Suisse

Quand on évoque la Suisse, les clichés ne sont jamais bien loin : chocolat, coucous, banques, neutralité, ordre et propreté. Ce petit pays présente pourtant de nombreuses raisons de les dépasser. Sa culture nationale est d’une grande richesse, profitant de trois influences bien différentes : allemande, française et italienne. Son histoire a laissé de nombreuses traces architecturales dignes d’intérêt ; châteaux, abbatiales, vestiges romains et musées de toutes sortes rappellent que la Confédération helvétique, si elle ne date que de 1848, regroupe des cantons dont trois, Uri, Schwytz et Nidwald, sont unis depuis le XIIIe siècle. Et s’il semble difficile de définir ce qui constitue la Suisse – les Suisses eux-mêmes prétendent que ce qui les maintient ensemble, c’est le simple désir de rester unis –, ce pays, dont 60 % du territoire sont occupés par les Alpes, ne manque ni d’attrait ni de relief !
Voyages et randonnées en Suisse

Repères

 Population

8 millions d’habitants.

 Superficie

41 285 km2.

 Capitale

Berne.

 Villes principales

Zurich, Genève, Bâle, Lausanne.

 Point culminant

pointe Dufour (mont Rose, 4 634 m).

 Langues officielles

allemand, français, italien, romanche.

 Religions

catholiques romains (42 %), protestants (35 %), musulmans (4,3 %).

 Décalage horaire

aucun décalage horaire par rapport à la France. UTC/GMT : + 1 h.

Géographie

La géographie
Situé dans les Alpes occidentales, la Suisse est bordée à l’ouest et au nord-ouest par la France, au nord par l’Allemagne, à l’est par l’Autriche et le Liechtenstein, au sud par l’Italie. Son relief est formé de deux chaînes montagneuses (Alpes au sud et Jura au nord-ouest), séparées par un plateau de collines, de plaines et de lacs. Les Alpes suisses comprennent plusieurs chaînes, dont les Alpes pennines où se trouvent le mont Rose et le Cervin (4 478 m), et les massifs glaciaires du Aar-Gothard. Le col du Saint-Gothard est la principale voie de passage entre l’Europe centrale et l’Italie. Les monts du Jura sont moins élevés (le mont Tendre culmine à 1 679 m).
Le plateau central constitue la région vitale du pays où se concentre l’essentiel de la population et des agglomérations. La Suisse est parcourue de nombreux fleuves ou cours d’eau dont le Rhin, le Rhône, le Tessin et l’Inn ; de nombreux lacs sont situés au débouché des vallées alpines : lacs Léman, de Constance, de Lugano, lacs Majeur, de Neuchâtel, des Quatre-Cantons (ou de Lucerne), de Zürich, de Brienz, de Thun. Le pays se divise à peu près également entre un quart de régions incultes, un quart de pâturages en moyenne altitude, un quart de forêts, un quart de terres cultivables. Toutes les zones habitables sont très densément peuplées.

Climat

Le climat
La Suisse jouit dans l’ensemble d’un climat tempéré, de type montagnard, avec des influences continentales : hivers longs et enneigés, étés chauds et orageux. Du fait de sa situation centrale, le pays est exposé aux quatre grands courants du climat européen : ouest océanique, est continental, nord subpolaire, et sud méditerranéen. Il en résulte une quantité de microclimats locaux. Les précipitations sont inégales, les régions les plus élevées recevant plus d’eau et de neige. Les vents froids du nord prédominent en hiver. Le foehn, vent sec du sud-est, souffle aussi parfois.
 
Moyenne des températures minimales et maximales, en °C :

 

janv.

fév.

mars

avr.

mai

juin

juil.

août

sept.

oct.

nov.

déc.

