Turquie

Imaginez les eaux translucides de quatre mers où se reflètent de magnifiques montagnes ; une terre bénie, où les éléments ont sculpté d’incomparables œuvres minérales ; un pays d’immenses steppes et vallées où courent le vent et les cavaliers nomades... Du rêve à la réalité, la Turquie est ce trait d’union entre Europe et Asie, la porte de l’Orient, un monde naturel exceptionnel, de la mer turquoise aux grands espaces du plateau anatolien, de la foule bigarrée des bazars à la splendeur des paysages solitaires. Entre tradition et progrès, islam et laïcité, influence orientale et influence occidentale, c’est le pays de tous les contrastes !
Anatolie était l’un des noms donnés dans l’Antiquité à la plus grande partie de la Turquie, nommée aussi Asie Mineure par les Grecs et les Romains. Elle désigne aujourd’hui la partie asiatique de la Turquie, par opposition à la Thrace, partie européenne. Istanbul, ancienne Byzance ou Constantinople, à cheval sur le détroit du Bosphore, est le carrefour entre ces deux régions, situées chacune sur un continent différent. L’Anatolie se compose de deux massifs montagneux, la chaîne Pontique, au nord, et les incroyables sommets des Taurus, au sud. Ces reliefs se rejoignent dans la partie orientale où le mont Ararat constitue le point culminant du pays.
Tout au long de votre chemin, vous rencontrez des gens souriants, d’une gentillesse extraordinaire. Des eaux limpides de la Méditerranée au sommet du mythologique mont Ararat, en passant par le massif de la Cappadoce, ou encore les monts réputés des Taurus, des Bolkar, des Kaçkar, laissez vous guider sur cette terre de légendes.
Voyages, trekkings et randos en Turquie

Repères

Population

75 millions d’habitants.

Superficie

780 576 km2 (97 % en Asie et 3 % en Europe).

Capitale

Ankara.

Villes principales

Istanbul (plus grande ville), Izmir, Bursa, Eskisehir, Gaziantep, Kayseri, Konya, Adana.

Point culminant

mont Ararat (5 165 m).

Langues

turc (off.), romanisé depuis 1928, kurde.

Religions

musulmans (75 %), en majorité sunnites ; forte minorité alévie (20 %) ; minorités chrétiennes (grecs orthodoxes, rites arméniens grégoriens, syriaques, catholiques latins) et juive.

Décalage horaire

par rapport à la France, une heure de plus toute l’année. UTC/GMT : + 3 h.

Géographie

La géographie
97 % du territoire sont situés en Asie Mineure et 3 % en Europe (une partie de la Thrace), reliés par les détroits des Dardanelles et du Bosphore.
La Turquie partage ses frontières terrestres avec la Grèce et la Bulgarie (à l’ouest), la Géorgie (au nord-est), l’Arménie et l’Iran (à l’est), l’Irak et la Syrie (au sud). Elle est baignée au nord par la mer Noire, à l’ouest par la mer Egée et la mer de Marmara, au sud par la Méditerranée et compte au total près de 8 000 km de côtes.
Occupés en presque totalité par le plateau anatolien (1 500 km d’est en ouest), près de 80 % du territoire se trouvent à une altitude supérieure à 500 mètres. Le plateau central est enserré par des chaînes montagneuses s’élevant à plus de 3 000 mètres : la chaîne Pontique au nord-est, le Taurus au sud et l’Anatolie orientale où les sommets dépassent 4 000 m (mont Ararat).

Climat

Le climat
La Turquie présente plusieurs climats, assez caractéristiques.
– Climat méditerranéen, de la mer Egée à la Méditerranée par la côte de Lycie (Antalya). Eté chaud et sec, hiver tiède et humide de décembre à mi-février. Il se modifie sous l’influence de la continentalité et de l’altitude, ce qui se traduit par une augmentation des températures et une baisse des précipitations : hiver plus froid, été plus chaud, pluies plus faibles.
– Climat pontique, le long de la côte orientale de la mer Noire (Trabzon). Hiver doux, été chaud, pluies abondantes toute l’année avec une accalmie en été.
– Climat continental, en Anatolie centrale et sur la partie orientale du pays. Plus rude en hiver (froid) et en été (chaud), de plus en plus excessif à mesure que l’on va vers l’est. Baisse des précipitations jusqu’aux limites de l’aridité. Orages d’été.
On peut voyager en Turquie toute l’année. Le pays est néanmoins très vaste et, selon l’activité, certaines saisons se prêtent mieux à la découverte de tel ou tel massif.
– La Cappadoce se prête à de superbes randonnées au printemps et à l’automne. L’été, cette région est plus chaude mais la végétation, les gorges et les églises troglodytiques offrent de nombreux points d’ombre.
– Les Taurus, les Kaçkar et le mont Ararat sont plutôt des destinations d’été, de fin mai à fin septembre. En mars et avril, ski de randonnée possible sur les hauts reliefs de ces massifs.
– La côte lycienne vous invite au voyage toute l’année. Les randonnées sont adaptées à la chaleur estivale. Et les baignades sont les bienvenues.
 
– Températures moyennes maximales et minimales à Ankara, en °C :

janv.

fév.

mars

avril

mai

juin

juil.

août

sept.

oct.

nov.

déc.

