Japon

Le Japon est un long collier de perles de culture et de nature enfilées sur un fil de soie, comme ces milliers d’îles d’un archipel alignées le long d’un arc montagneux. Les quatre îles principales – du nord au sud, Hokkaido, Honshû, Shikoku et Kyûshû –, sont constituées à près de 80 % de montagnes et de volcans dont une quarantaine sont actifs (visibles notamment dans le parc national de Aso). Volcans, séismes mais aussi sources naturelles d’eau chaudes (onsen) sont les manifestations géologiques visibles de l’enfoncement, dans les profondeurs des fosses océaniques, des plaques du Pacifique et des Philippines sous la plaque eurasienne.
Insularité, topographie, montagnes isolées ont façonné l’implantation humaine et la culture japonaise. L’archipel, avec une superficie à peine supérieure à la péninsule italienne, concentre l’essentiel de ses habitants sur la côte orientale avec une succession quasi ininterrompue de paysages urbains de Tokyo à Yokohama. Plus de 50 % des Japonais vivent sur 2 % de la superficie. Cela laisse quelques espaces pour randonner.
Les paysages sauvages ne manquent pas, notamment au sein des parcs et réserves qui représentent près de 6 % de la surface du pays. Malgré l’urbanisation galopante, les forêts représentent encore les deux tiers du territoire. Elles ont été protégées des hommes par les pentes raides, par les seigneurs (daimyos) et shoguns soucieux de préserver leurs territoires de chasse, et par les esprits et dieux (kami) du shinto qui sanctifient la Nature. Dans ses forêts mixtes de feuillus, de résineux et de bambous, le Japon compte 160 espèces d’arbres : ginkgo, qui a survécu à l’extinction des dinosaures et dont la feuille est devenu le symbole de Tokyo, hinoki, le cyprès du froid, Rhus vernicifera, de la famille des sumacs, dont la sève toxique sert à la préparation de la laque… Et, bien entendu, pruniers et cerisiers dont les branches graciles se couvrent de fleurs dès les premières chaleurs d’avril.
Le shintoïsme est la religion ancestrale des Japonais et devint même, sous l’ère Meiji (1868) religion d’Etat. Le monde du shinto est peuplé de multiples esprits et d’êtres supérieurs aux hommes par leur nature (kami). Comme dans les autres systèmes religieux anciens, on y retrouve le Soleil, la Lune mais aussi toutes formes naturelles qui ont enchanté ou mystifié les anciens habitants : les montagnes, le mont Fuji, la mer, une cascade, un rocher, un arbre, un animal, la musique de l’eau sur une feuille… Ainsi chaque randonnée est-elle un pèlerinage au pays des kamis. Mêlant animisme (croyance selon laquelle la nature est régie par les esprits) et chamanisme (médiation entre les hommes et les esprits au travers du chaman) le shinto cohabite avec le bouddhisme, religion importée au VIe siècle depuis la Corée puis la Chine. De nombreux Japonais se définissent comme shintoïstes et bouddhistes. Ne dit-on pas qu’un Japonais naît shintoïste, se marie chrétien et meurt bouddhiste ?
Voyages au Japon : randonnées au pays du Soleil-Levant

Repères

Population

127,5 millions d’habitants.

Superficie

377 855 km2.

Capitale

Tokyo.

Villes principales

Yokohama, Osaka, Kobe, Sapporo, Kyoto.

Point culminant

mont Fuji (3 776 m).

Parcs nationaux

28 parcs nationaux.

Langue officielle

japonais.

Religions

shintoïsme, bouddhisme, et christianisme.

Décalage horaire

par rapport à la France, sept heures de plus d’avril à octobre, huit heures de plus de novembre à mars. UTC/GMT : + 9 h.