Genève

-2/4

-1/6

1/10

4/14

8/18

11/22

13/25

13/24

10/20

7/15

2/8

-1/5

Sion

-2/2

-1/4

2/9

5/13

10/19

13/21

14/23

14/23

11/19

7/13

0/6

-1/2

Berne

-1/3

0/7

2/10

3/12

9/20

10/22

12/23

12/24

9/19

7/14

1/5

0/4


Un climat de montagne caractérise les régions élevées, qui se traduit par des températures plus fraîches et des précipitations plus abondantes. En haute montagne, le nombre de jours de gel peut dépasser 150 par an et le manteau neigeux peut persister durant six mois.
Le relief a une incidence majeure sur les changements de temps et joue sur l’organisation de la vie sociale, culturelle et économique de ces régions. Les montagnes, par leur altitude, ont le pouvoir de retenir les nuages, de forcer les précipitations dans certaines vallées et d’en préserver d’autres. Aussi, nous sommes amenés à parcourir des vallées verdoyantes et arrosées, et d’autres plus sèches. Nous rencontrons des microclimats étonnants qui protègent des espèces de plantes et d’animaux remarquables. D’un versant à un autre, et pourtant dans le même massif, les conditions météorologiques peuvent être radicalement différentes sous l’influence du relief, de la direction du vent et des températures. Il suffit parfois de basculer dans la vallée voisine pour trouver des conditions agréables, totalement opposées.

La météo
Dans les Alpes, le temps change vite, c’est un élément à prendre au sérieux dans l’organisation de votre voyage et dans le choix de vos randonnées. Au cours d’une même journée, et selon l’altitude, vous pouvez bénéficier d’un splendide soleil et d’une température estivale, mais aussi subir une tempête de neige et des températures glaciales. Soyez prévoyant, un brusque changement de température au cours d’une randonnée est toujours possible. Lorsque vous partez en montagne, vous devez impérativement emporter dans votre sac à dos un minimum d’affaires pour vous protéger du froid ou du soleil. 

Économie

L'économie
L’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées bien que la Suisse soit très pauvre en matières premières et ne dispose pas d’énergies fossiles. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, ainsi que la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l’un des plus élevés du monde. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d’organisations internationales comme l’ONU.
La Suisse n’a pas échappé à la crise mondiale de ces dernières années, mais elle n’en demeure pas moins l’image même de la réussite économique et sociale.

Société

La société
Si l’espérance de vie en Suisse est l’une des plus élevées du monde, l’indice de fécondité des femmes est parmi les plus faibles (1,27), d’où un vieillissement de la population. Un tiers des Suisses vivent dans les cinq plus grandes villes, la tendance actuelle étant de quitter les centres urbains pour s’installer dans les communes situées à la périphérie des banlieues.
La Suisse compte environ 20 % d’étrangers, originaires principalement de pays européens (Italie, Espagne, Allemagne, France, Autriche), ce qui la place au second rang européen en terme d’immigration, après le Luxembourg. La progression des communautés turques, des communautés de l’ex-Yougoslavie et des réfugiés est de plus en plus marquée.

