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Lire une carte de randonnée

Que l’itinéraire soit balisé ou non, lire une carte pour interpréter le paysage reste le meilleur moyen de se situer, de s’orienter... et d’arriver à bon port ! Guide de haute montagne Allibert, Jef Tripard explique les principes de cet exercice fondamental.
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Qu’est-ce qu’une carte ?

C’est une représentation à plat du terrain vu du ciel grâce à un assemblage de dessins symbolisant les routes, les sentiers, les champs, les crêtes, les bois, les ruisseaux, les zones habitées... bref, tous ces éléments qui sont autant de points de repère pendant la randonnée (voir encadré légende). 

Quelle échelle choisir pour s’orienter ?

En France, les cartes de randonnée sont généralement disponibles au 1 : 25 000 (1 cm = 250 m). L’idéal est de manier toujours la même échelle pour éviter les erreurs d’appréciation, mais, selon sa destination, les cartes ne sont pas forcément disponibles au-delà du 1 : 50 000 ; il est donc parfois nécessaire de s’adapter.

Comment se préparer avant de partir ?

Il faut s’exercer régulièrement, en débutant sur des territoires de campagne ou urbains connus. L’idée est de tracer un parcours théorique sur une carte, puis de le valider sur le terrain. Vous saurez ainsi très rapidement si vous interprétez correctement les reliefs et les obstacles, et si vos points de repère sont fiables. 

Comment utiliser correctement une carte sur le terrain ?

Visualisez bien votre parcours avant de partir, puis prenez le temps de consulter la carte toutes les demi-heures afin de vérifier votre situation et votre orientation. Pour cela, repérez le nord grâce à une boussole ou un repère fiable et placer la carte dans le sens de l’itinéraire. Si les caractéristiques du terrain correspondent aux données de la carte, vous êtes sur la bonne voie ! Si ce n’est pas le cas, vérifiez l’orientation de la carte et n’hésitez pas à rebrousser chemin. 

Peut-on se fier uniquement au balisage d’un sentier ?

Une plaque de neige peut imposer un détour ou bien le balisage peut se perdre dans les méandres des sentiers animaliers d’une grande prairie... Quels que soient sa destination et son parcours, l’usage d’une carte reste donc toujours indispensable.

Quels instruments peuvent être utiles en plus de la carte ?

La boussole est obligatoire pour éviter les erreurs d’orientation, en particulier dans le brouillard et la nuit. L’altimètre est intéressant mais pas vraiment indispensable, d’autant qu’il faut le régler très régulièrement. Enfin, le GPS s’utilise essentiellement pour les vastes étendues désertiques et neigeuses. Dans les situations “normales”, rien ne vaut la carte et la boussole !

La légende : la clé pour lire une carte

C’est en maniant correctement les signes d’une carte que l’on prend le moins de risque de se tromper. Voici les principaux codes utilisés pour représenter la réalité.

  • Points cardinaux : le nord toujours “en haut” et précisé par une rose des vents.
  • Routes et voies ferrées : deux traits parallèles noirs plus ou moins épais. 
  • Sentiers, pistes et chemins : traits ou pointillés magenta plus ou moins épais.
  • Bois, champs et vergers : zones colorées en vert, plus ou moins tramées. 
  • Lacs, mers, étangs, rivières et ruisseaux : traits et zones colorées en bleu.
  • Habitats et monuments : symboles noirs.
  • Reliefs : courbes de niveau orange et zones ombrées pour repérer les crêtes.

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