Roumanie

Le massif des Carpates, le plus étendu des massifs montagneux d’Europe, est un long croissant qui s’étend de la Slovaquie et la Pologne jusqu’à la Roumanie en passant par l’Ukraine. De la Transylvanie à la Bucovine, en passant par la région du Maramures, la Roumanie est une terre de traditions et d’histoire dont le patrimoine révèle dans chaque région une architecture et un passé différents : églises saxonnes fortifiées et châteaux dans les citadelles médiévales de Transylvanie (Biertan, Viscri, Sighisoara, Sibiu, Brasov…), églises en bois datant de plusieurs siècles et villages reculés aux maisons de bois dans le Maramures, fresques géantes et multicolores qui ornent les façades extérieures des églises de Bucovine…
Ce riche patrimoine est disséminé aux quatre coins du pays, entre collines verdoyantes, forêts sauvages, alpages et montagnes qui n’ont rien à envier aux massifs préalpins (monts Fagaras, Bucegi, Cindrel, Rodna, Apuseni). Mais la Roumanie, c’est aussi un véritable voyage dans le temps, à la rencontre d’une culture pastorale et de richesses humaines inouïes, depuis longtemps oubliées dans nos Alpes occidentales. Un accueil hors normes et un vrai retour aux choses simples, dépaysement garanti !
Randonnées et voyages en Roumanie

Repères

Population

21 millions d’habitants.

Superficie

237 500 km2.

Capitale

Bucarest.

Villes principales

Iai, Cluj-Napoca, Braov, Constana, Timioara, Galai, Craiova, Sibiu.

Point culminant

Moldoveanu (monts Fgra, 2 544 m).

Langues

roumain (off.), hongrois, allemand, rom.

Religions

orthodoxes (87 %), catholiques, protestants, musulmans.

Décalage horaire

par rapport à la France, une heure de plus toute l’année. UTC/GMT : + 2 h.

Géographie

Située en Europe orientale, la Roumanie est bordée au nord par l’Ukraine, à l’est par la Moldavie et la mer Noire, au sud par la Bulgarie et à l’ouest par la Serbie et Monténégro et la Hongrie. Le pays, qui s’étale sur les deux versants des Carpates, formant la barrière naturelle entre les deux bassins du Danube, se divise en quatre régions :
- au centre et au nord-ouest, la Transylvanie et son plateau central entouré par la chaîne montagneuse des Carpates ;
- au nord-est, les collines de Moldavie, importante région agricole et industrielle ;
- au sud-est, la Dobroudja, reliefs peu élevés et plaine côtière en bordure de la mer Noire. Région agricole et viticole, activité portuaire et chantier naval ;
- au sud : la plaine de Valachie, riche région agricole (céréales), matières premières importantes (pétrole, gaz, minerais).
Le plus important fleuve du pays est le Danube. Son delta couvre 2 600 km2 de territoire roumain. Le fleuve se jette dans la mer Noire.

Climat

La Roumanie jouit d’un climat continental assez accentué, caractérisé par des étés chauds et orageux et des hivers froids et enneigés. Juillet est le mois le plus chaud et janvier le plus froid. Dans les villes, les températures varient de + 33 °C à - 15 °C. Les écarts de température entre le jour et la nuit sont importants. En montagne, la neige a une durée d’environ 130 jours. Alors que le sud est relativement ensoleillé, le Nord connaît des ciels changeants aux lumières magnifiques.
- Au printemps, de mai à début juillet, les températures sont douces, et c’est un festival de couleurs, avec l’éclosion de toutes les fleurs.
- L’été, le temps est idéal pour randonner dans les montagnes, parcourues par les troupeaux et les bergers, vivant pour de nombreux mois en alpage.
- L’automne offre une belle arrière-saison, aux couleurs chatoyantes de l’été indien et aux belles lumières.
- L’hiver, les températures sont comparables à celles des Alpes, de - 5 °C à - 20 °C. L’enneigement est correct, voire important.