Géographie

La géographie
Baigné au nord par la mer d’Okhotsk, à l’est et au sud par l’océan Pacifique, et à l’ouest par la mer du Japon, qui le sépare du continent asiatique, le Japon est un archipel de plus de trois mille kilomètres de long, s’étendant de la Russie, au nord, à Taiwan, au sud, le long de la côte orientale de l’Asie. Quatre îles principales sur les 4 000 de l’arc insulaire représentent 95 % du territoire : du nord au sud, Hokkaidô (79 000 km2), Honshû (227 000 km2), la plus grande et la plus peuplée, Shikoku (18 000 km2), île de la mer intérieure, et Kyûshû (36 000 km2), en face de la Corée du Sud.
Les montagnes occupent 71 % du territoire, les piémonts 4 %, les plaines hautes 12 % et les plaines basses 13 %. Seul un peu plus du cinquième du territoire est habitable (80 500 km2), et la plus grande plaine de l’archipel, celle du Kantô, n’atteint pas 15 000 km2. Le massif montagneux des Alpes japonaises s’étire du nord au sud sur plus de 1 800 km, le long des quatre îles principales. Le point culminant du Japon, le mont Fuji, relief volcanique, toujours actif, mais peu menaçant, est situé sur l’île de Honshû.
Le Japon exprime avant tout par sa géographie le contraste le plus remarquable qui soit au monde entre un milieu éminemment ingrat qui n’offre à ses habitants qu’une superficie cultivable inférieure à 78 000 km2 (moins de 24 % de la superficie totale) et la présence de plus de 127 millions d’habitants.

Climat

Le climat
L’influence continentale, avec un mécanisme de mousson, caractérise le climat japonais. Mais il existe d’importants contrastes : le territoire est montagneux, l’archipel, très étiré, la masse continentale asiatique, toute proche... Le nord connaît des étés courts et des hivers longs et neigeux, tandis que les îles du sud sont plus chaudes et plus moites. Le Japon connaît deux pics de précipitation, de la mi-juin à la mi-juillet, “pluie des prunes”, puis en septembre où les typhons ne sont pas rares. L’été est chaud (moyenne de 30 à 32 °C en juillet et août) et humide, particulièrement à basse altitude. C’est l’époque où les Japonais montent en montagne pour trouver un peu de fraîcheur. Les saisons les plus agréables sont le printemps (avril mai), et l’automne (shurin, de la fin septembre jusqu’à la mi-novembre) avec des températures douces (18 à 22 °C) et un faible taux d’humidité. Printemps et automne parent la nature de multiples couleurs.
Sur l’île principale de Honshû, les hivers sont relativement doux avec peu de neige en dehors des zones alpines dont les sommets restent blancs jusqu’en mai juin.

Économie

L'économie
En 1945, les paysans forment 42 % de la population active, et 80 % d'entre eux vivent dans une très grande précarité. Aujourd’hui, l’agriculture, avec environ 4 % des actifs, fournit à peine 2 % du P.I.B. L’exiguïté des exploitations est compensée par un haut niveau de rendement. Si le riz est cultivé sur plus du tiers des surfaces agricoles, il ne représente en valeur que le quart de la production. Les cultures maraîchères et fruitières en représentent un tiers et l’élevage, porcs et poulets surtout, un peu moins. La pêche côtière ou hauturière représente une activité importante.
Les ressources minérales sont rares et peu abondantes (or, cuivre, étain, zinc). Le Japon est un grand importateur de produits énergétiques et miniers. Avant le séisme et la catastrophe nucléaire de 2011, la production d’électricité nucléaire était la troisième mondiale. L’arrêt total de la centrale de Fukushima, suivi de celui de tous les réacteurs, en raison de leur implantation dans des zones à fort risque sismique, entraîne l’arrêt total de la production d’électricité nucléaire. La moitié de l’électricité provient désormais de centrales thermiques fonctionnant au gaz, dont le Japon est le plus grand importateur mondial.
Le Japon possède une gamme d’industries quasi complète, sauf dans le domaine de l’industrie aéronautique, démantelée par les Américains après 1945. Le Japon est leader dans le secteur automobile et les batteries pour véhicules, la robotique, le solaire, les nanotechnologies, les fibres de carbone, les appareils numériques. La production industrielle est concentrée dans trois pôles : Kanto (Tokyo), Kansai (Osaka-Kobe-Kyoto) et Nagoya. Un tiers des salariés travaillent dans des entreprises de plus de 200 salariés ; plus de la moitié travaillent dans des PMI de moins de 100 salariés. L’innovation est l’une des principales caractéristiques de l’économie ; elle est menée par plus des trois quarts par des entreprises privées et particulièrement orientée vers la recherche appliquée.
Les services représentent près de 70 % du P.I.B. ; ils emploient plus des trois quarts de la population active féminine et environ 60 % de celles des hommes.