L'histoire du pays

L'histoire
Occupée par les Celtes, le territoire de ce qui deviendra la Suisse est annexé par Rome entre le IIe et le Ier siècles avant J.-C. Avec les grandes invasions du Ve siècle, le territoire se partage entre les Burgondes, déjà chrétiens, qui se fondent aisément dans la population latinisée autochtone, installée de part et d’autre du Jura et du Léman, et les Alamans païens qui germanisent le bassin du Rhin et de l’Aar inférieur. Convertis par des missionnaires irlandais, les Alamans poursuivent leur expansion, remontant les vallées alpines et isolant les parlers romanches. Le Saint Empire romain germanique, fondé en 962, qui comprend le pays des Alamans, annexe en 1032 le royaume de Bourgogne, dont l’Helvétie fait partie. La paix retrouvée permet la renaissance du commerce alpin entre la Germanie et l’Italie et l’épanouissement des villes de Zurich, Lucerne, des centres épiscopaux (Bâle, Lausanne, Genève) et monastiques (Saint-Gall). Profitant de l’affaiblissement progressif de la puissance impériale, des Etats féodaux voient le jour dès le XIe siècle, le pays de Vaud est occupé par les ducs de Savoie au XIIIe siècle. Au milieu du XIIIe siècle, les Habsbourg, grâce à la protection des Hohenstaufen, contrôlent la Suisse centrale et occidentale et cherchent à affermir leur autorité en faisant administrer leurs possessions par des baillis. En 1291, les trois cantons forestiers de Schwyz, Uri et Unterwald se lient par un pacte perpétuel pour défendre leurs libertés. C’est l’acte de naissance de la Confédération suisse.
En 1332, Lucerne, puis Zurich en 1351, Glaris et Zoug en 1352, enfin Berne en 1353 s’allient aux trois cantons primitifs. Le danger habsbourgeois va resserrer leurs liens. Avec l’armistice de 1389, qui aboutit à la “paix perpétuelle” de 1474, les Habsbourg reconnaissent l’indépendance de la Confédération, forte de huit cantons, la Suisse restant toutefois membre de l’Empire. Les cantons, tout en restant liés entre eux, mènent leur propre politique extérieure et réunissent autour d’eux, soit par la négociation, soit par les armes, le Valais, Neuchâtel, Appenzell, Saint-Gall, Schaffhouse, Bienne, Mulhouse et Soleure. La Confédération dispose d’une excellente armée organisée et pourvue d’artillerie dès le XVe siècle. Vainqueurs de l’empereur Maximilien Ier dans la guerre de Souabe, les cantons lui imposent la reconnaissance de fait de leur indépendance par le traité de Bâle (1499). Devenue puissance internationale, la Suisse renforce ses frontières. Au XVIe siècle, la Confédération compte treize cantons et constitue une véritable puissance militaire, les mercenaires suisses étant très recherchés par les princes européens. En 1525, après la sécularisation des biens du clergé, la suppression des images dans les églises et de la messe, l’instauration d’un consistoire chargé de la police des mœurs et des affaires matrimoniales, Zurich a complètement adopté la Réforme, suivie par Berne, Bâle et Schaffhouse. Le protestantisme triomphe également dans les villes de Saint-Gall, Bienne, Mulhouse et dans les bailliages communs. Les cinq cantons montagnards (Uri, Schwyz, Unterwald, Lucerne, Zoug), ainsi que Fribourg et Soleure, catholiques, s’allient au duc Ferdinand d’Autriche. Un équilibre précaire se maintient entre les cantons catholiques, les plus nombreux, et les cantons protestants, les plus peuplés. Berne libère Genève de la menace savoyarde en occupant le pays de Vaud l’année où Calvin s’y établit (1536). Les familles protestantes élaborent une confession de foi helvétique. Le partage du pays entre les deux confessions est un fait accompli.
Au traité de Westphalie en 1648, les grandes puissances se mettent d'accord pour reconnaître l’indépendance totale et la neutralité de la Confédération à l’égard de l'Empire. Sur le plan social, un fossé se creuse entre un patriciat de plus en plus fermé et des classes populaires de plus en plus misérables, surtout dans les villes, bien qu’on assiste à un essor de l’agriculture. L’essor économique est surtout dû aux progrès des communications. Le textile connaît une grande expansion grâce au travail de la soie et de la laine, puis du coton. Berne fabrique des armes, et l’horlogerie commence à se développer à partir du XVIIe siècle. Ces productions, le plus souvent exportées, enrichissent le patriciat urbain, qui investit ses bénéfices dans des activités bancaires, en particulier à Zurich, Genève, Bâle et Berne. Mais, sur le plan institutionnel, la sclérose est complète. Les oligarchies se ferment de plus en plus sur elles-mêmes, suscitant l’envie des non-privilégiés et de ceux qui ne peuvent obtenir la bourgeoisie (droit de cité, citoyenneté) du lieu où ils résident. Cet antagonisme devient d’autant plus vif qu’il coïncide avec les progrès de la propagation des Lumières et des idées de Jean-Jacques Rousseau. Ainsi, les Genevois se révoltent à plusieurs reprises au XVIIIe siècle.
