Gulik, Editions 10/18.
Adieu au lac Mère,
Yang Erche Namu et Christine Mathieu, Calmann-Lévy, 2005.

Ouvrages illustrés

Chine dans les monts de la Lune,
Catherine Bourzat et Philippe Fatin, éditions du Chêne, 2003.
Chine inconnue, peuples Naxi du Yunnan,
texte et photographies par Annie Reffet, Éditions Soline, 2006.

Cartes

China South,
1 / 2 000 000 Map series 1 Ed. Gizi Map.
China South,
1/ 1 750 000 Nelles, 2010.  

CHINE OUEST (route de la Soie, Mustagh Ata, Kongur)

Guides
La route de la soie, de Xian à Kashgar, 2006, Judy Bonavia, Ed. Olizane.
Asie centrale, Bradley Mayhew, 2011, Lonely Planet.
Le Grand Guide de la Chine, Gallimard.
Asie centrale : le guide des civilisations de la route de la Soie, Hervé Beaumont et Pierre Gentelle, Editons Marcus, 2008.
 
Récits et littérature
Bouddhas et rôdeurs sur la route de la Soie, Peter Hopkirk, Picquier Poches.
L’Ombre de la route de la Soie, Colin Thubron, Hoëbeke, 2008.
Courrier de Tartarie, Peter Fleming, Phébus Poche, 2001.
Oasis interdites : de Pékin au Cachemire, une femme à travers l’Asie centrale en 1935, Ella Maillart, Payot Poche, 2004.
Chrétiens d’Orient sur la route de la Soie, Sébastien de Courtois, La Table Ronde, 2007.
Le Grand Jeu, Peter Hopkirk, Nevicata, 2011.
Le Grand Jeu : XIXe siècle, les enjeux géopolitiques de l’Asie centrale, Jacques Piatigorsky, Jacques Sapir, Autrement, 2009.
Mémoires des sables : En haute Asie sur la piste oubliée d’Ella Maillart et Peter Fleming, Bruno Paulet, 2007, Olizane.
Longue marche, Tome 3 : Le Vent des Steppes, à pied de la Méditerranée jusqu’en Chine par la route de la Soie, Bernard Ollivier, Phébus Poche, 2005.
Trois Ans de lutte dans les déserts d’Asie 1894-1897, Sven Hedin, 1997, Pygmalion.
Kongur, insaisissable montagne de Chine, Chris Bonington, Arthaud Altitudes, 1995.
 
Ouvrages illustrés
Sur les traces des grands voyageurs en Chine, au Tibet et en Asie centrale, Elise, Louis-Marie et Thomas Blanchard, Ouest-France, 2005.
Asie centrale, Mustagh Ata, Olivier Follmi, Olizane, 1988.
Carnets de steppes - A cheval à travers l’Asie centrale, Sylvain Tesson/ Priscilla Telmon, Ed. Glénat, 2002.
La Route de Samarcande, Svetlana Gorshenina, 2000, Ed. Olizane.
 
Cartes
China Nord- Ouest, Xinjiang Uygur Autonomous Region, 1 / 2 000 000 Ed. Gizi Map.
Chine and Mongolia, World Travel Map, Bartholomew.

TIBET (Kham, Amdo, Ut sand, Kailash)

Guides
Tibet, Christian Deweirdt, Monique Masse et Marc Monniez, Peuples du Monde, 2008.
Tibet, guide du pèlerin, Victor Chan, Guide Olizane, Aventure, 1998.
Tibet, Bradley Mayhew, Lonely Planet , 2011 (en anglais).
Les Chevaux du vent, une introduction à la culture tibétaine, Jérôme Edou et René Vernadet, l'Asiathèque, 2007.
 
