Viêtnam

Le Vietnam au parfum d’Indochine ! Ce pays légendaire berce notre imaginaire. Ici peut-être plus qu’ailleurs, le trekking est un excellent moyen de favoriser les contacts, au cœur des rizières en terrasses et des collines couvertes de végétation tropicale. Hautes en couleur, les ethnies des montagnes du Nord et des hauts plateaux du centre vous promettent des rencontres authentiques, qui vous transportent vers l’essence même du voyage. Cette immersion dans le Vietnam traditionnel se complète d’escales culturelles et de découvertes au fil du Mékong avec, partout, ce même accueil remarquable... Le Vietnam est réellement un régal pour le voyageur épris d’authenticité !
Viêtnam : treks, randonnées et voyages au Viêtnam

Repères

Population

94,3 millions d’habitants.

Superficie

331 041 km2.

Capitale

Hanoi.

Villes principales

Hô Chí Minh-Ville (Saigon), Hai Phong, Da Nang.

Point culminant

Fan Si Pan (3 143 m).

Langues

vietnamien (off.) anglais, chinois, français, khmer, russe et plusieurs dizaines de langues minoritaires (thaï, cham, sedang, miao-yao, etc.).

Religions

bouddhisme (75 %), catholicisme (7 %), caodaïsme (2 %), secte bouddhiste hoa hao (culte syncrétique très présent au Vietnam du Sud 2 %), protestantisme (0,75 %, essentiellement sur les hauts plateaux du centre) et islam (0,1 %).

Décalage horaire

par rapport à la France, cinq heures de plus d’avril à octobre, six heures de plus de novembre à mars.

Géographie

Le Vietnam, situé en bordure de l’Asie du Sud-Est, s’étend le long de la côte orientale de la péninsule indochinoise sur 1 700 kilomètres, du nord au sud, en forme de “S”. Sa largeur n’excède pas 300 kilomètres (50 km pour la zone la plus étroite). Le territoire est délimité à l’est par la mer de Chine (3260 km de côtes), au nord par la Chine, à l’ouest et au sud-ouest par le Laos et le Cambodge.
Le relief est très varié et formé aux trois quarts de montagnes et de plateaux. On peut distinguer trois grandes régions :
- au nord, le Bac Bô (ex-Tonkin), formé d’un secteur montagneux dont le point culminant est le mont Fan Si Pan, qui entoure la vaste plaine du fleuve Rouge ;
- au centre, le Trung Bô (ex-Annam), avec la cordillère Annamitique qui descend en pente douce vers le sud et le sud-ouest, mais qui tombe brutalement vers l’est en dominant l’étroite bande côtière de la mer de Chine ;
- au sud, le Nam Bô (ex-Cochinchine), essentiellement formé par la riche et vaste plaine du delta du Mékong.
Le territoire est traversé par deux fleuves :
- au nord, le fleuve Rouge (Sông Hông) coule sur 510 kilomètres. Ses principaux affluents sont le Song Da et le Song Lô. Cet ensemble conflue dans la région de Viêt Tri puis se divise en six branches dans le golfe du Tonkin. La région côtière est constituée de plaines alluviales, de lagunes et de deltas ;
- au sud, le Mékong, long de 4 220 kilomètres, dont 220 kilomètres au Vietnam, prend sa source au Tibet. Son delta avance tous les ans de 60 à 100 mètres sur la mer de Chine méridionale. Il alimente un réseau très dense de canaux.

Climat

On peut se rendre au Vietnam, pays tropical humide soumis à un régime de mousson très complexe, toute l’année. Si vous le parcourez du nord au sud, vous rencontrez du beau temps et de la pluie, mais en des lieux différents suivant la période choisie.
Les régions septentrionales ont deux saisons distinctes.
— L’hiver, entre octobre et avril, offre des conditions climatiques bonnes pour le trek : temps généralement stable, avec moins de pluie et des températures plus fraîches (voire froides en altitude). Mais tout dépend des courants d’air froid venus de la Chine. Certaines années, le temps est beau, froid et sec en décembre et janvier, d’autres, il fait froid et brumeux. De même, les mois de mars et avril peuvent s’avérer très agréables ou connaître des pluies abondantes. La baie d’Along, souvent brumeuse, connaît des journées lumineuses, mais difficilement prévisibles.
— De mai à fin septembre, période de la mousson d’été, c’est l’éclosion de la végétation, la saison des lumières magnifiques et des paysages verdoyants d’une extrême beauté, en particulier les rizières dont la récolte arrive à maturité. C’est également la meilleure saison pour voir la baie d’Along sous un ciel souvent dégagé. Temps chaud et humide (28,6 °C en moyenne en juillet à Hanoi).
Le centre du pays connaît une période pluvieuse en novembre, et le sud, un climat égal tout au long de l’année.

