Colombie

La Colombie a beaucoup fait parler d’elle, et pas toujours dans les meilleurs termes. Mais parfois l’histoire évolue dans la bonne direction. Dès lors, pourquoi se priver d’un pays où Amazonie, Andes, Caraïbes et Pacifique se sont donné rendez-vous pour offrir au voyageur une destination de rêve. Les Colombiens sont aimables, curieux, ouverts et joyeux. Leur accueil est sans aucun doute l’un des plus chaleureux d’Amérique latine. Les paysages sont d’une variété infinie : hauts plateaux, déserts, plages… L’architecture coloniale, magnifique, est restée très préservée, notamment à Bogotá et Cartagena, points de passage obligé. Cette Colombie-là mérite vraiment qu’on s’intéresse à elle et qu’on lui consacre un voyage pour la découvrir.

Randonnées, trekkings et voyages en Colombie

Repères

Population

48 millions d'habitants.

Superficie

1 141 748 klm2.

Capitale

Bogota.

Villes principales

Cartagena, Medellin, Barranquilla, Cali.

Point culminant

pic Critobal-Colon (5776m)

Langues

espagnol (off.) et environ 85 langues autochtones.

Religion

Catholicisme (95%).

Décalage horaire

par rapport à la France, sept heures de moins d'avril à octobre, six heures de moins de novembre à mars. UTC/GMT : - 5 h.

Géographie

Le territoire s’étend sur 2 500 kilomètres du nord au sud et 1 100 kilomètres de l’est à l’ouest. Il est partagé entre cinq grandes régions naturelles : la région andine (25 % de la superficie totale), la région côtière caraïbe (12 %), la bordure pacifique (6,5 %), les plaines orientales (llanos) et l’Amazonie (56,5 %).
- La région montagneuse andine est composée de trois grandes cordillères disposées en éventail à partir de l’Equateur et séparées par deux fossés d’effondrement occupés par le río Magdalena et le Cauca. La Cordillère orientale est la plus massive. La Cordillère centrale, la plus élevée (aucun col à moins de 3000 m d’altitude), est dominée par de grands volcans. La Cordillère occidentale est formée de chaînons discontinus s’élevant entre 2 000 et 3 000 mètres.
- Les plaines côtières caraïbes s’allongent sur 900 kilomètres, elles sont formées d’une juxtaposition de plaines alluviales et de lagunes
- La région côtière du Pacifique est formée de plaines alluviales et de deltas très marécageux, bordés de mangroves.
- Les plaines orientales correspondent, au nord, à une partie de la région occidentale des llanos, ces savanes plus ou moins arborées, et au sud, à un morceau de l’Amazonie forestière.
- La forêt amazonienne, bien que totalisant plus de la moitié de la superficie du pays, regroupe à peine 2 % de la population.

Climat

A proximité de l’équateur, la Colombie connaît deux saisons : l’été correspondant à la saison sèche (décembre-janvier et juillet-août), et l’hiver à la saison des pluies (avril-mai et octobre-novembre). Toutefois, le climat varie selon la région et l’altitude, avec une stabilité relative des températures tout au long de l’année : du climat tropical humide de l’Amazonie ou des Caraïbes, désertique de la Guajija, aux températures froides des páramos (zones au-dessus de 3 000 m d’altitude).
La côte Caraïbe connaît une belle saison ensoleillée entre fin décembre et avril. Dans le centre, les saisons sèche et pluvieuse sont un peu moins prononcées ; il y pleut surtout en seconde partie de journée. A Bogotá, le ciel est souvent couvert et les températures sont fraîches. Dans les terres basses, il fait très chaud. L’Est et surtout la côte Pacifique, à l’ouest, sont les régions les plus arrosées.

Économie

Le secteur agricole emploie 23 % de la population active. Se côtoient des structures foncières très inégalitaires : les petites exploitations agricoles (microfundia) pratiquant une polyculture vivrière, et les grands domaines (latifundia) voués à l’élevage bovin extensif ou aux cultures commerciales. Le café, qui pousse au centre du pays, sur les versants humides des cordillères andines, constitue la première culture d’exportation ; viennent ensuite la banane et l’horticulture. La production agricole destinée au marché intérieur est dominée par le riz, le maïs, le manioc, la canne à sucre, le cacao, la pomme de terre et le coton. Il existe aussi une agriculture parallèle, illégale (cannabis et coca).
La Colombie, qui exporte des hydrocarbures depuis 1980, est le troisième pays producteur d’Amérique latine. La production se concentre dans les vallées du Magdalena, dans les plaines orientales (llanos) et au nord-est, à la frontière avec le Venezuela. Le pays est le deuxième d'’Amérique latine en ce qui concerne les réserves de charbon. La Colombie extrait aussi de l’or, du fer, du nickel et des émeraudes.
Les industries, employant 19 % de la population active, se concentrent autour des quatre métropoles (Bogotá, Medellín, Cali, Barranquilla). L’activité principale est l’agroalimentaire, notamment la fabrication du café moulu (25 % de la production industrielle). L’industrie chimique, deuxième grand secteur, est contrôlée par les grandes compagnies internationales. A cela, s’ajoutent l’industrie textile, la métallurgie, la construction mécanique, la construction automobile et la filière bois. Plusieurs secteurs nouveaux sont en phase de croissance : les hautes technologies, le tourisme médical, les centres d’appels, les produits cosmétiques. 

