Pologne

Le massif des Carpates, le plus étendu des massifs montagneux d’Europe, est un long croissant qui s’étend depuis la Slovaquie et la Pologne jusqu’à la Roumanie. Les Tatras polonaises, qui comprennent les Hautes Tatras et les Tatras occidentales, sont le massif le plus élevé de Pologne et de toutes les Carpates. Dans cette nature encore sauvage, où la randonnée est pratiquée depuis des décennies par des habitants amoureux de leur environnement, de nombreux sentiers bien entretenus sillonnent les vallées, invitant à découvrir une vie rythmée par les activités rurales. Arêtes rocheuses, sommets élancés et cimes à l’altitude modeste miroitent dans les centaines de lacs bleu foncé resplendissants.

 Voyages et randonnées en Pologne

Repères

Population

38,5 millions d’habitants.

Superficie

312 685 km2.

Capitale

Varsovie.

Villes principales

Lodz, Cracovie, Wroclaw, Gdansk.

Point culminant

mont Rysy (2 499 m).

Langue officielle

polonais.

Religion

catholique.

Décalage horaire

toute l’année, aucun décalage horaire avec la France. UTC/GMT : + 1 h.

Géographie

La Pologne est située au centre de l’Europe. Bordée au nord par la mer Baltique et la Russie (oblast de Kaliningrad), elle a des frontières communes à l’est avec la Lituanie, la Biélorussie et l’Ukraine, au sud avec la République tchèque, et la Slovaquie, à l’ouest avec l’Allemagne.
C’est un pays de plaines (75 % du territoire se situent au-dessous de 200 m d’altitude) qui comprend trois régions naturelles : au nord, une plaine côtière et un relief de basses collines avec de nombreux lacs, au centre, une région monotone et plate, au sud, un relief qui s’élève, avec des plateaux sédimentaires et des chaînes montagneuses : la chaîne des Carpates au sud-est et les monts des Sudètes au sud-ouest. Le mont Rysy, point culminant, se trouve dans les Hautes Tatras, à l’extrême sud du pays.
La Pologne a deux grands fleuves : la Vistule qui traverse le pays du sud au nord, baigne Cracovie et Varsovie et se jette dans la Baltique par un delta dans la baie de Gdansk ; l’Oder, né en République tchèque, traverse la Silésie polonaise, sert de frontière naturelle avec l’Allemagne et rejoint la mer Baltique par la baie de Szczecin. Leurs vallées sont encaissées et fertiles. Un quart du pays est boisé, avec une prédominance de bouleaux et de résineux.

Climat

Le pays jouit d'un climat continental assez accentué, caractérisé par des étés chauds et orageux et des hivers froids et enneigés. Juillet est le mois le plus chaud et janvier, le plus froid. Dans les villes, les températures varient de 33 °C en été à - 15 °C en hiver. Les écarts de température entre le jour et la nuit sont importants. En montagne, la neige a une durée d’environ 130 jours. La période la plus agréable pour randonner dans les Carpates va de mai à septembre.
— Au printemps, de mai à début juillet, les températures sont douces, et c’est un festival de couleurs, avec l’éclosion de toutes les fleurs.
— L’été, le temps est idéal pour randonner dans les montagnes, parcourues par les troupeaux et les bergers, vivant pour de nombreux mois en alpage.
— L’automne offre une belle arrière-saison, aux couleurs chatoyantes de l’été indien et aux belles lumières.
— L’hiver, les températures sont comparables à celles des Alpes, de - 5 °C à - 20 °C. L’enneigement est correct, voire important, notamment pendant les périodes choisies pour la randonnée à raquettes.

