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Paludisme, dengue, chikungunya, fièvre Zika

Paludisme, dengue, chikungunya, fièvre Zika, etc. sont des maladies transmises par les moustiques. Il est parfois possible de se protéger ou de soigner ces maladies par des médicaments, il est toutefois préférable de s'en prémunir en se protégeant des piqûres de moustiques.
moustique

Le moustique

Le moustique se nourrit de nectar de fleurs et de plantes. Seule la femelle pique pour prélever du sang et assurer ainsi la reproduction de l’espèce, les protéines du sang étant nécessaires à la maturation des œufs. Parmi les 3 500 espèces de moustiques connues, tous ne sont pas hématophages (se nourrissant du sang des vertébrés) ; de nombreuses espèces piquent les oiseaux, les batraciens ou d’autres mammifères.
Si la plupart du temps, la piqûre du moustique est simplement une sensation désagréable, celle-ci peut être vecteur d’un certain nombre de maladies. Avec la mondialisation et le réchauffement climatique, les zones d’habitat primaires s’étendent vers le nord de la planète.

• Les aedes, parmi lesquels l’Aedes albopictus (moustique tigre), vecteur du chikungunya, de la dengue et de la fièvre Zika. Originaire d’Asie, il s’est répandu dans le monde entier ; il est présent en France (Alpes-Maritimes, Var et Corse). Il pique principalement la journée.

• Les anophèles, parmi lesquels l’Anopheles gambiae, principal vecteur du paludisme (ou malaria). L’Afrique tropicale et subtropicale est le continent le plus touché avec 90 % des cas recensés. L’Amérique centrale et du Sud, l’Asie du Sud-Est, l’Inde, le Moyen-Orient et les Caraïbes sont également touchés par le paludisme. Ce moustique pique habituellement entre le coucher et le lever du soleil.

• Les culex sont vecteurs de la fièvre du Nil occidental, d’encéphalites et de filarioses. Il pique principalement la nuit.

 

Les maladies transmises et leurs symptômes

Pour qu’un moustique soit “dangereux”, il faut deux conditions :
— qu’il transporte un virus (on dit qu’il est “vecteur”) ;
— qu’il ait déjà piqué un individu contaminé par ce virus (animal ou être humain).
Lorsque le moustique pique, il prélève le sang de son “hôte”, mais aussi d’éventuels virus ou parasites susceptibles de l’infecter lui-même. Lorsqu’il pique un autre hôte, le moustique ainsi contaminé va alors recracher des virus ou parasites qui peuvent contaminer à son tour ce nouvel hôte.

Le paludisme (ou malaria)

Se manifeste par une fièvre qui débute entre 8 et 30 jours après l’infection ; elle peut s’accompagner de maux de tête, douleurs musculaires, vomissements, frissons et tremblements. Il n’y a pratiquement pas de paludisme au-dessus de 1 500 mètres d’altitude.

Le chikungunya

Se manifeste par une fièvre brutale supérieure à 38,5 degrés, le plus souvent accompagnée de douleurs articulaires, courbatures, maux de tête.

La dengue

Se manifeste par une fièvre brutale supérieure à 38,5 degrés, le plus souvent accompagnée de douleurs articulaires, courbatures, douleurs derrière les yeux, maux de tête.

La fièvre Zika

Se manifeste par des symptômes assez proches de ceux de la dengue et du chikungunya : fièvre, douleurs articulaires, maux de tête ou encore éruptions cutanées. En cas de grossesse, l’hypothèse d’une relation de cause à effet entre les cas de microcéphalies fœtales ou néonatales et une infection par le virus Zika chez la mère est probable. Il est donc recommandé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse d’envisager un report de leur séjour dans un pays touché par la fièvre Zika et de consulter préalablement un médecin pour être informées sur les complications pouvant survenir lors d’une infection par le virus Zika.

La fièvre du Nil occidental (virus West Nile)

Se manifeste par une fièvre brutale importante accompagnée de maux de tête et de dos, de douleurs musculaires, de toux, d’un gonflement des ganglions du cou, et souvent d’une éruption cutanée. Des complications neurologiques (encéphalite, méningite) surviennent dans moins de 1 % des cas.

 

L’encéphalite japonaise

Se manifeste par une fièvre élevée, des frissons et céphalées. Rapidement apparaissent, dans les formes graves, des signes neurologiques liés à l’atteinte cérébrale (encéphalite). Si le risque est faible lors d’un circuit touristique classique, il s’accroit lors d’un séjour nocturne en zone rurale. La vaccination est recommandée aux personnes qui séjournent en Asie du Sud-Est, Chine, sous-continent indien.

Comment se protéger contre les moustiques ?

La protection doit être adaptée à la personne (âge, grossesse, pathologie), la durée du séjour, le type de séjour (tente, habitation), le type de transmission (diurne, nocturne), la situation épidémique.
Aucun moyen préventif n'assure à lui seul une protection totale.

Pour éviter de se faire piquer :

  • dormir sous une moustiquaire imprégnée de répulsif-insecticide lorsque cela est possible ;
  • porter des vêtements couvrants et amples imprégnés de répulsif-insecticide (la durée de protection varie en fonction de la résistance au lavage) ;
  • appliquer un répulsif cutané sur les zones découvertes (la durée de protection varie de 4 à 8 heures selon la nature et la concentration de la substance active).

Comment choisir son antimoustique ?

Cela dépend du lieu où vous voyagez : zone tempérée ou zone tropicale avec moustiques vecteurs de maladie (paludisme, dengue, chikungunya ...) et par qui il est utilisé : adulte, enfant (âge), femme enceinte.

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La prévention du paludisme

Les médicaments antipaludéens dépendent des régions visitées, classées par pays impaludés du groupe 1, 2 ou 3, en fonction de la chloroquinorésistance.
La posologie commence généralement le jour du départ et se prolonge au retour : consulter votre médecin.

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