Société

La société
Le mode de vie des Japonais a considérablement changé entre l’avant et l’après-guerre. Le taux de natalité a fortement chuté, et la population décroît depuis 2005. 70 % de la population vivent sur une part très restreinte du territoire, le “Japon de l’Endroit”, la côte pacifique, dans la mégalopole japonaise, ce ruban urbain qui borde le littoral sur environ 1 300 kilomètres de Tokyo à Fukuoka, où la densité est très élevée, de l’ordre de 1 600 habitants par km2, avec trois très grandes agglomérations, Tokyo, la plus importante du monde, Nagoya et Osaka, composée des préfectures d’Osaka, de Hyogo (Kobé) et de Kyoto. Le déséquilibre est grand entre la mégalopole et les zones marginales du nord-ouest de Honshu, le “Japon de l’Envers”, mais aussi avec les autres îles (Shikoku, Kyushu et Hokkaido), où la population est dispersée dans les villages de montagne et les petits ports de pêche.
Les Japonais sont attachés à l’identité collective et l’harmonie sociale. La situation des femmes a tendance à évoluer, elles se marient plus tard et sont de plus en plus nombreuses à faire carrière.
Le shintoïsme et le bouddhisme sont les deux principales religions pratiquées au Japon, le christianisme, l’islam, le judaïsme et les animistes Aïnous demeurent peu représentés. La plupart des Japonais pratiquent des rites de ces deux principales religions. Le shintoïsme, la voie des divinités, qui vénère des divinités (kami) associées aux éléments de la nature ainsi que des dieux locaux et universels, serait né au Japon. Cette religion possède également une sorte de culte des ancêtres. Le bouddhisme compte plus de 90 millions d’adeptes dont la plupart lui associent ponctuellement quelques rites shintoïstes et pratiquent le culte des ancêtres ; ils vénèrent des divinités, les plus représentées étant le Bouddha, Kannon, déesse de la miséricorde, et Jizo, le patron des voyageurs, des enfants et des fœtus. Bien que très croyants et se rendant assez régulièrement dans les temples ou les sanctuaires, la plupart des Japonais ont un mode de vie assez détaché de la religion.