- 5/5

2/6

1/12

5/17

9/22

13/26

15/30

15/30

11/26

7/20

2/13

-1/6


Économie

L’économie
Le tiers de la population active travaille dans le secteur primaire (agriculture), contre un quart dans le secteur secondaire (industrie).
Sur le plan agricole, la Turquie peut être divisée en deux zones principales. Sur le plateau anatolien dominent les cultures céréalières (blé, orge) et l’élevage de moutons, auxquels s’ajoutent quelques cultures industrielles (betterave sucrière). Dans les régions côtières, les céréales (blé, orge, maïs et riz) sont associées à des cultures industrielles (coton, thé, tabac) et à diverses cultures commerciales (olives, fruits secs, agrumes, noisettes, pistaches). La vigne est également présente dans les anciennes régions chrétiennes (côte égéenne, Cappadoce, anti-Taurus). La pêche est une activité importante. Le nomadisme, très répandu à l’époque ottomane, ne concerne plus qu’une centaine de milliers de nomades dispersés dans la chaîne du Taurus et en Anatolie du Sud-Est. Plusieurs millions d’éleveurs pratiquent en revanche un semi-nomadisme de type montagnard, caractérisé par une transhumance vers les alpages d’été (yayla). Dans l’industrie, d’importantes disparités régionales apparaissent, 85 % des actifs employés dans le secteur industriel se situent à l’ouest de l’axe Zonguldak (mer Noire) - Gaziantep (frontière syrienne), et un tiers dans la seule agglomération d’Istanbul. L’automobile est le deuxième secteur économique du pays. Contrairement à Ankara, capitale administrative relativement peu industrialisée, l’agglomération d’Istanbul exerce un quasi-monopole sur les industries légères et de haute technologie.

Société

La société
La densité de population reste assez faible (96 habitants par km2), mais cette moyenne dissimule d’importantes disparités régionales, opposant des zones de fort peuplement (région d’Istanbul, côtes égéenne et méditerranéenne, Anatolie du Sud-Est) à des zones faiblement peuplées (Anatolie centrale et orientale, côtes de la mer Noire). La population est majoritairement urbaine (75 % de la population vivent dans les grandes villes).
La Turquie est désormais un pays presque exclusivement musulman, les petites communautés arménienne, grecque et juive séfarade d’Istanbul représentant moins de 1 % de la population. Sur le plan religieux, les Turcs musulmans se divisent entre Sunnites (80 %) et Alevis (20 %). Sur le plan ethno-linguistique, la minorité kurde, concentrée en Anatolie du Sud-Est, représente environ 15 % de la population totale et parle une langue de la famille iranienne. Il existe, enfin, une petite minorité arabe dans la région du Hatay, près de la frontière syrienne. La Turquie mélange cultures et traditions oghouzes, anatoliennes, ottomanes et occidentales, offrant une très intéressante richesse culturelle.
La Turquie est l’un des premiers pays musulmans à avoir donné le droit de vote aux femmes (1934). Les femmes turques ont pu accéder à des postes très importants, même si nombre d’entre elles vivent au foyer selon la tradition et la religion.