Économie

La pomme de terre et les céréales (seigle, blé, orge, avoine) viennent en tête des cultures, complétées par la betterave à sucre, les oléagineux et l'élevage (bovins, volailles et surtout porcins). 17 % de la population active travaille dans l'agriculture. 75 % des terres cultivées le sont sous forme de petites exploitations très traditionnelles.
La Pologne possède d’importantes ressources fossiles notamment du charbon et du lignite qui se situent majoritairement dans les bassins de Basse Silésie et de Haute Silésie. Elle extrait aussi du soufre dans la voïvodie des Basses Carpates, de l’argent, du cuivre, du zinc près de Katowice, du sel gemme près de Cracovie, du plomb, du chrome, de la potasse et du nickel. L'industrialisation s'est structurée autour de la sidérurgie ; le secteur dominant est celui de la métallurgie de transformation (matériel ferroviaire, camions, automobiles, constructions navales) qui occupe 34 % de la main-d'œuvre industrielle. L'industrie chimique a connu une très forte expansion - carbochimie, pétrochimie, production d'engrais, de soude et d'acide sulfurique. Viennent ensuite le textile, présent dans la région de ód, l'électroménager et l'alimentation.
53 % des actifs travaillent dans les services, le tourisme y occupant une place croissante.

Société

Avant 1939 et le drame qu’a constitué pour le pays et sa population la Seconde Guerre mondiale, la Pologne était surpeuplée par rapport à ses possibilités économiques, d’où un fort courant d’émigration. En outre, 30 % de ses habitants appartenaient à des minorités nationales (Lituaniens, Biélorusses, Ukrainiens, Allemands). La guerre a profondément modifié les frontières et la démographie du pays. Les innombrables victimes du conflit, la nouvelle définition territoriale et les déplacements corrélatifs de populations (départ des minorités, retour des Polonais des territoires orientaux, devenus soviétiques) ont ramené les effectifs à 24-25 millions d'habitants entre 1946 et 1950. La population est aujourd’hui d’origine polonaise à 96,7 %. Elle est urbanisée pour les deux tiers. Les habitants se concentrent dans la moitié méridionale. Deux entités urbaines se détachent : l’agglomération de Varsovie et la région urbaine de haute Silésie, centrée autour de Katowice.