L’effondrement napoléonien entraîne l’abrogation, par la Diète, de l’Acte de médiation de 1803 qui avait reconstitué l’organisation confédérale du pays. Les anciens gouvernements sont rétablis, mais les six cantons (Saint-Gall, Grisons, Argovie, Thurgovie, Tessin et Vaud) créés par Bonaparte en 1803 demeurent et ce sont vingt-deux cantons qui concluent un nouveau pacte confédéral en 1815. La neutralité perpétuelle du pays est reconnue. La Diète reste une simple réunion d’ambassadeurs sans pouvoir réel ; le directoire fédéral est exercé à tour de rôle par Zurich, Berne et Lucerne, et le seul organe permanent est la chancellerie fédérale. En 1848, une nouvelle Constitution est élaborée (elle régira la Suisse jusqu’en 1999). Le pays, composé de vingt-cinq cantons et demi-cantons, devient une véritable union fédérale dotée d’un gouvernement central, qui siège à Berne. Une Assemblée fédérale, qui remplace l’ancienne Diète, est divisée en un Conseil national, représentant toute la population, et un Conseil des Etats, représentant les cantons ; l’exécutif, collégial, est assuré par le Conseil fédéral. Chacun des sept conseillers le préside pour un an à tour de rôle. Les cantons conservent la compétence générale en restant souverains pour tout ce qui ne relève pas du droit fédéral : instruction, cultes, travaux publics, commerce et industrie. La plus grande partie des affaires militaires, les relations extérieures, les postes, la monnaie, les douanes relèvent de la Confédération.
En 1863, la fondation de la Croix-Rouge par Henri Dunant donne une nouvelle dimension à la neutralité suisse. Par ailleurs, le pays poursuit son expansion économique, les deux grands tunnels du Saint-Gothard (capitaux germano-italiens) et du Simplon (capitaux français) sont percés de 1872 à 1882 et de 1898 à 1905. Ces réalisations favorisent le commerce, alimenté par une industrie de haute qualité ; de grandes banques d’affaires apparaissent. La Première Guerre mondiale et l’immédiat après-guerre provoquent des difficultés économiques et sociales, mais la neutralité et la vocation humanitaire du pays sont strictement respectées : la Société des Nations est installée à Genève. Pendant l’entre-deux-guerres, le pays reste stable bien que fortement touché par la crise, syndicats et patronat renonçant à la grève et au lock-out pour régler leurs différends. De leur côté, les formations pro-nazies qui se développent dans les années 1930 n’obtiennent qu’une audience très réduite. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Suisse reste fidèle à sa double vocation de neutralité et d’aide humanitaire. Si la Suisse sort de la guerre épargnée, elle reste assez isolée et objet de quelque défiance. Elle réussit à régler avec les Alliés le contentieux issu des paiements en or d’origine douteuse effectués par les Allemands pendant la guerre.
Max Petitpierre, chef du département politique fédéral (Affaires étrangères) de 1945 à 1961, définit le statut extérieur du pays par la formule “Neutralité et solidarité”, devenue référence internationale. Cette conception comporte un programme, de plus en plus actif, de coopération : développement d’institutions diplomatiques, organisation ou accueil de conférences, maintien ou installation à Genève des institutions de l’Organisation des Nations unies, l’Organisation internationale du travail ou l’Organisation mondiale de la santé, ainsi que les hauts-commissariats pour les réfugiés... Représentée au Conseil de l’Europe, membre fondateur de l’Association européenne de libre-échange en 1959, adhérente à l’Unesco, signataire d’un accord de libre-échange avec les communautés européennes en 1972, la Suisse rejette les engagements trop contraignants, ou trop coûteux, que les opposants considèrent comme incompatibles avec une neutralité, assimilée par eux à l’indépendance nationale. Ainsi en est-il du rejet massif, par la votation du 16 mars 1986, d’une adhésion à l’ONU. Cette neutralité est aussi une neutralité armée. En fait, la mentalité défensive, héritée de la guerre et s’appuyant sur une armée de milice, nombreuse et immédiatement disponible, sur un réseau d’abris civils et sur des “réserves obligatoires”, se renforce avec la guerre froide, qui fait naître en Suisse la notion de défense globale.