L'histoire du pays

L’histoire
Les plus anciennes traces de cultures se trouvent en Anatolie. Après la chute de l’Empire hittite qui atteint son apogée au XIVe siècle avant J.-C., les nouveaux Etats de Phrygie et de Lydie s’installent solidement sur la côte ouest au moment où la civilisation de la Grèce antique commence à prospérer. Le royaume phrygien apparaît au cours du XIIe siècle avant J.-C. et se maintient de manière indépendante jusqu’au VIIe siècle avant J.-C.. La Lydie joue un rôle important dans l’histoire de l’Anatolie occidentale dès 1300 avant notre ère. Au moment de l’expansion de la Perse, le système de gouvernement local en Anatolie permet à de nombreuses villes portuaires de s’étendre et de prospérer. Leurs gouverneurs se révoltent de temps à autre, mais cela ne constitue pas une menace sérieuse. Alexandre le Grand met fin à la domination perse à la suite de plusieurs victoires successives remportées sur le roi perse Darius III. Après sa mort, ses conquêtes sont disputées entre ses généraux. Ainsi se sont progressivement mis en place des peuples de diverses origines, des royaumes, des confédérations et des régions qui ont formé, durant l’Antiquité, la trame de la géographie historique de l’Anatolie : Arménie, Bithynie, Cappadoce, Carie, Cilicie, Commagène, Eolide, Galatie, Ionie, Isaurie, Lycaonie, Lycie, Lydie, Mysie, Pamphylie, Paphlagonie, Phrygie, Pisidie, Pont et Troade.
Comme l’Empire perse avec ses satrapies, l’Empire romain, avec ses Etats-clients et ensuite ses provinces, a permis aux pouvoirs locaux d’exercer leurs prérogatives sous protection militaire impériale, mais avec une assez grande autonomie. L’empereur Constantin le Grand établit à Constantinople une nouvelle capitale pour l’Empire romain, qui devient l’Empire d’Orient ou Empire byzantin. Situé à l’extrémité occidentale de la route de la soie et des routes maritimes de l’encens, des épices et des pierres précieuses venant d’Asie, cet empire perdure après la chute de celui d’Occident en raison de sa grande prospérité et de l’habileté de ses dirigeants, mais c’est précisément sa richesse qui attire les convoitises des Perses, des Arabes, des Bulgares, des Russes, des Normands, des croisés, des Vénitiens, des Génois et des Turcs qui finissent par épuiser l’Empire, le morceler et le réduire à sa seule capitale Constantinople, après un millénaire de combats terrestres et maritimes. Ce sont les armées seldjoukides, danichmendides et houlagides qui, les premières, s’emparent en 1071 de l’Anatolie centrale, ultérieurement partagée entre plusieurs émirats turcs, mais c’est l'empire turc le plus puissant, celui des Ottomans, qui porte le coup de grâce à l’Empire byzantin, quand le sultan Mehmed II prend Constantinople en 1453.
Par son système des milliyets, l’Empire ottoman permet aux populations, cultures et religions antérieures de se maintenir en Anatolie longtemps après 1453, et met les anciennes sources de richesse de l’Empire byzantin, dont il a hérité, à profit pour agrandir son territoire. Il devient alors le plus puissant des Etats musulmans, allant des portes de Vienne, en Autriche, jusqu’au Yémen et au golfe Arabo-persique, des steppes ukrainiennes jusqu’au Soudan africain, et des frontières du Maroc jusqu’à celles du Caucase. Si Constantinople est la capitale de cet immense empire, l’Anatolie en est le centre et le carrefour.
Les habitants de l’Empire pouvaient conserver leurs croyances religieuses, allant du judaïsme au christianisme et à l’islam, mais comme les non-musulmans devaient payer un impôt supplémentaire, le haraç, et subir l’enlèvement des garçons pour le corps des janissaires, la majorité de la population anatolienne passe progressivement à l’islam et à la langue turque.
Après une période de décadence, et malgré ses efforts de modernisation, l’Empire ottoman est dépecé à l’issue de la Première Guerre mondiale. Le réveil national turc, avec Mustafa Kemal, conduit à une guerre d’indépendance contre les Grecs, à l’ouest, et les Français, au sud-est. Le traité de Lausanne (1923) s’accompagne d’échanges de populations, faisant suite aux massacres et expulsions de la guerre, qui réduisent radicalement la mosaïque ethnique et religieuse : en moins de dix ans, les minorités non-musulmanes passent de 16 % à 2 % de la population turque. Le sultan Mehmed VI est progressivement évincé du pouvoir et, en 1923, Mustafa Kemal Atatürk fait de l’Anatolie le cœur de la nouvelle république de Turquie.
Le gouvernement turc siège à Ankara. Le parti républicain du Peuple (CHP) de Mustafa Kemal domine la nouvelle assemblée et désigne son chef comme président de la République turque. La Constitution de 1924 confie le pouvoir à la Grande Assemblée nationale, élue au suffrage universel pour quatre ans et chargée d’élire le président de la République pour la même durée. Appuyé sur ce parti unique, exerçant un pouvoir absolu, Mustafa Kemal peut entreprendre la révolution nationale qui fait d’un Etat islamique encore médiéval un Etat laïc moderne : suppression des tribunaux religieux (1924), des ordres de derviches (1925), de l’enseignement islamique, remplacé par un enseignement laïc obligatoire, adoption de l’alphabet latin (1928), du Code civil suisse (1926), qui entraîne l’abolition de la polygamie et donne aux femmes des droits égaux à ceux des hommes, adoption du code commercial allemand et du code pénal italien (1926), indépendance économique et financière, soutenue par une politique de planification et d’industrialisation.
A la mort de Mustafa Kemal, en 1938, la direction du pays passe à Ismet Inönü. Une habile diplomatie permet à la Turquie de traverser la Seconde Guerre mondiale dans la neutralité. Une ère nouvelle s’ouvre, le parti démocrate (PD), dirigé par Celâl Bayar, triomphe aux élections de 1950 ; de ses rangs sortent le nouveau président de la République, Celâl Bayar, et le Premier ministre, Adnan Menderes. Les démocrates, s’appuyant sur la paysannerie et l’islam, lançant le pays dans la voie du libéralisme industriel et du développement, soulèvent un grand enthousiasme. Mais les investissements sont peu planifiés, le désordre financier considérable, le retour aux traditions un peu excessif. La crise éclate quand, en 1960, les étudiants manifestent avec violence. De jeunes officiers renversent le gouvernement et confient la direction de l’Etat au général Gürsel. Mais les élections sont remportées par des successeurs du parti démocrate dissous, le parti de la Justice, le parti de la Nouvelle Turquie et le parti national républicain et paysan. C’est un désaveu de l’armée. Pourtant, le général Gürsel est élu président de la République. La victoire totale du parti de la Justice aux élections générales de 1965 amène Demirel au pouvoir. Demirel lutte contre le communisme, encourage les capitaux étrangers, les pratiques religieuses, rétablit l’enseignement coranique ; à l’extérieur, il persévère dans l’alliance avec les Etats-Unis, le Canada, l’Europe occidentale, tout en développant les relations avec l’URSS et les pays arabes. La tension persiste entre la Grèce et la Turquie, à propos de la crise de Chypre. En 1970, les manifestations dégénèrent en batailles rangées. L’armée intervient. Demirel démissionne. Lui succèdent des gouvernements d’apolitiques et de parlementaires modérés. Pour la deuxième fois, et plus gravement, Chypre détourne l’attention des problèmes intérieurs. Le coup d’Etat fomenté par les colonels au pouvoir à Athènes qui renverse le gouvernement de l’archevêque Makários en 1974 et qui vise le rattachement de l’île à la Grèce, provoque la riposte immédiate des autorités turques. En 1975, l’Etat turc fédératif de Chypre est créé.