Récits
Tibet, 20 clés pour comprendre, Frédéric Lenoir, Plon éditeur, collection Points.
Tibet, Tibet, Patrick French, Albin Michel, 2005.
Le Tibet, une civilisation blessée, F. Pommaret, Ed. Gallimard, 2008.
Fascination tibétaine : du bouddhisme, de l'occident et de quelques mythes, Donald S. Lopez Jr., Katia Buffetrille et Nathalie Münter Guiu, Autrement Frontières, 2000.
Tibet otage de la Chine, Claude Levenson, Ed. Philippe Picquier, 2002.
Les Guerriers de Bouddha : une histoire de l’invasion du Tibet par la Chine, de la résistance du peuple tibétain et du rôle joué par la CIA, Mikel Dunham, le dalaï-lama et Laurent Bury, Actes Sud 2007.
Tibet secret, de Fosco Maraini, Arthaud, 2008.
Le Chemin des nuages blancs : pèlerinages d'un moine bouddhiste au Tibet (1932 à 1949), Lama Anarika Govinda, Josette Herbert et Antoinette Perelli, Albin Michel, 2008.
Voyage à travers la Chine interdite, Luc Richard, Presses de la Renaissance, 2003.
Tibet mort ou vif, Pierre Antoine Donnet, Poche Ed. Gallimard, 2008.
Sept Ans d'aventure au Tibet, Heinrich Harrer, Ed. Arthaud, 2008.
La Route de Lhassa : A travers le Tibet interdit 1897, Arnold Henry Savage Landor, Phébus, 2010.
Voyage d’une Parisienne à Lhassa : A pied et en mendiant de la Chine à l’Inde à travers le Tibet, Alexandra David-Néel, Pocket Poche, 2008.
Mystiques et magiciens du Tibet, Alexandra David-Néel, Pocket Poche 2008.
Tibet rouge : Capturé par l’armée chinoise au Kham, Robert Ford, Olizane, 1999.
Un barbare au Tibet ; A la découverte des sources du Mékong, M. Peissel, Le Seuil, 1998.

Littérature
Contes tibétains, Surya Das, Daniel Goleman, le dalaï-lama et Bernard Dubant, Le courrier du livre, 2011.
Le Secret sauvage, Stanislas de Hadalt (recherches sur le Yéti), Actes Sud.
Funérailles célestes, Xinran, Claude Levenson et Maïa Bhârathî, Ed Philippe Picquier, 2005.
Œuvres complètes ; La vie ; Les Cent mille chants, Milarepa / Marie Josée Lamothe, Ed. Fayard, 2008.
Gesar de Ling ; L’Epopée du guerrier de Shambala, Penick D.J., Ed. Points, 2008.  
 
Ouvrages illustrés
L’Art du Tibet, Robert Fisher, Thames and Hudson, 1998.
Moines danseurs du Tibet, Matthieu Ricard, Albin Michel, 1999.
Carnets du Kailash : Voyage au cœur du bouddhisme, Benoît de Vilmorin et Simon Allix , Glénat, 2004.
Pèlerinages tibétains : Le goût du sacré, Pierre Crié et Martin Melkonian, Autrement, 2004.
Offrandes : 365 pensées de maîtres bouddhistes, Danielle Föllmi et Olivier Föllmi , Editions de La Martinière, 2003.

Cartes
Tibet, Autonomous Region Xizang Zizhiqu 1 :2 000 000, GIZI MAP.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

La Chine est immense. Si certaines régions sont bien connues, d’autres sont inconnues des trekkeurs occidentaux. Dans ce pays gigantesque, chacun de nos deux partenaires est un spécialiste de sa “région”.
Mme Wang Xiaoli est originaire d’Urumqi dans le Xinjiang. Etudiante, elle a commencé à guider à Pékin des groupes de touristes allemands avant de leur faire découvrir les merveilles du Xinjiang. Aujourd’hui, elle partage son temps entre la gestion de son agence à Pékin, des reconnaissances dans toute la Chine et accompagne quelques groupes.  
Avec ses 25 ans de pratique du mandarin et ses nombreux voyages en Chine, Jean-Pierre Drochon possède une remarquable connaissance de l’âme chinoise. L’ancienne province du Kham, à l’ouest de Chengdu, sur le plateau du Tibet oriental, est devenue son point d’attache favori. Grâce à ses contacts privilégiés avec les Khampas, il nous permet de réaliser des voyages uniques.