L'histoire du pays

L'histoire
Presque tout le territoire de la Pologne actuelle est déjà peuplé dès le IIIe millénaire avant J.-C. par les Proto-Slaves. De 1000 à 400 avant J.-C., grâce à l'absence d'invasion étrangère, les caractéristiques sont uniformes (architecture en bois, agriculture archaïque). La vie socio-économique des Slaves s'organise : l'ambre est exporté dès le IIe siècle. Les IIIe et IVe siècles voient l'apogée des fédérations tribales. Les Slaves de Pologne ont dès le VIe siècle un territoire défini avec un chef éligible. C'est entre le VIIe et le IXe siècle que l'ethnie polonaise se particularise au sein de la communauté slave. Agriculture, artisanat et commerce avec l'Occident créent un dynamisme économique. Des groupes dominants apparaissent, le milieu du IXe siècle voit s'instaurer l'hégémonie polane. AU Xe siècle, Mieszko Ier, fondateur de la dynastie des Piast, transforme l'Etat polane en Etat polonais ; avec l'appui de l'Église, il étend son autorité sur de vastes territoires, dotant la Pologne de ses frontières de 1945 et sauvegarde l'indépendance du pays face au Saint Empire romain germanique. Mais partages et successions entraînent morcellement et affaiblissement du pays. Du XIe au XIIIe siècles, l'Eglise, qui s'implante, est le seul ferment d'unité.
A la fin du XIVe siècle, la dynastie des Piast s'achève, alors qu'apparaît celle des Jagellons. Hedwige, élue reine de Pologne (à l'âge de dix ans), épouse le grand-duc de Lituanie, Jagellon qui prend le nom de Ladislas II et unit ses possessions personnelles à la Pologne. Le royaume s'étend de la Baltique à la mer Noire ; la monarchie élective se recrute parmi les grands-ducs de Lituanie et devient le centre politique d'un Etat bicéphale. Cracovie est à la tête d'un immense Etat catholique. A la la fin du XVe, le pouvoir royal s'affaiblit au profit d'une noblesse (szlachta), qui s'est renforcée économiquement et politiquement par l'obtention de privilèges. Une monarchie "constitutionnelle"  est officiellement reconnue avec l'adoption de la "Constitution" en 1505 et connaît son apogée au XVIe siècle. Le développement économique se poursuit jusqu'au début du XVIIe siècle en faveur de la noblesse et de la bourgeoisie. Des universités se créent, le nombre des écoles paroissiales double : le quart de la population masculine sait lire et écrire.
Au XVIIe siècle, Russie et Suède s'emparent du pays qui sera libéré par l'intervention de puissances étrangères, mais la Pologne est ruinée. Les puissants Etats à ses frontières interviennent dans ses affaires intérieures : Autriche, Russie et Prusse "organisent" l'anarchie polonaise. Une élite intellectuelle médite sur les moyens de relever le pays. Le nouveau roi, patriote sincère, entreprend une modernisation du pays contre l'avis de sa protectrice Catherine II qui décide un premier partage de la Pologne entre la Russie, la Prusse et l'Autriche.
En 1775, la Russie impose une Constitution à la Pologne, réduite à un protectorat. On assiste à une renaissance littéraire issue de la philosophie des Lumières. La population passe de 7,5 à 9 millions d'habitants en vingt ans. L'économie renaît sous l'impulsion de magnats menés par Czartoryski qui répandent les idées physiocrates, substituent le cens à la corvée, fondent des manufactures et s'associent à la bourgeoisie. Les villes renaissent. Le parti patriotique réussit à promouvoir la réforme des impôts et de l'armée. La bourgeoisie, soutenue par l'intelligentsia radicale, obtient la réforme des villes. D'accord avec le roi, les patriotes imposent la Constitution de 1791, inspirée des principes français : monarchie constitutionnelle héréditaire au profit de la maison de Saxe, droits politiques au tiers état, responsabilité ministérielle, protection des paysans. La Russie intervient militairement et impose l'abandon des réformes. La Russie et la Prusse procèdent au deuxième partage de la Pologne en 1793, qui réduit le pays à 212 000 km2 et à 4 millions d'habitants. Le troisième partage de la Pologne en 1795 supprime le pays. Le pays est désormais colonisé et germanisé.
L'Autriche oppose la noblesse à la paysannerie, la Prusse confisque les terres du clergé et de la noblesse, la Russie oblige les fidèles à accepter la religion orthodoxe. Mais le sentiment national reste vif. Napoléon impose la création d'un grand-duché de Varsovie avec les provinces prises à la Prusse et à l'Autriche. La Russie reprend le contrôle de la Pologne et reconstitue un royaume définitivement uni à l'Empire de Russie, qui lui garantit l'autonomie par une Constitution. La marge de liberté laissée au royaume favorise un développement rapide de son économie et la défense du patrimoine culturel. La protection douanière, l'ouverture du marché russe, l'assainissement financier, la création d'une banque de Pologne engagent le pays dans la révolution industrielle. A la nouvelle que l'armée polonaise sera envoyée contre les révolutionnaires de France et de Belgique, Varsovie se soulève. Après une répression impitoyable, Nicolas Ier inaugure la russification brutale, la langue russe devient obligatoire.