A partir de 1977, l’Etat, affaibli par des tiraillements internes, ne parvient pas à assurer l’ordre public, la loi martiale est presque continuelle dans certaines provinces. A la tête du gouvernement, alternent conservateurs et sociaux-démocrates, avec des coalitions, faites et défaites. La crise financière s’accentue ; la situation économique est catastrophique et la politique d’austérité accroît la pénurie. L’agitation gagne les Kurdes des régions orientales. L’Armée secrète arménienne de libération de l’Arménie s’en prend dans le monde entier aux organismes et aux diplomates turcs, afin de forcer le gouvernement à reconnaître le génocide arménien et dans l’espoir de reconstituer une “grande Arménie” comprenant une majeure partie de la Turquie orientale.
La conjonction d’une crise économique profonde, du terrorisme et de la mobilisation sociale conduit à un coup d’Etat. Le 12 septembre 1980, les chefs militaires dirigés par Kenan Evren prennent le pouvoir. Le Parlement est dissous et le gouvernement est confié au Conseil national de sécurité (MGK), qui, contrôlé par l’armée, devient l’organe exécutif suprême. Le général Evren est nommé chef de l’Etat. Les partis politiques et les centrales syndicales sont interdits. La répression frappe sévèrement les groupes d’inspiration marxiste et les séparatistes kurdes. Les arrestations se multiplient. Une évolution s’amorce avec l’adoption d'une nouvelle Constitution en 1982, moins libérale que la précédente. Devenu Premier ministre, Turgut Özal forme un gouvernement civil et lance un programme économique libéral. L’état d'urgence est cependant maintenu dans les régions touchées par la rébellion kurde, qui continue d’être réprimée. En 1989, élu président de la République, Turgut Özal est le premier civil à exercer des fonctions présidentielles depuis 1960. Le dynamisme économique coexiste avec un taux d’inflation d’environ 100 % par an, d’importantes disparités régionales et sociales, une évasion fiscale importante, une dette extérieure élevée et la présence d’une très forte économie “grise”.
Le parti islamiste Refah devient, aux élections législatives de 1995, le premier parti du Parlement. Nommé Premier ministre en 1996, Necmettin Erbakan forme une coalition islamo-conservatrice. Soumis à une longue guerre d’usure menée à son encontre par le Conseil national de sécurité (MGK) qui l’accuse de vouloir islamiser les institutions, Erbakan démissionne en 1997. Les élections de 1999 sont marquées par une percée de l’extrême droite avec le parti de l’Action nationale (MHP) ; les islamistes, représentés désormais par le parti de la Vertu (Fazilet Partisi), subissent un recul. Ces élections confirment en outre la montée d’une vague de nationalisme, de gauche comme de droite, en réaction au rejet par le sommet de Luxembourg de 1997 de la candidature turque au processus d’élargissement de l’Union européenne.
En 2000, le PKK annonce officiellement la fin de la lutte armée et se déclare comme une organisation politique luttant pour les droits des Kurdes. L’incurie de l’Etat face au séisme qui frappe la région d’Izmit et d’Istanbul (août 1999), puis la grave crise financière, qui en février 2001, place le pays au bord du naufrage, discréditent le gouvernement de Bülent Ecevit. Le parti de la Justice et du Développement (AKP) – un parti islamiste modéré pro-européen fondé en 2001 – remporte le scrutin de 2002. L’AKP prône le conservatisme sur les questions d’ordre social et le libéralisme quant à l’organisation politique et économique de la société. Son jeune leader, Recep Tayyip Erdogan, étant encore privé de ses droits civiques en raison d’une condamnation pour propagande islamiste, le numéro deux du parti, Abdullah Gül, occupe le poste de Premier ministre jusqu’en mars 2003, date à laquelle Erdogan lui succède.
Bien qu’issu de la mouvance islamiste, l’AKP fait de l’adhésion à l’Union européenne l’axe prioritaire de sa politique. Le Conseil national de sécurité (MGK) peut être dirigé par un civil, les cours de sûreté de l’Etat, la peine de mort en toutes circonstances sont abolies en 2004, un Code pénal révisé entre en vigueur. La question chypriote, toutefois, constitue pour l’AKP le principal écueil sur la voie de l’UE. Le gouvernement Erdogan affiche sa volonté de discuter le plan Annan, élaboré sous l’égide de l'ONU (plan qui prévoit la réunification de Chypre en une confédération de deux Etats, l’un chypriote grec, l’autre chypriote turc, et son intégration dans l’Union européenne), mais il est rappelé à l’ordre par l'institution kémaliste, pour laquelle l’adhésion de l’île à l’UE ne peut se faire que conjointement avec celle de la Turquie. A la suite du refus du leader chypriote turc Rauf Denkta de poursuivre les négociations et du rejet massif par les Chypriotes grecs du plan de réunification onusien (référendum du 24 avril), seule la république de Chypre adhère à l’Union européenne en 2004.
Mais, constatant le ralentissement du rythme des réformes et le refus persistant de la Turquie d’appliquer à Chypre les dispositions de l’union douanière qui la lient à l’UE, comme l’y oblige le protocole d’Ankara qu'elle a signé en juillet 2005, les Vingt-Cinq décident le gel partiel des négociations d’adhésion de la Turquie en 2006. Depuis, les négociations progressent au ralenti, d’autant plus que la France et l’Allemagne prônent désormais ouvertement un partenariat privilégié plutôt qu’une véritable adhésion.
Résumant sa politique internationale par la formule “zéro problème avec nos voisins”, la Turquie cherche à exploiter ses atouts – une position charnière au centre de l’Eurasie et des liens culturels avec un vaste espace géographique – pour accentuer sa contribution au maintien de la stabilité politique régionale, que ce soit au Caucase du Sud, au Proche et au Moyen-Orient, voire devenir un acteur à part entière sur la scène internationale.
Vis-à-vis de la minorité kurde, Erdogan adopte une politique mêlant répression et timide ouverture démocratique.  Par ailleurs, si le gouvernement a dû accepter la création d’une région autonome en Irak après avoir renoncé à y déployer ses troupes en 2003, l’armée, à partir de décembre 2007 en réponse à une série d’attaques du PKK contre les forces de sécurité turques, n’hésite pas, avec l’aval du Parlement à faire pilonner par l’aviation les bases arrière du PKK au Kurdistan irakien.
