Choisir son piolet

Symbole de l’alpiniste, le piolet est le descendant du bâton à bout ferré des cristalliers et chasseurs de chamois et de la hachette à bois ou de la pioche dont les premiers guides se servaient pour tailler des marches dans la glace.

Comme pour les skis, l’évolution des techniques et des pratiques ont conduit au développement de nombreux types de piolets, au point que le choix devient difficile.

Les 5 familles de piolet

Le piolet “randonnée”

Destiné aux courses de neige et de glace non techniques (pas d’ancrage), est essentiellement utilisé en mode canne. Simple, économique, relativement léger (manche en aluminium, zycral, etc.), la tête, même si elle est légère, doit être suffisamment robuste (acier) pour tailler des marches dans la neige dure (ex. : traversée de névé). Les dents sont arrondies pour éviter de se blesser. Sa longueur sera déterminée de façon classique ; le bras tendu, sa pointe doit arriver à la hauteur des malléoles : environ 65-75 cm pour une taille de 180 cm, pour un poids de l’ordre de 500 g.

Le piolet  technique

Au manche très galbé, est un véritable prolongement de l’avant-bras. Il est essentiellement utilisé en paire, en cascade de glace ou en pente raide lorsque les crampons sont utilisés en “pointes avant”. Ses formes "contorsionnées" permettent une bonne prise, un ancrage et un désancrage immédiats, ainsi qu’une frappe optimale sans dommage pour les mains. La tête est souvent interchangeable pour s’adapter aux différentes conditions de glace.

Le piolet léger

Il peut être utilisé en randonnée à skis à condition d’en connaître les limites. Entièrement fabriqué en aluminium ou en alliages légers, utilisé en piolet-canne, il ne peut assurer un ancrage ou une taille efficaces de marches. On le réservera aux courses de ski-alpinisme ou de neige. Il pourra aussi être utile pour les gabarits légers encordés (enfants) et comme piolet de secours. Longueur standard : environ 55 cm pour un poids de 300 g. 

Le piolet “alpinisme tout-terrain”

Plébiscité par les guides, est utilisé dès que les ancrages (pentes fortes) ou la taille de marches de glace deviennent nécessaires. Avec son manche droit ou légèrement galbé, il couvre la gamme des techniques classiques de l’alpinisme de neige et glace : piolet-ancre, piolet-ramasse, piolet-rampe, piolet-panne. Assez lourd, il doit être robuste, et sa tête en acier forgé doit présenter un minimum d’inertie pour être efficace. Revêtement adhérent et isolant sur la partie basse du manche. On portera une grande attention à la qualité de la tête : dents bien affûtées, lame amincie, panne large. On le choisit plus court que le piolet “randonnée” : environ 50 à 70 cm pour un poids de l’ordre de 750 g.

Le piolet spécialisé

Comme le piolet-marteau parfois utilisé en cascade de glace, est utilisé en alpinisme mixte ou comme piolet de secours.

A noter ...

L’utilisation d’un piolet associé aux crampons est indispensable dès lors que la pente excède un certain angle, déterminé en fonction des conditions de neige. En glace dure, le piolet est nécessaire au-delà de quelques degrés. En revanche, en cas de neige profonde, il ne s’impose qu’au-delà de 35°, voire 45° ; en cas de neige dure, il devient utile à partir

Constitution d'un piolet :

  • La tête, composée d’une lame pour l’ancrage et d’une panne pour la taille. Le trou permet d’y passer un mousqueton ou une dragonne. 
  • La dragonne a ses avantages et inconvénients. Elle évite de perdre le piolet dans la pente, mais, en cas de chute, elle peut provoquer des blessures…
  • Le manche. 
  • La pointe.

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