Italie du Nord

Présentation

Entre mer Ligure et Adriatique, plaines et collines, villes d’art et campagne, l’Italie du Nord jouit d’une extraordinaire diversité de paysages. Prospère et d’une grande homogénéité économique (le Nord concentre l’essentiel des richesses de l’Italie), la région bénéficie de nombreux échanges commerciaux avec les pays frontaliers (France, Suisse, Autriche, Slovénie). Mais, pour notre plus grand bonheur, ses régions ont conservé leurs différences aussi bien culturelles que… gastronomiques. Et quelle diversité ! Du Piémont à la Ligurie, de la Lombardie à la Toscane, de la Vénétie aux Abruzzes, découvrez l’Italie du Nord, son littoral, ses lacs, ses montagnes et ses villes d’histoire, comme Bologne, Milan — sans oublier Venise la Sérénissime, Florence, ou Rome l’Eternelle.

Les grands lacs italiens 
Plusieurs grands lacs ponctuent le nord de l’Italie. Magnifiques paysages que cette rencontre entre les contreforts escarpés des Alpes et les eaux calmes des lacs !
Le lac de Garde, le plus grand en superficie, bénéficie d’un climat très doux permettant à une végétation méditerranéenne de se développer sur ses rives. La température de l’eau varie de 10 °C en janvier à 35 °C en juillet.
Le lac Majeur — nom donné à l’époque romaine du fait qu’il est plus grand que les lacs voisins (66 km de long) —, entre Suisse et Italie, est connu pour ses superbes îles  Borromées : Bella qui a l’apparence d’un grand bateau ancré au port,  Madre, la plus grande, l’île des Pêcheurs et l’îlot San Giovanni, que l’on ne peut pas visiter. Ce lac est également réputé pour son climat particulièrement doux et agréable.
Le lac de Côme, aux eaux vertes et turquoise, est le plus profond. Remarquable pour les charmants villages de pierre accrochés à ses rives, situé idéalement au cœur des montagnes, c’est un havre de paix, une véritable oasis dont le climat est des plus agréables.
Outre ces trois principaux lacs, les lacs de Lugano et d’Iseo, plus petits, sont ravissants.

Milan
Capitale de la Lombardie, ville moderne au charme particulier avec ses monuments grandioses, Milan est la capitale économique d’Italie. Deuxième ville du pays avec un peu plus de 1 300 000 habitants, elle est, avec son agglomération, la plus grande aire urbaine avec 7 millions d’habitants. Centre de la mode, centre industriel, commercial, financier et universitaire, elle est le siège de la Bourse italienne et représente un grand pôle d’attraction pour les sièges administratifs de diverses multinationales. Le climat de Milan est continental, avec des différences saisonnières très marquées : étés chauds et hivers froids et parfois neigeux. La pluie, présente toute l’année, est particulièrement marquée lors des orages d’été. 

Les Cinque Terre
C’est une étroite bande de terre qui abrite 5 000 habitants, comprise entre la Méditerranée et la ligne de crête des monts Malpertuso (815 m) et Vè (486 m) tout proches de la mer. La côte rocheuse et escarpée, émaillée de pins sculptés par la brise, abrite des centaines de petites criques avec leurs plages de sable et de galets. L’eau turquoise abonde en poissons. Des kilomètres de restanques, où sont cultivés principalement la vigne, les oliviers, les agrumes, le basilic et les plantes médicinales, sont soutenues par des murs en pierre sèche sur une longueur de 6 729 km. Ces ouvrages de terrassement, à pic sur la mer, ont été construits à partir du XIe siècle. La zone ainsi aménagée en terrasse atteint environ 1 400 ha et occupe le littoral jusqu’à 450-500 mètres au-dessus du niveau de la mer, en débutant parfois au ras de l’eau.
Monterosso, Manarola, Corniglia, Vernazza, Riomagggiore sont les cinq villages qui composent les Cinque Terre. Ici, les températures hivernales sont douces, proches de 9 °C.
En 1997, les Cinque Terre ont été classées au patrimoine mondial de l’Unesco en tant que paysage culturel. La même année, le ministère de l’Ecologie italien classait la zone marine des Cinque Terre aire marine naturelle pour la protection de l’environnement, la tutelle et la valorisation des ressources biologiques et pour la promotion et le développement socio-économique compatible avec l’importance naturaliste du paysage. En 1999, le parc national des Cinque Terre est créé pour conserver les équilibres écologiques et sauvegarder le paysage et les valeurs culturelles du lieu.