L'histoire du pays

L’histoire
Les îles du Japon sont peuplées dès avant le VIIIe millénaire avant notre ère. Vers le IIIe siècle avant J.-C., apparaît la culture du riz apportée par un peuple en provenance du sud de la Chine. Au IIIe siècle de notre ère, des groupes de cavaliers-guerriers venus de Corée s’installent en maîtres ; le clan souverain du Yamato (région du sud de Kyoto), une fois sa position solidement établie, va prétendre à l’empire, et son roi prend le titre d’empereur. Le bouddhisme  arrive de Corée vers 538. Entre 712 et 720, les nouveaux empereurs, afin de légitimer leur pouvoir, font rédiger une “histoire” du Japon, faisant descendre leur lignée de la déesse du Soleil. Du Xe siècle jusqu'au milieu du XIXe siècle, le Japon vit la loi féodale avec le règne de familles successives de samouraïs (classe des guerriers) ; on dénombre cinq périodes : Kamakura (1185-1333), Muromachi (1333-1576), Momoyama (1576-1600), le siècle chrétien (1543-1640) et Tokugawa (1600-1868).
En 1868, l’empereur Meiji lance très rapidement le pays sur la voie de la modernisation et de l’occidentalisation : le pays est divisé administrativement en arrondissements, le peuple est organisé en nouvelles classes, la loi donne la propriété des terres aux paysans, rétablit le commerce intérieur et extérieur. L’empereur promulgue une Constitution qui lui donne des pouvoirs étendus, crée deux chambres législatives (Diète), la chambre des pairs, dont les membres sont désignés par l’empereur, et la chambre des représentants élus. La justice est refondue sur des modèles français et allemand. L’armée et la marine sont modernisées, le service militaire obligatoire institué. En 1914, le Japon entre en guerre contre l’Allemagne et soutient les Alliés, de manière à avoir les mains libres en Chine. En signant les traités de Washington (1921-1922) entérinant le statu quo entre les grandes puissances en Asie et dans le Pacifique et gelant les armements navals pour dix ans, les politiciens japonais renoncent à l’expansion coloniale. Le Japon rentre dans une période de tourmente : corruption politique, poussée des partis prolétariens, misère et violences rurales provoquées par la concentration des terres. On assiste à la montée du nationalisme.
Les militaires voient leur pouvoir renforcé et reprennent l’expansion coloniale dès après 1929. Ils imposent au Japon une organisation de type totalitaire : fusion “volontaire” de tous les partis politiques dans l’Association pour le service du trône (1940), organisation corporatiste de l’économie, encadrement de la population par les 1 120 000 tonarigumi (groupes de voisinage), endoctrinement et répression de toute dissidence par la police secrète Kempeïtaï. L’idéologie repose sur le kokutai et sa vision d’une nation organique, pure, homogène et supérieure – mais sans la volonté systématique d’éliminer les races dites “inférieures” que l'on trouve dans le nazisme. L’empereur est placé au centre de tout. Le tennosei (système impérial) est ainsi le principe actif du totalitarisme japonais.
En juillet 1937, une offensive générale est lancée contre la Chine, les Japonais mènent une guerre de terreur. Les Etats-Unis prennent des sanctions : gel des avoirs japonais, embargo sur le fer et le pétrole. Mais en décembre 1941, l’aéronavale japonaise détruit une partie de la flotte américaine du Pacifique à Pearl Harbor. Après cette victoire, le Japon compte sur sa supériorité aéronavale pour s’emparer de l’Asie du Sud-Est et de ses matières premières. En 1943, les Américains contre-attaquent et prennent l’île au terme de furieux combats. Tokyo essaye de négocier une reddition sans occupation ni représailles. Il faut la bombe atomique (Hiroshima et Nagasaki) et l’entrée en guerre de l’URSS pour que l'empereur impose la capitulation et l’annonce à la nation. En 1946, Hirohito, que les Américains ont préféré maintenir en place, tire lui-même un trait sur l’idéologie militariste en dénonçant à la radio “l’idée erronée selon laquelle l’empereur est divin et le peuple japonais supérieur aux autres”. Deux millions de soldats et près de 700 000 civils ont péri. Les grandes villes (sauf Kyoto) sont presque anéanties. La production industrielle est à 10 % de son niveau de 1940. Le pays est à reconstruire.
L’occupation américaine (1945-1952) commence par la purge des anciens dirigeants et par des réformes démocratiques : nouvelle Constitution, réforme agraire, établissement des libertés politiques et syndicales, nouveau code civil. Pour faciliter l’occupation, Washington garde l’empereur, tout en le dépouillant du pouvoir. Dès la fin de l’occupation américaine, les conservateurs s’unissent au sein du parti libéral-démocrate (PLD), dont la cheville ouvrière est un ancien criminel de guerre, Kishi Nobusuke, aidé par la CIA. Le PLD gouverne sans partage jusqu’en 1993. Kishi est résolu à défaire autant que possible les réformes libérales léguées par les Américains. Cette politique suscite une opposition croissante de la gauche et des conflits sociaux très durs qui se terminent par la mise au pas des syndicats et la mise en place du “modèle japonais” caractérisant les relations du travail et reposant sur le syndicalisme d’entreprise et l’emploi à vie. Le pays s’engage dans la “haute croissance” jusqu'à devenir la deuxième puissance économique. Mais la modernisation de la société, les dégâts de la croissance (pollution, urbanisation désordonnée) et les à-coups économiques liés aux chocs pétroliers redonnent de l’élan à la gauche. Même si la toute puissance du PLD s’érode, les divisions de l’opposition, la stabilisation de la société et une croissance soutenue lui permettent de conserver le pouvoir. Cependant la pression des partenaires du Japon et l’évolution des mentalités remettent en cause le modèle fondé sur le protectionnisme, l’intervention de l’administration dans l’économie et l’autoritarisme dans la vie sociale. Le PLD entreprend alors l’ouverture du marché et la déréglementation, alors que ses électeurs les plus fidèles (paysannerie, PME et PMI) y sont opposés.
Au milieu des années 1990, la confiance des Japonais, déjà très ébranlée par de nombreux scandales politico-financiers et par une série de drames où les autorités ont été gravement prises en défaut – séisme de Kobe et attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo –, est minée par l’incapacité de la classe politique à sortir le pays de la récession dans laquelle il se trouve. S’ensuit une instabilité gouvernementale. En mars 2011, un séisme de magnitude 9 suivi d’un tsunami dévastateur frappe le littoral nord-est de l’archipel, entraînant un accident nucléaire majeur dans la centrale de Fukushima. Incapable de gérer avec efficacité et transparence la situation et tardant à admettre la gravité de la catastrophe (plus de 20 000 morts et disparus, le pays confronté à sa plus grave crise humanitaire depuis la guerre et plongé dans la récession), le gouvernement perd le peu de crédit qui lui restait. S’il ne parvient pas à s’imposer face à la puissance du lobby nucléaire japonais, il répond toutefois aux attentes d’une majorité de la population en se prononçant en faveur de la sortie du nucléaire et en faisant adopter par le Parlement une loi de soutien aux énergies renouvelables, juste avant sa démission.
Le retour au pouvoir du PLD (Parti Libéral Démocrate, droite) en 2012
marque la fin d’un gouvernement essoufflé par les crises politique, internationale et économique et un retour aux sources. Conservateur, pragmatique et offensif, le Premier ministre Shinzo Abe désire relancer l’économie et lutter contre la déflation. Il a prévenu qu’il souhaitait un yen faible afin de relancer les exportations au risque d’augmenter encore la dette du pays.