La recherche d’un consensus (démocratie de concordance) se manifeste par l’institution, en 1959, de la “formule magique”, répartissant selon une quasi-proportionnalité les sept sièges du Collège exécutif fédéral entre les quatre grands partis du Parlement : deux sièges au parti socialiste, deux au parti chrétien-conservateur, deux au parti radical-démocratique et un aux agrariens (Union démocratique du centre). L’aménagement des droits politiques s’opère lentement : le vote des femmes, notamment, est acquis en 1971, sur le plan fédéral, mais, dans le domaine local, il faut attendre 1990 pour qu’un arrêt du Tribunal fédéral brise la résistance du dernier canton refusant ce droit. La fin de la guerre froide engage la Suisse à redéfinir le rôle et l’importance de son armée de milice. L’abaissement de la limite d’âge du service et la réduction substantielle des effectifs sont complétés par l’établissement d’un service civil de remplacement. En 1996, la Suisse accède à la présidence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, chargée de l’application en Bosnie-Herzégovine des accords de Dayton. Elle rejoint, la même année, le partenariat pour la paix de l’OTAN, jugé compatible avec la conception d’une neutralité quelque peu assouplie. En revanche, les électeurs ont rejeté, en 1994, la création d’un corps suisse de casques bleus.
La votation de 2002 marque un tournant dans la culture politique suisse, fondée sur la neutralité et la revendication de la différence : par 54,6 % des voix, les Suisses se prononcent en faveur de l’adhésion de la Confédération à l’ONU. Acceptant, sous la pression internationale, de remettre partiellement en cause le secret bancaire – la banque UBS avait déjà passé un accord à l’amiable avec les Etats-Unis pour régler le litige l’opposant au fisc américain –, la Suisse signe son douzième accord de double imposition conforme aux standards de l’Organisation de coopération et de développement économiques, ce qui lui permet de sortir de la liste grise des paradis fiscaux en 2009. L’intégration de la Suisse dans la construction européenne occupe le devant de la scène politique depuis 1988. Les accords de 1998, qui portent sur la libre circulation des personnes, des transports terrestres et aériens, sur l’agriculture, la recherche, les marchés publics et le commerce, sont approuvés par les Suisses lors d’un référendum en 2000. Entre décembre 2008 et mars 2009, la Suisse intègre l’espace Schengen de libre circulation des personnes.
Une nouvelle Constitution fédérale est approuvée par référendum en 1999. Pour l’essentiel, le nouveau texte supprime les articles historiquement dépassés et reprend en les modernisant des dispositions existantes, deux des principales innovations étant l’interdiction de la discrimination et une plus grande latitude des cantons dans leur politique extérieure.
Aux élections législatives de 1999, l’Union démocratique du centre (UDC, droite nationaliste) de C. Blocher fait une véritable percée avec 22,5 % des voix, à égalité avec les socialistes. Ce parti vient en tête des élections législatives de 2003 et effectue sa percée la plus spectaculaire dans la partie francophone de la Confédération. Le rejet par 57 % des Suisses du projet de naturalisation simplifiée pour les étrangers de deuxième et troisième génération lors du référendum de 2004 constitue une nouvelle victoire pour l’UDC, seul parti à avoir appelé à voter non. L’issue du scrutin révèle une scission profonde entre cantons francophones et cantons alémaniques. Au terme d’une campagne violemment xénophobe, l’UDC remporte, pour la deuxième fois consécutive, les élections à l’Assemblée fédérale en 2007.
Les élections de 2011 ne modifient guère l’équilibre des forces politiques au Conseil national : l’UDC reste le premier parti devant les socialistes. Globalement en tête des élections cantonales depuis 2007, l’UDC reste cependant en quatrième position au Conseil des Etats avec cinq conseillers sur 46.
La tendance au repli identitaire d’une partie de la population se manifeste à nouveau lors de la votation de 2014 contre l'immigration de masse. Cette initiative de l’UDC visant à réintroduire des plafonds annuels à l’immigration et des contingents pour les autorisations de séjour en Suisse est approuvée. Fraîchement accueilli par l’Union européenne, ce résultat très serré révèle cependant la division du pays sur cette question sensible. A l’exception surtout de Bâle-Ville et de Zurich, les cantons alémaniques se prononcent majoritairement pour ces restrictions tandis que le non l’emporte en Suisse romande. Susceptible de rendre caducs d’autres accords bilatéraux passés avec l’UE en remettant en cause la libre circulation des personnes et d’avoir des répercussions défavorables sur l’économie helvétique, la mise en œuvre de cette initiative s’avère délicate et reste encore en suspens.
A l’issue d’une campagne électorale dominée par la question des migrants et des réfugiés politiques, l’UDC sort encore renforcée de ce scrutin de 2015.