A l’approche de l’élection présidentielle, une crise politique opposant islamistes et défenseurs de la laïcité éclate en 2007 et paralyse le pays pendant cinq mois. Par deux fois, dans la crainte qu’un candidat issu de l’islam politique ne fasse reculer la laïcité, l’armée, le parti républicain du Peuple (CHP), la Cour constitutionnelle et une importante mobilisation laïque mettent en échec la candidature de Gül, numéro deux de l’AKP. Pour dénouer la crise institutionnelle, des élections législatives anticipées sont convoquées. L’AKP en sort renforcé, Gül est élu à une large majorité à la présidence de la République.
En 2010, l’approbation par référendum d’une réforme constitutionnelle majeure renforçant le contrôle du pouvoir civil sur les institutions militaire et judiciaire, saluée par l’UE comme une avancée démocratique, constitue une victoire pour le gouvernement Erdogan à quelques mois des élections législatives de 2011.
Alors qu’une partie de l’opposition exprime désormais sa crainte d’une dérive autoritaire du Premier ministre (attestée par plusieurs atteintes à la liberté de la presse) et d’une mainmise de ses partisans sur les principales institutions dont la justice, les élections législatives de 2011 consacrent la troisième victoire consécutive de l’AKP. Toutefois, l’opposition kémaliste, menée par Kemal Klçdarolu, progresse également. Si Erdogan voit ainsi sa politique très largement approuvée, il ne dispose pas de la majorité des deux tiers espérée qui lui aurait permis, sans avoir à négocier avec les autres partis et sans recourir au référendum, de faire adopter une nouvelle Constitution susceptible d’instaurer à son avantage un régime présidentiel.
Accueillant plus de 300 000 réfugiés en 2013 et tardant à sécuriser sa frontière très poreuse (longue de 90 km), la Turquie apporte son appui logistique et humanitaire à la rébellion en Syrie. La Turquie est d’autant plus directement concernée par la dégradation de la situation syrienne, qu’elle redoute la création au Kurdistan syrien – devenu de fait autonome à la faveur de la guerre civile – d’une nouvelle base arrière pour le PKK. Cependant, après de violentes opérations militaires menées en 2012 contre la rébellion kurde, des discussions de paix sont relancées avec son chef historique Abdullah Öcalan à partir de janvier 2013, laissant espérer un règlement politique du conflit. Cette ouverture est saluée en particulier par le Kurdistan autonome d’Irak, qui, tout en disputant toujours le leadership de l’indépendantisme kurde au PKK, inaugure une nouvelle phase de normalisation politique et de coopération économique (pétrolière notamment) avec Ankara.
Erdogan doit, en 2012, pour la première fois depuis son accession au pouvoir, faire face à un mouvement de contestation spontané au sein de la jeunesse urbaine et estudiantine. La contestation prend une ampleur inattendue, via les réseaux sociaux, en s’étendant à Ankara, Izmir, Antalya, et acquiert une dimension politique. Sont dénoncées les atteintes aux libertés individuelles d’expression et des mœurs et, surtout, les dérives autoritaires du Premier ministre (dont la démission est réclamée par de nombreux manifestants) ou tout au moins son exercice très personnalisé du pouvoir. Fort de sa légitimité issue des urnes et du soutien populaire que son parti peut mobiliser, ce dernier reste intransigeant et fait évacuer par les forces de l’ordre la place Taksim puis le parc Gezi, au risque de s’attirer les réserves et les critiques des Etats-Unis et de l’UE.
Fin 2013, à la suite d’un scandale politico-financier impliquant plusieurs membres de son entourage mais aussi sa personne, Erdogan est mis sur la sellette au point que sa chute anticipée est alors envisagée par certains. Le Premier ministre doit ainsi procéder à un important remaniement ministériel avant d’ordonner une vaste purge dans l’appareil judiciaire et policier, tandis que le Parlement adopte des mesures en vue de renforcer le contrôle de l’Etat sur la justice ainsi que sur Internet. Donné largement favori malgré de nouvelles manifestations de mécontentement à la suite de la catastrophe minière de Soma (plus de 300 morts le 13 mai), le Premier ministre est élu président de la République dès le premier tour du scrutin, en 2014.
Ankara, qui partage la position “ni Bachar ni Daech”, prône dès le début de la guerre la création d’une zone tampon à sa frontière avec la Syrie. C’est également par la Turquie que les candidats au djihad en provenance de l’étranger parviennent sans grande difficulté à rejoindre les zones de combat. L’ambiguïté de la position d’Ankara s’explique par son hostilité non seulement au pouvoir syrien, mais aussi aux combattants kurdes de Syrie étroitement liés au PKK et par sa crainte face à l’autonomisation de fait du Kurdistan syrien (Rojava). Désormais engagés dans la guerre civile, ces forces sont devenues, tout comme les peshmerga sur le front irakien, le fer de lance de la lutte contre les djihadistes de Daech. Atteinte sur son sol par un attentat-suicide attribué à Daech en 2015 et par la propagande de ce dernier, critiquée par son allié américain pour ses atermoiements, la Turquie s’engage finalement davantage et directement dans le conflit, en mettant ses bases aériennes à la disposition de la coalition internationale.
Pour la première fois depuis 2002, l’AKP perd, en 2015, la majorité absolue aux élections législatives et doit négocier la formation d’une coalition. Le projet caressé par Erdogan de bâtir un nouveau régime à son profit s’en trouve compromis. Bien que ne disposant toujours pas de la majorité qualifiée, la dérive autoritaire du régime ne fait que s’accentuer à la suite d’une tentative avortée de putsch, les 15-16 juillet 2016, qui fait près de 200 morts. Cette sédition d’un groupe restreint de militaires, dont le projet, mal préparé et aventureux, est déjoué au bout de quelques heures, faute de soutien dans l’armée turque et dans la population mobilisée par le président Erdogan pour le contrer, conduit à une vaste épuration au nom d’une lutte antiterroriste tous azimuts alors que l’état d’urgence est décrété. Accusé d’avoir fomenté le complot, le mouvement Hizmet (“Service”) de Fethullah Gülen, dont la rupture avec le pouvoir est consommée depuis 2013, est le premier visé. Tandis que l’extradition de ce dernier est demandée aux Etats-Unis, plusieurs milliers de personnes soupçonnées d’appartenir à cette confrérie sont licenciées, interpellées ou poursuivies. L’état-major de l’armée, bien que relativement peu infiltré par les gülenistes, est amputé d’une grande partie de ses officiers supérieurs tandis qu’une purge sévère est déclenchée dans la magistrature. Des universitaires, des journalistes, des hommes d’affaires sont également inquiétés.
La guerre en Syrie reste la question la plus épineuse : en intervenant militairement en territoire syrien (avec toutefois le soutien de Washington), la Turquie vise les positions de Daech, dont elle est de nouveau la cible. Mais dans le but de créer la zone tampon envisagée depuis le début de la guerre civile et d’empêcher la formation d’un Kurdistan autonome syrien (Rojava) à sa frontière méridionale, elle veut également et surtout contenir les unités kurdes (YPG) du PYD.