Bon à savoir

Informations pratiques

Le shinto ou la voie des dieux
Le shinto ou voie des kami est la plus ancienne religion du Japon. Religion animiste et panthéiste, le shinto vénère les kami, esprits supérieurs ou forces vitales, une myriade de divinités présentes dans tous les aspects de la vie, qui se manifestent sous différentes formes. Ils sont souvent représentés par des symboles (shintai).
Les fidèles, après s’être purifié les mains et la bouche à l’aide d’une louche (hishaku), tentent d’attirer l’attention des kami en sonnant une cloche ou en frappant deux fois dans leurs mains avant de prier.

Comment téléphoner ?

Téléphoner à l’étranger depuis le Japon est difficile. En effet, les accords entre opérateurs téléphoniques japonais et européens sont rares et le téléphone mobile ne fonctionne qu’en de rares et onéreuses occasions.
Les cabines téléphoniques sont rares. Finalement, le plus simple est encore de téléphoner depuis un hôtel de style occidental ou de trouver un téléphone de couleur gris portant la mention International telephone, KDD ou HCD (Home Country Direct). Ceux-ci peuvent être utilisés avec une carte que l’on achète dans les supermarchés.
Sélectionnez un opérateur international et composez son indicatif. Il y en a trois : Japan Télécoms, 0041, IDC, 001, et KDD, 0061. Composez ensuite le numéro de l’indicatif de votre pays, puis le numéro de votre correspondant (France, 0033… ; Suisse, 0041… ; Belgique, 0032…).
Pour appeler en PCV, composer le 0051.
 
Electricité
Tension électrique : 100 V, 50 Hz. Prévoir un adaptateur pour les prises électriques.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?

Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries.

La langue
Le japonais ne se compose pas de la même façon que le français, aussi vous sera-t-il utile d’apprendre quelques suffixes qui indiquent une fonction au mot qu’ils accompagnent. Exemple : san qui signifie “monsieur”, donc Yamaka san signifie monsieur Yamaka, idem pour Fuji yama, le mont Fuji où yama signifie “mont”.
 
Quelques suffixes utiles
-bashi : pont.
-cho : quartier.
-den : salle.
-do : temple.
-dori : rue.
-eki : gare.
-gu : sanctuaire shintoïste.
-in : temple.
-jiin : temple bouddhique.
-jima : île.
-onsen : source thermale.
-sen : chemin de fer.
-take : volcan.
-yama : mont.