Économie

Collectivisée à plus de 85 % avant 1989, l'agriculture a connu une privatisation accélérée dès 1991, entrainant un morcellement des terres. Aujourd'hui, le pays produit du maïs, du blé, de la betterave à sucre, des pommes de terre, des fruits et des produits laitiers. L'élevage ovin, porcin et de volaille est relativement important.
Les industries de transformation, qui représentent plus de 85 % de la production industrielle, ont vu leur part diminuer au profit des industries extractives et du secteur énergétique. Malgré les exploitations intensives de la période communiste, la Roumanie dispose encore de minerais (plomb, zinc, manganèse, chrome et cuivre), de pétrole, de gaz naturel, de charbon et de lignite. La métallurgie (acier, aluminium), la pétrochimie, la mécanique (matériel agricole, ferroviaire, aéronautique, automobile) viennent en tête, suivies par le textile, l'alimentation, le bois et le papier.

Société

La population romaine connaît une régression importante depuis le début des années 1990, due à la grande migration des Roumains vers l’Europe de l’Ouest et à un taux de natalité très faible qui ne dépasse pas 1,36 enfant par femme.
Dans la population, les Roumains sont majoritaires (89,5 %), mais de nombreuses autres ethnies – Magyars (6,6 %), Roms (2,5 %), Ukrainiens, Allemands, Russes, Turcs, Tatars, Serbes, Slovaques, Bulgares, Croates, Grecs et Juifs – complètent cette très riche mosaïque.