Économie

L’agriculture, surtout consacrée au riz, notamment dans le sud, emploie encore 48 % de la population active et représente 22 % du PIB ; l’industrie en emploie 23 % et représente 40 % du PIB. Le pays est producteur de pétrole – 20 % de ses revenus extérieurs –, un quart du pétrole importé par les Etats-Unis provient du Vietnam.
Les services, 40 % du PIB, et notamment le tourisme, sont en nette progression d’année en année. Le Vietnam accueille plusieurs millions de touristes par an. L’Etat vietnamien favorise le tourisme pour aider au développement du pays.  

Société

La population est majoritairement d’origine vietnamienne (Viêt à 87 %) ;  les 54 autres ethnies recensées sont très minoritaires. Dans le Nord, des minorités thaïes (4,8 % de la population), muongs, tibéto-birmanes, miaos (Yaos, 1,4 %) se répartissent dans les montagnes selon l’altitude ; les deux premières pratiquent la riziculture au-dessous de 600 mètres ; les autres, situées à des altitudes supérieures, se livrent à la culture sur brûlis. Dans le centre, des minorités môns-khmères (1 %) et malayo-polynésiennes (Jarais, Rhadés, 2,6 %) occupent les hauts plateaux. Dans le Sud, subsiste une minorité cham et dans la presqu'île de Ca Mau vivent des riziculteurs cambodgiens (600 000 personnes). Les Chinois, commerçants dans les villes du Sud représentent moins de 2 % de la population.
Le delta du fleuve Rouge et sa région rassemblent 27 % de la population sur 8 % du territoire, le delta du Mékong, 35 % des habitants sur 19 % des terres. Les plaines côtières du centre sont densément peuplées. Les hautes terres sont, en revanche, peu habitées.
Le taux d’urbanisation, assez faible, est plus fort au sud qu’au nord. Les guerres ont provoqué d’importants déplacements intérieurs de population (migrations des catholiques du nord vers le sud, des réfugiés du sud vers le nord, des villageois vers les villes, au sud, des citadins vers les campagnes, au nord). Les guerres ont également provoqué le départ de nombreux réfugiés (1,3 million entre 1975 et 1989), et la formation de diasporas aux Etats-Unis (500 000 personnes), au Canada, en Australie ou encore en France.
Avec un âge médian de 26 ans et à plus de 27 % en dessous de 14 ans, la population est relativement jeune. Le village est resté le foyer de la culture indigène (rôle important des femmes, cycle de fêtes agraires, culte des ancêtres et des génies). Le bouddhisme est plus pratiqué que le confucianisme et le taoïsme.