Société

La majorité de la population (58 %) est métissée, d’ascendance européenne et amérindienne à la fois. 20 % des Colombiens sont blancs, et 14 % mulâtres (métissés de Blancs et de Noirs africains). Les Amérindiens, en grande minorité, ne représentent que 1 à 2 %, constitués d’environ 80 groupes ethniques. Les principales tribus sont les Wayuu, les Arhuacos, les Muiscas, les Páez, les Tucanos et les Guahibos. La ségrégation raciale, si elle n’est pas officielle, est une réalité, les minorités noire et indienne occupant, dans leur grande majorité, le bas de l’échelle sociale. La Constitution de 1991 a pourtant reconnu leur identité ethnique et leur a accordé des droits civiques, leur allouant un nombre réduit de sièges au Congrès.
Le pays présente de profondes disparités régionales dues autant aux contraintes du milieu naturel qu’aux héritages d’une histoire fortement régionalisée : régions andines et côtes Caraïbes très habitées et régions orientales (llanos, Amazonie) et littoral Pacifique très peu peuplés. L’urbanisation progresse rapidement, 72 % de la population vit dans les villes, dont 30% dans les 4 grandes métropoles. La croissance de la population ralentit considérablement, en raison d’une baisse de la natalité, qui est passée en 20 ans de 3 % à 1,3 %. La population est encore très jeune : 29 % des Colombiens ont moins de 18 ans et 5 % seulement sont âgés de plus de 65 ans.