L'histoire du pays

Dès le VIIe siècle avant J.-C., des cités grecques se sont développées sur la côte. Les Romains étendent bientôt leur domination. Les populations se soumettent successivement aux Goths (IIIe-Ve siècles), aux Gépides (IVe-Ve siècles), aux Huns (IVe-VIe siècles), aux Avars (VIe-VIIe siècles), aux Slaves (VIIe siècle), aux Hongrois (IXe siècle), aux Coumans (XIe-XIIIe siècles) et aux Tatars (XIIIe siècle). Si la plupart de ces envahisseurs ne s'implantent pas durablement, les Slaves s'installent. De petites principautés apparaissent, mais, dès le Xe siècle, la Transylvanie est conquise par la Hongrie.
Trois entités territoriales se dégagent aux XIIIe et XIVe siècles : la Transylvanie, dominée par les minorités magyare et saxonne, jouit d'une certaine autonomie par rapport à la Hongrie ; la Valachie, au sud, assimile des Serbes et des Bulgares, et s'émancipe bientôt du roi de Hongrie Charles Ier Robert ; la Moldavie, à l'est, absorbe des Ruthènes et rejette, avec Bogdan Ier, la suzeraineté hongroise. Les principautés ont leur voïévode, ou hospodar, souverains absolus. Au XVe siècle, ces principautés sont convoitées par la Hongrie et la Pologne, leurs rois attisant les querelles dynastiques. Les Ottomans réussissent à imposer un tribut à la Valachie, puis à la Moldavie. Leur poussée est constante aux XVe et XVIe siècles, en dépit d'une résistance acharnée des Roumains. A la fin du XVIe siècle, bien que le prince valaque Michel le Brave réussisse à chasser les Turcs et ceindre les couronnes de Transylvanie et de Moldavie, les voïévodes se soumettent presque tous au sultan par opportunisme. L'essentiel de la puissance est détenu par les boyards (aristocrates) qui imposent à la masse paysanne le statut de serf lié à la terre. Profitant du déclin de la Pologne, la Russie commence, dès l'époque de Pierre le Grand (1682-1725), à convoiter les principautés. Mais les Russes se font détester pour la brutalité de leur occupation militaire. Les principautés ne seront sauvées que par la rivalité du tsar et de l'Autriche. En 1859, les deux principautés de Moldavie et de Valachie élisent le même hospodar, le prince Alexandre Cuza : c'est l'acte de naissance de la Roumanie, dont l'unité constitutionnelle et administrative sera définitivement réalisée en 1862.
L'effondrement des empires centraux permet la reconstitution de la Roumanie et son agrandissement. Mais le gouvernement refuse d'accorder les garanties réclamées par les Alliés pour les minorités nationales, qui constituent un quart de la population, l'antisémitisme se développe. Les paysans obtiennent en 1921 le vote d'une réforme agraire ; mais souvent trop pauvres pour payer leurs échéances, ils en sont réduits à revendre leur lopin. Les capitaux étrangers contrôlent une grande partie de l'économie, en particulier les gisements de pétrole. La Constitution de 1923 a confirmé le suffrage universel, mais le roi et les ministres continuent à fausser le jeu parlementaire. En 1931, Corneliu Codreanu fonde le parti fascisant de la Garde de fer. Le roi Ferdinand, qui a déshérité son fils Charles, laisse, lors de sa mort en 1927, le trône à son petit-fils, Michel Ier, âgé de 6 ans ; mais Charles II réussit à reprendre le pouvoir et impose sa dictature personnelle en 1938. La Garde de fer est dissoute et son chef est abattu.
Le général Ion Antonescu arrive au pouvoir ; il obtient l'abdication du roi en faveur de Michel Ier, prend le titre de conducator et se place résolument sous la domination des Allemands. La Wehrmacht occupe le pays, la Garde de fer, reconstituée, assassine un grand nombre d'hommes politiques et de juifs. Antonescu forme un gouvernement militaire et interdit les partis ; il déclare la guerre à l'URSS, et les troupes roumaines remportent d'abord des succès faciles. Mais, dès fin 1941, le Reich connaît ses premiers revers et l'opinion roumaine s'inquiète. Le ministre des Affaires étrangères, Mihai Antonescu, commence une série de contacts discrets auprès des Anglo-Saxons, mais les Occidentaux laissent aux Soviétiques le soin de libérer la Roumanie. En 1944, l'Armée rouge entre dans le pays, le roi Michel Ier fait arrêter les deux Antonescu, forme un gouvernement de coalition et demande l'armistice aux Alliés, puis, après un bombardement allemand de Bucarest, déclare la guerre au Reich.