Quelques mots japonais utiles
Bonjour (entre amis) : ohayo.
Bonjour (plus formel) : ohayo gozaimasu.
Au revoir : sayonara.
Bonsoir (bonne nuit) : konbanha.
S’il vous plaît : dozo.
Merci :
arigato ou domo.
Merci beaucoup : domo arigato.
Merci infiniment : domo arigato gozaimasu.
Excusez-moi : sumimasen.
Hôtel traditionnel japonais : ryokan.
Gîte rural : minsuku.
Aéroport : kuukou.
Banque : ginkou.
Gare : eki.
Office du tourisme : kankouannaijo.
Bureau de poste : yuubinkyoku.
Restaurant : resutoran.
Taxi : takushii.
Train : densha.
Voiture : kuruma.
Vous pouvez demander à votre guide comment prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Sites Internet
http://www.nihon-zen.ch.
http://www.clickjapan.org.
http://www.jnto.go.jp.
http://www.cuisine-japonaise.com.
http://www.tourisme-japon.fr.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Japon.

Bibliographie
Guides

Japon, Lonely Planet, 2006.
Japon, National Geographic Society.
Japon, guide Voir Hachette.

Essais
Shinto - Origines, croyances, rituels, fêtes, esprits, lieux du sacré, C-Scott Littleton, Gründ.
Shintoïsme et bouddhisme au fil des temples japonais, Aurore Chaillou, L’Harmattan.
Histoire du Japon et des Japonais, Edwin O. Reischauer, Points Seuil.
Le Japon, dictionnaire et civilisation, Louis Frédéric, Robert Laffont.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Une histoire de passion
Ancien champion de ski allemand, Viktor a travaillé à plusieurs reprises avec la Fédération japonaise de ski dans les années 80, ce qui lui a ouvert les portes du pays. C’est donc tout naturellement au Japon qu’il a développé son activité de réceptif après avoir appris la langue et approfondi sa connaissance des Japonais, de leur religion et de leur mode de vie.
Passionné de randonnée, il a décidé de faire découvrir, depuis maintenant plus de vingt ans, les chemins de ce pays qui lui est cher aux amateurs de paysages exotiques.
Viktor nous a rejoint depuis huit ans, enthousiasmé par la façon de voyager que nous proposons...

Le respect des us et coutumes

Le respect des us et coutumes
Au Japon, les notions d’harmonie et de consensus sont reines. Il en découle donc un très grand respect d’autrui qui impose de masquer ses soucis ou son désaccord pour suivre l’exemple du groupe. Les Japonais ne se font jamais remarquer et refuseront l’affrontement direct auquel ils préfèreront le consensus ou le vague. Le franc-parler est perçu comme une grossièreté, et dans une conversation, chacun abonde dans le sens de l’autre. Les décisions se prennent par consensus, ce qui en entreprise peut prendre du temps.
Sauf pour les enterrements, les mariages et les fêtes, un couple ne sort jamais ensemble ; il est admis que les femmes se détendent entre elles.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

Les conseils de Claire, notre responsable pour le Japon
— Chez vos hôtes, dans un ryokan notamment, laissez vos chaussures à l’entrée. N'entrez pas dans une pièce à tatamis, les fameuses nattes en paille de riz, avec vos chaussons, laissez-les à l’entrée ; dans les toilettes, des chaussons en plastique vous évitent de mouiller les mules réservées au reste de la maison. Lors de votre bain, qui peut être à température très élevée, savonnez-vous d’abord à l’extérieur du bac, rincez-vous complètement, puis entrez dans le furo (bassin rempli d’eau chaude).
— A table, ne pas planter les baguettes dans le riz ! On ne plante les deux baguettes dans la céréale nationale que lorsque quelqu’un est mort... Evitez de transmettre de la nourriture de baguettes à baguettes, cela fait également référence aux rites funéraires.
— N'arrivez jamais les mains vides chez quelqu’un. Les cadeaux peuvent être très modestes, les Japonais attachent une certaine importance à l’origine géographique du cadeau. Ne donnez jamais quatre cadeaux car le chiffre 4 porte malheur.
— N'embrassez pas un Japonais ou une Japonaise en public. Ne faites jamais perdre la face à un Japonais, surtout en public. Lors des présentations, on donne son nom ou sa carte, il est poli de la lire avant de la ranger. Ne serrez pas la main, mais saluez : on s’incline pour dire bonjour ou au revoir, l’intensité et la répétition sont proportionnelles au respect porté à la personne, pour un étranger, une seule fois suffit ; la plupart des Japonais serrent la main aux étrangers.
— Respect de l’au-delà : dans un temple bouddhique, si vous achetez un bâtonnet d’encens, ne vous promenez pas avec ! Plantez-le dans la grande urne prévue à cet effet. Vous pouvez aussi adresser une prière au dieu du temple : faites d’abord votre offrande, généralement de la menue monnaie, puis frappez deux fois légèrement dans vos mains...
— Ne pas traverser les rues à tort et à travers, les Japonais respectent les feux et les signalisations.