L'histoire du pays

Au Néolithique, le brassage dans le bassin du fleuve Rouge des Muongs, des Viêts et des Chinois a donné naissance à l’actuel peuple vietnamien. Ces riziculteurs, influencés par les Chinois, puis soumis, sont regroupés dans un royaume du Nam Viêt (208 avant J.-C.), avant d’être incorporés au domaine des Han (111 avant J.-C.). Après plusieurs révoltes, les Vietnamiens, dont le pays est profondément pénétré par le bouddhisme dès le IIe siècle, sont attaqués par le Champa, vers 780, puis par le Nanzhao (Yunnan), qui pille Hanoi en 863. Profitant de la chute des Tang, les Vietnamiens rejettent la domination chinoise en 939 et créent un Etat annamite. En 968 est fondé le royaume du Dai Cô Viêt, à la fois indépendant et vassal de la Chine. Dès lors, et sous les dynasties suivantes, l’Etat vietnamien assoit ses institutions : Thang Long (sur le site actuel de Hanoi) devient la capitale ; les 24 provinces sont gouvernées par des princes du sang et administrées par des lettrés, l’instruction est généralisée ; un important réseau routier et la création d’un système fiscal permettent d’entretenir une puissante armée de paysans animée d’un profond esprit national. Mais progressivement la multiplicité des conflits affaiblit la dynastie, et favorise, dès le XIVe siècle, l’appropriation des terres par les mandarins et, par contrecoup, révoltes paysannes et coups d’Etat. Les Chinois en profitent pour reprendre leur influence sur le pays.
Un paysan vietnamien, Lê Loi, chasse les Chinois en 1428. S’appuyant sur la paysannerie à laquelle les terres des propriétaires ayant collaboré avec les Chinois ont été distribuées, la nouvelle dynastie atteint son apogée dans la deuxième moitié du XVe siècle ; elle donne au pays son organisation définitive, accélère la mise en valeur du centre et du Sud. Mais la dynastie périclite par incompétence. L’histoire se déroule ainsi de dynasties en dynasties jusqu’à l’arrivée d’un héritier de la famille des Nguyên, Nguyên Anh, qui, grâce à l’appui inespéré de forces occidentales, dispose de moyens militaires importants. Nguyên Anh occupe la Cochinchine en 1788, fait construire les forteresses de Saigon et de Nha Trang, détruit la flotte des Tây Son, occupe Huê en 1801, Hanoi en 1802, et devient l’empereur Gia Long, restaurateur de la dynastie des Nguyên et premier souverain vietnamien à régner sur toute la côte, de la frontière chinoise au golfe de Siam. Instituant une monarchie absolue et centralisée, respectant les particularismes provinciaux, Gia Long gagne, en outre, l’appui populaire grâce à d’habiles mesures : amnistie, réforme agraire, surveillance des mandarins, construction de digues, de routes (route Mandarine) et de citadelles. Mais, après Gia Long, les Nguyên refusent les réformes indispensables. Les paysans, miséreux et mécontents, se révoltent.
A partir de 1859, des amiraux français prennent Saigon et occupent la Cochinchine. Ces interventions militaires aboutissent à l’établissement des protectorats français sur l’Annam et le Tonkin en 1883 et la création de l’Indochine française en 1887. Après 1918, la bourgeoisie enrichie par le progrès économique et les jeunes intellectuels formés dans les universités françaises veulent désormais participer à la gestion des affaires publiques ; certains demandent l’instauration d’une république ; d’autres, tel le parti national du Vietnam, réclament l’expulsion des Français. L’opposition est prise en main par Nguyên Ai Quôc (plus tard Hô Chi Minh), qui, avec l’Association de la jeunesse révolutionnaire vietnamienne (Thanh Niên), fonde, en 1930, le parti communiste indochinois (PCI). Après avoir rétabli l’ordre par une répression rapide qui disloque le PCI, le gouvernement français lance une politique de réformes qui échouent. Le Front pour l’indépendance du Vietnam (Viêt-minh), fondé par Hô Chi Minh en 1941, profite de l’élimination de l’autorité française par les Japonais pour constituer une république démocratique indépendante, qui remplace dans les villages les conseils de notables par des conseils du peuple. En mars 1946, Hô Chi Minh est proclamé président du nouvel Etat.
Mais si la France reconnaît l’Etat libre du Vietnam, elle refuse d’y inclure la Cochinchine. Le bombardement français de Haiphong (23 novembre 1946) et le coup de force du Viêt-minh à Hanoi (19 décembre 1946) déclenchent une guerre longue et difficile. La France reconnaît l’unité et l’indépendance du Vietnam au sein de l’Union française, accepte le rattachement de la Cochinchine au nouvel Etat et renonce à sa souveraineté. Pour reprendre l’initiative, le gouvernement Hô Chi Minh modifie sa structure politique en remplaçant le Viêt-minh par le Liên Viêt (Front national uni), renforce son potentiel militaire, et reprend l’offensive au printemps 1953. Celle-ci se termine par la prise de Diên Biên Phu (mai 1954), qui met fin à la guerre d’Indochine.
La conférence de Genève (juillet 1954) coupe le pays en deux, qui se concrétise par la formation de deux Etats nouveaux : la République démocratique du Vietnam (Nord Vietnam) dont le président est Hô Chi Minh et la République du Vietnam (Sud Vietnam).
Animé par les communistes, qui contrôlent le Lao Dông ou parti des Travailleurs, le nouveau régime, qui instaure au Nord Vietnam une démocratie populaire, applique un plan pour réaliser la réforme agraire, la collectivisation des biens et des moyens de production, et l’industrialisation du pays, avec l’aide de l’URSS et de la Chine.
