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Astronomie

En randonnée, en trekking, lors des bivouacs le soir, le ciel nous accompagne souvent et il est plus facile de s’y intéresser que d’ordinaire. Voici quelques clés pratiques et simples pour apprendre, comprendre et rêver. Par Jean-Michel Sandoz, accompagnateur Allibert, spécialiste d’astronomie.
ciel étoilé

Trouver les planètes dans le ciel

On ne peut observer que cinq planètes à l’œil nu. Toutes circulent dans le plan de l’écliptique, c’est-à-dire sur la trajectoire qu’emprunte le soleil dans le ciel (la bande des constellations du zodiaque). Il est impossible de les trouver ailleurs ; inutile donc de les chercher au nord ou au sud, par exemple. Les planètes ne scintillent pas (sauf si elles sont proches de l’horizon, car, parfois, les perturbations atmosphériques les font trembler.)
 

  • Mercure est très petite et rarement visible. Planète la plus proche du soleil, elle ne s’en éloigne jamais beaucoup. On la voit parfois au lever ou au coucher du soleil. 
  • Vénus, qui ne s’écarte jamais à plus de 40 degrés du soleil, est souvent grosse, très visible, blanche ou bleutée. C’est l’étoile du berger. On peut parfois la voir en plein jour.
  • Mars est rouge et plutôt petite.
  • Jupiter, bien que très éloignée, est souvent  très grosse et de couleur jaune orangé. Ses satellites sont visibles avec des petites jumelles.
  • Saturne est plus petite, d’un blanc jaunâtre. Ses anneaux ne sont visibles qu’avec des instruments puissants. Les deux dernières planètes bougent assez peu dans le ciel, car leur période de révolution autour du soleil est très longue (12 ans pour Jupiter, 30 ans pour Saturne).

 

Les constellations

Il y en a 88. En voici deux bien reconnaissables en plus de la Petite et de la Grande Ourse.

Cassiopée : à l’opposé de la Grande Ourse, cinq étoiles en forme de W ou de M suivant l’heure de la nuit. Cassiopée, située dans la voie lactée (la Galaxie), est très distincte dans un lieu dépourvu de pollution lumineuse.

Orion, sur l’équateur céleste, est bien visible en hiver : un grand quadrilatère avec à l’intérieur trois étoiles alignées (le Baudrier) et,  dessous, en diagonale, trois autres étoiles alignées plus rapprochées (l’Epée). Dans celle du milieu, on peut distinguer une tache laiteuse : la nébuleuse d’Orion, un lieu de naissance des étoiles, spectacle magnifique.

Repérer l’étoile polaire

Plusieurs solutions : en voici deux des plus faciles à mettre en œuvre.
Repérer dans le ciel la Grande Ourse, appelée aussi le Grand Chariot ou bien la Casserole : sept étoiles, trois pour la queue (celle du milieu est Double Mizar et Alcor 4 pour le quadrilatère). Prolonger de cinq fois sa longueur les deux dernières étoiles de son quadrilatère, à l’opposé de la queue. Une étoile plutôt faible se trouve là : c’est l’étoile polaire, qui est aussi la première étoile du Petit chariot ou Petite Ourse.

L’étoile polaire se trouve encore plus facilement à l’aide d’une boussole qui vous indique le nord. Sa hauteur dans le ciel dépend de la latitude d’où vous regardez. De Paris, par exemple, vous la trouverez à une hauteur au-dessus de l’horizon d’à peu près 45 degrés. En Algérie, vers Tamanrasset, il vous faudra regarder au-dessus de l’horizon vers 25 degrés de hauteur. Par le passé, les navigateurs calculaient leur position de cette manière en latitude.