Sous la protection de l'armée soviétique qui stationne dans le pays, le Front national qui regroupe le parti communiste, les partis national-paysan, libéral et social-démocrate, prend le pouvoir au printemps 1944. Les communistes vont progressivement acquérir la totalité du pouvoir : ils éliminent leurs opposants, réussissent à interdire le parti national-paysan et, enfin, obtiennent, en 1947, l'abdication du roi. Le gouvernement proclame alors la République populaire roumaine. L'acteur dominant devient le parti ouvrier roumain, issu de la fusion des communistes et des socialistes ; il est dirigé par Gheorghiu-Dej. Une nouvelle Constitution est votée en 1948. Les sources d'énergie et les industries sont nationalisées, les paysans riches sont expropriés. Les premiers plans quinquennaux entrent en vigueur. Un certain nombre de purges éliminent les “déviationnistes de droite”. Les liens avec l'Union soviétique sont renforcés, en particulier sur le plan économique, avec la création des Sovrom, sociétés d'économie mixte russo-roumaines. Devenu premier secrétaire du parti ouvrier roumain, Gheorghiu-Dej cède la tête du gouvernement à Stoica Chivu en 1955 et décide une large amnistie politique. En 1965, à sa mort, Gheorghiu-Dej est remplacé à la tête de l'Etat par Chivu et à la tête du parti par Nicolae Ceauescu. En 1965, le parti prend le nom de parti communiste roumain et Nicolae Ceauescu annonce que, la collectivisation agraire étant achevée, tous les biens de production appartiennent à la société. La Roumanie devient une république socialiste, et une nouvelle Constitution est promulguée. Ceauescu remplace Chivu en 1967 à la présidence du Conseil d'Etat tout en restant à la tête du parti. Le pays est en butte à des difficultés économiques encore aggravées par les inondations de 1970 ; la production globale stagne et le pays commence à s'endetter. A partir de 1974, le pays passe sous la direction pratiquement unique du premier secrétaire, en l'honneur de qui se développe un certain culte de la personnalité. Ce triomphe se concrétise, lorsque Ceauescu est élu président de la République.
La situation économique et sociale, soumise à la fois aux contrecoups de la crise mondiale et à la régression de sa production de pétrole, se dégrade peu à peu à partir de 1980 : afin de rembourser sa dette extérieure, le gouvernement impose un rationnement drastique des denrées alimentaires et de la consommation privée d'énergie, tandis que le salaire minimum est supprimé. Cette détérioration des conditions de vie s'accompagne d'un renforcement de la répression confiée à la Securitate. A partir de 1985, Ceauescu relance le plan de “systématisation” du territoire qui prévoit, d'ici l'an 2000, la destruction de plusieurs milliers de villages et leur remplacement par quelques centaines de centres agro-industriels. La contestation se développe et se radicalise. La minorité magyare (ou hongroise), qui vit essentiellement en Transylvanie, est victime d'une politique d'assimilation forcée.
En novembre 1989, au XIVe Congrès du parti, Ceauescu est réélu secrétaire général. Mais des membres du parti, regroupés dans un Front de salut national (FSN), réclament sa destitution. Le 16 décembre ont lieu à Timisoara des manifestations de soutien au pasteur protestant László Tkés, sommé de quitter sa paroisse pour avoir critiqué les discriminations auxquelles était soumise la minorité magyare. Ce soutien se transforme rapidement en protestation contre le régime de Ceauescu. Malgré la répression, le mouvement gagne Bucarest le 21 décembre. Le 22, le Conseil du Front de salut national (CFSN) s'érige en gouvernement ; l'armée se rallie à lui. Les combats, qui opposent alors les militaires à des factions de la police politique, fidèles à Ceauescu, font plus de 1 000 morts et 3 000 blessés. Le conducator et son épouse, en fuite depuis le 22 décembre, finalement arrêtés, sont condamnés à mort et exécutés le 25 décembre, après une parodie de procès.
La réapparition des anciens partis démocratiques (PNL libéral, PNTCD démocrate-chrétien), interdits par les communistes ne menace pas le pouvoir du Front de salut national fondé par l'ex-communiste Ion Iliescu, qui est élu président en mai 1990 avec 85 % des voix, après avoir promis que nul ne serait inquiété. Son régime est qualifié par ses adversaires politiques de “néo-communiste”. A la fin de l'époque de Ceauescu, le PC roumain compte près de 4 millions de membres et, après la chute du régime, l'essentiel de la classe politique sort de ses rangs et de l'ancienne haute administration.
Mais la société civile, qui se reconstitue lentement, et la liberté de la presse, qui permet la parution de médias critiques envers le pouvoir, changent la donne. La lutte politique mène à une scission à l'intérieur du FSN, qui profite au jeune Premier ministre Petre Roman représentant l'aile la plus réformatrice de la nomenklatura. En 1996, le peuple choisit l'alternance et permet l'arrivée au pouvoir d'Emil Constantinescu, professeur d'université, candidat d'une large et hétéroclite coalition anti-Iliescu où se côtoient d'authentiques démocrates, des libéraux qui veulent en finir avec le protectionnisme, et des néo-communistes réformateurs.