La Toscane
Située entre la partie nord de la mer Tyrrhénienne et les Apennins, la Toscane a une superficie d’environ 22 993 km², pour une population de presque 4 000 000 d’habitants. Les collines occupent les deux tiers de la superficie totale de la région, les plaines 8,4 %. Le climat, assez doux dans les zones côtières, est plus sévère et pluvieux à l’intérieur, avec des différences de températures considérables entre l’hiver et l’été. La Toscane est une région de transition entre le nord et le climat méditerranéen du Mezzogiorno. Les meilleures saisons sont le printemps et l’automne, avec des températures agréables (autour de 25 °C), peu de précipitations et des lumières douces. Berceau de la civilisation étrusque, la Toscane a connu à partir du IIe millénaire avant J.-C. deux vagues successives d’invasion, avec les Indo-Européens qui, se mêlant aux populations méditerranéennes locales, ont engendré des populations riches culturellement et linguistiquement. Les Phéniciens et les Grecs (775 av. J.-C.) eurent également un rôle civilisateur considérable. Les compagnies commerciales de Florence, de Pise et de Lucques jouissaient dans l’Europe médiévale d’une place primordiale, la région étant au cœur de l’économie. Les commerçants étaient des banquiers qui supportèrent l’industrie lainière naissante. Florence était désormais le siège où convergeaient les commandes, les lettres de change, les chèques. Mais, à la fin du XIVe et au début du XVe siècle, la peste noire, puis le lourd passif des rois de France incapables de rembourser leurs dettes de la guerre de Cent Ans et la fermeture des routes commerciales orientales précipitèrent le déclin de Florence, où la situation intérieure était déjà instable. Contrairement aux régions du nord de l’Italie, la Toscane n’a pas connu l’hyper-industrialisation des années 1970.  Aujourd’hui, c’est le modèle des distretti industriali (petites et moyennes entreprises familiales qui misent sur un savoir-faire artisanal local) qui soutient en grande partie l’économie toscane. Cette spécialisation a permis à des entreprises familiales de devenir des industries prestigieuses et a donné naissance au Made in Italy. L’agriculture a aussi son rôle dans la prospérité de la région, bien qu’elle n’occupe que 4 % de la population. Certaines productions sont reconnues mondialement : l’huile d’olive extra-vierge, le chianti, le pecorino, la bistecca... Depuis les années 1970, la Toscane est surtout devenue une région tertiaire (62 % des actifs) avec le développement du tourisme et des activités commerciales.
Sites inscrits au Patrimoine mondial de l’humanité : le centre historique de Florence (1982) ; le centre historique de Sienne (1995) ; le centre historique de San Gimignano (1990) ; le centre historique de Pienza (1996) ; la Piazza del Duomo à Pise (1997) ; le paysage de la vallée de l’Orcia (2004) ; la basilique Saint-François à Assise (2000).

Florence
Capitale de la Toscane, Florence (380 000 habitants), est l’une des plus belles villes d’Italie. Capitale mondiale de l’art, elle rassemble à elle seule 25 % d’œuvres d’art du monde et 50 % de l’Italie ! Sans compter l’héritage des Médicis, cette riche famille toscane qui a développé la ville. Florence n’a jamais manqué d’artistes, notamment à cette période clé de l’histoire de la Toscane. Peu d’endroits au monde peuvent en effet s’enorgueillir d’avoir engendré autant de génies : Giotto, Michel-Ange, Botticelli, Dante… Dès le XIIIe siècle, Florence devint une ville de grande tradition festive, qui se développa durant le règne de Laurent le Magnifique. Plusieurs fois par an, et à chaque événement un peu extraordinaire, la ville organisait une sorte d’immense carnaval déployant la fantaisie, l’exotisme, la richesse et les déguisements les plus extravagants. Aux XIVe, XVe et XVIe siècles, elle fut, avec Venise, la seule République d’Italie, mais une république gouvernée uniquement par les familles riches et influentes ! A Florence, la richesse était alors bien mieux acceptée que la noblesse. C’est pourquoi les Médicis, bourgeois issus du peuple, purent-ils prendre le pouvoir et régner aussi longtemps.  