L'élite émigrée entretient la résistance, dont Paris est le centre politique et intellectuel. Les troubles reprennent dans les années 1860 après les espoirs placés dans la politique d'ouverture du nouveau tsar Alexandre II. Dans la société polonaise s'affrontent les nobles modérés ("Blancs") et les révolutionnaires ("Rouges"). Alors que Russes et Prussiens accélèrent l'assimilation, l'Autriche étend l'autonomie. Mais la russification reste de surface, car la jeunesse aisée reçoit une éducation polonaise. Bien que l'usage de l'allemand soit obligatoire, la Posnanie oppose la même résistance à la politique de germanisation menée par Bismarck.
Pendant la Première Guerre mondiale, au nom du tsar, le grand-duc Nicolas promet l'autonomie aux Polonais s'ils luttent au côté de la Russie. Les Autrichiens, après la prise de Lublin, les Allemands, après celles de Varsovie et de Wilno, promettent de créer un royaume de Pologne héréditaire, constitutionnel et indépendant. La débâcle de l'Autriche permet la constitution, à Lublin en 1918, d'un gouvernement provisoire populaire. Du côté des Alliés, l'indépendance polonaise est formulée dans la déclaration du président T. W. Wilson. Les puissances vaincues acceptent cet état de fait.
La Pologne restaurée a des frontières difficiles à défendre et n'englobe pas tous les Polonais, alors que des minorités nationales représentent un tiers de sa population. Elle est dévastée et restera endettée jusqu'en 1939. L'industrie ne peut absorber la main-d'œuvre rurale surabondante, les grands domaines sont préservés. Avec le coup d'Etat militaire de Pisudski en 1926, le pouvoir exécutif est renforcé. Mais le pays ne sort pas du marasme consécutif à la crise mondiale de 1929.
En 1939, les troupes allemandes envahissent la Pologne sans déclaration de guerre, les Soviétiques pénètrent dans les provinces orientales. Russes et Allemands se partagent le pays. Les Polonais reconstituent en France un gouvernement dirigé par Wladyslaw Sikorski. Les cadres dirigeants de la nation sont éliminés, une germanisation radicale est ordonnée et la déportation systématisée. La Pologne se couvre de camps de concentration, puis d'extermination. En 1944, les forces de la Résistance déclenchent l'insurrection de Varsovie qui capitule. La ville est détruite, la population déportée. Le Comité de Lublin s'y installe sous le nom de gouvernement provisoire. La conférence de Yalta (1945) fixe les frontières de la Pologne. Une lutte fratricide s'engage pour ou contre le communisme ; l'armée Rouge est présente partout. Le communiste Bierut devient président de la République. Il résout les problèmes de frontières par des transferts de population. En 1948, socialistes et communistes fusionnent en un parti ouvrier unifié polonais (POUP)  dont le secrétaire général est Bierut. Cyrankiewicz (ancien socialiste) devient président du Conseil et le restera jusqu'en 1971. Le socialisme doit être édifié, la Pologne s'aligne sur le modèle soviétique. Après la nationalisation de l'industrie en 1946, un plan prescrit la collectivisation de l'agriculture. La résistance  affaiblit les résultats économiques, toutes les classes sociales sont mécontentes. Le pouvoir doit tenir compte des exigences de l'Eglise qui jouit d'un grand prestige, de la classe ouvrière, des paysans et des intellectuels.
En 1968, les manifestations des étudiants à Varsovie, soutenues par des intellectuels, sont réprimées. Les hausses considérables des prix des produits de consommation courante provoquent des manifestations ouvrières dans tout le pays. L'armée et la police tirent, le comité central du POUP donne le pouvoir à Edward Gierek, qui annonce l'augmentation des bas salaires, relâche des prisonniers politiques, desserre le contrôle exercé sur les médias, mais surtout cherche à élever le niveau de vie grâce aux emprunts occidentaux. Mais ni le problème du chômage, ni celui de la qualité du travail ne sont résolus. L'élection à la papauté en 1978 de Karol Wojtyla, archevêque de Cracovie, encourage l'Eglise de Pologne, qui soutient les aspirations spirituelles, mais aussi socioculturelles de la société.
L'année 1980 voit une vague de grèves qui se répandent à travers le pays tout entier. Les ouvriers s'organisent en comité de grèves inter-entreprises (MKS), élisent des délégués, dont Lech Walesa. Les négociations entre le gouvernement et le MKS aboutissent à un accord sur les revendications ouvrières. Dès le début de l'année 1981, Solidarnosc engage un bras de fer avec le pouvoir, le rapport de force semblant évoluer en faveur du syndicat. La situation économique empire de grève en grève. Entre le congrès de Solidarnosc, qui lance un appel aux travailleurs des pays socialistes frères pour la création des syndicats libres, les manœuvres militaires aux frontières polonaises et les revendications syndicales pour des "élections libres", la tension monte. Devant la menace d'une grève illimitée (contre l'avis de L. Walesa) et l'accentuation de la violence, le gouvernement, désormais contrôlé par l'armée, annonce l'établissement de l'état de guerre  et crée une instance suprême, le Conseil militaire de salut national. Les syndicats sont suspendus, les communications coupées, des chefs de Solidarnosc arrêtés ; Walesa, détenu, refuse de négocier avec le pouvoir, la presse est muselée, les grèves interdites. Walesa est libéré en novembre 1982, et la fin de la loi