Le chef du gouvernement de Saigon, Ngô Dinh Diêm, reprend en main le Sud Vietnam. Il organise, en 1955, un référendum, qui dépose l’empereur et lui permet de se proclamer chef d’Etat de la république nationale du Viêtnam, qui se retire de l’Union française. L’Assemblée constituante adopte, en 1956, une constitution qui instaure un régime autoritaire soutenu par les Etats-Unis. Mais le nouveau régime rencontre des difficultés économiques et politiques : opposition des nationalistes non communistes, des bouddhistes, des communistes (Viêt-cong) et de leurs alliés, regroupés au sein du Front national de libération (FNL), qui anime une guérilla active dans le delta du Mékong et la péninsule de Ca Mau. Le coup d’Etat militaire de 1962 aboutit à la chute et à l’assassinat de Ngô Dinh Diêm. S’en suit l’anarchie politique, et de très nombreux gouvernements, dominés par les militaires, se succèdent jusqu’en 1965. L’instabilité politique et la désagrégation économique et sociale ont amené la prise en charge progressive du pays par les Américains qui soutiennent ouvertement le général Thiêu. Le gouvernement sud-vietnamien lance, en 1970, un programme de réforme agraire visant avant tout à s’assurer le ralliement de la masse paysanne.
En fait la guerre, qui n’a pratiquement jamais cessé, reprend en mars 1975. Les forces saigonnaises n’offrent guère de résistance. Le général Thiêu, acculé par l’avance foudroyante des troupes du Gouvernement Révolutionnaire Provisoire (GRP) et des unités nord-vietnamiennes, démissionne et quitte Saigon. La situation sociale et économique dont héritent les communistes est catastrophique : 3 millions de chômeurs, 1 million de soldats démobilisés, 5 millions de personnes déplacées. Le problème majeur est celui du redémarrage de l’économie et de l’ajustement de deux systèmes antagonistes : planification socialiste au Nord, longue inféodation au néocapitalisme au Sud. En janvier 1976, le pouvoir militaire laisse la place à une administration civile. La nouvelle assemblée, qui siège à Hanoi, la capitale, marque la première étape de la réunification du pays, de l’adoption d’une Constitution et de l’instauration de la dictature du prolétariat. Le 2 juillet, le Vietnam est officiellement réunifié et Hanoi proclame l’installation de la République socialiste.
Au lendemain de l’invasion vietnamienne au Cambodge, en  février 1979, la Chine lance une attaque sur la frontière nord du Vietnam. Le conflit va tourner à l’épreuve d’usure, Pékin armant les Khmers rouges. Il faudra attendre la signature de l’accord de paix avec le Cambodge (octobre 1991) pour voir se réaliser la normalisation des relations sino-vietnamiennes.
Hanoi – isolé par l’embargo occidental, mais aidé par l’URSS –, remédie aux mauvais résultats du plan quinquennal (1976-1980) et surtout à une grave pénurie alimentaire en adoptant en 1979, contre l’avis des conservateurs, une libéralisation du marché de la production agricole et artisanale qui donne des résultats positifs. A partir de 1986, calqué sur le modèle chinois, le doi moi combine maintien du parti unique, fermeté du contrôle politique et libéralisation économique : autonomie des entreprises, économie de marché, encouragement au secteur privé et appel aux capitaux étrangers. L’effondrement du socialisme en Europe de l’Est effraie les dirigeants vietnamiens. En 1990, le Comité central se prononce contre la “libéralisation bourgeoise” et le multipartisme, mais pour la poursuite des réformes économiques. Le régime reste sévère à l’égard des dissidents politiques et garde le contrôle des secteurs clés de l’économie. En novembre 1997, des révoltes au Nord et au Sud traduisent le mécontentement populaire contre la corruption des cadres locaux.
Au congrès du PCV de 2001, le général Lê Kha Phieu est remplacé par un modéré, Nong Duc Manh, qui vient d’un groupe ethnique minoritaire (thai). Le Comité central est rajeuni ; le Sud, pôle du développement économique, mieux représenté. Le régime maintient sa volonté de modernisation, se prononce pour une “économie de marché à orientation socialiste” (ouverture d’une Bourse à Hô Chi Minh-Ville et à Hanoi). Les nouveaux dirigeants se trouvent confrontés à plusieurs défis urgents. Touché par la crise économique et financière de 2007-2008, le Vietnam voit sa croissance sérieusement ébranlée, ses exportations vers les marchés américain et européen brutalement chuter, sa monnaie se déprécier. Conséquence de l’accélération de l’inflation (23 % en 2008), la baisse du pouvoir d’achat provoque des mouvements de grève au sein d’une population impatiente d’un changement mais peu confiante dans ses dirigeants. Ceux-ci réagissent en lançant un plan de relance en 2009, qui permet une reprise progressive de la croissance, mais la crise a montré la forte dépendance du pays envers l’étranger (ses exportations représentent plus de 70 % de son PIB). Unis sur la poursuite des objectifs de la politique sociale et économique – renouer avec la croissance, garder la maîtrise politique du développement, réduire les inégalités, développer la protection sociale –, les membres du parti se divisent sur l’ordre de priorité de leur mise en œuvre. Lors de son congrès de 2011, le PCV désigne à sa tête un idéologue conservateur. Depuis avril 2016, le président de la République est le général Tran Dai Quang.