L'histoire du pays

A leur arrivée, les Espagnols trouvent un territoire quasi vide. En 1510, est fondé le premier établissement espagnol permanent du continent. Suivent la fondation de Santa Marta, Cartagena, Santa Fe... Jusqu’en 1541, l’occupation se développe, les villes se multiplient, mais, en raison de la difficulté des communications, jusqu’au début du XIXe siècle, les centres de peuplement demeurent isolés les uns des autres. Jusqu’en 1717, la Nouvelle-Grenade est rattachée à la vice-royauté de Lima. Après 1739, elle forme avec le Venezuela la vice-royauté de Nouvelle-Grenade, dont Bogotá devient la capitale. Les grands domaines mis en valeur grâce au travail forcé des Indiens, bientôt relayés par les esclaves noirs, et la présence des ports assurent la prospérité de la colonie. L’Eglise catholique s’implante très tôt et l’évangélisation est très active.
Dès la fin du XVIIIe siècle, une conscience créole se fait jour, les révoltes sont réprimées dans le sang. Bolívar relance l’insurrection et triomphe en proclamant l’union du Venezuela et de la Nouvelle-Grenade. Cette union ne survit pas à Bolívar : en 1830, le Venezuela, puis l’Equateur font sécession. A cette époque apparaissent les deux grands partis qui vont dominer la politique du pays : celui des conservateurs centralistes, qui s’appuient sur l’Eglise catholique, et celui des libéraux fédéralistes, qui veulent réduire l’influence aussi bien économique que spirituelle de celle-ci. Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, le pays est marqué par plus de cinquante insurrections populaires et huit guerres civiles, culminant en 1899 avec la sanglante guerre des Mille Jours.
A partir du gouvernement du général Rafael Rayes (1904-1909), le pays rentre dans une ère de stabilité politique qui fait passer au premier plan les problèmes économiques. Mais l’opposition latente entre les conservateurs et les libéraux aboutit à la guerre civile la plus cruelle et la plus meurtrière de toute l’histoire de la Colombie, la Violencia, qui fait près de 300 000 victimes. Devant la menace d’une révolution, les deux partis se réconcilient et soutiennent le coup d’Etat du général Gustavo Rojas (1953-1957).
En 1957, les libéraux et les conservateurs signent la convention du Front national, prévoyant l’alternance au pouvoir entre les deux partis pour les seize années à venir. En 1974, l’élection du président libéral Alfonso López Michelsen met fin au Front national, mais le système bipartite fonctionne encore durant 17 ans. Ce monopole politique favorise l’émergence de plusieurs mouvements de guérilla de gauche comme l’Armée de libération nationale (ELN), les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le mouvement du 19 avril (M19) qui, s’ils ne parviennent pas à faire tomber le gouvernement, le déstabilisent sérieusement. Parallèlement, apparaissent les “escadrons de la mort”, groupes paramilitaires frappant tout ceux qui cherchent à s’opposer aux puissants cartels de la drogue de Medellín et de Cali. En 1990, l’escalade de la violence, qui finit par atteindre des membres de la classe politique dirigeante, conduit le pays au bord de l’impasse.
En 1991, Pablo Escobar, un des leaders du cartel de Medellín et de la campagne de terreur qui ravage le pays, se rend. Il s’évade un an plus tard, mais il est finalement retrouvé et tué en décembre 1993. En 1995, l’arrestation du chef du cartel de Cali, Gilberto Rodriguez Orejuela, est une victoire pour le gouvernement, mais ne met pas un terme au trafic de drogue qui représente environ 5 milliards de dollars par an. En 2000, les Etats-Unis approuvent l’attribution d’une aide de 1,3 milliard de dollars pour soutenir la lutte du gouvernement colombien contre les guérillas et venir à bout d’un conflit considéré comme l’un des dix plus meurtriers au monde (200 000 morts depuis 1964).
En 2002, c’est la fin du processus de paix engagé en 1999 avec la guérilla des FARC, l’armée bombarde les sites stratégiques du Caguan, l’enclave démilitarisée octroyée aux FARC en 1998. En février, Ingrid Betancourt, candidate des écologistes, est enlevée par les FARC. L’ancien gouverneur de Medellín et candidat de la “droite dure” Alvaro Uribe Vélez est élu président dès le premier tour. En août, le nouveau président décrète l’état d’urgence après l’explosion de violence qui a fait 115 victimes. La loi Justice et paix donne un cadre légal à la démobilisation des paramilitaires des Défenses unies de Colombie (UAC). Les négociations avec l’ELN reprennent fin 2005. En 2006, de nouveaux affrontements faisant des dizaines de victimes ont lieu entre les FARC et l’Armée de libération nationale. Le 29 mai 2006, Álvaro Uribe est réélu président. Au pouvoir depuis 2002, il reste président de la Colombie jusqu’en 2010.
Le 10 janvier 2008, les FARC libèrent Clara Rojas (enlevée avec Ingrid Betancourt en 2002) et Consuelo Gonzalez de Perdomo (détenue depuis septembre 2001). Ces libérations et la mort de Manuel Marulanda, chef des FARC, annoncée le 26 mai 2008, redonne de l’espoir aux familles des otages. Nouveau coup de théâtre en juin 2008 : Ingrid Betancourt est libérée avec 14 autres otages à la suite d’une mission menée par l'armée colombienne.
S’il ne fait pas partie des dauphins d’Uribe, le nouveau président, Juan Manuel Santos, élu en 2010, porte l’héritage de la politique de son prédécesseur, notamment par sa participation à la politique de sécurité mise en œuvre dans les années 2006-2009. Prônant la même fermeté, Juan Manuel Santos exige la libération de l’ensemble des otages avant toute négociation avec les FARC, qui, elles, ont proposé une reprise des discussions.
La guérilla essuie d’importants revers : en septembre 2010, elle perd le chef de son aile militaire, Víctor Julio Suárez Rojas, tué dans un bombardement. En novembre 2011, son chef politique et commandant suprême, Alfonso Cano, est également éliminé par l’armée à l’issue d’une vaste opération militaire. Le mouvement est indéniablement affaibli. Avec le rétablissement de relations diplomatiques avec le Venezuela rompues en juillet 2010, l’adoption de la loi sur l’indemnisation des victimes et la restitution des terres aux personnes déplacées (juin 2011), c'est la reconnaissance de l’existence d’un conflit armé, ce que Uribe avait toujours refusé, réduisant ce dernier à une “menace terroriste”.
Alors que les derniers otages sont libérés en avril 2012, le gouvernement relance des discussions avec la guérilla. Elles portent sur cinq principaux points : développement rural et accession à la terre, fin des combats, participation à la vie politique et réintégration des guérilleros, lutte contre le narcotrafic, droits des victimes. En mai 2013, les parties parviennent à un accord sur la question de la réforme agraire avant d’aborder au cours de l’été celle de la participation politique. Le problème du trafic et de la culture des produits stupéfiants (feuille de coca, pavot et marijuana) commence à être discuté. La poursuite de ces pourparlers est l’un des principaux thèmes de la campagne électorale en vue des élections nationales de 2014. Même si les Colombiens y sont favorables, ils sont davantage inquiets par l’insécurité urbaine, le chômage et la corruption.
Depuis janvier 2013, les partisans d’Álvaro Uribe, les plus critiques à l’égard du processus de paix et particulièrement hostiles à l’idée d’amnistie, sont représentés au sein du Centre démocratique. Rassemblant des dissidents issus pour la plupart du “parti de la U”, ce courant “uribiste” enregistre de bons résultats aux élections législatives, parvenant à se hisser à la deuxième place au Sénat (où est élu l’ex-président) et à la quatrième à la Chambre des représentants.
En 2014, à l’issue d’un âpre duel marqué par des accusations mutuelles de corruption, J. M. Santos remporte de justesse les élections.