Nos actions de tourisme responsable

Au Tibet central,
— nous avons soutenu les actions de l’association Clean Kailash, dont les membres nettoient le village de Darchen et les 56 km du chemin de pèlerinage, en impliquant la population locale. L’association diffuse également une bande dessinée éducative réalisée par deux artistes peintres tibétains.
— nous avons participé à la mise en place d’un système de gestion des déchets dans le village de Manijiago. Huit lieux de stockage ont été construits dans le village, ainsi qu’un point d’eau. 
Pour suivre toutes nos actions de tourisme responsable, rendez-vous sur notre site https://www.allibert-trekking.com/634-valeurs-et-engagement.

Le respect des us et coutumes

L’aventure chinoise peut être un jeu éprouvant où patience, observation et discernement sont les maîtres mots d’un pays dont la logique se recompose à chaque pas. S’énerver, batailler, s’obstiner peut-être une solution. Parfois, vous obtiendrez gain de cause. Parfois, vous repartirez bredouille. Vivez toute mauvaise expérience comme une aventure supplémentaire.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Au contact des populations de tradition bouddhiste, respectez les usages :
- contournez les stupas dans le sens des aiguilles d'une montre ;
- le feu est sacré, évitez d'y jeter les déchets ;
- lorsque vous vous asseyez, évitez d'étendre vos jambes et de diriger vos pieds vers quelqu'un (entraînez-vous à vous asseoir en tailleur !) ;
- il est d'usage de faire une offrande de quelques roupies dans les sanctuaires et temples visités.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais ni argent, ni sucreries, ni stylos, spécialement aux enfants, afin de ne pas les inciter à la mendicité. Préférez les dons à des associations, écoles, dispensaires ou autres organisations reconnues.

Ces précautions favorisent les échanges.
 
Les conseils de Marie, notre responsable pour la Chine
—  Ne faites pas perdre la face à un Chinois - cela est considéré comme un comportement d’une gravité extrême - ;
c’est l’une des raisons pour lesquelles les Chinois n’expriment que très peu leurs sentiments directement et ouvertement ; respectez sa sensibilité, sa fierté et sa dignité.
Plus spécifiquement chez les Tibétains,
— lors des visites, ayez la tête découverte et retirez vos chaussures ;
— ne refusez jamais une tasse de thé.
Plus spécifiquement chez les nomades,
— déposez vos bâtons avant d’entrer dans une yourte, ne posez jamais votre pied sur le seuil de la porte, ne restez pas debout dans l’entrée de la yourte ;
— invité à entrer dans la yourte, vous empruntez le côté gauche, saluez le chef de famille, et vous vous asseyez, car rester debout peut passer pour un acte de défiance. N'enjambez jamais nourriture ou autres objets. Ne tendez pas vos jambes vers le fourneau ou le foyer ;
— ne refusez pas une invitation à entrer dans une yourte, un plat ou une boisson ; ne prenez pas un objet ou de la nourriture de la main gauche ;
— sous la yourte, gardez votre chapeau sur la tête ;
— quand vous prenez congé, inclinez vous légèrement et portez vos mains jointes à votre cœur ou votre front.

La préservation de l'environnement

— La flore
La diversité des écosystèmes est proportionnelle à l’immensité de la Chine : forêts tropicales au sud, steppes au nord, taïgas et conifères, immenses prairies et mangroves le long de la mer de Chine… Les fleurs sont très appréciées des Chinois. Les espèces sont variées, allant de la pivoine (fleur nationale) à la rose chinoise, en passant par les narcisses, chrysanthèmes et les fameuses fleurs de pruniers. 
— La faune
L’animal emblématique de la Chine est le panda géant, aujourd’hui espèce protégée. Les montagnes abritent, entre autres, des yacks sauvages, des tigres, des ours et des élans. La Chine, en pleine expansion, n’est pas très soucieuse de son environnement et pollue énormément.
 
Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. Lire notre conseil de guide "La faune de montagne" https://www.allibert-trekking.com/197-respect-faune-montagne
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou d'utiliser un filtre. 
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur.
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers la Chine : Paris - Pékin, 84 € ; Paris - Canton, 97 € ; Paris - Shanghai, 95 €.