Bon à savoir

Informations pratiques

Les rizières : à quel moment fleurissent-elles ?
Les champs en terrasses et les plaines verdoyantes offrent un spectacle remarquable lorsque le riz est en pleine éclosion (vert étincelant). Particulièrement pendant les mois de mousson ou juste avant la récolte, les couleurs sont chaudes et dorées, du plus bel effet : 
— Régions de basse altitude (au-dessous de 500 m), soit le centre et le delta du Mékong : deux récoltes par an. Pleine floraison en avril et septembre.
— Régions d’altitude (au-dessus de 500 m), principalement le Nord du pays : une seule récolte par an. Le riz est planté en mars, floraison maximale en été, belle couleur dorée en octobre. Moissons courant octobre.

La danse des bambous
Deux personnes, la plupart du temps des jeunes filles, placées l’une en face de l’autre, tiennent chacune deux tiges de bambou (parallèles ou croisées) par leurs extrémités. Au rythme d’un tam-tam, les danseuses doivent sauter à l’intérieur et sortir sans se coincer les chevilles.
 
La palanche
Fondé sur le principe du balancier, ce système traditionnel de portage, aussi vieux que le pays lui-même, se compose de deux paniers, en bambou ou en rotin, suspendus par de la ficelle ou du fil de fer à une tige de bambou (d’environ 1,50 m de long). La résistance et la flexibilité du bambou permettent de porter des charges très lourdes.
Les Vietnamiens trouvent que la palanche, regardée à la verticale, ressemble à la silhouette de leur pays : les deux paniers symbolisent les deux deltas en forme de patte d’oie, au nord le delta du fleuve Rouge et au sud le delta du Mékong. Ils constituent les deux greniers à riz du Vietnam et sont reliés par une mince bande de terre en forme de S, que représente la torsion exagérée de la tige.

Les Vietnamiens et les Français ?
Le français est de moins en moins pratiqué, sauf par les personnes âgées. L’anglais est parlé par les Vietnamiens en contact avec les étrangers.
Pour les Vietnamiens, la guerre contre la France appartient définitivement au passé, d’autant qu’une grande partie des ethnies que nous rencontrons ont combattu aux côtés des Français... La chaleur de l’accueil dans les villages et les sourires rencontrés prouvent que la guerre est bien de l’histoire ancienne.

Quels souvenirs rapporter ?
L’artisanat vietnamien est très riche et peu coûteux, en particulier la bijouterie, les laques, etc. Hanoi est une ville exceptionnelle pour faire des achats. N’hésitez pas à acheter ce qui vous plaît au début du voyage, lorsque nous passons dans cette ville.
 
Électricité
Tension électrique : 220 V. Vous n’avez pas besoin d’adaptateur pour les prises électriques. 

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Les villages les plus reculés que nous traversons ne possèdent pas tous l’électricité. Prévoir suffisamment d’autonomie pour vos batteries.

Quelques mots utiles
La langue officielle est le vietnamien, dont beaucoup de mots sophistiqués sont issus du chinois. C’est une langue modale à six tons, difficile d’accès pour l’Occidental. Une simple faute de ton peut complètement modifier le sens de ce que vous voulez dire et provoquer l’hilarité de vos interlocuteurs. Les règles qui codifient les formules de politesse dépendent de l’âge et du sexe de votre interlocuteur, et sont également très complexes. Les mots de politesse usuelle comme “merci” ou “s’il vous plaît” ne sont pas utilisés sauf pour des raisons exceptionnelles. Dans les campagnes, on ne dit pas “bonjour” mais plutôt “où allez-vous, que faites-vous”. Pour éviter tout impair, nous vous conseillons d’apprendre uniquement les expressions suivantes :
Bonjour (dans les villes) : sin chào.
Au revoir : tm bit.
Comment ça va ? : co khoé không ?
Ça va bien : khoé.
Merci : cám ùn.
Excusez-moi : xin li.
Oui : vâng, au nord, da, au sud.
Non : không.
Vous pouvez demander à votre guide comment les prononcer, votre voyage n’en sera que plus riche. Et puis souriez, c’est souvent le meilleur moyen d’avoir de bons contacts !