martiale prend effet le 31 décembre 1982. Walesa reçoit le prix Nobel de la paix en 1983. En dépit de la libération des prisonniers politiques, la répression se poursuit. Les Polonais refusent en 1987 de cautionner le programme de réformes soumis à référendum par le général Jaruzelski, mettant le pouvoir en minorité. Un mouvement de grèves, dur et déterminé, se développe à partir de 1988. Aux élections de 1989, Solidarnosc obtient la quasi-totalité des sièges du Sénat et les 35 % des sièges de la Diète non réservés aux partis de la coalition gouvernementale. Un des dirigeants de Solidarnosc, Tadeusz Mazowiecki, devient Premier ministre. Premier chef de gouvernement non communiste de l'Europe de l'Est depuis quarante ans, il forme un gouvernement de coalition, dont le programme est de rétablir l'économie de marché. Des amendements constitutionnels abolissent le rôle dirigeant du POUP et redonnent au pays le nom de république de Pologne. Le plan d'austérité, entré en vigueur en 1990, entraîne une forte augmentation du chômage et une diminution du pouvoir d'achat. Cette thérapie de choc stoppe l'hyperinflation (585 %) et stabilise la monnaie, au prix cependant d'une chute de la production et d'un appauvrissement rapide de la population. Lech Walesa devient président de la République en 1990.
Malgré les nombreuses querelles politiques qui dominent la scène politique, la Pologne est devenue un pays stable, aux résultats économiques satisfaisants, qui peut mener une politique de rapprochement accéléré avec l'Occident. Les troupes soviétiques se retirent en 1993. Après l'approbation par référendum d'une nouvelle Constitution, les élections législatives de 1997 permettent une simplification du paysage politique, désormais clairement structuré autour d'une gauche fédérée par les anciens communistes, et d'une droite héritière du syndicat Solidarnosc. Peu affectée par la crise russe en 1998, l'économie polonaise continue sa longue mutation grâce à la poursuite des privatisations et à un nouveau train de réformes (retraites, santé, secteur minier, nouveau code pénal). Une vaste refonte administrative réduit le nombre de voïvodies (régions) de 49 à 16. Le 1er mai 2004, la Pologne devient membre de l'UE. Lors des premières élections européennes en 2004, le report des voix sur les partis nationalistes, conservateurs et eurosceptiques reflète les craintes de la majorité de la population qui voit dans l'intégration à l'UE une menace pour ses intérêts économiques et ses valeurs morales.
En 2007, le limogeage pour malversations financières d'Andrzej Lepper, ministre de l'Agriculture et vice-Premier ministre, ouvre une crise politique. Désormais minoritaire, la grande coalition de centre gauche, Gauche et Démocrates (Lid) gouvernementale est rompue, des élections législatives anticipées sont convoquées pour octobre 2007. Profitant d'une participation forte, les libéraux (PO) devancent nettement les conservateurs du PiS. Un libéral convaincu, Donald Tusk, cofondateur en 2001 de PO (qu'il préside depuis 2003), forme un gouvernement de coalition avec le PSL et devient Premier ministre.
Dès sa prise de fonctions, D. Tusk se heurte à la volonté du président L. Kaczynski qui, selon la Constitution polonaise, a la prérogative en matière de politique étrangère. Toutefois le Premier ministre s'empresse d'envoyer un signal clair de rupture avec la politique européenne menée précédemment. Soucieux de renouer une relation apaisée avec l'Allemagne, il met en œuvre, avec la chancelière Angela Merkel, une série de mesures destinées à rapprocher les deux pays. Côté polonais, le voyage inaugural du ministre allemand des Affaires étrangères Guido Wersterwelle à Varsovie est perçu avec satisfaction. La disparition le 10 avril 2010 du président Lech Kaczynski ainsi que celle de nombreux hauts responsables politiques et militaires lors d'un accident de l'avion qui les transportait à Smolensk provoque un émoi considérable et crée un fort sentiment d'unité nationale. Après une brève période de deuil national, une campagne électorale assombrie par des inondations dévastatrices et marquée par un duel serré avec le candidat conservateur Jarosaw Kaczynski, B. Komorowski, candidat de PO, remporte l'élection présidentielle. En 2011, la majorité sortante est reconduite à l'issue des élections législatives.
D'indéniables progrès ont été enregistrés et, dans sa majorité, la population semble le reconnaître. Mais les enquêtes d'opinion réalisées en 2014 révèlent également un mécontentement diffus, une défiance à l'égard de la classe politique et un scepticisme quant aux vertus du marché. Déjà vainqueurs en 2015 avec l'élection d'Andrzej Duda à la présidence de la République, les conservateurs du PiS remportent la majorité absolue des sièges à la Diète et au Sénat. Beata Szydl, vice-présidente du parti Droit et Justice, est nommée Première ministre. La nouvelle majorité affiche sa volonté de rupture par des mesures controversées, dont une loi visant à renforcer le contrôle sur les médias publics. Les désaccords avec l'Union européenne portent sur la politique migratoire et la relocalisation par quotas des réfugiés (en provenance de Syrie, d'Afghanistan et d'Afrique de l'Est), une solution refusée par la Pologne.