Bon à savoir

Informations pratiques

Le chocolat
Consommé à l'origine sous forme de boisson, le chocolat n’est fabriqué ”à croquer” qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Parmi les marques qui ont subsisté, la plus ancienne est celle de François-Louis Cailler, qui a ouvert, en 1819, l’une des premières manufactures de chocolat mécanisées.

Le fromage
Chaque canton possède sa spécialité fromagère : Gruyère, Grisons, Valais, Appenzell, Thurgovie... Le plus célèbre des fromages suisses est bien évidemment le gruyère qui tient son appellation de la région du même nom. Il est toujours fabriqué à partir de lait cru à l’état naturel.
 
Le carnotzet
Un “carnotzet” est une petite cave à vin dans laquelle on se réunit pour déguster des mets du terroir (fondue, croûte au fromage...) autour d’une bonne bouteille. Il y en a dans de nombreux restaurants traditionnels, mais on en trouve aussi parfois dans les sous-sols des immeubles. Les habitants peuvent ainsi le réserver pour organiser des fêtes. En général, c’est une salle aux murs boisés, équipée d’une grande table, de bancs et de prises pour brancher l’appareil à raclette !

Le couteau suisse
Outil indispensable de l’armée suisse depuis 1961, le fameux petit couteau rouge à croix blanche est devenu un emblème de la Suisse. Sans cesse amélioré, il fait plus que couper et peut aussi comporter une loupe, un cure-dents, un coupe-cigare, un stylo bille, une lampe, un baromètre et même une clé USB !

Les trains et funiculaires
Le réseau ferroviaire suisse est très condensé et la densité du trafic, l’une des plus élevées au monde. Le réseau compte en moyenne 122 kilomètres de voies ferrées pour 1 000 km2. En comparaison, la moyenne de l’Union européenne est de 46 kilomètres de voies pour 1 000 km². Bien sûr, cela va presque de soi, mécanique et montagne réunies, c’est un Suisse du nom d’Egben qui mit au point le principe du funiculaire en 1879.

Les langues
La Suisse reconnaît quatre langues : l’allemand, parlé par environ 64 % des Suisses (dont 97 % parlent le dialecte alémanique), le français, 20 %, et l’italien, 7 % ; le romanche, quatrième langue nationale, n’est parlé que par moins de 1 % de la population, principalement dans les Grisons. Dérivé du latin, cet idiome a survécu dans l’isolement des vallées montagneuses. Le reste de la population issue notamment de l’immigration utilise principalement une langue non nationale. La plupart des cantons sont monolingues, trois sont bilingues français-allemand (Valais, Fribourg et Berne), les Grisons sont trilingues (allemand, romanche, italien).
 
Electricité
Tension électrique : 220 V, 50 Hz. Les prises de courant sont de type J composée de deux fiches rondes, et d’une broche de terre en plus. Prévoir un adaptateur.

Que doivent prévoir les amateurs de photos ?
Pour les appareils numériques, prévoyez une autonomie suffisante, car il n’est pas toujours possible de recharger les batteries, notamment dans les refuges d’altitude.

Bibliographie

Sites Internet
http://www.anena.org, Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches.
http://www.routard.com/guide/code_dest/alpes.htm.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alpes.
 
Bibliographie
Guides

Suisse, guide Voir, Hachette Tourisme.
Suisse, guide du Routard, Hachette Tourisme.
La Vie de la montagne, Bernard Fischesser, éditions de la Martinière.
Les Alpes, collectif, sous la direction d’Armand Fayard, Delachaux et Niestlé.
Les Sports de neige, Jean-Paul Zuanon, Les guides du CAF, Seuil.
Les Traces d’animaux : 100 vertébrés dans votre poche, Jacques Morel, coll. Guide naturaliste, Delachaux et Niestlé.
La neige. Connaître et observer la neige pour mieux prévoir les avalanches, Robert Bolognesi, Nathan.
Tout savoir (ou presque) sur la neige et les avalanches, Anena.
DVA mode d’emploi, Anena.
Dans le secret des avalanches, guide pratique pour l’estimation du risque, François Sivardière, Glénat.
S’orienter facilement et efficacement, Jean-Marc Lamory, Glénat.
Découvrir la neige au travers d’un DVD, Neige et Avalanches, édité par le CRDP-Grenoble.
 
Littérature
La Grande Peur dans la montagne, Charles-Ferdinand Ramuz, LGF Livre de Poche.
La Montagne magique, Thomas Mann, LGF livre de Poche.
Heidi, Johanna Spyri, Rouge et Or.