Bon à savoir

Informations pratiques

Hogeldiniz
veut dire "bienvenue" ! vous répondrez "Hobulduk". Cela caractérise bien l'accueil sincère que vous recevez en Turquie. L'esprit d'hospitalité y est quasi omniprésent, les Turcs sont généreux, bienveillants et curieux de vos expériences !

Le çay
Thé en turc. Légèrement plus âcre que le thé que nous buvons en Europe, le thé turc, se boit dans de très petits verres. Pour éviter d'avoir votre verre constamment rempli, une fois votre thé achevé, il faut poser votre cuillère en équilibre dessus ! Il est habituel de croiser des Turcs, assis dans la rue, qui dégustent leur thé en discutant avec quelques amis.

Le rak
C'est la boisson alcoolisée nationale. Issu de la distillation de raisin, de figue ou de prune, aromatisé à l'anis, il fait partie de la même famille que les autres boissons anisées des pays voisins : l'arak libanais, l'ouzo grec... Le rak est consommé lors de soirées festives, tout au long du repas. Il est traditionnellement accompagné de fromage, mais se marie très bien avec tous les mezze et les fruits de mer. Il est à déguster, pur ou dilué, en petites gorgées suivies d'autres petites gorgées d'eau servie dans un autre verre.

Le kebab
C'est le sandwich roulé dans une galette fine, appelé dürüm, mais aussi la quasi-totalité des modes de préparation de la viande. Un i kebab est l'assiette de viande cuite en brochette, un döner kebab celle de viande cuite en tournant, un çop kebab celle de côtelette d'agneau...

Le yourt
Si les Turcs en consomment autant, c'est peut-être parce qu'ils en sont à l'origine ! Le yourt entre dans la composition de nombreux mezze comme le cack ou l'haydari et se consomme pendant les repas pour accompagner les viandes ou autres plats. En revanche, les Turcs ne le consomment jamais sucré en dessert. Le yourt est l'ingrédient principal d'une boisson très désaltérante : l'ayran (yahourt battu avec de l'eau et du sel).