Bon à savoir

Informations pratiques

L'ambre
" L'or de la Baltique " est omniprésent et pas seulement en bordure de mer. Vous trouvez une grande variété d'objets réalisés en ambre : figurines, lampes, coupe-papier et surtout de très beaux bijoux. Il existe de l'ambre jaune, doré, rougeâtre, blanc ou vert...

L'artisanat
Le savoir-faire artisanal est très répandu. Fort d'une longue tradition, le pays est couvert d'une multitude d'ateliers de confection manuelle et de boutiques de réparation (cordonniers, horlogers, etc.). L'artisanat s'est adapté au tourisme. Sur les marchés des centres-villes, vous trouvez un peu de partout des petits chefs-d'oeuvre authentiques vendus comme souvenirs : boîtes, porte-cartes, toupies, anges, articles religieux, broderies, céramiques, chaussons et chaussettes de laine, crèches en matériaux de récupération (spécialité de Cracovie), peaux de mouton, etc.

Le bar mleczny
ou bar à lait, existe dans presque toutes les villes polonaises, même si le nombre de ces anciennes cantines communistes a tendance à diminuer. Avec une décoration sommaire, ils sont ouverts à tous et accueillent une clientèle mixte d'étudiants, d'hommes d'affaire pressés, de vieillards, de clochards... Ils offrent une cuisine familiale à des prix dérisoire. Les produits, très frais, proviennent de l'arrivage du matin et l'établissement ferme lorsqu'il n'y a plus rien à servir.

Le bigos
Ce plat séculaire est un élément de base de l'alimentation. Composé de choucroute, mijotée avec des champignons, des carottes, plusieurs sortes de viandes et de la saucisse, le bigos cuit plusieurs jours et se réchauffe à volonté.

Les kabanos
Petites saucisses sèches qui se dégustent froides à l'apéritif ou encore grosses saucisses grillées accompagnées d'une boule de pain et d'un gros cornichon aigre-doux.

Les toilettes
La première fois, le rond et le triangle inversé sur les portes des toilettes laissent perplexe ! le rond s'applique aux femmes, le triangle aux hommes ! Demandez toaleta et munissez-vous d'une pièce, puisque les toilettes sont souvent payantes, même dans les bars et restaurants.

Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Les prises sont de type français.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.

Quelles langues réviser avant de partir ?
L’allemand est la langue étrangère la plus pratiquée. Toutefois, il n’y a pas si longtemps, tout le monde apprenait le russe à l’école... La jeunesse post-soviétique étudie souvent l’anglais. Le français est peu parlé.
 
Quelques mots utiles
Apprendre quelques mots clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, de faciliter et de rendre plus agréables vos échanges avec les Polonais rencontrés. Alors n’hésitez pas à faire l’effort d’utiliser les expressions suivantes :
Oui : tak.
Non : nie.
Bonjour (la journée) : dzien dobry.
Bonsoir : dobry wieczor.
Bonne nuit : dobranoc.
Au revoir : do widzenia.
S’il vous plait : prosze.
Merci : dzieki.
Comment allez-vous ? : jak sie masz ?
Bien, et vous ? : Czuj sie dobrze, a ?
Aéroport : airport.
Hôtel : hotel.
Gare : dworzec.
Toilettes : toaleta.
Téléphone : telefon.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts ! 

Bibliographie

Sites Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pologne.
http://www.routard.com/guide/code_dest/pologne.htm.
http://www.petitfute.com/voyage/182-nature-pologne.

Essais
Lisières d’Europe, de la mer Egée à la mer de Barents, voyage en frontières orientales, Guy Chomette, Frédéric Sautereau, éditions Autrement.
L’Art d’Europe centrale, Thomas DaCosta Kaufmann, Flammarion.
 
Guides
Pologne et capitales baltes, Guide du Routard, Hachette.
Pologne, Le Petit Futé.
Pologne, Bibliothèque du voyageur, Gallimard.
Poland, Lonely Planet (en anglais).

Littérature
Souvenirs de Pologne, Witold Gombrowicz, Folio, Gallimard.

Carte
Pologne, 1/1 500 000, Freytag & Berndt.
Hohe Tatra, 1/50 000, Freytag & Berndt.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Née dans les Hautes Tatras, Xenia, historienne et géographe, est également passionnée de photo, de vol libre et d’aventure. Avec son équipe de guides, elle vous fera partager son amour pour son pays et ses montagnes.

Le respect des us et coutumes

Une ancienne tradition veut que l’on accueille les invités avec du pain. De cette tradition, la Pologne a gardé le sens de l’hospitalité. Même si elle peut faire sourire, cet aspect est très présent et constitue une part importante de l’identité polonaise. Leur hospitalité, fondée sur l'adage : "Un hôte chez soi, c'est Dieu dans la maison", n'est pas une notion usurpée. Les coutumes anciennes sont vivantes dans les montagnes.
Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :

— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.

Ces précautions favorisent les échanges.

La préservation de l'environnement

Les forêts sont nombreuses et couvrent au total 27 % du territoire. En Poméranie, les forêts sont généralement constituées de conifères (surtout des pins). Dans les autres régions, on trouve une végétation plus mélangée, avec des arbres feuillus et résineux.
La faune est assez variée. Les mammifères les plus couramment rencontrés sont le lièvre et le sanglier. Dans les régions de l’est, on trouve également quelques cerfs, des loups et des renards ainsi que les derniers bisons d’Europe vivant en semi-liberté (dans la forêt de Bialowieza). Quelques rares ours vivent encore en liberté dans les montagnes. Les variétés d’oiseaux sont abondantes, et en général identiques à celles rencontrées en Europe occidentale. Les cigognes, à l’arrivée du beau temps, sont très présentes en Pologne.

Pour conserver ce patrimoine naturel, essayons d'être des voyageurs responsables :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. Lire notre conseil de guide "La faune de montagne" > ( https://www.allibert-trekking.com/197-respect-faune-montagne
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Dans le cadre d'une démarche responsable, évitez l'achat de bouteilles en plastique. Nous vous conseillons de prévoir une gourde personnelle que vous pourrez remplir.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre, pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable
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Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...