Tourisme responsable

Le respect des us et coutumes

Le respect des us et coutumes
Propreté (ne jamais jeter quoi que ce soit hors d’une poubelle), ponctualité (pays de l’horlogerie oblige), strict respect du code la route (les automobilistes s’arrêtent systématiquement si vous faites mine de traverser, et avec le sourire), les Suisses pratiquent au quotidien le savoir-vivre ensemble dans le respect de tous et de chacun. Et rien ne les choque plus que de voir quiconque agir différemment ! Les Français n’ont pas en Suisse une excellente réputation… Veillons à ne pas les conforter dans cette vision un peu négative.
 
Voici quelques conseils pour respecter au mieux ces populations et leurs cultures :
— Respectez l'espace personnel de vos hôtes, adaptez-vous aux usages de la culture locale.
— Photographier des personnes repose sur un échange, assurez-vous de leur accord. 
 
Ces précautions favorisent les échanges. 

La préservation de l'environnement

La préservation de l’environnement
La flore et la faune suisses sont d’une grande richesse. Les écosystèmes alpins, en particulier, abritent une importante biodiversité, l’une des plus élevées d’Europe.
- La flore
Le territoire suisse est riche de quelque 10 000 espèces de végétaux et de champignons. Comme dans tous les pays montagneux, la végétation est étagée : cultures et prairies dans les vallées et sur les premières pentes, forêts et alpages montant jusqu’à la limite des neiges. Sur les ubacs, les forêts de conifères (sapins et épicéas) dominent, les adrets étant plus riches en feuillus et en mélèzes. Le Jura, au climat froid (on parle de la Sibérie neuchâteloise), est le domaine du hêtre et des conifères, tandis que dans le Tessin, au climat plus doux, le châtaignier est très répandu, formant de vastes peuplements sur les pentes orientées au sud et à l’ouest. Le plateau central est propice aux hêtres et aux pâturages.
- La faune
La faune rassemble près de 40 000 espèces connues. On y trouve plusieurs milliers d’insectes, dont près de 190 espèces de papillons. Les amphibiens comptent une vingtaine d’espèces et les reptiles, une quinzaine. Près de 400 espèces d’oiseaux, sédentaires ou de passage, fréquentent le territoire suisse, sur lesquelles environ 175 sont nicheuses. Les mammifères sont représentés par près de 90 espèces, en majorité des rongeurs et des chauves-souris (une trentaine d’espèces). Parmi les mammifères emblématiques de la faune des montagnes figurent la marmotte des Alpes, le chamois et le bouquetin. L’ours brun qui, exterminé par la chasse, était absent des Alpes suisses depuis 1904, a fait sa réapparition en 2004 ; il est représenté par quelques individus isolés venus d’Italie et d’Autriche. Le loup, qui avait disparu au XIXe siècle, fait lui aussi, depuis le début des années 2000, des incursions sporadiques, depuis l’Italie et la France.

Pour conserver ce patrimoine naturel d'exception : 
— Respectez la réglementation en vigueur dans les parcs régionaux et nationaux.
— Evitez de rapporter des souvenirs qui font partie du patrimoine naturel et de prélever des objets archéologiques ou culturels à valeur historique.
— N'approchez pas la faune de trop près ; il ne faut pas oublier que nous sommes seulement invités dans son propre territoire. Lire notre conseil de guide "La faune de montagne"  https://www.allibert-trekking.com/197-respect-faune-montagne
— Pensez toujours à ramasser vos papiers, mouchoirs, mégots, etc.
— Evitez de laisser les déchets difficile à recycler (tels piles, lingettes, plastiques) dans les zones rurales ou les petits villages qui ne disposent pas de filière de recyclage. Rapportez-les dans les grandes villes ou ramenez-les avec vous.
— Dans le cadre d'une démarche responsable, évitez l'achat de bouteilles en plastique. Nous vous conseillons de prévoir une gourde personnelle que vous pourrez remplir.
— Si vous dormez en refuge, consultez notre conseil de guide sur les règles de vie dans les refuges : https://www.allibert-trekking.com/199-regles-refuges


Nous vous invitons par ailleurs à télécharger la charte éthique du voyageur :
https://www.allibert-trekking.com/231-agir-pour-un-tourisme-responsable.

Comment réduire votre empreinte

Comment réduire votre empreinte carbone ?
Afin de limiter les émissions de CO2, nous vous invitons à covoiturer pour vous rendre au départ de votre circuit.
Vous pouvez échanger avec les voyageurs de votre groupe dans votre espace MyAllibert, rubrique "Entre voyageurs"> "Mon groupe".