Bibliographie

Sites Internet
http://www.voyage-au-vietnam.fr/.
http://www.routard.com/guide/code_dest/vietnam.htm.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vietnam.
 
Guides
Viêtnam, Nick Ray, Yu-Mei Balasingamchow, Iain Stewart et Collectif, Lonely Planet, 2009.
Viêtnam, Gallimard loisirs, Sophie Brun et Sophie Paris, Gallimard, 2010.
Guide du Routard Vietnam, Collectif, 2012.
Vietnam, James Sullivan, National Geographic, 2006.

Récits
La Nuit du dragon, Norman Lewis, 10/18, 1998.
Suite indochinoise, Jean-Luc Coatalem, Le Dilettante, 2004.
Vivre avec les Vietnamiens, de Laurent Passicousset, Archipel, 2010.
L’Homme du Mékong, Jules Harmand, Phébus, 1994.

Littérature
Métisse blanche, suivi de Retour à la saison des pluies, Kim Lefèvre et Michèle Sarde, Phébus, 2008.
Le Lac né en une nuit et autres légendes du Viêtnam, Collectif, Babel, 2008.
Légendes des terres sereines, Pham Duy Khiêm, Fremillerie, 2009.
Mademoiselle Sinh, Huy-Thiêp Nguyên, Editions de l’Aube, 2010.
La Fille du fleuve, Quang-Thiêu Nguyên, Editions de l’Aube, 2001.
Au-delà des illusions, Thu Huong Duong, Picquier poche, 2001.
Menu du dimanche, Thi Hoai Pham, Actes Sud, 1999.
Le Cœur du tigre, Huy-Thiêp Nguyên, Editions de l'Aube, 2010.

Ouvrages illustrés
Carnet de voyage Vietnam, Vincent Besançon, Gallimard, 2006.
Mission Vietnam, Jean-Charles Kraen, Serge Le Tendre et Patrick Jusseaume, Glénat, 2003.
Vietnam, Olivier Frébourg et Nicolas Cornet, Le Chêne, 2004.
Le Vietnam, Marc Rousseau, Philippe Body et Jean-Léo Dugast, Le Chêne, 2009.

Carte
Vietnam, Laos, Cambodia : 1/1 500 000 de Nelles, 2006.
Vietnam, 1/1 000 000, ITM. 2005.
Vietnam, 1/600 000 de Christine Vietmeier, 2005.

Tourisme responsable

Une histoire de passion

Notre aventure au Vietnam a démarré avec des guides français passionnés par l’authenticité de ce pays et séduits par la richesse phénoménale des rencontres avec des ethnies aux costumes et traditions si divers. Lorsque nous croisons le chemin de Hoa et de son groupe d’amis, tous diplômés de l’université française d’Hanoi et cherchant à valoriser leur pays, nos voyages au Vietnam prennent alors tout leur sens. Autour de Hoa, meneur reconnu du groupe, nos amis vietnamiens décident de monter une agence réceptive, avec la conviction profonde qu’un développement local est possible, dans des zones peu touchées par le tourisme, grâce au trek. Un long travail d’échange et de formations commence entre nos guides-accompagnateurs français et les guides locaux.
Hoa et son équipe connaissent parfaitement les zones les plus retirées du Vietnam et, partout, l’accueil dans les villages est extrêmement chaleureux. Très sensible aux conditions de vie des habitants des montagnes, Hoa cherche à les aider et s’investit à nos côtés pour soutenir des actions de développement dans son pays.

Nos actions de tourisme responsable

Depuis 2005, Hoa conduit avec notre soutien des projets d’amélioration de logements chez l’habitant. Cette action a un double objectif : générer une nouvelle source de revenus pour les communautés locales tout en proposant de meilleures conditions d’accueil aux voyageurs. Outre notre soutien financier, nous insistons sur l’utilisation de matériaux locaux et la gestion des déchets.  
Pour suivre toutes nos actions de tourisme responsable, rendez-vous sur notre site https://www.allibert-trekking.com/634-valeurs-et-engagement.