Venise et la Vénétie
La ville occupe une situation géographique exceptionnelle, dans une lagune de la mer Adriatique. Les Vénitiens bâtirent leur cité sur des pieux en chêne et en aulne plantés dans le sol sablonneux. Maisons et palais mènent depuis leur combat contre le mouvement continuel des marées. La ville est parcourue par 177 canaux (dont le plus important est le Grand Canal), 455 ponts (le plus souvent arqués pour laisser passer les bateaux), et s’étend sur 118 îles entre les embouchures de l’Adige (au sud) et du Piave (au nord). Elle est découpée en six quartiers historiques appelés sestieri.
Les principales autres îles de la lagune sont : le Lido, Murano, Burano et Torcello, sans oublier San Michele (l’île cimetière).
Jusqu’au début des années 1970, la Vénétie, région pauvre et agraire, est une terre d’émigration massive. Entre 1870 et 1970, plus de 3 millions de Vénètes abandonnent leur patrie pour chercher une meilleure qualité de vie, émigrant en Amérique du Sud et, après la Seconde Guerre mondiale, vers les pays développés d’Europe et d’autres régions d’Italie (les centres industriels du nord-ouest, Milan, Turin et Gênes). À partir des années 1970, grâce à l’industrialisation massive, la Vénétie se transforme en terre d’immigration, d’abord de l’Italie du Sud, et, depuis un quinzaine d’années, de l’étranger. Aujourd’hui, plus de 350 000 citoyens d’origine étrangère habitent dans la région, c’est-à-dire 7,3 % de la population régionale. Outre l’italien, la majorité de la population parle vénitien.

Les Abruzzes
Encore marquées par le tremblement de terre de 2009, les Abruzzes se reconstruisent. Grâce à leurs quatre parcs nationaux qui en font la région la plus protégée d’Italie, les Abruzzes abritent des paysages sauvages où ours, loups et lynx vivent encore en liberté. Ces immenses espaces naturels abritent également quelques vestiges médiévaux dans de nombreux villages (l’Aquila, Chieti). Une destination qui permet ainsi d’allier randonnées, observation de la faune et de la flore, ainsi que découvertes culturelles et gastronomiques.
Les Abruzzes comptent environ 1,5 million d’habitants sur 10 794 km². Elles sont bordées à l’est par la mer Adriatique. Le relief est caractérisé par de hautes montagnes dont le point culminant est le Corno Grande (2 912 m). Le littoral jouit d’un climat méditerranéen avec des étés chauds et secs et des hivers doux et plus humides. Les vallées intérieures connaissent un climat plus continental et les montagnes sont soumises à un climat d’altitude marqué par de basses températures.
Les Abruzzes abritent quatre parcs nationaux et un parc régional : le parc national des Abruzzes créé en 1922, le parc naturel régional du Velino-Sirente créé en 1989, le parc national de la Majella créé en 1991, le parc national du Gran Sasso e Monti della Laga créé en 1991 et le parc national de la côte de Chieti créé en 2007. 30% de ce territoire sont protégés par des lois sur la sauvegarde de l’environnement, un record en Europe. Les Abruzzes sont également riches de trésors artistiques, presque aussi nombreux que les trésors naturels et culturels des traditions populaires (comme la fête des serpari de Cocullo, tout petit village qui attire des milliers de personnes le premier dimanche de mai).

Rome
Avec 2 722 907 habitants établis sur 1 285 km², Rome est la commune la plus peuplée et la plus étendue d’Italie. C’est la capitale du pays depuis 1871. Berceau de la civilisation occidentale après Athènes, Rome a été le centre de l’Empire romain pendant plus de cinq cents ans du Ier siècle av. J.-C. au Ve siècle apr. J.-C. La ville est le centre du christianisme et abrite le siège de l’Eglise catholique romaine et la cité du Vatican, un Etat souverain dirigé par le pape. Temples et amphithéâtres romains, églises baroques ou témoignant des premiers temps de la chrétienté, palais Renaissance, fontaines et places, ruelles médiévales… font de Rome un musée à ciel ouvert, une cité qui a su préserver son héritage architectural ; ici, pas de bouleversements modernes ou industriels, la ville conserve tout son charme.