La transition difficile vers l'économie de marché, l'incapacité du nouveau président à imposer son leadership sur la coalition au pouvoir, la corruption rampante et d'incessantes rivalités à l'intérieur même du gouvernement, provoquent la colère et le désespoir des couches populaires, directement touchées par la pauvreté. Aux élections 2000, Ion Iliescu et son Parti Social-Démocrate (PSD) gagnent grâce à un tour de passe-passe électoral : les anciens chantres de Ceauescu, Corneliu Vadim Tudor et Adrian Punescu, passés du communisme à l'ultra-nationalisme, se sont présentés contre lui en épouvantails d'extrême-droite, prenant à ses adversaires la partie la plus désespérée des électeurs, et le faisant passer pour démocrate par contraste. Le PSD profite des réformes commencées par les partis démocrates et change son orientation idéologique pour devenir un parti de gauche à l'image des travaillistes britanniques ; il devient ainsi membre de droit du Parti des socialistes européens ce qui est encore un grand succès politique, car par contraste cela place ses adversaires à droite, ce qui continue d'effrayer beaucoup d'électeurs.
Entre 2000 et 2004, le PSD applique pourtant une politique économique libérale (larges privatisations, indépendance de la Banque centrale), se rapproche fortement de l'OTAN et de l'Union européenne, tandis que la composante sociale reste très limitée. Le gouvernement social-démocrate obtient des résultats incontestables (croissance économique moyenne de 5 % par an, réduction de l'inflation, réduction du déficit budgétaire, premier accord avec le FMI, négociations réussies en vue de l'adhésion à l'UE, adhésion à l'OTAN), mais son image reste plombée par les innombrables affaires de corruption à un haut niveau, par le non-respect de l'état de droit et par le mépris des humbles hérité de l'époque communiste. Aux élections de novembre 2004, la majorité relative gagnée par le PSD n'est pas suffisante pour former un gouvernement et c'est une coalition de quatre partis de centre-droit qui prend le pouvoir. Le président alors élu est Traian Bsescu, ancien capitaine de la marine marchande, chef du Parti démocrate (PD) issu du FSN, mais allié du Parti national libéral. Il est le premier à assumer clairement son passé communiste et à admettre officiellement que le communisme et les manipulations de 1989 ont été criminels (deux millions de morts en 45 ans officiellement recensés). La coalition au pouvoir s'efforce d'achever les réformes (instauration d'un taux d'imposition très bas, à 16 %, aide à la concentration des terres agricoles, réforme d'un appareil de justice peu efficace, lutte contre la grande corruption, modernisation de la sécurité sociale), mais elle se heurte aux contradictions politiques internes et à une forte résistance de la part des vieux apparatchiks de la nomenklatura.
L'adhésion en janvier 2007 à l'Union européenne est considérée comme un très bon signe pour la poursuite de la transition démocratique vers un Etat de droit, une économie de marché moins sauvage, intégrée à celle de l'UE, et peut-être même, au bout, une société de liberté et prospérité. Mais, en 2008, la Commission européenne rend public son troisième rapport sur l'évolution de la démocratie en Roumanie, dans le cadre du Mécanisme de coopération et de vérification qui vise à évaluer les progrès de nouveaux membres de l'Union européenne, et ce rapport conclut à un bilan très mitigé : parmi les points positifs, on note une nette amélioration des infrastructures, la liberté des médias, les progrès des libertés publiques ; parmi les points négatifs, la lourdeur et la lenteur des administrations, des choix énergétiques et de modes de transport à contre-courant (tout hydrocarbures, tout routier), le faible niveau de vie des retraités, la faiblesse des systèmes de solidarité, une législation qui peine à s'aligner sur les nomes européennes, une corruption endémique à tous niveaux et l'absence de mesures prises pour y remédier. La Commission appelle la Roumanie à poursuivre ses efforts dans tous ces domaines.
La Roumanie est touchée de plein fouet par la crise financière des années 2010, et le gouvernement de Traian Bsescu prend des mesures drastiques d'austérité (réduction des salaires de 25 %, réduction de 20 % des retraites déjà très faibles, passage de la TVA de 19 % à 24 %, augmentation de toutes les taxes et impôts, licenciement sans indemnité de 200 000 fonctionnaires) ce qui mène à la chute de deux gouvernements et oblige le président à confier l'exécutif à l'opposition (une alliance entre les socialistes, les libéraux et un petit parti conservateur dirigé par Dan Voiculescu, patron d'un empire médiatique et reconnu par la justice comme un collaborateur de l'ancienne police politique, la Securitate). Tout ceci débouche, en 2012, sur une nouvelle tentative de destitution du président Bsescu par le parlement, via un référendum qui ne donne pas les résultats escomptés.
A l'élection présidentielle de 2014, la victoire du libéral Klaus Iohannis (calme et pondéré, issu de la minorité saxonne, pro-européen et majoritaire dans les régions anciennement austro-hongroises et sur le littoral) sur Victor Ponta, son adversaire social-démocrate et nationaliste (vif et emporté, majoritaire dans les régions anciennement moldo-valaques vassales de l'Empire ottoman et qui, ayant la majorité au Parlement, garde néanmoins la direction du gouvernement), confirme la volonté des électeurs de ne pas confier le pouvoir à un seul camp et de mieux s'intégrer en Europe sans pour autant trop subir les diktats des pays riches d'Occident.