Le respect des us et coutumes

Dans chaque maison, vous verrez un autel supportant la photo d'un ancien entourée de bâtonnets d'encens et d'aliments offerts. C'est l'ancêtre de la famille auquel le fils aîné se doit d'assurer le culte. Le "Culte des Ancêtres" unit le pays du Nord au Sud. Chaque village possède son temple communal, le Dinh, dans lequel est pratiqué le culte au génie protecteur local ; celui-ci a pu être un grand militaire qui a défendu le territoire comme un membre de la communauté ayant apporté par son savoir, son expérience, ou ses origines la fortune à la collectivité, la forge, ou l'art de la céramique, par exemple, source de sa réputation et de sa richesse.

Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord.
— Dans les villages, préférez une tenue ample couvrant les épaules.
— Respectez les lieux de culte que vous visitez, portez une tenue vestimentaire adaptée et acceptez de ne pas y pénétrer lorsque cela est interdit ou lors des cérémonies. Retirez vos chaussures ou couvrez-vous la tête à l'entrée des sites religieux lorsque cela est demandé.
— Les attitudes démonstratives en couple sont perçues comme inconvenantes.
— Ne distribuez jamais de bonbons, stylos ou autres cadeaux, en particulier aux enfants, car ce comportement les incite à la mendicité, à abandonner l'école ou leur activité habituelle. Si vous souhaitez faire un don, il est préférable et plus utile de le faire auprès d'une organisation locale : association, école, dispensaire. Demandez à votre guide, qui vous indiquera le lieu le plus approprié.

Ces précautions favorisent les échanges.

Les conseils de Hoa, notre partenaire au Viêtnam
— Ne vous mettez jamais en colère, ne montrez jamais que vous perdez patience, gardez votre calme en permanence, exprimez-vous lentement et avec des gestes mesurés. 
—  Ne touchez pas quelqu’un à la tête, car elle est le “siège de l’âme”.
—  Ne pointez pas du doigt ; pour faire signe à quelqu’un, utilisez la main entière paume tournée vers le sol.
—  Ne serrez pas la main, n'embrassez pas une femme. Faites un sourire pour saluer.
—  Pour le maître de maison qui nous reçoit pendant le trek, il est impensable de ne pas nous offrir à boire. Il s’agit toujours d’alcool de riz. Le refuser sans le vexer n’est pas toujours facile ! Alors, pour ceux qui ne boivent pas d’alcool, faites un effort : ne buvez qu’une gorgée et retendez lui la tasse à deux mains avec un grand sourire et il sera comblé...

La préservation de l'environnement

En raison de la chasse, il reste très peu de faune sauvage. La forêt tropicale est d’ailleurs étrangement silencieuse. La plus grande partie du pays est recouverte d’une forêt de résineux et de feuillus, avec des arbres pouvant atteindre 30 m de haut. Cependant, la forêt primaire a été décimée par les compagnies d’exploitation forestière autorisées par le gouvernement et par les coupes illégales. La création des clairières sur brûlis par les agriculteurs a abouti à la disparition de 100 000 ha de forêts par an. Dans les basses terres tropicales sont cultivés palmiers et arbres fruitiers. Les fleurs sauvages fleurissent dans la forêt pluvieuse tropicale, et d’innombrables espèces d’orchidées abondent.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception :
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. 
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez- les avec vous.
— L'eau nécessite un traitement, nous vous conseillons de la traiter avec des pastilles ou un filtre.
— Certaines régions que vous allez traverser abritent de nombreuses parcelles cultivées. Afin de préserver le travail des populations locales, ne quittez pas les sentiers et abstenez-vous de cueillir fleurs rares, fruits, etc.
— Lorsque vous logez chez l'habitant, économisez l'énergie.
— Lorsque vous disposez d'une climatisation individuelle, nous vous recommandons de l'arrêter systématiquement lorsque vous quittez la chambre pour éviter une surconsommation énergétique.

Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable

Des voyages 100% carbone neutre

Engagée dès 2006 dans la compensation carbone des vols de ses salariés, Allibert Trekking compense depuis le 1er janvier 2018 l’intégralité des émissions de CO2 générées par le transport aérien de ses voyageurs. Une démarche permettant de financer des actions de lutte contre la déforestation et de restauration de la mangrove. En savoir plus...