Le dolmu
Mode de transport typiquement turc !  Sorte de minibus pouvant contenir entre 9 et 20 personnes, il relie différentes villes ou quartiers en utilisant un chemin préétabli. Plus économique que le taxi et beaucoup plus rapide que le bus, son intérêt réside aussi en ce qu'il est possible de s'arrêter à n'importe quel endroit de sa trajectoire.

Le hammam
Le hammam traditionnel ou bain turc se déroule en trois étapes : tout d'abord la " transpiration " sur le marbre, ensuite la torpeur qui prépare le corps au gommage et pour terminer le massage au savon. Ces bains turcs servaient autrefois de bains publics. De nombreux établissements sont très anciens et parfois dotés d'imposantes salles recouvertes de marbre. Les hommes et les femmes sont séparés, soit dans des hammams réservés à chaque sexe, soit dans les mêmes, mais à des heures et jours différents.

Le nazar
est un objet fétiche servant à protéger du mauvais oeil. Fabriqué à la main à partir de pâte de verre, le nazar est généralement teinté de bleu, et son dessin représente celui de l'iris. Facilement reconnaissable, il a la forme d'une goutte aplatie. On le trouve partout : suspendu aux portes d'entrée, en porte-clés, accroché aux rétroviseurs...

Le tapis
Les tapis font partie de la vie des Turcs, nomades ou sédentaires, et constituent les pièces maîtresses des dots des jeunes filles. Les tapis se divisent en deux grandes catégories : le tapis noué (hal) et les tapis tissés (kilim, zili, sumak ou cicim) qui se différencient selon la technique employée. Ils prennent les noms de kelle, sedir, seccade, namazlk, yastk... en fonction de leur taille et de leur utilisation.

Le tavla
Ce jeu de table fait partie des jeux de société les plus anciens au monde. Toutes les occasions sont bonnes pour jouer, vous verrez les Turcs attablés du matin au soir. Que ce soit dans certaines ruelles remplies de petites tables prévues à cet effet, dans les çay evi ("maison du thé" où les hommes se rassemblent) ou sur le coin d'une table, vous entendez le bruit des dés claquer sur les plateaux en bois. Entre jeu de stratégie et jeu de chance, quand on commence, le tavla devient une drogue !

Le keyif
Farniente oriental qui consiste à se détendre totalement et régulièrement ! Le keyif est cet état de plénitude qui caractérise si bien les sociétés orientales. Du soleil, un café turc, un narghilé, le Bosphore : keyif ! Le stress occidental n'est pas encore à son apogée sous ces latitudes. Même si la vie moderne oblige les gens à faire preuve d'une certaine efficacité, ils prennent quand même le temps de boire un thé, manger une pâtisserie ou simplement fumer une cigarette en regardant passer les bateaux sur la Corne d'Or. 

Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Les prises sont de type français.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.

Quels souvenirs rapporter de Turquie ?
Tapis (noués ou kilims), serviettes turques et broderies, objets en cuivre ou en laiton repoussé (braseros, lampes, chandeliers), cristallerie, céramique et faïence (dont les tons blancs et verts sont du plus bel effet), objets en onyx, joaillerie (l’or se vend au poids avec un supplément pour la façon)... le choix ne manque pas.

Quelles sont les règles du marchandage en Turquie ?
Marchander, c’est respecter le vendeur ! Le prix est établi selon une loi de marché ancestrale : le vendeur ne vendra jamais à perte. Demander le prix d’un article signifie que vous voulez acheter. Dans ce cas, n’hésitez pas à descendre le prix au niveau le plus bas pour remonter ensuite progressivement. Votre achat sera d’autant plus réussi que vous aurez passé un bon moment à échanger avec votre interlocuteur.
 
Quelle langue réviser avant de partir en Turquie ?
L’anglais, qui partout a supplanté le français, est largement pratiqué dans les régions touristiques.
 
Quelques mots utiles
Le turc est issu de la famille ouralo-altaïque. Apprendre quelques mots clés vous permettra de gagner le respect de vos interlocuteurs, de faciliter et de rendre plus agréables vos échanges avec la population rencontrée. Alors n’hésitez pas à utiliser les expressions suivantes :
Bonjour : merhaba.
Bonsoir : iyi aksamlar.
Au revoir : allaha ismarladik.
Comment allez-vous ? : nasilsiniz ?
Je vais bien, merci : iyiyim, tesekkür ederim.
Je m’appelle... : adim
Oui : evet. Non : hayir.
S’il vous plaît : lütfen.
Merci : iesekkürler.
Excusez-moi : affedersiniz.
Vous pouvez demander à votre guide comment prononcer ces expressions. Votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Site Internet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Turquie.
 
Bibliographie
Guides

Turquie, guide Michelin.
Turquie, Bibliothèque du Voyageur, Gallimard.
Turquie, Guide Bleu Hachette.
Turquie, Lonely Planet.
La Turquie, Jane Hervé, Karthala Editions.

Récits
Flâneries ottomanes, Philip Glazebrook, Actes Sud.
Trébizonde en hiver, Patrick Boman, Le Serpent à plumes.
Longue marche, tome 1 : Traverser l’Anatolie, Bernard Ollivier, Phébus.
Pèlerin d’Orient, François-Xavier de Villemagne, Transboréal.

