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Himalaya, hors du temps

Sir Edmund Hillary y a conquis l’Everest, Maurice Herzog l’Annapurna, Hermann Buhl le Nanga Parbat en solo. Alexandra David-Neel en a arpenté les chemins. Hergé a puisé dans la légende du yéti pour ses aventures de Tintin… Himalaya , littéralement la “demeure des neiges”, c’est dans ces montagnes les plus hautes du monde que le mot trekking prend toute sa signification !

L’ère des conquêtes

Le 3 juin 1950, Maurice Herzog et Louis Lachenal parviennent au sommet de l’Annapurna, 8 091 mètres. Le premier “8 000” s’inscrit dans la légende.
Reste à gravir le point culminant de la planète, l’Everest, 8 848 mètres. Le 29 mai 1953, l’explorateur néo-zélandais Edmund Hillary et le sherpa Tenzing Norquay sont sur le toit du monde.
C’est le début des grandes conquêtes himalayennes. Nanga Parbat, K2 (Pakistan), Lhotse, Makalu, Dhaulagiri, Cho Oyu, Kangchenjunga à la frontière indo-népalaise... les expéditions se succèdent. En 1936, les Anglais Odell et Tilman foulent la Nanda Devi, 7 817 mètres. Le premier sommet de l’Himalaya est conquis, levant le voile sur cette mystérieuse chaîne de montagnes longtemps interdite aux étrangers.
Quatorze sommets de plus de 8 000 mètres s’élançant vers le ciel jusqu’à toucher les étoiles. Des paysages à couper le souffle : rizières, gorges, forêts, solitudes glaciaires et cimes étincelantes. Un monde hors du temps, qui résonne du souffle des dieux.

Annapurnas Népal

Montagnes de la démesure, montagnes des dieux

Le Népal est le pays qui concentre les plus hauts sommets de la planète, mais c’est aussi le centre de la culture himalayenne, réunissant Inde, Tibet, Bhoutan et Pakistan, dans ces montagnes où s’épanouissent l’hindouisme et le bouddhisme.
Ici, la vie des hommes est rythmée par le sacré. Drapeaux, moulins à prières, murs de mani transmettent aux dieux les prières qui y sont inscrites. Les chortens protègent les villages et les cols des esprits malveillants. Monastères et temples abritent sâdhus, moines et lamas, qui viennent y méditer.
Sur cette demeure des dieux qu’est la forteresse de l’Himalaya, veillent de redoutables sentinelles : à l’ouest, la Nanga Parbat, au Pakistan, 8 125 mètres, à l’ouest, la Namcha Barwa, 7 756 mètres, aux confins tibéto-chinois.

Mur de mani Népal

Peuples himalayens

Depuis des siècles, paysans, écoliers, moines, empruntent les chemins de l’Himalaya jusqu’aux derniers villages habités. Perchés dans les collines, accrochés à flanc de montagne ou nichés au creux des hautes vallées.
Plus on s’élève en altitude, plus l’habitat devient austère, plus les conditions de vie sont difficiles. Au-delà de la limite des arbres, seuls de maigres pâturages et des cabanes qui abritent les bergers l’été. Plus haut, un monde minéral dominé par la roche, les glaciers et les neiges éternelles. Des conditions de vie extrêmes pour ceux qui parviennent à y vivre.

Homme et buffle Népal

Quand le Peak XV devint l’Everest...

Mont Everest Népal

Au Tibet, il est appelé Chomolungma, “déesse mère de la Terre”. Au Népal, on le nomme Sagarmatha, “qui touche le ciel”. Pour les Occidentaux, c’est l’Everest, montagne universelle, le plus haut sommet de la planète.
Jusqu’en 1965, il est désigné comme le Peak XV : c’est George Everest, “arpenteur” général de l’Empire britannique des Indes, qui établit l’emplacement de la montagne en 1941 et lui donne ce nom.
Mais le toit du monde n’est véritablement mesuré qu’en 1856 par le géomètre bengalais Radhanath Sikhdar : 8839 mètres (aujourd’hui 8848 mètres).
Neuf ans après la confirmation de ses calculs, le nom de “mont Everest” est attribué au Peak XV en hommage à sir George Everest par son successeur… un honneur qu’aurait contesté l’explorateur et géomètre, considérant que cette montagne devait conserver le nom donné par son peuple.

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