La préservation de l'environnement

La préservation de l’environnement
— La faune
On distingue trois zones.
Au sud, l’archipel d’Okinawa est habité par plusieurs espèces indigènes, dont les chats sauvages d’Iriomote-jima, près de Taiwan (Iriomote yamaneko, moins de 200 individus encore en liberté) et une espèce animale dangereuse pour l’homme, le serpent habu. Mais ce sont surtout les fonds marins qui accueillent de nombreux plongeurs dans cette zone tropicale qui font la renommée internationale de l’archipel. 
Au centre, incluant les îles de Kyûshû, Shikoku et les deux tiers sud de l’île de Honshû, on rencontre une faune très variée : cerfs, sangliers, loups (exterminés et réintroduits), renards, visons, lièvres noirs, antilopes et tanuki (chiens viverrins). De nombreux oiseaux habitent ou passent aussi par ces régions : aigle couronné, colombe, faucon, geai, rossignol, hibou et ibis huppé (symbole du Japon, mais aujourd’hui presque éteint). Enfin les insectes sont très présents avec les lucioles (hotaru), les lucanes (kuwagatamushi) qui peuvent atteindre des tailles impressionnantes (pour le grand plaisir des petits garçons), les cigales (semi ou higurashi) et les grillons qui annoncent la fin de l’été, les libellules (tonbo) et enfin les moustiques (ka).
Dans la partie nord de l’île de Honshû et dans l’île d’Hokkaidô, on rencontre également certaines de ces espèces ainsi qu’une population importante d’ours bruns, de martres noires et de sconses.
— La flore
Plusieurs zones sont à distinguer, selon un axe nord-sud. Les forêts japonaises comptent jusqu’à 168 essences différentes contre 85 en Europe. Cette richesse se retrouve à tous les étages de la végétation (herbes, fougères, arbustes).
Tout au nord, ce sont des forêts des feuillus tels que kamba, miyama-nanakamado, todomatsu et des conifères comme le shirabe. En descendant un peu, apparaissent des arbres à feuilles caduques comme les buna et d’autres variétés de conifères comme les hiba, kuromatsu et hinoki (cyprès du Japon). C’est aussi le début de l’apparition des momiji (érables japonais) qui s’étendent loin jusqu’au sud de Honshû.
Dans une seconde zone, on rencontre des forêts tempérées d’arbres à larges feuilles comme le shii et des variétés implantées par l’homme lors de reboisement comme les cryptomérias du Japon (sugi). C’est ici aussi que poussent des dizaines de milliers de cerisiers d’ornement, eux aussi plantés par l’homme.
Enfin, tout au sud, on retrouve des arbres à feuilles persistantes comme le kusunoki (camphrier) et les tachibana (citronniers) et des arbres tropicaux : birô, cocotier et sotetsu (cycas, palmier).

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. Lire notre conseil de guide "La faune de montagne" https://www.allibert-trekking.com/197-respect-faune-montagne
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Vous pouvez participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en versant le montant de la compensation des émissions de CO2 liées à votre vol sur le site du GERES : http://www.co2solidaire.org/fr/component/hob_co2/?view=calculateur.
A titre d'exemple, voici le montant de la compensation pour un vol aller et retour vers le Japon : Paris - Tokyo, 99 € ; Paris - Fukuoka, 97 €.