Bon à savoir

Informations pratiques

L'aguapanela
ou agua de panela, est la boisson la plus populaire de Colombie, à base d'eau, de citron et de panela (jus de la canne à sucre avant son raffinage, transformé en mélasse épaisse qu'on laisse refroidir et durcir). On la boit glacée pour se rafraîchir dans les Caraïbes, ou bien chaude dans les Andes.

La cocaïne
Difficile de ne pas assimiler la Colombie à la poudre magique. Si la consommation est réelle dans les milieux jeunes et branchés, mieux vaut savoir que la possession est sévèrement réprimandée.

La cumbia
vous fera danser jusqu'à l'aube, dans la rue, dans les bars, dans les restaurants, dans les discothèques... A ne pas confondre avec les cumbias bolivienne, péruvienne ou argentine, beaucoup moins enthousiasmantes.

Electricité
Tension électrique 110/120 V, 60 Hz. Prévoir un adaptateur.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger vos batteries.

Quelques mots utiles
En Colombie, l’espagnol est parlé par toute la population en général. Apprendre quelques mots clés en espagnol vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de faciliter vos échanges avec les Colombiens rencontrés. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Bonjour, comment allez-vous ? : ¿ Buenos días, cómo está ?
Très bien, merci : muy bien, gracias.
S’il vous plaît : por favor.
Merci : gracias ; de rien : de nada.
Au revoir : hasta luego.
Oui : ; non : no.
Excusez-moi : discúlpeme.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer... Votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

 
Guides
Colombie, Le Petit Futé.
La Colombie, Jean Catinus, guide Peuples du Monde, éditions de l’Adret.
Colombia, Lonely Planet (en anglais).

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Matthieu, ou Matteo, c’est selon, après des études d’histoire et des années passées dans les alliances françaises d’Amérique latine, a posé son sac voilà quelques années, au cœur du centre historique de Cartagena de Indias. Matthieu a vite adopté le parti pris colombien : incapable de tiédeur, il ne vit que par enthousiasme ! Pas étonnant qu’il soit tombé amoureux de la Colombie, de son peuple, de ses musiques, de ses danses, de sa cuisine... et d’Angelica. Avec l’aide de Jacques et de Thibaud, deux autres “fous enthousiastes” et en collaboration avec des associations de protection des communautés indiennes, ils se sont donnés un projet ambitieux, aux antipodes du tourisme de masse : développer une activité de découverte et de tourisme actif à base d’échange pour le bénéfice de ces communautés menacées, Wayuu de la Guajira, Wiwas et Kogis.
Curieux, dotés d’une bonne humeur communicative, rien ne leur semble impossible ! La complémentarité avec l’équipe Allibert joue ainsi à plein. Nous défrichons ensemble ce pays aux paysages et aux rencontres uniques. Nous les conseillons et les formons à l’accompagnement de groupes en montagne, au franchissement de rivières, etc. Ils nous apportent leur connaissance du terrain, leurs contacts étroits avec les communautés.

Le respect des us et coutumes

Les règles de comportement sont comparables à celles de nos pays européens. Les habitants des montagnes sont parfois d’abord plutôt réservé, il convient de respecter une certaine discrétion.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l’espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l’entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Les populations rurales sont généralement pauvres, soyez humble et acceptez de vous adapter aux conditions qu’elles offrent.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l’école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d’une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.
 
Ces précautions favorisent les échanges. 

La préservation de l'environnement

La Colombie est l’un des plus riches pays de la planète en matière de biodiversité. Avec deux côtes (pacifique et caraïbe), de nombreuses montagnes et un climat varié, la diversité des biotopes est particulièrement vaste. On trouve notamment 398 espèces de mammifères, 1 871 espèces d’oiseaux et pas moins de 754 espèces d'amphibiens. La diversité végétale est également immense, avec entre 40 000 et 45 000 espèces, soit près de 15 % de la flore mondiale.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception : 
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. Lire notre conseil de guide "La faune de montagne"  https://www.allibert-trekking.com/197-respect-faune-montagne
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou d'utiliser un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez ps les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur.
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers la Colombie : Paris - Bogota, 88 €.