Bon à savoir

Informations pratiques

La richesse des fêtes
Si vous voyagez l’été, vous aurez peut-être la chance d’assister à l’une des nombreuses fêtes traditionnelles (fêtes de la moisson) ou à un mariage. Certains de ces événements impliquent des villages entiers. Le visiteur étranger est bien souvent un invité d’honneur. Aussi, il peut arriver que le déroulement de votre voyage soit modifié afin de profiter de ces fêtes uniques. Les Roms ou Tsiganes sont les dernières populations à maintenir ces traditions du folklore roumain. Une fête animée de leurs chants et musiques a encore plus de charme !  

La mamaliga
Cette bouillie de maïs, plat de base du paysan roumain, rappelle la polenta italienne. Elle accompagne un fromage blanc fabriqué à partir de lait de vache ou de brebis un peu aigre ou tout autre plat. Dans le Maramures, une mamaliga cu brânz (au fromage et au lard) servie au petit déjeuner ne vous lâchera pas de la journée !

La musique traditionnelle
Aucun autre pays d’Europe ne dispose d’autant de musiciens de villages. Hélas, sous l’effet des modes affluant depuis 1990, ils sont de plus en plus écartés des noces. Ce patrimoine exceptionnel risque disparaître dans les années à venir.

Quels sont les souvenirs intéressants à rapporter ?
Vous trouverez dans les Carpates de nombreux objets en cuir, en fer forgé ou en bois aux couleurs très vives. Les céramiques, tissus, tapis, broderies sont également intéressants. Les œufs peints de Bucovine, les chapeaux du Maramures sont parmi les souvenirs typiques de ces régions.

Electricité

Tension électrique : 220/230 V, 50 Hz. Les prises sont de type français.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.
 
Quelques mots utiles
L’allemand est la langue étrangère la plus pratiquée. Toutefois, à l’époque communiste, tout le monde apprenait le russe à l’école... La jeunesse post-soviétique étudie souvent l’anglais ; le français est peu parlé.
De l’Empire romain, les Roumains ont gardé des consonances latines. Dans certaines régions de Transylvanie, le hongrois est majoritaire, mais le roumain reste la langue officielle.
Apprendre quelques mots clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs et de faciliter vos échanges. N’hésitez pas à utiliser les expressions suivantes :
Salut : buna ziua / Salut.
Bonjour : buna dimineaa.
Bonsoir : buna seara.
Au revoir : la revedere.
S’il vous plaît : va rog.
Merci : mulumesc (ou merci).
Excusez-moi : lertai-ma / scuzai-m.
Oui : da. Non : nu.
Comment allez-vous ? : ce facei ?
Vous pouvez demander à votre guide comment prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Essais
Lisières d’Europe, de la mer Egée à la mer de Barents, voyage en frontières orientales, Guy Chomette, Frédéric Sautereau, éditions Autrement.
L’Art d’Europe centrale, Thomas DaCosta Kaufmann, Flammarion.

Guides
Roumanie, guide Evasion, Hachette.
Roumanie, Lonely Planet.

Récits
Roumanie vagabonde, en famille sur les sentiers des Carpates, Maryvonne Robineau, éditions Opéra.
Entre fleuve et forêt, Patrick Leigh-Fermor, Payot.
Rhapsodie roumaine, Dominique Fernandez et Ferrante Ferranti, Grasset.
Balkans-Transit, François Maspero, Point Seuil.

Littérature
Les Chardons du Baragan
, Panaït Istrati, Cahiers Rouges Grasset.
Bucarest, mémoires et promenades, Catherine Durandin, Hesse.

Ouvrages illustrés
Roumanie notre sœur latine, Jean-Yves Guéguéniat et Sergio Cozzi, Géorama.
Roumanie, Diane Chesnais, Florin Andreescu et Pierre Soissons, Vilo.