Littérature
Mémed le Mince, Yachar Kemal, Folio Gallimard.
Mirages du Sud, Nedim Gürsel, Seuil.
La Bâtarde d’Istanbul, Elif Shafak, 10/18.

Ouvrages illustrés
La Turquie, Astrid Lorber et Emmanuel Valentin, Gallimard Grands Voyageurs.
Cappadoce, Patrick de Panthou, Hermé.
Turquie, Jean Mathé et Annie Crozat-Mathé, éditions Luc Pire.
La Turquie vue d’en haut, Yann Arthus-Bertrand et Janine Trotereau, éditions de La Martinière.

Cartes
Turkey, 1/800 000 et 1/2 000 000, Freytag & Berndt.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Une histoire de passion
Entre Taurus, Cappadoce et côte lycienne, Aytekin a su rassembler une équipe de guides passionnés, riches de plus de quinze ans d’expérience. Un travail d’échanges, de visites réciproques et de formation nous a permis de développer des circuits originaux dans le souci permanent de vous faire découvrir les multiples facettes du pays, l’aspect culturel comme la diversité des paysages.

Nos actions de tourisme responsable

Nos actions de tourisme responsable
En 2005, nous avons collaboré à la plantation de cerisiers et à la création d’une coopérative fruitière à Demirkazik, dans le massif du Taurus. Les bénéfices réalisés par les villageois grâce à la vente des fruits servent au financement de leurs projets de développement local (école, santé, etc.).

Pour suivre toutes nos actions de tourisme responsable, rendez-vous sur notre site https://www.allibert-trekking.com/634-valeurs-et-engagement.

Le respect des us et coutumes

Le respect des us et coutumes
En Turquie, l’islam est plutôt modéré, bien qu’une évolution vers un certain radicalisme se fasse jour. Entre Orient et Occident, les mœurs, coutumes, traditions et tenues vestimentaires reflètent cette impression d’un pays ayant un pied dans le passé et l’autre dans l’avenir. Si la diversité ethnique tend à disparaître en milieu urbain, à la campagne, elle est très présente (Lazes, Tcherkesses, Kurdes, noyaux arabophones, groupes d’origine caucasienne). Dans les grandes agglomérations (notamment Istanbul et les villes du littoral), la société turque semble très européanisée. Mais dans les régions rurales, les traditions turques restent ancrées... La transition peut s’avérer brusque ! 

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Si vous voyagez en période de ramadan, consultez notre conseil de guide : https://www.allibert-trekking.com/191-ramadan-debut-fin
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

La préservation de l'environnement

La préservation de l’environnement
Un relief tourmenté et des influences climatiques tantôt méditerranéennes, tantôt continentales ont engendré une grande diversité dans les systèmes écologiques, d’où la richesse de la flore comme de la faune. La Turquie est en effet classée première en biodiversité dans le bassin méditerranéen.
Le pays offre une faune qui s’apparente à celle des Balkans : ours, lynx, sangliers, loups, cerfs, chamois, loutres, renards, chameaux, buffles et quelques léopards (de plus en plus rares) diverses espèces de serpents (peu de vipères), de lézards et de salamandres. Les espèces migratoires survolent l’Anatolie deux fois par an : grues cendrées, cigognes, nombreux rapaces. Entourée de quatre mers, la Turquie bénéficie d’une variété impressionnante de poissons. Plusieurs espèces de daurades, des loups, des rougets et d’autres espèces méditerranéennes nagent dans ses eaux.
De vastes forêts couvrent l’Anatolie orientale, les côtes de la mer Noire ainsi que le littoral méditerranéen. De nombreux arbres fruitiers poussent en Turquie : dattiers, abricotiers, cerisiers, pommiers. Le pays produit également des bananes, des agrumes, de la betterave, du tournesol, du tabac et de la vigne.
Cependant la Turquie reste toujours menacée par le déboisement. C’est ainsi que l’Etat a créé de nombreux parcs nationaux, terrestres et maritimes, ainsi que des réserves biogénétiques.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— Portez une attention particulière à la gestion de vos déchets dans les campements, afin de ne pas dégrader l'environnement :
- respectez le tri proposé par l'équipe d'accompagnement ;
- brûlez le papier toilette utilisé dans son intégralité.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Les conseils d’Alexandre, responsable de nos voyages en Turquie
— Le ministère des Eaux et Forêts est un des plus importants en Turquie. Les très nombreuses forêts de pins, cèdres, hêtres, chênes, bouleaux, peupliers, saules ou autres font l’objet d’un entretien permanent. Noisetiers sauvages, genévriers, lauriers roses, lilas de Perse, rhododendrons et une multitude de buissons odorants régalent les randonneurs en toutes saisons.
— Ne souillez pas les points d’eau avec les produits d’hygiène (savon, gel douche, etc.).
— Utilisez les toilettes parfois prévues dans les campements ; s’il n’y en a pas, éloignez-vous absolument des sources d’eau.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur.
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers la Turquie : Paris - Istanbul, 30 € ; Paris - Ankara, 34 € ; Paris - Antalya, 35 € ; Paris- Adana, 39 €.