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Le mental

Comme l’entraînement et le matériel, le mental est un élément clé du trail. Quand les kilomètres et la dénivelée s’accumulent, les jambes se font lourdes et douloureuses ; c’est alors la tête qui prend le relais pour aller au bout. Comme la condition physique, le mental se travaille avant, pendant et après le trail…
mental trail

Avant le trail : déterminer ses objectifs

Le principal facteur d’un bon mental est l’envie et la motivation. Il est donc important de poser précisément ses objectifs pour se les remémorer à loisir quand l’entraînement est difficile : rêver d’un parcours fait partie du plaisir du trail !

Avant les séances difficiles, il est également important de se fixer des objectifs (réalisables !) et de toujours chercher à les atteindre (courir jusqu’au sommet de la côte, aller jusqu’au terme de la séance de fractionné, ne pas se laisser décrocher par le copain d’entraînement…). Le traileur s’entraîne ainsi à relever des petits défis chaque jour, et exerce son mental à prendre le relais du corps lorsque celui-ci fatigue.

Les jours précédant le départ, il est indispensable de préparer son corps et son équipement aussi bien que son mental, par exemple en prévisualisant le parcours sur une carte pour repérer les passages et les étapes difficiles qui nécessiteront une forte volonté, imaginer ces paysages qui nous font courir… Le traileur peut également repenser à des courses ou des entraînements qui se sont particulièrement bien déroulés et y puiser la confiance pour surpasser l’anxiété d’un nouveau départ…

Pendant le trail : objectifs intermédiaires et confiance en soi

Une fois parti, c’est en général le soulagement : “ça y’est, j’y suis !” Les premiers kilomètres ne sont que du bonheur, les jambes sont légères et le moral au beau fixe…

Au bout de quelques dizaines de kilomètres ou dans des conditions météorologiques difficiles, le traileur doit se concentrer pour rester motivé et continuer à avancer. Quand la fin de l’étape paraît bien lointaine, il peut se fixer des objectifs intermédiaires : le haut d’une montée, un ravitaillement, un prochain point de vue… Cela permet de découper les difficultés en petits morceaux et de se maintenir dans le domaine du possible et de l’immédiat. Une fois encore, il peut être utile de repenser à ses meilleures performances pour renouveler sa confiance en soi. Enfin, rappelez-vous tous ces mois passés à rêver à ce trail… Finalement, vous avez de la chance de vous trouver là !

Après le trail : choisir un nouvel objectif !

Une fois l’objectif atteint et l’euphorie passée, il est fréquent de ressentir un petit coup de blues : le projet dans lequel on a tant investi est terminé, et l’on ne sait plus trop à quoi penser… Pour commencer, profitez du plaisir d’avoir réussi, échangez vos émotions avec les autres traileurs qui vivent les mêmes expériences, écrivez un récit ou publiez un blog… Cela permet de revivre et de prolonger un peu la course, et comme en général on oublie vite les moments difficiles, il ne reste que les bons souvenirs ! Une fois remis physiquement et émotionnellement de sa course, reste à se tourner vers le prochain objectif pour recommencer à rêver, à s’entraîner…

En cas d’échec ou d’abandon, le mental prend un sérieux coup ! Tous les efforts semblent vains, et il est difficile de voir immédiatement le bon côté des choses. Il faut d’abord identifier les causes de l’échec (blessure, manque d’entraînement, conditions difficiles, objectifs trop ambitieux, mental défaillant…) pour ne pas le reproduire la prochaine fois. Il faut ensuite relativiser et garder à l’esprit qu’il s’agit d’un loisir qui doit avant tout rester un plaisir. Une fois remis, il ne reste alors plus qu’à se tourner vers un nouvel objectif en se rappelant que c’est en échouant que l’on apprend !