Carte
Roumanie, Bulgarie, Moldavie, 1/700 000, Adac, 2004.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

L’histoire de Jean-Michel est atypique ! Plus jeune “clefs d’or” de France à Paris, c’est-à-dire concierge dans un hôtel cinq étoiles, il se consacre au bien-être et au service de ses clients et semble destiné à une belle carrière. Mais un beau jour, pris d’une irrésistible envie d’ailleurs, il quitte tout pour faire le tour du monde.
Sac au dos, il part découvrir d’autres cultures et modes de vie. Il traverse l’Europe de l’Est, juste après la chute du mur de Berlin. Après la Slovaquie, la Bulgarie, l’Ukraine, Jean-Michel arrive en Roumanie. Il tombe immédiatement sous le charme de ce pays si accueillant... et d’une Roumaine, qu’il épouse peu de temps après ! Passionné par la Roumanie et la vie pastorale dans ces montagnes verdoyantes, il explore les recoins et les villages les plus retirés, tissant un réseau de relations aux quatre coins des Carpates roumaines.
Lorsqu’il propose à Allibert ses programmes issus de ses multiples explorations, nous n’hésitons pas un seul instant à engager un partenariat de confiance avec cet homme attachant, partageant nos valeurs humaines et notre conception du service. Jean-Michel met au service de nos groupes son sens de l’organisation tout en favorisant des rencontres extrêmement chaleureuses avec les habitants des petits villages traditionnels. Et pour une plus grande immersion dans la culture et les traditions roumaines, il a constitué une équipe dynamique de jeunes guides roumains, parlant très bien le français, excellents ambassadeurs de leur pays. Très investi dans son pays d’adoption, la réputation de Jean-Michel n’est plus à faire.

Le respect des us et coutumes

Ce pays des Carpates, à la croisée des nombreux courants qui ont façonné l’histoire de l’Europe orientale, possède un patrimoine culturel d’une étonnante richesse. Les églises en bois en sont l’une des plus fascinantes caractéristiques culturelles. Encore fort nombreuses, malgré les destructions dues aux différentes guerres, ces églises sont de confessions différentes, majoritairement orthodoxes. La richesse extraordinaire de l’architecture religieuse reflète la foi profonde des populations. Le pays a su préserver son identité, conservant ses langues et ses traditions, y compris dans la région où les Hongrois (Magyars) restent majoritaires.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l’espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l’entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
Ces précautions favorisent les échanges. 

Les conseils de Jean-Michel, spécialiste des Carpates roumaines
Dans les campagnes, les orthodoxes respectent encore le carême (post) : 45 jours avant Pâques, 45 jours avant Noël, les 15 premiers jours d’août, le vendredi. Souvent, vos hôtes n’osent pas vous imposer leur régime végétarien : mettez-les à l’aise et encouragez-les à vous le faire partager. Les recettes de post sont parmi les plus raffinées de la cuisine roumaine (crème de haricots aux poivrons confits, caviar d’aubergine, soupes de cèpes, etc.) !
Les Roumains vous accueillent sans façon dans leur modeste logis, vous offrent à manger jusqu’à satiété et n’attendent strictement rien de vous en retour, si ce n’est votre amitié. Surtout, ne leur proposez pas de rémunération et sachez accepter leur hospitalité et y faire honneur.

La préservation de l'environnement

La Roumanie dispose d’un patrimoine biologique abondant et varié. La flore est riche et très diversifiée ; les forêts (résineux et feuillus) couvrent un quart du territoire. Les animaux et oiseaux disparus ou très rares dans d’autres pays de l’Europe sont toujours présents en Roumanie.
Les hôtes habituels des forêts sont les ours (à peu près 60 % de la population du continent), les loups (environ 40 % des effectifs européens), les sangliers, les renards, les lynx, les chats sauvages, les cerfs.
La Roumanie compte 844 zones protégées occupant environ 5,2 % du territoire, dont trois reconnues par l’Unesco comme réserves de la biosphère (le delta du Danube et les parcs nationaux Retezat et de Rodna) et onze parcs nationaux.
 
Pour conserver ce patrimoine naturel d’exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. Lire notre conseil de guide "La faune de montagne" https://www.allibert-trekking.com/197-respect-faune-montagne
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Dans le cadre d'une démarche responsable, évitez l'achat de bouteilles en plastique. Nous vous conseillons de prévoir une gourde personnelle que vous pourrez remplir.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...